Loading...
 
[Show/Hide Right Column]

Myriam Legault-Beauregard


Find:
Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-09-25

En guise de dernier billet, je vous propose une petite incursion dans le monde de la recherche terminologique. Vous serez à même de constater la place que prennent les outils informatiques (spécialisés ou non) dans le travail des terminologues. Les traducteurs y trouveront aussi leur compte, car la recherche ponctuelle n’est pas seulement l’apanage des terminologues!

 

Mise en situation

Vous êtes terminologue dans le service de traduction d’une grande firme alimentaire. Ce matin, une traductrice vous demande de trouver l’équivalent d’un terme XYZ, dans le domaine de la confiserie. Voici quelques-uns des outils susceptibles de vous aider à trouver une réponse.

 

Outils de TAO et de gestion terminologique

Si vous travaillez pour une grande firme, il y a de fortes chances que votre service de traduction possède des outils de TAO et de gestion terminologique. Peut-être y a-t-il déjà une fiche pour ce terme dans votre base de terminologie! Normalement, la traductrice aurait dû vérifier. Cependant, il arrive quelquefois que certains oublient de le faire. En outre, les traducteurs ont parfois des doutes par rapport à certaines fiches (parce que celles-ci sont très anciennes, ne comportent pas de sources fiables ou ne relèvent pas du bon domaine, par exemple). Après avoir constaté qu’il n’existait pas de fiche pertinente pour le terme XYZ, vous vérifiez dans votre mémoire de traduction afin de voir si ce terme apparait dans un texte déjà traduit. Toujours rien…

 

Banques de terminologie et ressources en ligne

Vous passez à la prochaine étape : les ressources en ligne. Vous interrogez TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada et Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. Pas de résultats satisfaisants? Votre collègue vous a posé toute une colle! Il existe d’autres banques de terminologie que vous pouvez consulter : IATE (Union européenne), UNTerm (ONU) et FranceTerme (Commission générale de terminologie et de néologie de France) en sont quelques-unes.

 

Vous consultez aussi les sites fiables que vous avez au préalable ajoutés à vos favoris. Il est important, pour les terminologues, de se constituer une réserve de ressources pertinentes accessibles facilement. Vous parcourez attentivement des lexiques et des glossaires de la confiserie, des sites Internet de confiseurs reconnus, mais vous ne trouvez toujours pas le terme XYZ.

 

Concordanciers bilingues ou multilingues

Vous pouvez aussi tenter votre chance avec les concordanciers comme Linguee, le supernuage de la TAUS Data Association ou WeBiText. Si quelqu’un a déjà traduit un texte où apparaît votre terme et que vous arrivez à accéder à cette traduction à l’aide d’un concordancier, vous serez à même de voir son équivalent et même le contexte dans lequel il se trouve!

 

Les merveilles du Web

Un moteur de recherche comme Google vous aidera à trouver des réponses ou, du moins, des indices. Avec les fonctions avancées comme « site: » et « filetype: », en restreignant vos recherches à une langue ou en utilisant les guillemets anglais pour faire une recherche exacte, vous mettrez sans doute la main sur des ressources que vous ne connaissiez pas auparavant.

 

Des encyclopédies en ligne comme Britannica et Universalis peuvent aussi se révéler utiles. Wikipédia, en vous laissant passer d’une langue à l’autre, peut également vous lancer sur des pistes intéressantes.

 

Autres ressources

Évidemment, les ressources humaines et papier ne sont pas à dédaigner. Mais ici encore, les technologies viendront à votre rescousse. Vous pouvez joindre un spécialiste, par téléphone ou par courriel, et consulter un catalogue électronique afin de savoir si l’ouvrage papier qui vous intéresse se trouve dans une bibliothèque à proximité.

 

Après la recherche

Pour transmettre les résultats de votre recherche à votre collègue, vous utiliserez peut-être le courriel ou un logiciel de traitement de texte (et pourquoi pas un correcticiel). Ensuite, vous allez probablement vouloir créer une fiche pour consigner ce nouveau terme et son équivalent, ce qui vous ramène aux outils de gestion terminologique!

 

Vous aurez remarqué que, dans le cadre d'une recherche ponctuelle, les terminologues font appel à un grand nombre d'outils informatiques, dont plusieurs sont gratuits. Il va sans dire que vous n’aurez peut-être pas à utiliser toutes ces ressources pour chaque recherche entreprise, mais il est bon de savoir qu’elles sont à votre disposition. Par ailleurs, vous n’êtes pas obligés de les consulter dans cet ordre. Vous pouvez même vous servir de plusieurs outils simultanément!

 

Bonnes recherches!

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-09-25

Tout au long de cette série, je vous ai présenté des compagnies proposant différents outils informatiques liés à la traduction. Certaines sont spécialisées dans les logiciels de traduction assistée par ordinateur, d’autres proposent des outils de traduction automatique, etc. Comme vous aurez pu le constater en lisant, à la fin de tous mes articles, leur fameuse « déclaration pleine de fierté », beaucoup de ces compagnies n’hésitent pas à mettre de l’avant leurs forces et à s’autoproclamer meilleures en leur genre.

 

À la lumière de tous ces articles, un mystère demeure : mais qui est donc la meilleure, en fait? Il n’y a pas vraiment de réponse claire à cette question, car plusieurs facteurs entrent en ligne de compte… Dès lors, comment choisir avec qui faire affaire, comment déterminer ce qui vous convient le mieux? Eh bien, il faut réfléchir un peu!

 

Voici quelques points à considérer avant d’arrêter votre choix sur un outil ou, de façon plus générale, sur une compagnie de technologies langagières :

 

Les demandes de votre employeur ou de vos clients

Parfois, vous n’avez pas le choix. Le client ou l’employeur impose l’utilisation de certains logiciels ou encore les fournit sur les lieux de travail. Dans ce cas, il n’y a pas vraiment de questions à se poser : si vous voulez accepter le contrat ou le poste, vous devrez vous familiariser avec les outils en question.

 

Vos besoins

Si vous êtes entièrement libre de choisir les outils avec lesquels vous travaillerez, alors une bonne analyse de vos besoins s’impose. Les compagnies proposent en effet différents logiciels conçus en fonction des multiples besoins des langagiers. Allez-vous traduire? Réviser? Localiser? Votre tâche comporte-t-elle une dimension administrative? Souhaitez-vous monter une base de fiches terminologiques? Allez-vous travailler en collaboration avec d’autres personnes? Dans quelles langues allez-vous travailler? Attention, certains logiciels ne prennent pas en charge toutes les langues! Désirez-vous intégrer un outil de traduction automatique à vos outils de TAO? Opterez-vous pour une solution tout-en-un ou vous procurerez-vous les outils à l’unité? Voilà autant de questions que vous devrez vous poser pour être en mesure de faire un choix éclairé!

 

Le prix

Évidemment, si vous disposez d’un budget plutôt serré, vous opterez probablement pour une solution abordable, voire gratuite. Si vous avez la possibilité d’investir dans une gamme « de luxe », vérifiez tout de même si les outils répondent bel et bien à vos besoins et s’il existe une compagnie qui vous propose des outils similaires pour un prix plus raisonnable!

 

La convivialité

Il est crucial de se sentir à l’aise avec les outils qu’on utilise. Les compagnies de technologies langagières vous offrent souvent une période d’essai gratuite. Profitez-en! Essayez différents outils et voyez lesquels vous semblent les plus faciles à utiliser (et les plus performants, évidemment). Si vous avez accès à la boite à outils de LinguisTech, vous pouvez déjà mettre à l’essai plusieurs des outils dont j’ai traité dans mes articles.

 

La compatibilité avec d’autres logiciels

Certaines compagnies manifestent un souci pour l’interopérabilité. Elles se conforment à des normes qui permettent aux utilisateurs de travailler avec plusieurs outils différents. Par exemple, grâce à la norme « TMX », un format dans lequel s’enregistrent les mémoires de traduction, une traductrice pourrait créer une mémoire à l’aide de son propre logiciel de TAO, puis l’envoyer à son collègue qui travaille avec un tout autre outil.

 

Le soutien et le service à la clientèle

Même quand ils sont très conviviaux, les outils d’aide à la traduction se révèlent souvent complexes. Comment, dès lors, vous assurer que vous tirez le maximum de vos logiciels de TAO? Et que faire quand un problème survient? Dans un premier temps, je vous suggère de consulter la foire aux questions de la compagnie avec laquelle vous pensez faire affaire. La FAQ vous semble-t-elle complète? Bien localisée? Ensuite, regardez du côté des formations proposées. Plusieurs compagnies offrent des séminaires en ligne susceptibles de vous aider à mieux travailler avec vos logiciels. Ces webinaires sont-ils abordables? Gratuits? Assurez-vous aussi d’être en mesure de compter sur un service à la clientèle personnalisé (par téléphone, clavardage ou courriel) au cas où une urgence se présenterait. Attention : certaines compagnies vous demandent de débourser pour le service à la clientèle. Renseignez-vous!

 

La culture de l’entreprise

Finalement, si vous hésitez entre deux compagnies qui vous semblent équivalentes, c’est peut-être la culture de l’entreprise qui vous fera trancher. Ferez-vous confiance à une compagnie dont le site Internet est cousu de fautes? Vous laisserez-vous influencer par une stratégie de markéting accrocheuse? Opterez-vous pour une compagnie de chez nous afin de favoriser l’économie locale? Ces quelques facteurs entreront sans doute en ligne de compte au moment de faire un choix!

 

Pour conclure cette série, voici mes recommandations : avant de faire affaire avec une entreprise de technologies langagières, prenez le temps de réfléchir! Informez-vous, demandez l’avis de vos connaissances et faites des essais si vous le pouvez. Ne croyez pas les compagnies sur parole, demandez-leur de vous prouver qu’elles sont bel et bien les meilleures! 

 

smiley

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-09-07

 

10) Terminotix

 

Pour terminer cette série, parlons termino. Car le nom « Terminotix » évoque la terminologie, n’est-ce pas? Eh bien… Nous verrons dans ce billet que Terminotix propose des outils conçus expressément pour les terminologues, mais aussi (voire surtout, selon moi) des outils qui facilitent le travail terminologique des traducteurs.

 

Logo de Terminotix

 

Produits vedettes : Terminotix nous propose plusieurs types d’outils. Ceux-ci sont un peu différents de ceux que je vous ai présentés dans mes billets précédents. En voici quelques-uns.

 

Les outils d’alignement (AlignFactory et AlignRobot) sont conçus pour faciliter l’alignement de textes, une étape qui se révèle souvent longue et fastidieuse. Grâce à ces outils, il est possible de créer des bitextes de façon quasi automatique. Ceux qui ont déjà vécu une expérience d’alignement manuel comprendront l’utilité d’un tel logiciel. D’autant plus que la technologie d’alignement mise au point par Terminotix est généralement reconnue comme étant excellente… Enfin, mentionnons que cet outil est compatible avec d’autres logiciels de TAO. Par conséquent, il est possible de l’intégrer aux outils que l’on possède déjà!

 

LogiTerm : LogiTerm est, en quelque sorte, la solution tout-en-un de Terminotix. Il s’agit d’une interface grâce à laquelle il est facile de consulter nos bitextes, nos fiches terminologiques, etc. Avec le module LogiTrans, il est possible de procéder à la prétraduction de nos textes à partir de nos mémoires de traduction. Ce logiciel s’intègre dans la suite Office. D’ailleurs, pour créer des fiches terminologiques avec LogiTerm, on peut passer par MS Word,  tout simplement . Il est aussi possible de le faire directement dans l'interface Web.

 

Enfin, l’outil qui m’a le plus surprise est SynchroTerm, un logiciel de dépouillement automatique. Dépouillement automatique? Eh oui, le logiciel parcourt vos bitextes, repère les termes et crée des fiches « terminologiques » pour consigner ses trouvailles. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester cet outil, mais j’avoue qu’il pique ma curiosité. Je me demande jusqu’à quel point un outil informatique peut réussir à s’approcher du cerveau humain pour effectuer une tâche qui demande autant de jugement que le dépouillement terminologique! Par ailleurs, je serais bien curieuse de voir quels champs sont remplis lors de la création des fiches, car une  fiche terminologique en bonne et due forme nécessite souvent des recherches approfondies… Peut-être que certains traducteurs sauront se satisfaire des informations de base, mais pour les terminologues, je n'y vois qu'un point de départ.

 

Origine : Terminotix est une compagnie canadienne fondée en 1996. À l’origine, son siège social se trouvait à Ottawa. En 2009, la compagnie a ouvert une succursale à Montréal. Depuis juillet 2010, la compagnie est basée dans cette ville et ne possède plus de bureaux à Ottawa.

 

Caractéristiques particulières : voici quelques faits intéressants en vrac!

  • En 2007, Terminotix a annoncé qu'elle souscrivait aux principes de l'architecture ouverte et cherchait à favoriser l'interopérabilité entre les logiciels. Ainsi, Terminotix encourage les langagiers à utiliser les outils qu'elle propose pour compléter ceux qu'ils possèdent déjà.
  • Depuis 2010, Terminotix collabore avec Systran pour offrir des services de traduction automatique. Il est de plus en plus fréquent de voir des compagnies de TAO intégrer une dimension de TA aux outils qu’elles proposent.
  • Depuis avril 2011, c’est la technologie de Terminotix qui alimente le concordancier multilingue WeBiText.
  • Si jamais vous avez à travailler avec LogiTerm, sachez que la chaîne YouTube de Terminotix présente des vidéos explicatives très bien faites au sujet du fonctionnement de ses produits.

 

Quelques commentaires : J’ai travaillé avec LogiTerm cet été, dans le cadre de mon emploi. Personnellement, je trouve qu’il s’agit d’un outil efficace et convivial. Cela dit, à mon humble avis, les outils de la compagnie Terminotix, malgré ce que son nom suggère et le mandat qu'elle s'est donné, répondent avant tout aux besoins terminologiques des traducteurs, et, dans une moindre mesure, aux besoins spécialisés des terminologues. D’ailleurs, c’est à se demander si la compagnie ne cherche pas à remplacer ceux-ci par des logiciels de dépouillement automatique… Je plaisante, bien sûr! Comme les traducteurs, les terminologues sont là pour rester, et les avancées technologiques visent à les aider.

 

Mais bon...Vous aurez la chance d'en juger par vous-même, puisque LogiTerm Web fait partie de notre boîte à outils!

 

Une dernière déclaration pleine de fierté : « Terminotix, une gamme complète de produits pour répondre à vos besoins ou compléter vos outils existants. »

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-08-17

9) Lingotek

 

Logo Lingotek

 

Produit vedette : Lingotek nous propose une « plateforme de traduction collaborative ».  Il existe quatre façons de s’en servir.

 

Avec le volet « Services », le client n’a qu’à soumettre son texte et l’équipe de Lingotek se chargera de le traduire. En réalité, il ne s’agit pas d’un outil pour langagiers, mais bien d’un service de traduction.

 

Le volet « Hosted » est une solution de type SaaS. Les utilisateurs se connectent au logiciel hébergé sur le serveur de la compagnie pour avoir accès à des outils de traduction collaborative. Ils paient un abonnement et n’ont aucun logiciel à installer sur leur ordinateur.

 

Le volet « Premise » a été conçu pour les grandes entreprises ou institutions qui désirent obtenir leur propre licence du logiciel.

 

Enfin, le volet « Inside » permet aux développeurs Web d’intégrer l’outil de traduction collaborative à leur site Internet. De cette manière, les internautes les plus motivés ont la possibilité de participer à la traduction des sites qu’ils visitent.

 

Origine : Le siège social de la compagnie se trouve dans l’état de l’Utah, aux États-Unis. Détail surprenant (mais pas tant que ça, quand on y pense) : dans l’équipe de direction et l’équipe de gestion de la compagnie, il n’y a aucun traducteur professionnel… On y retrouve surtout des gens d’affaire et des spécialistes en informatique!

 

Caractéristiques particulières : À ma connaissance, Lingotek est l’une des premières compagnies à proposer une solution de TAO axée d’abord et avant tout sur la traduction collaborative. Ce nouveau type d’outil me semble très prometteur, en cette époque où l’externalisation ouverte (crowdsourcing) devient de plus en plus populaire.

 

Le site Internet de la compagnie comporte une section « blogue » assez pertinente, pour ceux et celles qui s’intéressent à la traduction collaborative. L’approche de la compagnie est un peu trop axée sur la rentabilité et les profits à mon goût, mais bon...

 

Lingotek propose une échelle, la « Content Value Index », conçue pour évaluer la qualité de traduction requise en fonction du type de texte. Selon cette échelle, il serait avantageux de traduire de façon automatique les textes du premier niveau (des microbillets sur Twitter ou des commentaires sur un forum de discussion, par exemple). Les textes du deuxième niveau, comme des pages Web ou des wikis, pourraient être traduits à l’aide de la traduction collaborative. Enfin, seuls les textes du troisième niveau (livres, documents permanents, communiqués de presse, etc.) devraient être traduits par des professionnels...

 

J’ai envie de lancer un petit débat sur la question : que pensez-vous de cette hiérarchisation du contenu? Croyez-vous, comme Lingotek, qu’elle permet aux entreprises de gagner du temps et d'économiser de l'argent? Priorise-t-on la rentabilité au détriment de la qualité?

 

Commentaires : Depuis peu, certaines pages du site de Lingotek sont localisées. Visiblement, la compagnie utilise son propre produit pour accomplir cette tâche… Et si je me fie à la « version française » du site, le processus n’est pas encore tout à fait au point!

 

Comme une capture d’écran vaut mille mots, je vous laisse juger par vous-mêmes :

 

Version française du site de Lingotek

 

Cela dit, n'importe quel visiteur a la possibilité de contribuer à la traduction du site. Je n’étais pas motivée à ce point, mais j’ai tout de même pris le temps d’appuyer sur la touche « Print Screen » pour vous montrer l’apparence de leur interface de traduction collaborative.

 

Interface Lingotek

 

Détails intéressants : La plateforme Lingotek donne accès à un outil de traduction automatique, à une mémoire de traduction, ainsi qu’à des outils de terminologie et de gestion de projet.

 

Déclaration pleine de fierté : Lingotek, the leader in collaborative translation solutions

 

Évidemment, il est plus facile d’être un leader quand on est à peu près seul dans son domaine... J’ai toutefois l’impression que d’autres compagnies viendront faire concurrence à Lingotek, et ce, très bientôt!

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-29

8) PROMT

 

Logo de PROMT

 

Produits vedettes :

 

PROMT Personal 9.0 est le produit de base. Il traduit différents types de fichiers et peut même s’intégrer aux logiciels de clavardage pour permettre une communication en temps réel avec un interlocuteur qui parle une langue différente. Il ne coûte que 29 euros, soit 40 euros de moins que le logiciel analogue chez SYSTRAN.

 

PROMT Standard 9.0 et PROMT Professionnal 9.0 offrent sensiblement les mêmes options que PROMT Personal 9.0. Ils offrent néanmoins quelques options de plus, comme la possibilité de créer des dictionnaires personnels.

 

Les deux produits conçus pour les professionnels de la traduction, PROMT Freelance 9.0, pour les indépendants, et PROMT Language Service Provider 9.0, pour les fournisseurs de services linguistiques, offrent encore plus d’options, notamment en ce qui a trait aux formats de fichiers pris en charge et à l’utilisation de mémoires de traduction.

 

Enfin, à l’instar de SYSTRAN, PROMT permet aux utilisateurs de traduire automatiquement des extraits de texte gratuitement sur leur site Web.

 

Origine : Le siège social de PROMT se trouve en Russie.

 

Caractéristiques particulières : Les produits de PROMT sont très semblables à ceux de SYSTRAN, mais à un prix moindre. Reste à savoir si la qualité obtenue est du même calibre…

 

Commentaires : Le site Web de PROMT existe en cinq langues : anglais, russe, allemand, français et espagnol. La version française est, dans l’ensemble, satisfaisante, malgré quelques erreurs de grammaire et un certain manque d’uniformité dans les menus et les titres de section (utilisation pêle-mêle de l’infinitif, de l’impératif, de substantifs, etc.). Peut-être utilisent-ils leurs propres produits pour faire leur localisation? Si c’est le cas, il y a certainement eu postédition, car c’est somme toute assez bien fait.

 

Déclaration pleine de fierté : « PROMT is the leading provider of enterprise-scale automated translation platform solutions. » 

 

Je vous présente maintenant les résultats de ma petite expérience de traduction automatique.

 

Voici d’abord le texte source que j’ai utilisé :

 

 “The Bank of Canada unveiled a new polymer bank note series today at its head office in Ottawa. Information on the polymer material and advanced new security features was released, along with the images and designs of the soon-to-be-issued $100 and $50 bank notes, and the themes for the remaining notes in the series.”

(Extrait d'un communiqué de presse.)

 

Voici maintenant ce que j’ai pu obtenir grâce aux outils gratuits fournis sur les sites Internet des compagnies. J’ai indiqué en rouge les passages qui me paraissaient vraiment inacceptables et en bleu les passages qui m’ont impressionnée.

 

SYSTRAN :

« La banque du Canada a dévoilé une nouvelle série de billet de banque de polymère aujourd'hui à son siège social à Ottawa. L'information sur le matériel de polymère et les nouveaux dispositifs de sécurité avancés a été publiée, avec les images et les conceptions des $100 et $50 billets de banque bientôt-à-être-publiés, et les thèmes pour les notes restantes de la série. »

 

PROMT :

« La Banque du Canada a dévoilé une nouvelle série de billet de banque de polymère aujourd'hui à son siège social à Ottawa. Les renseignements sur la matière de polymère et les nouveaux traits de sécurité avancés ont été libérés, avec les images et les designs de bientôt pour être publiés les billets de banque de 100$ et de 50$ et les thèmes pour les notes restantes dans la série. »

 

Google Translate :

« La Banque du Canada a dévoilé une nouvelle série de polymères billet de banque aujourd'hui, à sa siège à Ottawa. Informations sur le matériau polymère et avancé de nouvelles  des fonctions de sécurité a été libéré, avec les images et les dessins de la  Dès-à-être-a émis 100 $ et les billets de banque de 50 $, et les thèmes pour le reste notes de la série. »

 

Ouf! Google n’a pas fait le poids, cette fois! Je trouve formidable que SYSTRAN ait réussi à traduire de façon acceptable « security features ». Ce n’était pas si évident! J’ai peut-être une explication. SYSTRAN a été entraîné sur des corpus de l’Union européenne. Par conséquent, il est fort possible qu’il ait déjà vu ce syntagme dans des textes portant sur l’euro.

 

Cette petite démonstration nous montre bien que les systèmes de traduction automatique, lorsqu’ils sont bien entraînés, peuvent fournir des résultats assez impressionnants!

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-29

 

Intéressons-nous quelques instants aux outils de traduction automatique. Pratiquement tout le monde connaît Google Translate, qui se révèle de plus en plus performant, mais qu’en est-il des outils qu’il faut acheter, comme SYSTRAN ou PROMT?

 

Pour m’amuser, un peu comme Lindsay l’a fait dans son article (Wo)man versus Machine, j’ai pris un court extrait d’un communiqué de presse de la Banque du Canada et je l’ai fait traduire par SYSTRAN, PROMT et Google Translate. Après la présentation des deux premières compagnies, je vous dévoilerai les résultats que j’ai obtenus…

 

7) SYSTRAN

 

logo de SYSTRAN

 

Types d’outils : outils de traduction automatique

 

Quelques produits : Il est possible d’utiliser la technologie de SYSTRAN gratuitement, à même son site Internet. Par contre, pour ceux qui voudraient bénéficier de fonctions un peu plus spécialisées, plusieurs produits sont offerts à des prix allant de 69 à 790 euros. En voici quelques-uns :

 

SYSTRAN 7 Premium Translator est l’outil conçu pour la traduction professionnelle. En plus de la traduction automatique, ce produit comporte des modules qui permettent aux traducteurs de créer des dictionnaires et des mémoires de traduction.

 

SYSTRAN 7 Office Translator est conçu pour traduire les fichiers Microsoft Office (Word, PowerPoint, etc.) tout en conservant leur mise en page.

 

SYSTRAN Home Translator est la version de base, conçue pour une utilisation personnelle.

 

SYSTRAN 7 Business Translator est conçu spécialement pour les PME.

 

Origine : SYSTRAN est une compagnie française qui existe depuis plus de 40 ans!

 

Caractéristiques particulières : Comme Lindsay l’a expliqué dans son article (Wo)man versus Machine: The Last Stand, SYSTRAN a un fonctionnement hybride. Il allie les forces des deux types de traduction automatique, soit l’approche statistique et l’approche basée sur des règles. Ainsi, il est possible d’entraîner le système pour qu’il s’améliore au fil des utilisations. D’ailleurs, ses capacités d’apprentissage sont souvent vantées dans le site Internet de la compagnie. 

 

Commentaires : SYSTRAN peut fonctionner avec jusqu’à 52 paires de langues. Grâce à notre boîte à outils, nous avons accès à une version (un peu plus restreinte) du logiciel. Si vous avez envie de rigoler un peu, je vous suggère de procéder à des traductions successives (français – anglais, anglais – espagnol, espagnol – anglais, anglais – allemand, etc., puis une dernière fois vers le français). Le résultat est toujours très surprenant! Éclats de rire garantis!

 

Déclaration pleine de fierté : « SYSTRAN est le leader mondial des technologies de traduction automatique, et commercialise des solutions et des produits innovants qui facilitent la communication multilingue des entreprises et des particuliers. »

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-27

Pour ce qui est de la localisation (L10n), le roi de la jungle, c’est Lionbridge. Je vous présente aujourd’hui ce chef de file en matière de solutions SaaS.

 

6) Lionbridge

 

 

Produits vedettes : Tous les produits de Lionbridge relèvent de la technologie des logiciels services (Software as a Service – ou SaaS – en anglais). Ainsi, l’utilisateur doit s’abonner pour profiter des outils offerts par Lionbridge, mais il n’a rien à acheter ou à télécharger sur son ordinateur.

 

GeoWorkz : Il s’agit d’une plateforme où les professionnels de l’industrie langagière peuvent avoir accès à des offres d’emploi, à des ressources et à des outils de traduction assistée par ordinateur.

 

Translation Workspace : Intégré à la plateforme GeoWorkz, Translation Workspace est un outil de TAO qui allie gestion de projet et gestion linguistique (glossaires et mémoires de traduction).

 

GeoFluent : Il s’agit d’un outil de traduction automatique en temps réel conçu pour la traduction de sites Web et le clavardage.

 

Origine : Lionbridge a été fondée en 1996 et son siège social se trouve au Massachusetts. La compagnie n’offre pas seulement des outils de technologies langagières, mais elle propose aussi des services de traduction, de localisation, d’interprétation et de création de contenu.

 

Caractéristiques particulières : Lionbridge se distingue par son utilisation avant-gardiste du modèle SaaS. Cette compagnie langagière s'affiche comme étant une pionnière dans le domaine.

 

Commentaires : Avec un chiffre d’affaires de 405 millions de dollars en 2010 et des bureaux mondiaux dans 26 pays, il va sans dire que Lionbridge fait vraiment partie des incontournables de l’industrie langagière.

 

Et, pour une fois, je ne trouve rien à redire sur la localisation du site Web de la compagnie. C’est impeccable.

 

Déclaration pleine de fierté : « Lionbridge is the leading provider of translation, development and testing solutions that enable clients to create, release, manage and maintain their technology applications and Web content globally. »

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-27

Je vous présente aujourd’hui un autre gros joueur de l’industrie langagière.

 

Il ne fait pas partie de notre boîte à outils, mais, qui sait, un de nos employeurs futurs nous demandera peut-être de travailler avec ce logiciel!

 

5) Atril-PowerLing

 

 

Produit vedette : Déjà Vu, un logiciel de TAO. La dernière version, DéjàVuX2, DVX2 pour les intimes, est sortie au mois de mai 2011.

 

Origine : À l’origine, Atril était une compagnie espagnole dont la fondation remonte à 1993. En avril, une société française, PowerLing, qui distribuait déjà le logiciel Déjà Vu dans plusieurs pays depuis 2009, est devenue l’actionnaire majoritaire de la compagnie. Selon le communiqué de presse annonçant cette acquisition, « cet investissement a pour but de déployer les moyens nécessaires en R&D et accélérer le développement commercial des logiciels Déjà Vu dans le monde ».

 

Caractéristiques particulières : Selon les commentaires que j’ai pu lire sur le Web, la version 2 de Déjà Vu X était annoncée comme imminente depuis septembre, mais elle s’est fait attendre jusqu’au mois de mai. Il existe plusieurs versions du logiciel DVX2 (Standard, Professional, Workgroup, etc.), pour répondre aux besoins et aux contraintes budgétaires des utilisateurs potentiels. D’ailleurs, les étudiants en traduction ont la possibilité d’obtenir un rabais de 50 % à l’achat des versions Standard (qui coûte normalement 290 euros, ce qui n’est pas si cher quand on compare avec certains autres outils) et Professional (690 euros). Il est également possible de télécharger gratuitement une version d’essai pour 30 jours.

 

Commentaires : Selon le site Web d’Atril : « Plus de 3 000 sociétés de traduction et entreprises et plus de 8 500 traducteurs indépendants à travers le monde nous font confiance. » Pas mal! Et j’imagine qu’ils ont dû perdre pas mal de plumes durant le délai entre l’annonce de la 2e version et le lancement officiel. J’ai d’ailleurs lu quelque part qu’une utilisatrice exaspérée par l’attente avait fait le saut vers… memoQ! J’ai trouvé que leur site était plutôt bien localisé en français, si l’on fait abstraction de tous les dérivés francisés du mot upgrade, comme dans « Upgradez vers DVX2 » et « Nous vous souhaitons une bonne upgrade! »… frown

 

Déclaration pleine de fierté : « Déjà Vu is the most powerful and customizable Computer Aided Translation (CAT) system. » 

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-11

Aujourd’hui, je traiterai de deux compagnies dont je n’ai malheureusement jamais eu la chance de tester les produits. Je vous vois déjà vous demander : « Pourquoi diable nous en parles-tu si tu ne les connais pas? » Eh bien, je m’explique.

 

Comme Julian l’a si bien expliqué dans son dernier billet, il est très difficile de procéder à l’évaluation d’un logiciel d’aide à la traduction. À mon avis, la tâche est encore plus ardue quand on ne connaît même pas les différentes options qui s’offrent à nous.

 

Avant de suivre mon cours d’outils informatiques avancés, je n’avais jamais touché à un logiciel de TAO. Certes, des noms comme « SDL Trados » et « MultiTrans » ne m’étaient pas inconnus, mais ces entités demeuraient plutôt abstraites pour moi. En outre, je savais qu’il existait des outils de traduction automatique, mais de là à savoir que « Systran » en faisait partie… Ouf! Aucune idée!

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’aime bien mettre des « visages » sur les noms.

Aujourd’hui, maintenant que j’en sais un peu plus sur les TL, je suis en mesure de reconnaître chacune de ces compagnies et même d’énoncer brièvement ce qu’elles ont à nous offrir… Et j’en suis bien contente! C’est pour cela que j’ai décidé de vous présenter cet aperçu de quelques compagnies de technologies langagières.

 

Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une comparaison exhaustive entre les différentes fonctions de chaque logiciel! J’espère tout de même que ces renseignements se révéleront utiles pour certains d’entre vous.

 

3) Wordfast LCC

 

Logo de Wordfast

 

Produits vedettes : Wordfast Professional (outil de localisation), Wordfast Classic (outil de TAO), Wordfast Anywhere (outil en ligne gratuit qui allie les fonctions de Wordfast Professional et de Wordfast Classic).

 

Origine : Wordfast LCC est une compagnie états-unienne.

 

Caractéristiques particulières :

J’ai essayé de m’amuser un peu avec la version gratuite (Wordfast Anywhere). Malheureusement, je n’avais pas de mémoire de traduction sous la main ni de projet de traduction… Impossible, par conséquent, de faire des tests très poussés. Par contre, j’ai pu assez facilement identifier les principales fonctions de cet outil, dont l’utilisation me semble assez intuitive.

Pour ce qui est de l’outil de TAO (Wordfast Classic), il s’intégrerait tout naturellement à Microsoft Word, sous forme de complément (add-on). J’imagine, par conséquent, qu’il doit être assez facile d’utilisation pour les traducteurs qui travaillent quotidiennement avec ce texteur.

 

Commentaires : Selon les statistiques énoncées sur le site Web de la compagnie, 25 000 traducteurs partout dans le monde utilisent la technologie Wordfast, et ce, dans presque toutes les langues. Impressionnant!

 

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue par la « localisation » de leur site Internet. Une multitude de langues sont affichées en bas de l’écran, mais, en réalité, seulement quelques pages sont traduites…

 

Finalement, voici leur déclaration pleine de fierté : « Wordfast LLC is the world’s second largest provider of Translation Memory software solutions. »

 

J’aime particulièrement leur honnêteté, le fait qu’ils n’aient pas honte de se déclarer bons deuxièmes! cheeky

 

4) Kilgray Translation Technologies

 

Logo de Kilgray

 

Produits vedettes : memoQ (mémoire de traduction), memoQ server (pour la traduction collaborative) et Qterm (outil de gestion terminologique)

 

Origine : Kilgray a été fondée en 2004 en Hongrie.

 

Caractéristiques particulières : L’approche publicitaire de Kilgray est particulièrement dynamique. Je ne sais pas si elle s’adresse spécifiquement aux membres de la génération Y, mais on dirait que je me sens particulièrement interpelée par leur stratégie de marketing. D’abord, la compagnie est très active dans les médias sociaux. Pas un jour ne passe sans qu’un nouveau commentaire élogieux à l’égard de memoQ ne soit publié sur Twitter par un utilisateur ravi. Kilgray organise chaque année un événement où les utilisateurs peuvent se réunir, le memoQfest. N’est-ce pas festif à souhait? De plus, les gens qui constituent leur équipe sont dotés d’un bon sens de l’humour. Jetez un coup d’œil à leur blogue « May the Q be with you! » ou suivez-les sur Twitter, vous en serez convaincus! Récemment, la compagnie a aussi annoncé qu’elle avait réalisé plus de ventes que SDL Trados pour une période donnée de quatre jours au mois de mars, ce qui, paraît-il, est exceptionnel. Enfin… Je ne sais pas si c’est de la poudre aux yeux, mais Kilgray me paraît être la compagnie la plus divertissante et, certainement, la plus branchée ces temps-ci!

 

Commentaires : Selon certains, l’enthousiasme débordant des utilisateurs s’apparente presque à celui des adeptes d’une secte… J’ai aussi lu cette comparaison, qui m’a beaucoup fait rire, sur Twitter : « memoQ est comme une fille de joie. C’est trop facile! Vous n’avez qu’à payer et vous obtenez exactement ce que vous voulez! » (ma traduction). Bref, Kilgray semble avoir le vent dans les voiles. Tout le monde semble raffoler des produits qu’ils proposent… Simple publicité ou reflet de la réalité? Je serais bien curieuse d’essayer leurs outils!

 

Déclaration pleine de fierté : « Kilgray is the world’s fastest growing translation technology vendors. »

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je crois que cette compagnie sera à surveiller au cours des prochaines années!

 

Voilà pour Wordfast et Kilgray. Ces deux outils ne font pas partie de notre boîte à outils, mais si vous avez déjà eu la chance de travailler avec l’un ou l’autre des outils mentionnés dans cet article, j’aimerais beaucoup connaître votre avis à ce sujet!

 

La semaine prochaine, je me pencherai sur DéjàVu et Lionbridge!

 

Myriam Legault-Beauregard
Read Blog
View Profile
Published by legm27@uqo.ca on 2011-06-10

La meilleure compagnie de technologies langagières!

Ah vraiment?

Croyez-moi, beaucoup de compagnies de technologies langagières ont cette prétention...

C’est avec un brin d’humour que je vous en présente deux aujourd’hui . Chaque semaine, j'en ajouterai quelques-unes. Évidemment, il serait irréaliste de toutes les lister ici. Je me concentrerai donc sur celles qui me semblent prendre le « plus de place » dans le paysage des TL actuellement. Vous remarquerez que chaque compagnie semble vraiment fière de ses produits et n’hésite pas à se déclarer « the best of its kind »!

Tous les faits proviennent des sites de compagnies, mais je tiens à préciser que les commentaires sur les produits ne reflètent que mon opinion personnelle… =)

  

1) SDL international

 

Logo de SDL

 

Produits vedettes : SDL offre plusieurs produits différents, comme MultiTerm (gestion de la terminologie), LanguageWeaver (traduction automatique), l’incontournable SDL Trados (la mémoire de traduction) et bien d’autres.

 

Origine : La compagnie est basée au Royaume-Uni, mais elle possède des bureaux partout dans le monde. Trados, avant d’être achetée par SDL, était une compagnie allemande.

 

Caractéristiques particulières : SDL est l’un des plus grands joueurs de l’industrie. En 2010, leurs revenus s’élevaient à la mirobolante somme de 203,5 millions de livres… J’ai eu l’occasion de me familiariser avec SDL Trados 2009 dans le cadre de mon cours d’Outils informatiques avancés. Je ne peux pas dire que ce logiciel soit mon préféré, et ce, pour plusieurs raisons. Pour faire court, disons que j’ai trouvé l’interface particulièrement peu conviviale. En outre, j’ai un peu de difficulté à comprendre pourquoi quelqu’un choisirait de travailler avec une mémoire de traduction classique (segments décontextualisés) alors que les mémoires textuelles existent… Enfin, si l'entreprise a autant de succès, j'imagine qu'elle doit bien avoir des points positifs. J'avoue que je n'ai pas testé le logiciel de fond en comble.

 

Autres commentaires : « Avez-vous déjà utilisez SDL Trados Studio 2009? » ou encore « Êtes-vous nouveau avec SDL Trados? » sont des questions qui vous seront posées si vous visitez la version française du site du logiciel… Je ne peux m’empêcher de sourire en voyant que de telles erreurs subsistent sur le site d'une compagnie aussi importante.

 

Je termine cette courte présentation avec la déclaration pleine de fierté par laquelle la compagnie commence tous ses communiqués de presse : « SDL, the leading provider of Global Information Management solutions… »

 

2) MultiCorpora

 

Logo de MultiCorpora

 

Produit vedette : MultiTrans Prism

 

Type d’outil : J’ai découvert aujourd’hui même que MultiTrans avait évolué! Je connaissais déjà MultiTrans, la mémoire de traduction textuelle qui permettait aussi d’assurer une gestion terminologique grâce au module TermBase. À cela s’est tout récemment ajouté un volet « gestion de projet » : Prism, pour Projet, Rendement du capital investi, Interopérabilité, Super puissance, Multiligue.

 

Origine : Compagnie bien de chez nous, MultiCorpora a son siège social à Gatineau!

 

Caractéristiques particulières et commentaires : J’aime particulièrement l’aspect « clé en main » de MultiTrans. Au lieu de vendre tous ses produits séparément, comme on le fait chez SDL, MultiCorpora choisit d’inclure les nouvelles solutions aux produits déjà existants. J’ai eu la chance de travailler avec MultiTrans (la dernière version avant l’arrivée de « Prism ») dans le cadre de deux cours cette année. Je dois d'abord avouer que j’ai trouvé la rédaction de fiches terminologiques un peu ardue. En effet, les champs étaient petits et le logiciel n’était pas capable de conserver le format du texte qu’on y copiait (espaces insécables et italique, par exemple). Par contre, j’ai beaucoup apprécié le fait que l’on puisse définir soi-même les champs des fiches. Pour ce qui est de la mémoire de traduction, j’ai pu constater que l’alignement se faisait très bien dans la plupart des cas, grâce au module « ListBuilder », qu’il était très agréable d’avoir accès au contexte et que la prétraduction se faisait de façon conviviale.

 

Voici les déclarations plutôt modestes avec lesquelles la compagnie commence ses communiqués de presse : « MultiCorpora R&D Inc, une entreprise de technologie langagière… », « MultiCorpora, fournisseur de solutions et d'expertise en technologie langagière de pointe... ». Par contre, le slogan qui apparaît sous leur logo est «Les experts en technologie langagière»!

 

Pour conclure, je vous invite à tester vous-mêmes ces logiciels, car ils sont tous les deux accessibles par le biais de la boîte à outils! =)

 

Dans mes prochains billets, je m'intéresserai aux entreprises suivantes :

WordFast

Kilgray

DéjàVu

Lionbridge 

Systran

PROMT

Terminotix

Lingotek

 


1 2