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Julian Zapata Rojas

Julian Zapata Rojas
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Interprĕs, interprĕtis 101

Published by Jzapa026@uottawa.ca on 2012-02-14

En tant que langagier, vous êtes probablement plus ou moins familier avec la distinction courante faite dans la littérature de la traductologie entre la traduction et l’interprétation. Sans doute vous arrive-t-il tout comme moi d’avoir à expliquer à votre famille et à vos amis qu’en réalité être traducteur n’est pas la même chose qu’être interprète, et que l’interprétation n’est pas uniquement simultanée. La traduction serait exclusivement écrite, dit-on, alors que l’interprétation se fait oralement et requiert une formation supplémentaire, voire un diplôme de maitrise pour l'exercer professionnellement.

 

C’est rare que durant les études de 1er cycle en traduction au Canada, on nous expose aux théories et aux techniques de l’interprétation, encore moins qu’on nous laisse réfléchir aux points convergents de ces deux pratiques plutôt que nous laisser penser à l’interprétation comme à une étoile lointaine et difficile à saisir. En passant, seulement une université canadienne offre un programme d’études supérieures en interprétation de conférence. Cela dit, certains courants actuels de la traductologie se concentrent sur l’exploration des hybrides de la traduction et de l’interprétation. On se rend compte qu’après tout, l’interprète n’est (ou ne devrait être) aucunement supérieur au traducteur, et que la synergie des théories et des techniques dans les deux domaines peuvent bel et bien bénéficier à l’avenir des deux professions. 

                                                                Source : Dictionnaire Gaffiot Latin-Français (1934)

 

Si vous suivez mes billets de blogue depuis plusieurs mois (depuis mai 2011, déjà!), vous avez eu sans doute l’occasion de réfléchir au fait qu’au cours de l'histoire, la traduction et l’interprétation ne se sont pas pratiquées de la même façon que de nos jours, comme nous les pratiquons au Canada et en Occident généralement. Pour commencer, cette distinction que l’on fait entre les deux professions ne date que de quelques décennies. Saviez-vous qu’en latin, les mots pour dire traducteur et traductrice sont interpres et interpretis?

 

Je ne suis pas interprète professionnel, mais j’ai eu l’occasion d’explorer, au cours de mes études de 1er et de 2e cycles, certaines notions et techniques en interprétation, de travailler comme interprète de liaison stagiaire et de visiter plusieurs écoles européennes réputées mondialement dans la formation d’interprètes. Je me propose donc, dans les prochains billets, de vous exposer certaines des notions et des techniques que j’ai découvertes et de partager mes expériences, afin de vous inviter ultérieurement à échanger vos idées au sujet des possibles synergies entre la traduction et l’interprétation.  

 

Et qu'en est-il des technologies langagières? Des outils d'aide à l'interprétation (ou d'interprétique), ça vous dit quelque chose?

 

Julian Zapata Rojas