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Sylvie Lemieux

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Dicter ou ne pas dicter : voilà la question

Published by tradinter@videotron.ca on 2012-07-23

Devant les nombreux défis auxquels nous faisons face, nous devons revoir notre démarche de travail.  La démocratisation de la traduction va entrainer une baisse des tarifs, semble-t-il. Nous sommes déjà en compétition avec différents outils, dont Google Traduction, le plus connu. Ajoutons le scoop (v. Acfas : colloque sur les technologies langagières) que le vice-président des Services professionnels au Bureau de la traduction, M. Donald Barabé, nous a donné en mai dernier et qui vient nous ébranler, il va sans dire.

 

Mais regardons le problème sous un autre angle, diminution de tarif n'est pas nécessairement synonyme de baisse de salaire. En recourant à la dictée, nous pouvons augmenter substantiellement notre productivité et par le fait même maintenir notre taux horaire, voire le dépasser. Il faut le dire, il y a deux éléments à prendre en considération quand nous calculons nos revenus : le tarif au mot et le taux horaire. Les tarifs élevés au mot, quoiqu'alléchants à première vue, peuvent occulter de longues heures de recherche, qui viennent gruger notre profit.

 

Mais me direz-vous, l’économie de temps et d’effort de la dictée nuit-elle à la qualité de la traduction? La réponse est non. Le faible débit de la traduction écrite n'est pas pour autant gage de qualité. En dictant son texte, le traducteur augmente considérablement son débit et produit une version préliminaire certes, optant pour des solutions rapides au lieu de chercher le mot juste, mais il dispose alors de beaucoup de temps pour réviser cette version préliminaire.