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Sylvie Lemieux


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Sylvie Lemieux
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Published by tradinter@videotron.ca on 2012-07-23

Pour nous imposer aujourd'hui, il faut recourir à la dictée certes en faisant affaire avec une opératrice chevronnée ou en utilisant un bon logiciel de reconnaissance vocale. Mais cette modalité n'est pas suffisante en soi. Il faut la compléter avec la respiration consciente. La respiration consciente agit comme un stimulateur cardiaque, un genre d'oscillateur qui permet à notre cerveau d'utiliser les ondes gamma (les plus hautes fréquences) et de synchroniser nos deux hémisphères. C'est l'un des éléments de réponse que j'ai découvert à l'École d'été 2012 organisée par l'Institut des sciences cognitives de l'UQAM du 29 juin au 9 juillet 2012.

 

Pourquoi me direz-vous? Pour avoir accès simultanément à toutes les fonctions de notre cerveau auxquelles nous faisons appel pendant l'opération traduisante, et qui normalement sont en compétition les unes avec les autres (d'où la difficulté d'organiser notre pensée que nous éprouvons trop souvent), et ultimement à notre conscience.

Le cerveau préfère travailler en mode automatique, c'est plus économique. C'est ainsi qu'il travaille quand nous lisons un texte. Mais lorsque nous traduisons, c'est grâce à la conscience que nous intégrons toutes les informations contenues dans le texte de départ pour les transposer dans la langue d'arrivée. La conscience se manifeste sporadiquement (éclairs de conscience), sans doute dans le cortex préfrontal. C'est un atout important. 

 

Conclusion : quand nous dictons en synchronisant notre respiration avec notre cerveau, nous traduisons plus rapidement et plus efficacement sans risque d'épuisement.

 

Sylvie Lemieux
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Published by tradinter@videotron.ca on 2012-07-23

Pendant douze ans, j'ai eu la chance de travailler avec des opératrices aux Traductions Tessier : certaines alliaient sans peine rapidité et qualité, d'autres, moins habituées, tapaient de bons textes, plus lentement. Pendant plusieurs années, à l'époque où j'étais chargée du dossier de la Société canadienne des postes, j'ai eu le privilège de travailler en collaboration avec une seule opératrice.

 

Voilà trois ans que j'ai quitté les Traductions Tessier pour me consacrer davantage à la recherche et à la formation des traducteurs. Depuis, je travaille avec un logiciel de reconnaissance vocale, Dragon Naturally Speaking

 

Je constate qu'une bonne opératrice est irremplaçable. Si vous réussissez à trouver la perle rare, c'est elle qui « devinera » les mots que vous avez parfois prononcés trop vite, dans votre hâte de respecter votre délai. Elle saura résoudre bien des ambigütés que même les meilleurs logiciels de reconnaissance vocale ne parviennent pas à lever (p. ex., ses ou ces). Quelques discussions avec elle pour préciser les exigences en matière de mise en page, et le tour sera joué.

 

Mais encore faut-il lui donner suffisamment de travail pour la motiver à travailler pour vous. Une bonne opératrice a besoin de deux ou trois traducteurs performants pour réaliser des revenus intéressants. Elle vous demandera de 0,02 $ à 0,025 $ le mot, mais elle vous permettra de doubler votre productivité.  Mais l'important, c'est de cerner vos besoins (v. Services de consultation).

 

Sylvie Lemieux
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Published by tradinter@videotron.ca on 2012-07-23

Devant les nombreux défis auxquels nous faisons face, nous devons revoir notre démarche de travail.  La démocratisation de la traduction va entrainer une baisse des tarifs, semble-t-il. Nous sommes déjà en compétition avec différents outils, dont Google Traduction, le plus connu. Ajoutons le scoop (v. Acfas : colloque sur les technologies langagières) que le vice-président des Services professionnels au Bureau de la traduction, M. Donald Barabé, nous a donné en mai dernier et qui vient nous ébranler, il va sans dire.

 

Mais regardons le problème sous un autre angle, diminution de tarif n'est pas nécessairement synonyme de baisse de salaire. En recourant à la dictée, nous pouvons augmenter substantiellement notre productivité et par le fait même maintenir notre taux horaire, voire le dépasser. Il faut le dire, il y a deux éléments à prendre en considération quand nous calculons nos revenus : le tarif au mot et le taux horaire. Les tarifs élevés au mot, quoiqu'alléchants à première vue, peuvent occulter de longues heures de recherche, qui viennent gruger notre profit.

 

Mais me direz-vous, l’économie de temps et d’effort de la dictée nuit-elle à la qualité de la traduction? La réponse est non. Le faible débit de la traduction écrite n'est pas pour autant gage de qualité. En dictant son texte, le traducteur augmente considérablement son débit et produit une version préliminaire certes, optant pour des solutions rapides au lieu de chercher le mot juste, mais il dispose alors de beaucoup de temps pour réviser cette version préliminaire. 

 


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