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Charles Danten

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La recherche de clients

Published by charles_danten@outlook.com on 2014-01-14

Récemment, j’ai répondu ceci à une pigiste qui demandait sur LinkedIn des conseils pour trouver des clients. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à m’en faire part, je pourrais les poster sur LinkedIn en réponse à cette question ou faire un lien vers ce blogue.

***

J'ai les mêmes difficultés que vous, j'essaie depuis plus de six mois de me trouver des clients, mais mes efforts n'ont pas encore été récompensés. Les temps sont durs et les clients difficiles à trouver, d'autant plus que le milieu langagier est extrêmement compétitif. La demande semble beaucoup plus forte que l'offre, un phénomène qui se traduit par une chute des prix. Est-ce voulu, précisément pour cette raison? La question s'impose compte tenu des conditions actuelles du marché. Ou est-ce une conséquence des coupes budgétaires de Steven Harper? C’est fort possible aussi. 

 

Mais je ne désespère pas pour autant.

 

Pour se faire connaitre, le développement des affaires s'impose. Il s'agit de se démarquer en écrivant des articles, en faisant du réseautage, en répondant à des questions comme la vôtre, voire en les posant, et en travaillant parfois bénévolement pour des causes charitables. Acquérir de l’expérience en participant à un atelier, en faisant un stage et en acceptant de travailler à prix coupés pour les agences et les cabinets de traduction est presque un droit d’entrée. Se joindre à une association comme la SQRP et l’ATAMESL, suivre un programme de mentorat, mettre une annonce sur des sites comme Le grenier aux emplois sont aussi des stratégies à prendre en considération.

 

Solliciter les clients directement avec des offres de service est aussi un bon moyen de se faire connaître. Vous les trouverez ces futurs clients dans les pages jaunes et en épluchant les sites Internet qui sont susceptibles de vous donner du travail dans votre domaine. Communiquer au préalable avec la personne responsable pour annoncer l'envoi de votre offre de service est une bonne idée. Mais avant de passer à cette étape, j’attendrais d’avoir un peu d’expérience. Vous n’aurez qu’une seule chance, ne la manquez pas en faisant des erreurs ou en livrant un travail de mauvaise qualité.

 

Un jour ou l’autre, à force de persévérer, quelqu’un vous donnera une chance. Il s’agit d’amorcer « la pompe à contrats », le bouche-à-oreille fera le reste. C’est plus ou moins comme cela dans tous les domaines. Il ne suffit pas d’avoir un diplôme en poche pour réussir. Il faut savoir se mettre en valeur non seulement par la qualité de son travail, mais par sa persévérance. « Il n’y en aura pas une de facile, mes petits gars » disait à ses joueurs, Claude Ruel, l’ancien entraineur des Canadiens de Montréal. Il y a une sélection, c’est normal. Le capitalisme est impitoyable.

 

Dans le domaine langagier, il faut compter en général deux à trois ans pour s’établir, selon un webinaire que j’ai suivi sur le site de pigistes Proz. Mais ce n’est pas une règle générale. Certains n’ont aucun problème, d’autres n’y arrivent jamais ou vivotent pendant toute leur carrière. On trouve de tout et son contraire. Mais si vous avez du talent et un peu de chance, si vos prix sont raisonnables et si vous êtes déterminé à réussir, vous finirez par percer. 

 

Dans ces deux livres, vous trouverez des trucs pour trouver des clients, mais prudence, les livres, les conférences sont entre autres des moyens de vendre ses services et de se faire connaître. Les conseils proposés dans ces livres ne sont pas toujours pratiques ou porteurs. On peut aussi y trouver refuge, au lieu de se prendre en main :

 

François Gauthier (2010). Objectif clients. Un guide pour traducteurs et autres travailleurs autonomes du domaine langagier. Linguatech.

 

Jean-Benoît Nadeau (2007). Le guide du travailleur autonome. Tout pour faire carrière chez soi. Québec Amérique.

 

Cette conférence de Magistrad, École de perfectionnement en traduction, annoncée pour le 4 mars 2014, semble prometteuse, mais dépêchez-vous de vous inscrire, c’est 85 $, si vous êtes intéressé, car le nombre de places est limité :

 

« Initiation à la recherche de clients »

 

Bonne chance,

 

Charles Danten, traducteur médical, MA trad., réd. a.

Services linguistiques en médecine et en santé

charles_danten@outlook.com

514.731.1992 

 

2 comments


 
Excellent article! La moyenne de 2-3 ans pour s'établir semble être partagée par beaucoup de traducteurs, et je pense que c'est réaliste. À mon avis, ceux qui arrivent à se faire une bonne clientèle en moins de temps sont l'exception. Il doit y avoir un certain élément de chance là-dedans...




Merci Charles pour ces conseils judicieux. Toutefois, je tiens à attirer l'attention sur le paradoxe dans lequel nous nageons :
Nous assistons à la démocratisation de la traduction avec les outils comme Google Translation, d'une part, et à la multiplication des connaissances (elles doublent tous les sept ans, et c'est un chiffre très prudent), d'autre part. Or les pays veulent avoir accès à toutes ces connaissances, d'où l'augmentation de la traduction. Pour cela, il faut (c'est ce qu'affirme l'ancien vice-président des Services professionnels au Bureau de la traduction, Donald Barabé) baisser les tarifs de traduction. Toutefois, le nombre de traducteurs professionnels dans le monde entier (500 000 environ) ne progresse pas, ce qui va obliger à faire de plus en plus appel aux outils d'aide à la traduction.

Donc des tarifs à la baisse, des connaissances qui se multiplient, le nombre de traducteurs qui plafonne, que va-t-il arriver? Je pense qu'en prenant conscience de ce paradoxe, on peut penser à des avenues comme celles que vous proposez et on doit faire preuve de créativité pour aller chercher ce travail qui semble échapper aux traducteurs pour l'instant.

Sylvie Lemieux (http://tradinterinc.blogspot.ca/2012/05/acfas-colloque-sur-les-technologies.html)