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Charles Danten


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Charles Danten
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Published by charles_danten@outlook.com on 2014-01-29

Le métier de traducteur est exigeant physiquement et mentalement. Suivre le rythme n’est pas toujours facile. La qualité peut en souffrir si ce n’est la santé. Certes, les gestes répétitifs conduisent aux blessures et aux maladies occupationnelles, mais ce ne sont pas les seuls responsables, la position assise en soi pose également problème, de gros problèmes. Dans une étude épidémiologique récente, de grande envergure, publiée dans le British Medical Journal, les chercheurs l’ont en effet associée à une baisse de longévité d’environ deux ans. Le cancer, le diabète, l’obésité et les accidents cardiovasculaires en sont la cause. Une autre étude américaine le confirme : rester assis devant un écran, jour après jour, pour plus de cinq heures par jour, augmente de 34 % le risque d’être victime d’insuffisance cardiaque. Or, en connaissez-vous beaucoup des traducteurs qui passent moins de cinq heures par jour assis devant leur écran?

 

Pour éviter les blessures et la fatigue, une bonne posture de travail est fondamentale, mais pour prendre en compte ces nouvelles données sur les dangers de la position assise, rester debout le plus souvent possible est aussi important sinon plus. Dans les magasins spécialisés en ergonomie, il est possible désormais d’acheter des tablettes ajustables qui se lèvent avec une simple manette. Parlez-en à votre employeur, demandez-lui de vous acheter ce genre d’équipement. Vous avez un droit de refus. Qu'attendez-vous pour le faire valoir? C’est une question de vie ou de mort, et le mot n’est pas trop fort. On peut aussi se mettre debout, systématiquement, toutes les heures, par exemple, pour s’étirer les jambes et favoriser la circulation. Un simple minuteur suffit. C’est beaucoup moins cher et tout aussi efficace.

 

Moi, par exemple, je passe systématiquement d’une position à l’autre. Je me suis construit un pupitre à bonne hauteur que j’utilise avec mon ordinateur portable lorsque je veux travailler debout. Pour me forcer à me lever et à bouger régulièrement, j’ai même placé tous mes dictionnaires à l’autre bout de la pièce, loin de mon bureau. À force, j’ai même développé une préférence pour la position debout. J’évite comme la peste, la position assise qui n’est pas naturelle. Nous sommes faits pour bouger. Dans la savane africaine où nous avons vécu pendant des millions d’années comme des nomades-cueilleurs-chasseurs, nous étions toujours en mouvement. L’activité physique est indispensable, aussi indispensable que l’oxygène, l’eau et une bonne alimentation. Dans les autobus et le métro, je m’assois rarement, et j’évite, en général, dans les limites du raisonnable, les escaliers roulants et les ascenseurs qui ne sont pas un bien pour les gens en bonne santé, mais un fléau. Je fais mes courses à pied dans mon quartier, au jour le jour, cela évite aussi le gaspillage. L’auto est un autre poison à éviter, un poison lent qui vous consume à petit feu en vidant votre compte en banque tout en détruisant la planète, non seulement par ses émissions à effets de serre, mais par sa fabrication. Saviez-vous qu’une très grande quantité d’eau potable est gaspillée pour fabriquer le métal dont elles sont faites? C’est une bonne idée par conséquent d’habiter à distance de marche de son bureau et de voyager par les transports en commun.

 

Avoir du travail est une bénédiction, mais en avoir trop ou pas assez, voire travailler dans des conditions indignes, est le chemin le plus court vers l’épuisement professionnel. La prévention a bien meilleur gout. Ne pas se laisser faire, s’entraider, dénoncer publiquement les exploiteurs, préférer la qualité à la quantité, facturer selon les normes du milieu, traduire dans son domaine, ne pas se laisser bousculer par des délais impossibles, bien planifier son temps, travailler dans une pièce réservée à cette fin, vivre selon ses moyens, se réserver des plages de repos, apprendre à relaxer, pratiquer des activités en dehors de son travail, faire de l’exercice physique régulièrement, bien manger et dormir, voir ses amis sont des moyens éprouvés de résistance.

 

Dans sa maison de Guernesey où il était en exil pour avoir dénoncé les abus de la classe politique et économique de son pays, Victor Hugo écrivait debout sur un pupitre face à la mer. Les misérables, un hymne à la misère et aux plus démunis, l’un des romans les plus célèbres de l’histoire est l’œuvre d’une personne qui se tenait debout… dans tous les sens du terme.

 

Faisons comme lui, restons debout.

 

Charles Danten

 

Charles Danten
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Published by charles_danten@outlook.com on 2014-01-14

Récemment, j’ai répondu ceci à une pigiste qui demandait sur LinkedIn des conseils pour trouver des clients. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à m’en faire part, je pourrais les poster sur LinkedIn en réponse à cette question ou faire un lien vers ce blogue.

***

J'ai les mêmes difficultés que vous, j'essaie depuis plus de six mois de me trouver des clients, mais mes efforts n'ont pas encore été récompensés. Les temps sont durs et les clients difficiles à trouver, d'autant plus que le milieu langagier est extrêmement compétitif. La demande semble beaucoup plus forte que l'offre, un phénomène qui se traduit par une chute des prix. Est-ce voulu, précisément pour cette raison? La question s'impose compte tenu des conditions actuelles du marché. Ou est-ce une conséquence des coupes budgétaires de Steven Harper? C’est fort possible aussi. 

 

Mais je ne désespère pas pour autant.

 

Pour se faire connaitre, le développement des affaires s'impose. Il s'agit de se démarquer en écrivant des articles, en faisant du réseautage, en répondant à des questions comme la vôtre, voire en les posant, et en travaillant parfois bénévolement pour des causes charitables. Acquérir de l’expérience en participant à un atelier, en faisant un stage et en acceptant de travailler à prix coupés pour les agences et les cabinets de traduction est presque un droit d’entrée. Se joindre à une association comme la SQRP et l’ATAMESL, suivre un programme de mentorat, mettre une annonce sur des sites comme Le grenier aux emplois sont aussi des stratégies à prendre en considération.

 

Solliciter les clients directement avec des offres de service est aussi un bon moyen de se faire connaître. Vous les trouverez ces futurs clients dans les pages jaunes et en épluchant les sites Internet qui sont susceptibles de vous donner du travail dans votre domaine. Communiquer au préalable avec la personne responsable pour annoncer l'envoi de votre offre de service est une bonne idée. Mais avant de passer à cette étape, j’attendrais d’avoir un peu d’expérience. Vous n’aurez qu’une seule chance, ne la manquez pas en faisant des erreurs ou en livrant un travail de mauvaise qualité.

 

Un jour ou l’autre, à force de persévérer, quelqu’un vous donnera une chance. Il s’agit d’amorcer « la pompe à contrats », le bouche-à-oreille fera le reste. C’est plus ou moins comme cela dans tous les domaines. Il ne suffit pas d’avoir un diplôme en poche pour réussir. Il faut savoir se mettre en valeur non seulement par la qualité de son travail, mais par sa persévérance. « Il n’y en aura pas une de facile, mes petits gars » disait à ses joueurs, Claude Ruel, l’ancien entraineur des Canadiens de Montréal. Il y a une sélection, c’est normal. Le capitalisme est impitoyable.

 

Dans le domaine langagier, il faut compter en général deux à trois ans pour s’établir, selon un webinaire que j’ai suivi sur le site de pigistes Proz. Mais ce n’est pas une règle générale. Certains n’ont aucun problème, d’autres n’y arrivent jamais ou vivotent pendant toute leur carrière. On trouve de tout et son contraire. Mais si vous avez du talent et un peu de chance, si vos prix sont raisonnables et si vous êtes déterminé à réussir, vous finirez par percer. 

 

Dans ces deux livres, vous trouverez des trucs pour trouver des clients, mais prudence, les livres, les conférences sont entre autres des moyens de vendre ses services et de se faire connaître. Les conseils proposés dans ces livres ne sont pas toujours pratiques ou porteurs. On peut aussi y trouver refuge, au lieu de se prendre en main :

 

François Gauthier (2010). Objectif clients. Un guide pour traducteurs et autres travailleurs autonomes du domaine langagier. Linguatech.

 

Jean-Benoît Nadeau (2007). Le guide du travailleur autonome. Tout pour faire carrière chez soi. Québec Amérique.

 

Cette conférence de Magistrad, École de perfectionnement en traduction, annoncée pour le 4 mars 2014, semble prometteuse, mais dépêchez-vous de vous inscrire, c’est 85 $, si vous êtes intéressé, car le nombre de places est limité :

 

« Initiation à la recherche de clients »

 

Bonne chance,

 

Charles Danten, traducteur médical, MA trad., réd. a.

Services linguistiques en médecine et en santé

charles_danten@outlook.com

514.731.1992