Loading...
 
[Show/Hide Right Column]

Marie Eve Levesque

Marie Eve Levesque
Read Blog
View Profile

Pinpomme Pineapple, ou les traductions loufoques

Published by le.maeve@gmail.com on 2012-03-29

On s’éclate la rate devant une mauvaise traduction, mais elle affecte l’image des sociétés touchées. En utilisant des moteurs de recherche pour traduire des documents importants ou encore en demandant à sa belle-sœur (qui n'est pas traductrice) de s’en occuper, on court de grands risques. Malheureusement, peu de dirigeants sentent le gouffre qui s’ouvrira sous leurs pieds.

 

C’est pourquoi il est nécessaire d’éduquer les gens en leur montrant qu’un professionnel les aidera à briller sur la scène économique, car l’écriture et la communication forgent une image de confiance. D’ailleurs, plusieurs sites Internet vantent les mérites d’un bon travail.

 

D’une façon humoristique, le portail d’ackuna (en anglais seulement) illustre comment des traductions mot à mot dans plusieurs langues peuvent être désastreuses. À la manière du téléphone arabe, vous écrivez une phrase qui sera traduite vers la langue cible, puis de la langue cible à la langue source et ainsi de suite.  J’ai voulu tester à quel point ma phrase simple allait être déformée après dix, vingt et trente-cinq traductions. 

 

« I wish my dream will come true » après dix traductions est devenue « I want to reach my dream ». Mon souhait est devenu une affirmation, wish s’étant transformé par want et will come true par reach. Vingt traductions plus tard : really achieve her dream. Comment ont-ils su que j’étais une fille? C’est magique! Par contre, cela ne veut pas dire grand-chose en anglais. Après trente-cinq traductions : In fact, realize their dreams. Lorsque la phrase est traduite, on peut observer le processus dans toutes les langues, et j’ai remarqué que les transferts du chinois et du finlandais déconstruisent le texte, car ils ont une structure grammaticale complètement différente.

 

Les loufoqueries sont devenues notre pain quotidien. Fait en dinde, est-ce que cela sonne une cloche? J’ai déjà acheté un nécessaire à faux ongles où l’on indiquait sérieusement de bien appliquer le clou sur la main et d’appuyer très fort (Put the nail on your hand and press hard). À cet effet, LinguisTech regorge de perles avec ses sections Pour rire un peu et Just for fun.

 

Dans les aléas de la toile, on découvre que les anglophones souffrent davantage de ce phénomène. Ils sont effectivement très bavards sur le sujet. Il y a plusieurs néologismes anglais qui expriment ces mauvaises traductions. Nous parlons de Chinglish (Chine, Taïwan et Hong-Kong), Engrish (Japon), Inglisc (Italie), etc. Le problème découle de l’habitude d’être baigné dans un anglais appauvri. On a si bien véhiculé la facilité d’apprentissage de l’anglais et de son omniprésence que, maintenant, tous pensent le parler parfaitement. La réalité est tout autre, on assiste à une diminution du vocabulaire et à l’augmentation des jargons. Sa popularité a participé à son nivèlement par le bas. Un blogueur italien se montre très critique sur le traitement de la traduction en Italie.

 

2 comments


J'ADOOORE!
Voici ce que j'ai eu.
English original: Parking at owner's risk.
Après trente-cinq traductions... High risk car kit evil
I definetly want to buy a kit like that for my car!




J'adore aussi!!

Original text: I want to be a princess!
35 translations later: Dance

Par contre, je préfère (et de loin!) celui-ci:
Original text: I want to be a princess!
6 translations later: I will be a princess!

Mon collègue et moi avons des fous rires depuis tantôt! :-D