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Premier Colloque étudiant du

Département d'études langagières

Langagiers, langagières, unissons nos voies!

Université du Québec en Outaouais

Vendredi 27 mars 2015

  

L’année 2014-2015 marque l’inauguration de la maitrise en études langagières de l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Afin de souligner cet événement, nous vous invitons au tout premier Colloque étudiant du Département d’études langagières. Ce sera l’occasion pour les chercheurs émergents et chevronnés de se réunir et d’échanger sur une problématique transversale : la nécessité pour le champ Études langagières d’unir ses voies multiples. Les études langagières renvoient aussi bien aux activités liées à la langue et à la communication (traduction, rédaction, révision, terminologie, linguistique, adaptation et localisation), qu’aux domaines scientifiques relatifs à ces activités professionnelles (rédactologie, traductologie, terminotique, textique, etc.). Cette définition s’inspire largement de celle du langagier, une « personne qui exerce une activité professionnelle en relation avec le langage (traducteur, rédacteur, terminologue…)

 

PROBLÉMATIQUE

La société du savoir engendre une prolifération des informations en circulation, des genres de textes publiés, des types de publics, des outils de communication, des aptitudes exigées des professionnels, des contacts interculturels et interlinguistiques, pour ne citer que ces exemples. De plus, cette société du savoir se caractérise par une communication mondiale entre individus de tous horizons géographiques, appelés à interagir et à résoudre des problèmes complexes. Les compétences langagières n’ont jamais eu autant d’importance.Pourtant, le domaine langagier, comme plusieurs autres domaines du secteur tertiaire au Canada, souffre d’invisibilité. Celle-ci touche la valorisation des professions, qui tardent à être reconnues comme des champs d’expertise à part entière, mais elle affecte aussi le financement de la recherche, victime des constantes réductions budgétaires en sciences humaines.

 

OBJECTIFS

Ce premier colloque étudiant a comme objectif de favoriser le dialogue et la convergence des multiples disciplines des études langagières vers une problématique commune : l’importance de valoriser la recherche et les professions langagières. Il s’agit en outre d’une occasion de susciter l’engouement de la relève pour la recherche et de faire le pont entre les générations de chercheurs (émergents et établis) pour qu’ils puissent réfléchir et échanger sur les voies des études langagières. Le Colloque s’adresse à tous les étudiants à la maitrise et au doctorat dans l’une ou l’autre des disciplines des études langagières ainsi qu’à tout autre domaine connexe.

 

THÈMES ET SOUS-THÈMES

La réflexion suivra trois axes principaux qui se déclinent en plusieurs sous-thèmes. La liste n’est évidemment pas exhaustive.

  1. Études langagières et interdisciplinarité – Le premier axe mettra l’accent sur le caractère interdisciplinaire des études langagières et sur leur apport à la recherche scientifique :

  • traduction et littérature,

  • rédactologie et littératie,

  • linguistique textuelle et littérature,

  • adaptation,

  • recherche-création,

  • apport des autres disciplines : éducation, sociologie, administration, droit, sciences naturelles, informatique, etc.

 

  1. Études langagières et marché du travail – Ce deuxième axe orientera la réflexion vers la formation du langagier, l’évolution des professions langagières et les mutations du marché du travail :

  • éducation postsecondaire (curriculum, pédagogie, didactique, etc.),

  • éducation informelle,

  • formations et partenariats,

  • types de compétences,

  • défis actuels et futurs du langagier,

  • rôle des paralangagiers,

  • !

    besoins du marché du travail.

  1. Études langagières et technologies – Enfin, le troisième axe ouvrira la réflexion sur les technologies langagières et les nouvelles plateformes de collaboration, de production et de diffusion :

  • rédaction et traduction web,

  • outils informatiques pour langagiers,

  • composante « humaine » des technologies,

  • traduction automatique et postédition,

  • développement technologique et sociologie des organisations,

  • types de collaborations et profils des contributeurs.

  

!

MODALITÉS DE SOUMISSION

DES PROPOSITIONS DE COMMUNICATION

Langue des communications : français

Durée des communications : 20 minutes

Les personnes intéressées sont priées de remplir le Formulaire de soumission et de ne soumettre qu’UNE proposition (les propositions individuelles multiples ne seront pas considérées) à l’adresse colloque.langagiers@uqo.ca.

Votre proposition de communication devra comporter les éléments suivants :

  1. Le titre de la communication;

  2. Le nom de l’auteur de la communication ainsi que ses coordonnées (adresse courriel et nom de l’université);

  3. Le résumé de la communication (de 300 à 400 mots), suivi des références des ouvrages cités;

  4. Une brève biobibliographie (75 mots) de l’auteur de la communication;

  5. Un court paragraphe (75 mots) dans lequel vous justifiez la pertinence de votre communication dans le cadre de ce colloque et précisez l’axe et le thème dans lesquels s’inscrit votre communication.

 

 

Échéancier :

Date limite de soumission : 16 février 2015

Décision du Comité scientifique : 27 février 2015

Diffusion du programme préliminaire : 12 mars 2015 (dans le site du colloque)

Publication des Actes du Colloque en ligne : détails transmis ultérieurement

 

 

Comité scientifique :

Bernadette Kassi, Ph. D. (présidente)

Natalia Dankova, Ph. D.

Michèle Laliberté, Ph. D.

Iulia Mihalache, Ph. D.

Madeleine Stratford, Ph. D.

Annie Duplessis, B.A.

Myriam Legault-Beauregard, B.A.

Laurence Pelletier, B.A.

 

Comité d’organisation :

Bernadette Kassi, Ph. D. (présidente)

Marie-Josée Goulet, Ph. D.

Iulia Mihalache, Ph. D.

Annie Duplessis, B.A.

Myriam Legault-Beauregard, B.A.

Geneviève Lessard, B.A.

Laurence Pelletier, B.A.

Mélanie Rivet, B.A.

 

 

Pour toute demande d’informations complémentaires, n’hésitez pas à communiquer avec nous à l’adresse suivante : colloque.langagiers@uqo.ca.

FORMULAIRE DE SOUMISSION (TÉLÉCHARGER)

Langagiers, langagières, unissons nos voies!

http://unissonsnosvoies.e-monsite.com/

 

 

Source: http://unissonsnosvoies.e-monsite.com/

Martine Yeo
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On connaissait déjà Antidote, correcteur et aide à la rédaction inestimable et ami indispensable des traducteurs et rédacteurs. Eh bien, Antidote a dorénavant de la compétition : Le Robert correcteur vient de sortir.

 

Je ne l’ai pas encore essayé, mais je vais le faire sans tarder. Cet outil est accessible gratuitement pendant 30 jours, alors profitez-en ! Voici l’adresse :

 

 http://www.lerobert.com/correcteur/index.php

 

Équipe de LinguisTech
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Bonjour, je vous invite à lire cet article sur la TÉLUQ qui parle entre autres, du défi que représente l’évaluation des compétences langagières lors des processus de recrutement de candidats en entreprise. Vraiment enrichissant!

 

http://www.lesaffaires.com/dossier/industrie-de-la-langue/evaluer-le-langage-des-travailleurs-le-defi-quotidien-de-la-teluq-/57086

 

Katia Brien-Simard
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Lorsque je suis allée au centre commercial pour faire photographier mon fils avec le Père Noël, une affiche indiquait la venue prochaine des « pentins du Père Noël ». Consternée, je m’adresse à la personne qui se trouve à l’accueil pour lui faire remarquer qu’il devrait plutôt être écrit pantins. La mine déconfite, l’homme me rétorque que ce sont bel et bien des pentins, et que puisqu’ils sont spéciaux, la graphie du mot l’est elle aussi. Puis, de se tourner vers sa collègue en lui demandant, de façon très audible, de corriger le tir! Situation suivie de la fameuse tirade sur la complexité de la langue française. « Pourquoi les mots ne sont-ils pas toujours écrits de la façon dont ils sont prononcés?  Pourquoi doit-on écrire doigt, alors qu’on ne prononce pas le g? », me demande-t-il, l’air exaspéré.

 

Eh bien, mon cher monsieur, j’ai envie de vous répondre que ces lettres, tout comme les signes diacritiques, nous permettent de distinguer des concepts lorsque nous lisons des mots et/ou les prononçons, mais surtout que cela fait partie du précieux héritage des langues d’origine latine et que ces complexités témoignent de la richesse culturelle du français.

 

Un petit survol historique nous permettra de mieux comprendre ces traces laissées par les conquêtes, les invasions et les contaminations linguistiques, car « le français s’est tout au long de son histoire enrichi des diverses langues avec lesquelles il a été en contact »1.

 

Lettres muettes

L’ancien français a profondément modifié la langue, même si de nombreux signes graphiques sont demeurés. Par exemple, entre les XIe et XIIIe siècles, « les diphtongues et les triphtongues se simplifient, soit par réduction à une voyelle simple ... ou à une voyelle précédée d’une semi-consonne »2. Ainsi, à un certain moment uø devient ø, comme dans : bœuf, œuf, cœur et vœu.

 

Dans le cas du mot doigt, il faut savoir que terme vient du latin populaire ditus, soit digitus, qui signifiait « doigt de la main, du pied » en latin classique. On comprend dès lors mieux que le g soit resté. Cela nous permet également de ne pas le confondre avec le verbe devoir, à la troisième personne du singulier de l’indicatif présent.   

 

Un mot comme automne vient d’un emprunt tardif au latin autumnus. Aulne est issu du lat. alnus,qui serait entré en contact avec alisa, utilisé dans les régions de la Meuse, de l’Escaut et du cours supérieur du Rhin3. Cela expliquerait la forme d’ancien français ausne. On aurait donc maintenu la graphie de l’un et la prononciation de l’autre.

 

Le mot grand vient du fonds primitif issu du latin classique grandis, d’où le maintien du « d » muet. Notons que la lettre « t » a également été utilisée au fil des siècles. Le mot août provient du latin augustus, en l’honneur de l’empereur Auguste, qui serait devenu en bas latin agustus au Ve siècle, puis aüst (aost), (d’où le maintien du « a », et même parfois de sa prononciation). Le mot coup est pour sa part issu du latin populaire colpus, « action de frapper »; du grec ancien kolaphos, « soufflet », d’où le maintien du « p ».

 

Signes diacritiques

Comme l’origine grecque du mot (diakritikos : qui distingue) l’indique, les signes diacritiques sont des « signes graphiques (point, accent, cédille) portant sur une lettre ou un signe phonétique, et destiné à en modifier la valeur ou à empêcher la confusion entre homographes »4. Par exemple, en ajoutant un tréma, la conjonction de coordination « mais » devient le substantif « maïs ».

 

Emprunts

Notre langue regorge d’emprunts aux langues avec lesquelles elles ont cohabité. Par exemple, le mot ananas est un emprunt au tupi-guarani, langue indienne du Brésil, a (arbre) et nana (parfumé). Caoutchouc vient pour sa part du maya caa (arbre) o chu (qui pleure).

 

De nombreux autres emprunts ont été faits aux langues autochtones, mais également à d’autres langues, dont l’anglais, l’arabe, l’espagnol, le grec, l’hébreu, l’italien, le portugais, les langues germaniques et scandinaves. Je vous invite à visiter le Portail linguistique du Canada pour en connaitre davantage sur l’origine de certains emprunts.

 

 

Bref, chaque particularité de la langue comporte une explication sociohistorique et il est intéressant de s’y pencher. Cela nous permet de mieux comprendre notre culture et de percevoir positivement ce que l’on considère trop souvent comme des complexités.

 


1 HUCHON, Mireille, Histoire de la langue française, Le livre de Poche, collection INÉDIT Littérature, Librairie Générale Française, 2002, p.282.

2 Ibid., p. 72.

3 http://www.cnrtl.fr/etymologie/aulne

4 Le Petit Robert 2011, Dictionnaires Le Robert, p.729.

 

Martine Yeo
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Un autre article et entretien avec Jean-François Ménard.

http://litterature.jeunesse.over-blog.com/article-un-traducteur-jean-francois-menard-64767442.html(external link)

 
Je vous invite tout particulièrement à regarder la vidéo de l’entretien. M. Ménard parle, entre autres, de son approche et de ses choix de traduction. Vraiment enrichissant !

http://www.wat.tv/video/montage-trad-harry-potter-esxs_2f1rz_.html(external link)

Martine Yeo
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Voici un entretien avec Jean-François Ménard, le traducteur qui s’est chargé de la traduction en français des 7 tomes de la série des Harry Potter. Très intéressant…

 
http://jeunesse.actualitte.com/personnalites/revelations-de-j-k-rowling-ce-qu-en-pense-le-traducteur-francais-711.htm(external link)

Martine Yeo
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La semaine dernière, j’ai publié un article du Dr François Grosjean qui m’avait vivement intéressée concernant la façon dont le cerveau d’une personne bilingue organise et traite les langues.

 

Cette semaine, fidèle à ma passion pour la médecine, je suis tombée sur plusieurs articles concernant une importante étude menée par Dre Suvarna Alladi et coll. Publiée le 6 novembre 2013, cette étude révèle que l’apprentissage et la pratique d’une deuxième langue retarderaient d’environ 4 ans et demi l’apparition de plusieurs formes de démence, dont la maladie d’Alzheimer, chez les personnes âgées.

 

Voir la suite de l'article

 

Charles Danten
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Le métier de traducteur est exigeant physiquement et mentalement. Suivre le rythme n’est pas toujours facile. La qualité peut en souffrir si ce n’est la santé. Certes, les gestes répétitifs conduisent aux blessures et aux maladies occupationnelles, mais ce ne sont pas les seuls responsables, la position assise en soi pose également problème, de gros problèmes. Dans une étude épidémiologique récente, de grande envergure, publiée dans le British Medical Journal, les chercheurs l’ont en effet associée à une baisse de longévité d’environ deux ans. Le cancer, le diabète, l’obésité et les accidents cardiovasculaires en sont la cause. Une autre étude américaine le confirme : rester assis devant un écran, jour après jour, pour plus de cinq heures par jour, augmente de 34 % le risque d’être victime d’insuffisance cardiaque. Or, en connaissez-vous beaucoup des traducteurs qui passent moins de cinq heures par jour assis devant leur écran?

 

Pour éviter les blessures et la fatigue, une bonne posture de travail est fondamentale, mais pour prendre en compte ces nouvelles données sur les dangers de la position assise, rester debout le plus souvent possible est aussi important sinon plus. Dans les magasins spécialisés en ergonomie, il est possible désormais d’acheter des tablettes ajustables qui se lèvent avec une simple manette. Parlez-en à votre employeur, demandez-lui de vous acheter ce genre d’équipement. Vous avez un droit de refus. Qu'attendez-vous pour le faire valoir? C’est une question de vie ou de mort, et le mot n’est pas trop fort. On peut aussi se mettre debout, systématiquement, toutes les heures, par exemple, pour s’étirer les jambes et favoriser la circulation. Un simple minuteur suffit. C’est beaucoup moins cher et tout aussi efficace.

 

Moi, par exemple, je passe systématiquement d’une position à l’autre. Je me suis construit un pupitre à bonne hauteur que j’utilise avec mon ordinateur portable lorsque je veux travailler debout. Pour me forcer à me lever et à bouger régulièrement, j’ai même placé tous mes dictionnaires à l’autre bout de la pièce, loin de mon bureau. À force, j’ai même développé une préférence pour la position debout. J’évite comme la peste, la position assise qui n’est pas naturelle. Nous sommes faits pour bouger. Dans la savane africaine où nous avons vécu pendant des millions d’années comme des nomades-cueilleurs-chasseurs, nous étions toujours en mouvement. L’activité physique est indispensable, aussi indispensable que l’oxygène, l’eau et une bonne alimentation. Dans les autobus et le métro, je m’assois rarement, et j’évite, en général, dans les limites du raisonnable, les escaliers roulants et les ascenseurs qui ne sont pas un bien pour les gens en bonne santé, mais un fléau. Je fais mes courses à pied dans mon quartier, au jour le jour, cela évite aussi le gaspillage. L’auto est un autre poison à éviter, un poison lent qui vous consume à petit feu en vidant votre compte en banque tout en détruisant la planète, non seulement par ses émissions à effets de serre, mais par sa fabrication. Saviez-vous qu’une très grande quantité d’eau potable est gaspillée pour fabriquer le métal dont elles sont faites? C’est une bonne idée par conséquent d’habiter à distance de marche de son bureau et de voyager par les transports en commun.

 

Avoir du travail est une bénédiction, mais en avoir trop ou pas assez, voire travailler dans des conditions indignes, est le chemin le plus court vers l’épuisement professionnel. La prévention a bien meilleur gout. Ne pas se laisser faire, s’entraider, dénoncer publiquement les exploiteurs, préférer la qualité à la quantité, facturer selon les normes du milieu, traduire dans son domaine, ne pas se laisser bousculer par des délais impossibles, bien planifier son temps, travailler dans une pièce réservée à cette fin, vivre selon ses moyens, se réserver des plages de repos, apprendre à relaxer, pratiquer des activités en dehors de son travail, faire de l’exercice physique régulièrement, bien manger et dormir, voir ses amis sont des moyens éprouvés de résistance.

 

Dans sa maison de Guernesey où il était en exil pour avoir dénoncé les abus de la classe politique et économique de son pays, Victor Hugo écrivait debout sur un pupitre face à la mer. Les misérables, un hymne à la misère et aux plus démunis, l’un des romans les plus célèbres de l’histoire est l’œuvre d’une personne qui se tenait debout… dans tous les sens du terme.

 

Faisons comme lui, restons debout.

 

Charles Danten

 

Martine Yeo
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Here is a fascinating article by Dr. François Grosjean that looks at how the brain organizes and processes the bilingual's languages. I thought I’d share it with you!

 

http://www.psychologytoday.com/blog/life-bilingual/201308/the-bilingual-brain 

 

Katia Brien-Simard
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Dans mes deux précédents billets, je vous exposais des expressions figurées qui intégraient des références animalières et corporelles.

 

Je vous propose aujourd’hui une autre série de ces expressions idiomatiques, qui, cette fois, font référence aux couleurs. Ce type d’expression est propre à chaque langue, ce qui fait qu’elles sont si vivantes. Voici donc quelques-unes de ces expressions colorées !

 

Voir rouge : avoir un accès de colère

Dérouler le tapis rouge : faire une grande cérémonie

Être la lanterne rouge : être le dernier

Être marqué au fer rouge : être troublé par un évènement

Tirer à boulets rouge : critiquer avec violence

Agiter le chiffon rouge : aborder un sujet controversé

Le téléphone rouge : ligne téléphonique directe entre le président des États-Unis et le secrétaire de l’URSS (guerre froide)1

Être sur la liste rouge : avoir un numéro de téléphone ne figurant pas dans l’annuaire

Être dans le rouge : ne plus avoir d’argent dans son compte bancaire

Être rouge comme un homard : être gêné, honteux ou brûlé par le soleil  

Alerte rouge : avertissement de la plus haute importance

Franchir la ligne rouge : franchir les limites

Fil rouge : idée conductrice

La planète rouge : Mars

L’Armée rouge : armée soviétique

Gardes rouges : milice de jeunes maoïstes durant la révolution culturelle2

Peau rouge : indien d’Amérique

Rire jaune : rire forcé

Voir jaune : être jaloux

Donner le feu vert : donner son aval

Avoir la main verte (ou le pouce vert) : être bon jardinier

En voir des vertes et des pas mûres : voir des choses déplaisantes

Se mettre au vert : effectuer un retrait à la campagne

Donner une volée de bois vert : critiquer violemment

Être encore vert : être vigoureux

Employer la langue verte : utiliser l’argot

Être un cordon bleu : être excellent dans le domaine culinaire

Avoir les bleus ou être bleu marin(e) : être fâché

Avoir une peur bleue : avoir une peur inouïe

Bas-bleu : une femme savante (pédante)

Être fleur bleue : être sentimental

Avoir du sang bleu : être issu d’une lignée de nobles

L’or bleu : eau (richesse représentée par la mer)

La planète bleue : Terre

N’y voir que du bleu : se faire leurrer

Broyer du noir ou voir tout en noir : être pessimiste

Entrer dans une colère noire : se mettre vivement en colère

L’or noir : pétrole

Travailler au noir : travailler illégalement

Noir comme chez le loup : obscurité totale

Faire travailler sa matière grise : réfléchir

La nuit, tous les chats sont gris : désigne la faciliter à tromper lors de difficultés

Être blanc comme neige : être innocent

Montrer patte blanche : prouver son identité afin d’entrer dans un lieu

Être blanc : avoir mauvaise mine, n’être pas bronzé ou pâlir sous le coup de l’émotion

Une nuit blanche : Une nuit sans sommeil

Donner carte blanche : Laisser quelqu’un faire ce que bon lui semble

Manger son pain blanc : traverser une période heureuse

Un merle blanc : chose rarissime

Un mariage blanc : mariage ayant pour but des bénéfices administratifs

Bonnet blanc et blanc bonnet : lorsque que l’on présente deux situations qui paraissent différentes mais qui sont pareilles ou semblables

Connu comme le loup blanc : Une personne connue

Histoire cousue de fil blanc : Histoire dont la fin est prévisible

Faire chou blanc : Échouer

Blanc-bec : jeune homme inexpérimenté et prétentieux

Voix blanche : voix sans timbre

Des vers blancs : vers qui ne riment pas

Arme blanche : qui n’est pas une arme à feu 

Voir la vie en rose : être optimiste          

Voir des éléphants roses : halluciner

Être marron : être berné

Tirer les marrons du feu : prendre des risques pour autrui

En voir de toutes les couleurs : vivre des choses agréables et désagréables.

 

Au fil de mes recherches, j’ai fait plusieurs découvertes intéressantes, notamment en ce qui a trait à l’origine de ces expressions. Leur ancrage historique est très révélateur de notre richesse culturelle. Un site Web3 et une vidéo YouTube4 expliquent d’ailleurs bon nombre de celles proposées dans ce billet.

 

Tous les moyens sont bons pour décrire les apparences et les états d’âme. Une chose est sûre; avec autant d’expressions, tout le monde peut montrer ses couleurs ! 

 

 

Plusieurs expressions tirées du site FrançaisFacile.com :

http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-89954.php

…et du blogue Paris Monterrey :

http://www.parismonterrey.com/blog/2012/05/10/expressions-avec-couleurs/


 

1 http://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge

2 Ibid.

3 http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/

4 http://www.youtube.com/watch?v=Xf9ULigyrRQ

 

Martine Yeo
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L’ATAA (l’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel) a lancé L’écran traduit, une nouvelle revue semestrielle consacrée à la traduction audiovisuelle sous toutes ses formes. Elle est accessible en ligne gratuitement, et c’est une ressource formidable pour tous ceux et toutes celles qui, comme moi, s’intéressent à ce secteur.

 

Vous trouverez les numéros 1 (hors-série), 1 et 2 à cette adresse : http://ataa.fr/revue/. Ils sont en format PDF et vous pouvez donc les télécharger et les sauvegarder.

 

Bonne lecture !

 

Charles Danten
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Récemment, j’ai répondu ceci à une pigiste qui demandait sur LinkedIn des conseils pour trouver des clients. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à m’en faire part, je pourrais les poster sur LinkedIn en réponse à cette question ou faire un lien vers ce blogue.

***

J'ai les mêmes difficultés que vous, j'essaie depuis plus de six mois de me trouver des clients, mais mes efforts n'ont pas encore été récompensés. Les temps sont durs et les clients difficiles à trouver, d'autant plus que le milieu langagier est extrêmement compétitif. La demande semble beaucoup plus forte que l'offre, un phénomène qui se traduit par une chute des prix. Est-ce voulu, précisément pour cette raison? La question s'impose compte tenu des conditions actuelles du marché. Ou est-ce une conséquence des coupes budgétaires de Steven Harper? C’est fort possible aussi. 

 

Mais je ne désespère pas pour autant.

 

Pour se faire connaitre, le développement des affaires s'impose. Il s'agit de se démarquer en écrivant des articles, en faisant du réseautage, en répondant à des questions comme la vôtre, voire en les posant, et en travaillant parfois bénévolement pour des causes charitables. Acquérir de l’expérience en participant à un atelier, en faisant un stage et en acceptant de travailler à prix coupés pour les agences et les cabinets de traduction est presque un droit d’entrée. Se joindre à une association comme la SQRP et l’ATAMESL, suivre un programme de mentorat, mettre une annonce sur des sites comme Le grenier aux emplois sont aussi des stratégies à prendre en considération.

 

Solliciter les clients directement avec des offres de service est aussi un bon moyen de se faire connaître. Vous les trouverez ces futurs clients dans les pages jaunes et en épluchant les sites Internet qui sont susceptibles de vous donner du travail dans votre domaine. Communiquer au préalable avec la personne responsable pour annoncer l'envoi de votre offre de service est une bonne idée. Mais avant de passer à cette étape, j’attendrais d’avoir un peu d’expérience. Vous n’aurez qu’une seule chance, ne la manquez pas en faisant des erreurs ou en livrant un travail de mauvaise qualité.

 

Un jour ou l’autre, à force de persévérer, quelqu’un vous donnera une chance. Il s’agit d’amorcer « la pompe à contrats », le bouche-à-oreille fera le reste. C’est plus ou moins comme cela dans tous les domaines. Il ne suffit pas d’avoir un diplôme en poche pour réussir. Il faut savoir se mettre en valeur non seulement par la qualité de son travail, mais par sa persévérance. « Il n’y en aura pas une de facile, mes petits gars » disait à ses joueurs, Claude Ruel, l’ancien entraineur des Canadiens de Montréal. Il y a une sélection, c’est normal. Le capitalisme est impitoyable.

 

Dans le domaine langagier, il faut compter en général deux à trois ans pour s’établir, selon un webinaire que j’ai suivi sur le site de pigistes Proz. Mais ce n’est pas une règle générale. Certains n’ont aucun problème, d’autres n’y arrivent jamais ou vivotent pendant toute leur carrière. On trouve de tout et son contraire. Mais si vous avez du talent et un peu de chance, si vos prix sont raisonnables et si vous êtes déterminé à réussir, vous finirez par percer. 

 

Dans ces deux livres, vous trouverez des trucs pour trouver des clients, mais prudence, les livres, les conférences sont entre autres des moyens de vendre ses services et de se faire connaître. Les conseils proposés dans ces livres ne sont pas toujours pratiques ou porteurs. On peut aussi y trouver refuge, au lieu de se prendre en main :

 

François Gauthier (2010). Objectif clients. Un guide pour traducteurs et autres travailleurs autonomes du domaine langagier. Linguatech.

 

Jean-Benoît Nadeau (2007). Le guide du travailleur autonome. Tout pour faire carrière chez soi. Québec Amérique.

 

Cette conférence de Magistrad, École de perfectionnement en traduction, annoncée pour le 4 mars 2014, semble prometteuse, mais dépêchez-vous de vous inscrire, c’est 85 $, si vous êtes intéressé, car le nombre de places est limité :

 

« Initiation à la recherche de clients »

 

Bonne chance,

 

Charles Danten, traducteur médical, MA trad., réd. a.

Services linguistiques en médecine et en santé

charles_danten@outlook.com

514.731.1992 

 

Martine Yeo
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Linguee est un dictionnaire et outil de recherche de traductions bilingues très utilisé par les langagiers. À l’heure actuelle, Linguee compte plus d’un million d’utilisateurs chaque jour. Bien qu’il faille faire preuve de discernement et de prudence quant à la fiabilité des sources des traductions figurant dans Linguee, cet outil contient un énorme corpus de traductions qui peut s’avérer fort utile pour les langagiers.   

 

Tout récemment, les concepteurs de Linguee ont ajouté 6 langues supplémentaires aux 5 langues déjà existantes : le chinois, le japonais, le russe, le polonais, l’italien et le néerlandais. Ils ne comptent pas s’arrêter là et prévoient d’en ajouter encore bien d’autres. Vous trouverez ici un article plus détaillé à ce sujet (en anglais) :

 

http://www.linguee.com/press/EN/2013-12-04_LingueePressRelease.pdf.

 

Sylvie Lemieux
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Qu'est-ce qui distingue notre travail de la traduction machine? Beaucoup de choses, mais entre autres, notre sens de l'organisation et notre créativité. Le premier nous permet de structurer les connaissances véhiculées par les textes que nous traduisons. Tout texte, qu'il soit narratif, informatif ou argumentatif, appartient à un domaine de connaissances (p. ex., droit, environnement) : il contient des concepts, plus importants les uns que les autres, qui sont reliés entre eux par des relations diverses. C'est ce qui fait le canevas de votre texte. Vous appréhendez souvent ces relations intuitivement, à mesure que votre traduction progresse, mais pas toujours d'une façon qui me semble satisfaisante. La recherche du mot ou d'une expression juste accapare tellement votre esprit que vous n'avez pas vraiment le temps de broder votre canevas.  (À suivre sur à tradinterinc.blogspot.ca)

 

Sylvie Lemieux
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Lorsque vous traduisez, vous voulez vous surpasser pour livrer une traduction de qualité dans les délais fixés et vous vous astreignez à une certaine rigueur. Performance et discipline sont deux valeurs que vous partagez sans doute avec vos collègues traducteurs. Animés par le souci de produire un texte à la hauteur des attentes de votre client, vous pouvez faire appel en toute confiance à vos compétences de rédacteur dans votre langue maternelle. Mais comment faire? Comment garder confiance devant les aléas d'une conjoncture aussi incertaine que celle que nous connaissons actuellement en traduction?

 

Sylvie Lemieux
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The concept of self-esteem is rooted in two basic human needs: the sense of belonging and the need for power and recognition.

 

We build our sense of belonging in leisure, in our love life, as well as with our children, friends, and colleagues.  All human must receive a certain level of affection, attention, and love from their friends and relatives.

 

We fulfill the need for power and recognition by surronding ourselves with people who recognize that, from time to time, we have important things to say. We all feel the need to be competent, exert some sort of influence over others, and know that we can win in certain situations.

 

See tradinterinc.blogspot.ca

 

Sylvie Lemieux
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L'estime de soi passe par deux besoins fondamentaux : le sentiment d'appartenance et le besoin de pouvoir et de reconnaissance.

 

Notre sentiment d'appartenance, nous le ”tricotons” dans nos loisirs et notre vie amoureuse, avec nos enfants, nos amis et nos collègues.  Tout être humain doit sentir qu'il reçoit de ses proches, l'affection, l'attention et l'amitié dont il a besoin.

 

Notre besoin de pouvoir et de reconnaissance, nous y répondons en nous entourant de gens qui reconnaissent de temps à autre que nous avons des choses importantes à dire. Nous avons tous besoin de nous sentir compétents et d'avoir de l'influence, de sentir que nous pouvons gagner.

 

La suite à tradinterinc.blogspot.ca

 

Sylvie Lemieux
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Les mémoires de traduction sont là pour rester, ne nous le cachons pas!  Mais elles ne doivent pas nous empêcher de travailler dans le plaisir et la bonne humeur (autant que faire se peut), en exerçant notre curiosité et en étant perfectionniste. La suite à tradinterinc.blogspot.ca.

 

Équipe de LinguisTech
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LinguisTech donne régulièrement une vitrine aux professeurs du milieu de la traduction. Pour cette édition, nous avons décidé de donner la parole à Jean Quirion, professeur à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa. Couramment impliqué avec LinguisTech, notamment dans l’élaboration de la CERTT, M. Quirion est un homme passionné et impliqué dans son domaine. Voici l’entretien que le professeur a généreusement donné à notre équipe.

 

 

1-      Parlez-nous brièvement de votre parcours professionnel et académique

 

R. J’ai complété un baccalauréat, ainsi qu’une maîtrise en traduction à l’Université Laval. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’acquérir de l’expérience sur le marché du travail dans le secteur privé chez IBM et le secteur public au Bureau de la traduction. C’est à l’Université de Montréal que j’ai pu faire mon doctorat, ce qui m’a permis d’enseigner à l’Université du Québec en Outaouais pour 12 années, pour finalement me retrouver comme enseignant à l’Université d’Ottawa où je travaille présentement. 

 

2-      Comment en êtes-vous arrivé à recevoir le prix de Bénévole de l’année au Canada, Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada en 2010?

 

R. Je me le demande encore! En fait, des collègues ont voulu que soit reconnu mon engagement de longue date au sein du Comité mixte sur la terminologie au Canada (CMTC).

 

Parlons un peu du CMTC. Le mandat du comité est de promouvoir la terminologie sous toutes ses formes et de toutes les façons. Le Répertoire des terminologues au Canada a vu s’auto-inscrire à ce jour plus de 250 terminologues et terminophiles. Le comité publie régulièrement des informations sur son site ainsi qu’aux membres du répertoire. Le nouveau site du CMTC sera d’ailleurs lancé en février prochain. De plus, il organise régulièrement colloques et journées d’étude sur divers aspects de la terminologie. C’est donc un honneur d’avoir été reconnu par le CTTIC.

 

3-      Quels sont les défis que pose l’enseignement des technologies langagières comparativement aux années précédentes?

 

R. Les défis sont moindres aujourd’hui. Il y a une quinzaine d’années, les compétences de base en informatique n’étaient pas acquises par les étudiants. Cela ralentissait considérablement le travail d’acquisition des logiciels spécialisés pour langagiers, qui étaient eux-mêmes, à l’époque, moins conviviaux qu’aujourd’hui. Sauf exception, les étudiants entrent aujourd’hui à l’université avec une culture informatique considérable. Ils sont familiers avec la technologie et s’attendent à l’utiliser dans l’exercice de leurs fonctions. Le travail de conviction est donc moindre aujourd’hui qu’il ne l’a déjà été.

 

Cela dit, nombre d’aspirants traducteurs ont une vision romantique de la profession : traduction littéraire, travail à la maison et à son rythme, par exemple. Or, les cours portant sur les technologies langagières lèvent le voile sur les aspects mécaniques de la profession, sur les contraintes techniques associées au travail traductif, sur la productivité, sur les tarifs pratiqués et attendus, etc. Je dirais que le défi réside plutôt dans la prise de conscience de l’effet qu’ont les technologies langagières sur la profession afin que le futur langagier en ait une vision critique, mais réaliste. À l’aube d’une carrière langagière, les étudiants sont encouragés à redresser l’échine plutôt qu’à la courber.

 

4-      Parlez-nous de votre présente recherche en cours sur l’influence du Québec sur la Catalogne dans les domaines de la terminologie, de l’aménagement linguistique et des politiques linguistiques.

 

R. C’est une recherche que je prépare avec la professeure Judit Freixa de l’Institut Universitari de Lingüística Aplicada de l’Universitat Pompeu Fabra. Dans les ensembles espagnols et canadiens, la Catalogne et le Québec partagent plusieurs caractéristiques. Bénéficiant tous deux de pouvoirs politiques, économiques et linguistiques, ils les ont mis à profit pour les travaux d’aménagement linguistique et terminologique sur leurs territoires respectifs. En outre, les sociétés catalane et québécoise ont en commun que leur langue nationale est minoritaire au sein du pays, ce qui a engendré au fil du temps la mise en place de multiples mesures pour la préserver et la dynamiser. Notre recherche, dont les résultats seront publiés dans le numéro de décembre 2013 de la revue Meta, retrace la forme qu’ont pris les nombreux échanges entre le Québec et la Catalogne depuis le milieu des années 1970, moment-clé pour l’affirmation linguistique des deux peuples. Les diverses facettes de l’apport du Québec à la Catalogne en ce qui touche l’aménagement linguistique sont plus particulièrement examinées. Ces échanges ont inspiré les Catalans dans la création de leur politique d’éducation et de normalisation terminologique, notamment; citons entre autres l’Office québécois de la langue française qui trouve en Termcat un équivalent catalan depuis maintenant 25 ans. En plus des idées, les autres formes des échanges québécois-catalans sont décrites. Nous dressons également un bilan des échanges Québec-Catalogne, notamment pour déterminer globalement l’impact qu’aura eu l’influence québécoise dans la discipline. Nous concluons que, depuis nombre d’années, la Catalogne rayonne fortement dans le domaine terminologique : elle est devenue elle-même un important lieu de diffusion vers d’autres communautés et constitue à son tour une source d’inspiration pour le Québec.

 

 

 

Jean Quirion, Ph. D.

Professeur agrégé

École de traduction et d'interprétation

Faculté des arts

Université d'Ottawa

Ottawa, Ontario

 

613-562-5800, poste 3411

jquirion@uottawa.ca

 

Martine Yeo
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Une question que les traducteurs se posent souvent est la suivante : que doit-on faire si on remarque des erreurs dans le texte source que l’on a à traduire? Est-ce la responsabilité du traducteur de les mentionner, voire de les corriger? Après tout, le client n’est-il pas responsable du texte de départ et le traducteur du texte d’arrivée?

 

D’aucuns pensent que le traducteur n’a pas à se soucier des fautes que peut contenir un texte source. Sa responsabilité se limiterait à traduire. De plus, certains traducteurs craignent la réaction, voire la perte potentielle du client. Ce dernier va-t-il le prendre comme une insulte ?    Va t-il faire affaire avec un autre traducteur à l’avenir? D’autres pensent au contraire qu’un traducteur se doit d’attirer l’attention du client sur les erreurs éventuelles, même si ces dernières ne nuisent pas à la traduction. Voilà tout un débat!

 

C’est certain que la tâche première du traducteur est de traduire. Toutefois, je suis d’avis qu’il fait montre d’un véritable professionnalisme s’il prend la peine de signaler les erreurs au client. Cela démontre qu’il se soucie autant de la réputation de son client que de la sienne.

 

Personnellement, je signale toujours à mes clients les fautes que je trouve dans les textes qu’ils me confient. Le plus souvent, il s’agit d’erreurs qui sautent aux yeux, comme des coquilles, des mots manquants, des doublons ou encore, des erreurs de terminologie évidentes. Dans tous les cas, je corrige les fautes en utilisant l’option du suivi de modifications de Word et j’envoie le texte corrigé au client pour approbation. Si j’ai un doute sur l’utilisation d’un terme dans le texte à traduire, je demande au client de confirmer que c’est effectivement le terme à employer.

Loin de le prendre mal, mes clients apprécient et me remercient toujours de mon souci du détail. Après tout, personne n’est à l’abri d’une erreur – que ce soit le client ou le traducteur – et il faut être assez humble pour l’admettre.

 

Je pense qu’un traducteur sert les intérêts du client et les siens en allant au-delà de ce qu’on attend de lui.

 

Quelle est votre opinion à ce sujet? Vous est-il arrivé de vous trouver dans cette situation? Que faites-vous dans ces cas-là? N’hésitez pas à partager vos idées sur la question!

 

 

 

 

 

 

Martine Yeo
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On croyait les écrits de la Bible immuables, mais on avait tort. En effet, depuis près de vingt ans, 70 experts ont travaillé sur une nouvelle traduction, validée par le Vatican, et qui a été publiée le 22 novembre dernier.

 

Voilà qui va bouleverser quelque peu les habitudes des croyants, d’autant plus que le « Notre Père », la prière la plus précieuse qui soit aux yeux des chrétiens, a également été reformulé. Désormais, à la messe, les prêtres ne disent plus « Et ne nous soumets pas à la tentation », mais disent « Et ne nous laisse pas entrer en tentation. »

 

Pourquoi ce changement? Une erreur de traduction se serait-elle originellement glissée? Veut-on laisser davantage la place au libre arbitre?

 

En fait, le « Notre Père » se trouve dans l’évangile de Mathieu et de Luc et il a été entièrement rédigé en grec ancien. Dans la dernière version de la Bible, qui date de 1993, les traducteurs ont voulu se rapprocher le plus près possible des textes originaux. Ils ont fait abstraction des traductions récentes en français qui littéralement disaient « Et ne nous introduis pas dans la tentation ». D’après Odon Vallet, historien et expert en religion, « la nouvelle traduction est plus proche de l’original grec. En réalité, il est extrêmement difficile de trouver dans chaque langue un équivalent. D’autant que le grec est une langue très différente, par la grammaire et le vocabulaire, du français. »

 

Voilà un bel exemple qui démontre que, malgré la croyance populaire, le métier de traducteur est loin d’être facile et requiert de grandes compétences.

 

Billet originellement publié le 15 octobre 2013 sur le blogue « Translation as an Art », http://martineyeo.wordpress.com/

 

Association des conseils en gestion linguistique
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À l’ACGL comme ailleurs, c’est la rentrée. Venez renouer avec les autres membres de l’Association le jeudi 12 septembre 2013, 17 h, au Café République, 1200, rue Peel, à Montréal. Bienvenue aux non-membres!

 

Du nouveau cette année : un membre d’honneur sera nommé pour la toute première fois, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à l’Association. Soyez des nôtres pour en savoir davantage!

 

Veuillez confirmer votre présence à l’adresse acgl.inc@gmail.com.

 

Association des conseils en gestion linguistique
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À noter dès maintenant à votre agenda : 

 

Jeudi 12 septembre 2013 – 5@7 de la rentrée

Mardi 22 octobre 2013 – Atelier, Coût de la traduction; Éléments de calcul

Mercredi 13 novembre 2013 – Déjeuner-rencontre, Les paralangagiers

Jeudi 5 décembre 2013 – Souper de Noël

Jeudi 6 février 2014 – Atelier, Valorisation des services-conseils; savoir outiller son équipe

Mercredi 12 mars 2014 – Midi-rencontre, Politiques de traduction

Jeudi 10 avril 2014 – 5@7, À la rencontre des employeurs

Jeudi 1er mai 2014 – Journée technologique

Jeudi 12 juin 2014 – Assemblée générale annuelle 

 

Pour plus d'information : www.lacgl.org

 

David Dufour
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« J’suis right tanné », « c’est boring à soir », « j’aimerais still, qu’on pourrait tous seriously… » sont toutes des expressions que vous pourriez entendre si vous vous promeniez dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Si vous prêtez attentivement l’oreille aux postes de radio francophones, vous remarquerez que certains artistes s’expriment ainsi. De Lisa LeBlanc, en passant par Marie-Jo Thério et les Hay Babies, le chiac refait surface dans nos espaces populaires pour laisser peu à peu tomber le tabou qu’on lui prêtait il y a 30 ans. Ayant moi-même une  grand-mère originaire du Nouveau-Brunswick, j’ai décidé de faire un peu de recherche sur le chiac afin de comprendre davantage ce phénomène linguistique issu des maritimes.   Le sujet peut parfois nous amener sur des pentes glissantes, mais pour demeurer le plus objectif possible, je me suis penché sur quelques écrits scientifiques et j’ai fait appel à Matthieu LeBlanc, professeur à l’Université de Moncton, pour mieux comprendre ce phénomène linguistique.

 

Qu’est-ce que le chiac?

 

Les interprétations peuvent bien évidemment différer tout dépendant de la perspective dans laquelle on s’inscrit, mais selon une définition proposée par Marie-Ève Perrot, qui a consacré toute sa thèse de doctorat au chiac, le chiac serait : «  l’intégration et la transformation, dans une matrice française, de formes lexicales, syntaxiques, morphologiques et phoniques de l’anglais  ». Ainsi, on intègre l’anglais (ses mots, ses formes, etc.) dans une structure française. On pourrait rétorquer que le français des Franco-Ontariens ou des Franco-Manitobains fait de même, mais le chiac possède ses propres règles qui lui donnent un caractère unique et qui le rend encore plus difficile à imiter. En plus d’avoir un accent et un son particulier, le chiac comporte des règles lexicales strictes et des codes qui lui sont propres. Ainsi, l’anglais prédominant dans le discours se doit d’être placé aux bons endroits, sinon vous pourriez passer pour un charlatan ou un wannabee chiac, comprenez? En ce qui a trait à l’origine du terme « chiac », il pourrait s’agir d’une déformation de Shediac, ville du sud-est du Nouveau-Brunswick, mais il s’agit ici de spéculations, et la chose peut difficilement être prouvée aujourd’hui. Chose certaine, le chiac est né dans la demeure des Acadiens minoritaires du Nouveau-Brunswick.

 

Affirmation identitaire ou assimilation

 

De plus, la présence du chiac suscite un débat linguistique très polarisé. D’un côté, certaines critiques prétendent que le chiac mène à l’assimilation, à la dégradation, voire à la créolisation du français. De l’autre côté, on voit le chiac tout simplement comme une autre variante du français qui est une affirmation identitaire en soi, et qu’il n’est pas nécessaire de le cacher puisqu’il existe depuis longtemps. En ce sens, le chiac possèderait un caractère unique qui permet premièrement de résister à la domination anglaise par son fait français, et deuxièmement, de résister au français « standard » qui impose trop souvent ses mœurs linguistiques à un peuple qui désire maintenir son authenticité.

 

Depuis 1969, le Nouveau-Brunswick est une province officiellement bilingue, la seule au Canada actuellement. S’il faut se réjouir de cet acquis, plusieurs Acadiens demeurent tout de même très vigilants envers le statut du français dans leur province. À cet effet, le professeur Matthieu LeBlanc ajoute : « On ne doit pas s’asseoir sur ses lauriers, les batailles linguistiques reviennent souvent, car la lutte n’est pas gagnée à jamais. ». Pire encore, certains jeunes Acadiens dépeignent à quelques occasions l’avenir du français au Nouveau-Brunswick de manière pessimiste. L’étude effectuée par Marie-Ève Perrot et publiée dans Francophonies d’Amérique démontre quelques-uns de ces soucis : «  on va être assimilés si que ça continue/comme/tu vas au centre d’achats pis tu commences en anglais pis c’est ça que tu devrais faire/tu devrais demander en français. »1 La fragilité linguistique du français acadien, causée par son éloignement du Québec et sa proximité avec les États-Unis, demande de l’ingéniosité de la part des élites pour la maintenir en haleine. Ainsi, dans les écoles, on impose le français aux élèves dans l’espoir de voir ceux-ci l’adopter plus couramment au quotidien. Malheureusement, la mesure provoque parfois son effet contraire : «  here you go/on va still parler en français/l’école nous laisse pas écouter de musique anglaise/ça met freedom of rights/freedom of speech dans la bill of rights /  ça devrait êre la freedom de la langue tu veux parler dedans/on est pas à la jail icitte. »2. Néanmoins, le professeur Matthieu LeBlanc insiste sur le fait que le taux d’assimilation du français est beaucoup moins élevé au Nouveau-Brunswick comparativement aux bastions francophones de l’Ontario ou de l’Ouest canadien.

 

L’émergence d’artistes acadiens tout comme l’enthousiasme démontré annuellement lors de la fête de l’Acadie démontre que la fierté est bel et bien réelle, que plusieurs se battent au quotidien afin d’exiger l’égalité linguistique dans la belle province des Maritimes. Tous les jours, les Acadiens font preuve  d’ingéniosité afin de trouver un moyen pour maintenir leur culture en vie, en bâtissant des institutions solides qui sauront survivre aux conjonctures économiques et politiques du temps. Pour démontrer cette force de caractère, je vous conseille de visionner ce documentaire sur le combat mené par la francophonie acadienne afin de maintenir en place l’hôpital de Caraquet, un pilier pour la population. Car s’il y a bien un danger pour une minorité, c’est bien de perdre ses institutions qui sont, somme toute, des repères essentiels dans un monde qui ne cesse de changer.   

 

 

1 PERROT, Marie-Ève, « Statut et fonction symbolique du chiac : analyse de discours épilinguistiques », Francophonies d’Amérique, n.22, 2006, p.143

 

2 Ibid., p.147

 

Association des conseils en gestion linguistique
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L’Association des conseils en gestion linguistique est fière de présenter son conseil d’administration 2013-2014, élu lors de l’assemblée générale annuelle du 13 juin dernier.

 

Le conseil est composé de Mmes Dominique Bohbot-El Kahel (présidente), Dominique Côté (vice-présidente aux communications), Isabelle Gaudet (trésorière) et Anik Pelletier (secrétaire), MM. François Chartrand, Fabien Côté et Nicolas Koutzaroff (conseillers) ainsi que Mmes Claudette Monty, Odile Poliquin et Wilma Elalouf (conseillères).

 

Le nouveau conseil est déjà à l’œuvre pour préparer les activités de cette année. Nous vous tiendrons au courant des dates à noter à votre agenda!

 

Pour plus d’information : http://www.lacgl.org

 

Geneviève Lessard
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Ma première rencontre avec un client


Dans le stationnement du café où m’attend ma cliente, je fixe le cadran du tableau de bord de ma voiture, pétrifiée. Les mains moites agrippées au volant comme à une bouée de secours, je regarde ma vie défiler devant mes yeux en maudissant mes parents pour tous les échecs de ma vie. J’ai six minutes de retard.

 

Une amie m’avait mise au parfum de cet alléchant contrat. Je parlais à la dame quelques heures plus tard. De ma voix tremblotante de jeune professionnelle, je lui promettais monts et merveilles. Je lui envoyai un devis ridiculement bas, je lui recommandai la meilleure réviseure en ville, je répondis à ses cinquante appels tout au long du week‑end… J’étais une vraie femme d’affaires. J’étais certaine qu’elle m’adorait.

 

Lundi matin, les dernières lignes d’un courriel dans lequel elle fixe l’heure de notre rendez-vous me plongent dans la perplexité. Elle m’indique au passage qu’elle rencontre deux autres traducteurs cette journée-là. Je me sens utilisée, trahie, cocufiée. Je me prostitue à un tarif indécent et j’interromps mes séances de balconville toutes les 15 minutes pour satisfaire Madame, et Madame regarde ailleurs?! Je ravale ma fierté d’artiste manquée et confirme l’heure de notre rencontre.  

 

J’ai six minutes de retard. La première rencontre professionnelle de ma vie, et je trouve le moyen d’être en retard. Je repense à tous les conseils que m’ont donnés mes amis, la veille, alors que je leur annonçais que j’abandonnais la traduction – pour la sixième fois cette année – et que j’entreprenais une carrière d’adjointe administrative :

 

« Mets des chaussures laides pour qu’elle ne se sente pas menacée. » 

« Amène un livre sur le golf et pose-le subtilement sur la table. »

« En arrivant, fais semblant de conclure une conversation au téléphone, tu vas avoir l’air hard to get. »

« Dis-lui que c’est ton anniversaire. »

« Emprunte la voiture de tes parents, au moins. »


J’entre dans le restaurant. La serveuse m’indique l’endroit où ma cliente m’attend. Je me glisse sur la banquette pendant qu’elle termine sa conversation téléphonique... qui n’en finit pas de finir. Elle a le look de la femme d’affaires tigresse. J’ai envie de glisser sous la table et de déguerpir. Mal à l’aise, je place et replace mon sac, mon veston et mon bâton de golf sur la banquette. Quand elle se rend finalement compte de mon existence, le trois ou quatrième mot qui sort de sa bouche est « pressée ». Madame rencontre les autres candidats à la traduction dans moins de trente minutes. J’ai l’impression d’être une date moche, genre pas-son-premier-choix-mais-ben-fine-pareil, que sa mère la force à rencontrer.

 

Elle me parle de sa compagnie, me montre le document à traduire. Je suis tellement concentrée à prendre un air sérieux que j’entends à peine ce qu’elle me dit. Légèrement décalée dans la conversation, j’essaie de plugger des mots savants par-ci par-là pour compenser.

 

Mes divagations traductologiques sont poliment ignorées par la femme-tigre. Elle guide doucement la conversation vers ce qui l’intéresse vraiment : mon prix.

 

Moi, je suis traductrice – ou j’essaie, en tous cas. Mon domaine, c’est les mots. Les chiffres, j’pas ben bonne. En jeune professionnelle naïve, je suis décontenancée par sa demande. Mon tarif frôle déjà les limites du bénévolat. Après le salaire de ma réviseure, il me reste une slush bleue et un sac de chips au dépanneur. Moi qui m’attendais à démontrer mes compétences et mon professionnalisme, voilà que je bargain mon tarif…

 

Bien sûr, la cliente a d’excellentes raisons de payer moins cher. Elle me parle du ô combien misérable profit qu’elle prévoit faire sur le projet, sans se rendre compte qu’elle parle à une fille qui porte les mêmes chaussettes depuis le début de son baccalauréat. Le nombre de mots qu’elle m’a donné au téléphone est finalement approximatif… « Il y en a probablement beaucoup moins, mais bon, impossible de les compter, je n’ai pas la version numérique du document. Et puis les mots se répètent beaucoup, tu vas voir. Tu ne vas pas me charger deux fois le même mot, n’est-ce pas? C’est tellement facile de traduire ça… J’ai fait de la transcription quand j’étais jeune et puis je connais ça, je faisais 5000 mots par jour, c’est de la tarte. En plus, on va mettre ton nom sur la publication… Te rends-tu compte de la visibilité qui t’est offerte? Donc c’est vraiment ton meilleur prix? »

 

J’écoute ses arguments et j’essaie de justifier calmement ma slush et mon sac de chips. Mon petit rêve de traduction à la pige et de vie de bohème s’émiette tranquillement sur la table.

 

On se sert la main, je mets quelques pièces sur la table pour payer mon thé vert, mais elle me dit non, non, c’est pour moi… J’insiste et lui siffle : « Avec ce 2 $ là, madame, vous vous achèterez deux ou trois cents mots traduits…»

 

Katia Brien-Simard
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À l’image de la rhétorique antique, nos expressions sont souvent d’éloquentes figures de pensée. On distingue deux catégories de figures, soit les figurae verborum et les figurae sententiarum1. La première opère par des jeux sonores ou graphiques, par des figures de sens, comme la métaphore, ou par construction, en jouant sur l’emplacement des mots. La seconde modifie la description du référent, que ce soit dans une suite de mot, une phrase ou un texte.

 

Dans l’usage courant, on distingue « figures de mots » et « figures de pensées ». Les figures de mots modifient le sens, le signe ou la sonorité, alors que les figures de pensées ont davantage trait aux liens entre les idées. Le site Alis rhétorique propose une définition selon laquelle « on désigne par figure l'opération consistant à modifier une expression par une autre que l'on attendrait à ce moment du discours si celui-ci était écrit au degré zéro […]2. » Nous nommons trope, qui signifie « manière » ou « tour » en grec, la figure qui modifie la signification usuelle des mots. Il existe trois formes de tropes, soit la métaphore, la métonymie et la synecdoque3.

 

Qu’elles procèdent par ajout, effacement, modification ou combinaison, les figures de pensée deviennent parfois des « clichés ».

 

Voici quelques exemples de ces expressions figurées, qui intègrent des références corporelles :

 

Perdre la tête

Avoir la tête dure

Être tombé sur la tête

Avoir la tête haute

Être une tête en l’air

Être une tête enflée

Faire quelque chose sur un coup de tête

Avoir des yeux tout le tour de la tête

Avoir les yeux plus grands que la panse

Avoir une grande gueule

Être à pied d’œuvre

Une main de fer dans un gant de velours

Avoir une langue de vipère

Avoir les mains sales

Avoir des mains pleines de pouces

Avoir le nez fin

Avoir du pif (ou du flair)

S’entendre comme les doigts de la main

Par la peau des fesses

Avoir le pied marin

Faire un pied de nez

Avoir l’estomac dans les talons

Un talon d’Achille

Avoir une poignée dans le dos

Ne pas savoir sur quel pied danser

Se planter les pieds

Danser comme un pied

Donner un coup de main (ou de pouce)

Se prendre en main

Prendre ses jambes à son cou

Avoir les mains liées

Se faire manger la laine sur le dos

 

Quand j’ai quelque chose dans la tête, je ne l’ai pas dans les pieds!

Mange ta main et garde l’autre pour demain!

C’est mon petit doigt qui me l’a dit!

 

Notons finalement que la compréhension de ces expressions requiert une certaine connaissance des lieux communs (topoï). Toutefois, la dérogation à la norme (doxa) permet l’émergence d’un sens nouveau4. C’est ce qui rend nos langues si vivantes.

 

1 Le dictionnaire du littéraire, Paul Aron, Denis St-Jacques et Alain Viala, 2002, p.236.

2 Site consacré aux figures : http://www.alisrhetorique.com/figures.htm

3 http://www.alisrhetorique.com/figures.htm

4 Op.cit., p.237.

 

Association des conseils en gestion linguistique
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L’Association des conseils en gestion linguistique (ACGL)

a le plaisir de vous inviter à son événement annuel.

Date :  Mercredi 1er mai 2013 – 8 h 30 à 16 h 00
Lieu :  

Hôtel Delta Montréal, 475, avenue Président-Kennedy, Montréal

Métro :   Station Place des Arts (sortie De Bleury Nord)
Prix :   175 $ (membres) ou 220 $ (non membres)
Inclus : Petit-déjeuner continental, Dîner, Taxes et service

Veuillez confirmer votre présence en remplissant le formulaire d’inscription en ligne, accompagné de votre paiement, avant le 25 avril 2013.

Vous pouvez transmettre cette invitation à toute autre personne susceptible d'être intéressée à s'inscrire à cette Journée technologique, membre ou non, afin qu'elle puisse ainsi profiter de l'occasion pour connaître l’Association.

Nous vous attendons en grand nombre pour cet événement phare !

Votre conseil d’administration.

Trois conférences vous seront présentées, ainsi qu’un débat sur un enjeu technologique d’actualité.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

CONFÉRENCE

François Abraham, trad. a.

COMMUNICATIONS LÉON                                      

« Le langagier 2.0 »
Le Web 2.0 offre de puissants outils permettant aux entreprises de promouvoir leurs activités et de fonctionner plus facilement. Malheureusement, les données sur les réseaux sociaux forment un tel fouillis qu'il devient ardu d'en extraire ce qui est digne d'intérêt. Comment déterminer ce que ces nouveaux médias proposent de vraiment intéressant aux services linguistiques et aux langagiers?

Au cours de cette présentation, François Abraham tentera de démêler cette confusion et de briser certains mythes. Pour cela, il exposera les principes et règles générales des réseaux sociaux, ainsi que leurs avantages et inconvénients principaux. Il abordera également les grandes catégories d'outils et quelques applications courantes, comme LinkedIn et les blogues. Enfin, il cherchera à susciter une discussion essentielle sur une technologie souvent mal connue, mais maintenant incontournable dans le milieu des affaires.

DÉBAT

Les enjeux des nouveaux médias, le Web et les langagiers 
   

CONFÉRENCE

Danielle Turcotte, directrice générale des services linguistiques
Azim Mandjee, conseiller expert en francisation des technologies de l’information

OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE              

« Évaluation technolinguistique des outils en français »

Comme la francisation du milieu de travail nécessite entre autres choses l'utilisation d'outils informatiques performants, l'Office québécois de la langue française s'intéresse tout spécialement à l'évaluation technolinguistique des outils en français offerts sur le marché. Nous vous présenterons comment l’Office procède pour s’assurer que ces outils sont concurrentiels et qu’ils allient la qualité technique à l’utilisation sans faille de la langue française dans toute son expression.

CONFÉRENCE

Dolorès Tam, formatrice

DRUIDE INFORMATIQUE 
                        
« Nouveautés d’Antidote 8 : un outil linguistique indispensable »

Survol d’Antidote 8 vu par la lorgnette du traducteur ou de la traductrice. Une attention particulière sera portée aux nouveautés de la huitième édition d'Antidote, de la sélection des réglages aux filtres de révision en passant par l'éventail des ouvrages de référence. Au nombre des nouveautés abordées : correction séquentielle, multiplicité des dictionnaires personnels, réaménagement du dictionnaire des définitions, moteur de recherche interne et critères multiples.

 

David Dufour
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Cela fait maintenant près de trois mois (depuis janvier 2013 pour être plus précis) que le projet TEPOQAL (Traductions Espagnoles de la POésie Québécoise en Amérique Latine) est disponible sur internet. Cette initiative, lancée par la professeure de l’UQO Madeleine Stratford et le CRTL, retrace l’ensemble des œuvres poétiques québécoises de langue française ayant été traduites vers l’espagnol dans les pays d’Amérique latine. Grâce à TEPOQAL, il est maintenant possible de savoir quels poètes et quels poèmes ont été traduits et publiés dans les réseaux hispanophones de nos voisins du sud. À ce jour, TEPOQAL est une base de données exhaustive et demeure un précieux outil pour quiconque désirant découvrir la place qu’occupe notre poésie à l’étranger. Afin de connaître l’étendue de ce projet d’archivage, LinguisTech a décidé de dresser le portrait de ce travail colossal mis de l’avant par Mme Stratford et ses collaborateurs. 

 

PARCOURS D’UNE POÈTE

 

L’estime que Madeleine Stratford porte envers les langues nous est démontrée à travers son parcours. En plus de s’adonner à la poésie et à la traduction poétique, Mme Stratford a fait ses études postsecondaires en littératures de langues allemande et espagnole pour finalement obtenir un doctorat en traductologie de l’Université Laval. À l’époque, elle s’intéressait à l’œuvre de la poète argentine Alejandra Pizarniket de la poète autrichienne Ingeborg Bachmann. Fruit du hasard ou de la providence, un professeur de l’Université Laval a proposé un jour à Mme Stratford d’aller donner une conférence sur la traduction et le Québec à Cordoba en Argentine. Enthousiasmée par cette proposition, Mme Stratford s’est mise à faire des recherches sur les traductions espagnoles des poètes québécois afin d’alimenter son exposé. À sa grande surprise, la liste de traductions était plutôt longue, mais les œuvres manquaient à l’appel. Si les traductions espagnoles des auteurs québécois existent, elles sont, en contrepartie, souvent épuisées, mal répertoriées, ou elles n’apparaissent pas du tout dans les catalogues de bibliothèques. À cet égard, un travail de mémoire devait être entrepris.

 

PARTENARIAT STRATFORD UQO

 

En 2009, Madeleine Stratford a obtenu un poste de professeure à l’Université du Québec en Outaouais. L’idée de créer un projet de base de données bibliographiques répertoriant les traductions latino-américaines des poètes québécois lui trottait toujours dans la tête. Elle s’est bientôt vu octroyer une subvention de recherche de l’UQO et une autre du Fonds de recherche du Québec en société et culture pour démarrer son projet. Dans ce contexte, la présence du Centre de recherche en technologies langagières à l’UQO semblait être une belle coïncidence. En plus de fournir un appui à son projet, le CRTL lui a donné la flexibilité nécessaire pour mener ce projet à terme. Dès 2010, Madeleine Stratford a formé une équipe de recherche constituée de collaborateurs, pour la plupart des étudiants au Bac et à la Maîtrise. Au cours des années suivantes, l’équipe Stratford a passé des heures à dépouiller les archives canadiennes et la presse écrite, à naviguer sur internet, à contacter des gens, des maisons d’édition, des poètes et j’en passe. Ils ont cherché à partir des noms d’auteurs, des traducteurs et des maisons d’édition impliquées, toujours avec les mêmes critères de recherche, le tout dans le but de créer la première base de données virtuelle axée sur la poésie québécoise traduite en espagnol. Si les conditions gagnantes semblaient réunies, les obstacles ne manquaient pourtant pas à l’appel. Dans certains cas, il existait plusieurs traductions différentes d’un même texte; à d’autres occurrences, il fallait retirer du lot certains formats de publication pour ne retenir que les recueils et anthologies qui répondaient aux critères de recherche. Par ailleurs, la barrière de langue était aussi un obstacle lorsqu’il était question de tisser des liens à l’étranger. À cet égard, Mme Stratford pouvait heureusement compter sur son assistant Marco Suarez, lui-même originaire du Mexique. Rigueur et efficacité ont donc été les mots d’ordre de cette recherche bibliographique qui a duré trois ans. C’est dans ce climat que TEPOQAL a vu le jour.

 

TEPOQAL

 

Accessible via le site Web de LinguisTech, TEPOQAL permet à quiconque de retrouver les poètes, poèmes et recueils ayant été traduits en espagnol et diffusés en Amérique latine. La plateforme est divisée en deux, soit TEPOQAL I et TEPOQAL II. TEPOQAL I contient une centaine de fiches bibliographiques des recueils et anthologies de poésie québécoise traduits du français vers l’espagnol et publiés ou distribués en Amérique latine de 1980 à 20111. Pour sa part, TEPOQAL II contient près de 700 fiches consacrées aux poèmes traduits dans les anthologies collectives, lesquelles sont répertoriées dans TEPOQAL I2. Pour des raisons de droits d’auteur bien évidentes, on ne trouvera pas les poèmes publiés intégralement sur le site web, mais bien la notice bibliographique permettant de retracer le passage du poète dans l’univers latino-américain. 

 

LE « LATIN DU NORD »

 

À travers l’histoire du Québec, la poésie a toujours été au service de son identité. De Gaston Miron en passant par Saint-Denys-Garneau, ses auteurs ont su se forger une place indéniable au sein de notre imaginaire collectif. À une époque postindustrielle où nous pourrions considérer ce genre littéraire comme étant dépassé, il est tout de même surprenant de constater que nous pouvons retrouver près d’une centaine d’œuvres québécoises traduites en Amérique latine, que le Québec existe à travers le regard d’autrui et que la sensibilité latine règne quelque part, entre nos deux univers culturels. Il est tout aussi intéressant de constater que le Mexique et l’Argentine sont les deux pays qui ont le plus publié nos poèmes. Que ces publications sont probablement le fruit de rencontres, de voyages entrepris par les poètes d’ici afin de promouvoir l’art d’ici. Voici précisément ce que le projet TEPOQAL nous permet de constater : que le Québec s’exporte, qu’il est reconnu un peu partout dans le monde et qu’il a intérêt à s’exporter. Longue vie aux « Latins du nord »!

 

 

 

 


1 http://linguistech.ca/TEPOQAL+I

2 http://linguistech.ca/TEPOQAL+II

 

Katia Brien-Simard
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L’héritage d’une langue se mesure entre autres par la richesse de ses expressions. Lorsque l’on s’y attarde, leur abondance s’avère impressionnante. Dans les sillages de la langue française, nous retrouvons une multitude d’expressions « animalières ».

 

Voici quelques-uns de ces joyaux, avec lesquels Jean de La Fontaine était sans doute familier…

 

À commencer par les comparaisons :

 

Être bavard comme une pie

Être muet comme une carpe

Être myope comme une taupe

Être fort comme un bœuf

Être têtu comme une mule

Être rusé comme un renard

S’entendre comme chien et chat

Être comme une queue de veau

Être fier comme un coq

Être lent comme une tortue

Être comme un éléphant au milieu de la pièce

Être comme un chien dans un jeu de quilles

Manger comme un oiseau

Suer comme un porc

Se sentir comme un poisson dans l’eau

Être rouge comme un homard

Être laid comme un rat

Être chargé comme un mulet

Être fier comme un paon

Être doux comme un agneau

Être comme un loup dans une bergerie

Se faire bourrer comme une dinde

Accoucher comme une chatte

Être comme une chatte en chaleur

Être habillé comme la chienne à Jacques

Suivre comme un chien de poche

Couler comme sur le dos d’un canard

Faire noir comme chez le loup

Pleurer comme un veau

Être nu comme un ver

 

…sans oublier les métaphores :

 

Avoir une mémoire d’éléphant

Être le mouton noir

Compter les moutons

Être un mouton

Faire le singe

Être un poisson

Être un vieux loup de mer

Avoir une faim de loup

En parlant du loup

Avoir la chair de poule

Être une poule mouillée

Être une mère poule

Avoir une taille de guêpe

Jouer au chat et à la souris

Faire un froid de canard

Faire un temps de chien

Se regarder en chiens de faïence

Avoir du chien

Réserver un chien de sa chienne

Faire l’autruche

Avoir d'autre chat à fouetter

Chat échaudé craint l’eau froide

Il ne faut pas réveiller le chat qui dort

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent

La nuit, tous les chats sont gris

Donner sa langue au chat

Avoir d'autres chats à fouetter

Avoir un chat dans la gorge

Le chat sort du sac

Il n'y a pas un chat

Il n'y a pas de quoi fouetter un chat

Bâiller aux corneilles

Finir en queue de poisson

Avoir anguille sous roche

Avoir une tête de linotte

Être une tête de cochon

Être le dindon de la farce

Passer du coq à l’âne

Mettre la charrue devant les bœufs

Qui vole un œuf vole un bœuf

Quand les poules auront des dents

Avoir une cervelle d’oiseau

Avoir des larmes de crocodile

Venter à écorner les bœufs

Avoir un front de bœuf

On n'apprend pas à un vieux singe à faire la grimace 

On n'attire pas les mouches avec du vinaigre

Se faire tirer les vers du nez

Se faire du sang de cochon

À chacun son métier et les vaches seront bien gardées

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué

À cheval donné, on ne regarde pas la bride

 

Chose fascinante, bien qu’elles aient chacune une signification qui leur est propre, ces expressions comportent autant de nuances qu’il y a de gens pour les interpréter. 

 

Voilà ce qui, à mon sens, fait toute la beauté des langues.

 

Dans un prochain billet : les expressions « corporelles ». 

 

David Dufour
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Je ne prétends pas être traducteur de profession, mais laissez-moi vous dire qu’être artiste demande de la rigueur lorsqu’il s’agit de transposer ses émotions sur papier. Plus encore, jusqu’à tout récemment, je me suis initié à un exercice de style rap qui s’appelle le « flattebouche ». S’il y a bien un monde qui crée des néologismes, c’est bien celui du hip-hop. Faisons donc un peu de terminologie.

 

Le « flattebouche » consiste en la traduction d’un rap anglophone en un rap francophone. En parallèle, pour ceux et celles qui ne le savaient pas, le terme « rap » est un acronyme qui signifie « rythm and poetry ». Le rythme est donc très important. Contrairement à d’autres genres poétiques issus de l’oralité, le rap ne consiste pas seulement à réciter des vers, il faut le faire en ajoutant des mesures musicales et beaucoup d’intonation dans les mots débités (on appelle ça du « flow » dans le milieu). Ce sont là des éléments qui distinguent les bons rappeurs des mauvais. C’est à ce niveau que se situe la difficulté d’un « flattebouche », car il faut non seulement traduire l’intention initiale du rappeur, mais il faut aussi conserver le même débit, les mêmes intonations ainsi que les mêmes assonances et allitérations si possible.

 

Le créateur de cette technique est le rappeur québécois Kenlo. Bien sûr, on pourrait remonter jusqu’à l’époque des Classels où nos interprètes reprenaient littéralement les paroles des chanteurs pop américains, mais il est question ici de rap et d’une technique tout à fait nouvelle dans la culture. Ainsi, afin de démontrer à sa famille québécoise ce que les rappeurs américains expriment dans leurs chansons, Kenlo se donna le défi de traduire la toute première chanson rap américaine à succès commercial : « Rapper’s delight » de Sugar Hill and the Gang. Cette chanson traduite par Kenlo se retrouva sur son album « flattebouche » (qui fait référence à « Flatbush », le nom d’un boulevard new-yorkais). Voici la chanson originale américaine :

 

http://www.youtube.com/watch?v=rKTUAESacQM

 

Voici maintenant « Délice d’un rappeur », le « flattebouche » en question de :

 

http://www.youtube.com/watch?v=hf4_x9dbob8

 

Reprenons ici les premiers vers de la chanson de Sugar Hill and The Gang :

 

« I said a hip hop the hippie the hippie

to the hip hip hop, a you don’t stop

the rock it to the bang bang boogie say up jumped the boogie

to the rhythm of the boogie, the beat (...) »

 

Dans le « flattebouche » de Kenlo, ces vers deviendront :

 

« C’est le hip-hop, le hippie, le hippie

Jusqu’au hip hip hop, on n’arrête pas

Awaye go, fais ce mouvement que t’aimes pas bin bin

Mais auquel le groove t’oblige (…) »

 

Cette technique est devenue tellement révolutionnaire que l’on décida de l’appeler « Flattebouche ». Ainsi, on peut remanier et traduire mots pour mots les chansons étudiées ou tout simplement conserver le même rythme en y disant pas mal ce que l’on veut. En tant que rappeur, je peux vous assurer qu’il n’y a pas meilleur exercice pour comprendre la manière dont il faut performer un rap. De cette façon, on peut étudier les techniques des pionniers et les adapter à son propre style. Tout un travail de traduction, quoi! C’est un peu comme si un trompettiste se mettait à calquer certaines des compositions des premiers musiciens jazz de l’époque afin de peaufiner sa propre technique. Ainsi, je trouvais pertinent de vous partager ceci, car il est question de mots, de poésie et de traduction.

 

Sur cette note, j’en profite pour terminer ce billet en vous partageant mon « flattebouche » à moi (il faut prêcher pour sa propre paroisse)! Il s’agit d’une traduction de la chanson « I ain’t mad at cha » du rappeur américain Tupac Shakur. Pour me donner encore plus de défis, j’ai décidé de l’interpréter au piano! Bonne écoute!

 

Association des conseils en gestion linguistique
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L’Association des conseils en gestion linguistique (ACGL) vous convie à un midi-rencontre pour  

discuter ensemble des relations clients-langagiers, et qui sera animé par Odile Poliquin, 

présidente, Idem Traduction et conseillère, Conseil d’administration de l’ACGL.

  

 

La plupart du temps, les clients apprécient le contact avec les langagiers; après tout, ce sont 

eux, les experts. L’inverse n’est cependant pas toujours vrai. Lors de ce midi-rencontre, nous 

nous pencherons sur ce qui freine les langagiers quand il s’agit de communiquer avec les 

clients et sur les moyens de leur faciliter la tâche (et parfois même celle de leurs gestionnaires). 

Nous aborderons aussi le rôle du coordonnateur dans la communication : obstacle ou 

facilitateur?  

 

L'activité est gratuite, mais vous devez apporter votre propre lunch. Il vous est possible de vous 

 
en procurer un à proximité de l’Université Concordia.

 

Date : le mercredi 27 mars 2013

Heure : de 12 h à 13 h 30

Lieu : Université Concordia

Pavillon McConnell (Library Building)

Bureau LB 612 (6e étage)

1400, boul. de Maisonneuve Ouest

Métro : Guy-Concordia (ligne verte), sortie Guy

 

Frais de participation : aucuns, à l'exception de votre lunch.

 

Nous devrons informer l'hôte du nombre approximatif de personnes présentes.

Nous vous demandons de confirmer votre présence d'ici le vendredi 22 mars 2013.

 

Nous nous réjouissons à l'avance de vous compter parmi nous à cette occasion!

Association des conseils en gestion linguistique
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Le calcul du prix de revient de la traduction; les échéances et l'établissement des priorités : deux thèmes de l'atelier du mercredi 20 février, à Montréal. Inscrivez-vous sans tarder au www.lacgl.org et bienvenue à tous!

 

Julian Zapata Rojas
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The New Year always brings this spirit of renewal, of change; a desire to start all over again, to do things better.

 

It has been a while since I last posted a blog. But I was never away from LinguisTech, nor was I from translation technology. Since last spring, I’ve published my Master’s thesis at the University of Ottawa, have worked in the development of CERTT material, and have started with my PhD in Traslation Studies. (I also taught a fun English-Spanish translation course at University last Fall!)

 

I was lucky enough to go on exchange at the very first semester of my PhD. But I didn’t go too far this time, physically. I had the pleasure to take part in two exciting graduate-level courses at Carleton University, offered within the framework of a Master’s program in Human Computer Interaction (HCI).

 

HCI is, for me, a multidisciplinary science concerned with designing and developing technology applications that will not fail, that will not disappoint users. It visits and is visited by a wide range of other disciplines where technologies are used by humans. They all share the desire to “humanize” the technology in order to ensure a more natural interaction between humans and machines. Natural interaction leads to better user experience, higher user satisfaction and better task performance. The field of translation also shares that desire! (Doesn’t it?)

 

I believe I put my best foot forward for the continuation of my research project by going to Carleton last Fall. The courses I took allowed me to see how much computers and software, as we know them today, are starting to be something of the past, with tablets and smartphones representing just the beginning of a new era of interaction between humans and machines. They also allowed me to confirm that it will be necessary to give a greater consideration to the human factor when designing and developing new technology applications.

 

Just as I was discovering HCI from my translator and translation studies researcher perspective, Sharon O’Brien (2012) coined the notion of Translator-Computer Interaction (TCI) in a recent article published in the first issue of Translation Spaces. She describes translation today as a form of HCI and –also– advocates the need to design and develop tools from the point of view of the humans, of the users, i.e., of translators. Translation tools ought to be designed by interaction designers, rather than by programmers, who rarely design with the end-users in mind.

 

With the arrival of new computational platforms and applications which allow a more natural interaction between humans and computers, more efficient and ergonomic applications will need to be designed and developed for professional translators in the 21st century.

 

It is a new dawn for translation technology. As O’Brien puts it, “translator–computer interaction would likely benefit from an increased focus on ethnographic-style, cognitive ergonomic studies of translation tools and the translation process itself. This might involve, for example, spending time observing and working with translators who interact with multiple tools and technologies to see where the ‘speed bumps’ and frustrations lie in this interaction. More experimental studies of translator-tool interaction could be carried out using formal usability research methods such as screen recording, eye tracking, and observation, the results of which could then be used by translation technology developers to improve the specifications of tools for the benefit of translators and, ultimately, the end users of those translations” (2012: 116-117).

 

Professional translators are in urgent need of more effective and ergonomic tools. Thus, the field of HCI will inevitably have a more vital place in future translation technology research. Simply developing computer aids won’t be enough. The key is to design the whole user experience, to think about the human, to consider what is natural when translating, to “humanize” technologies. And this is just starting to happen…

 

Julian Zapata Rojas

 

Équipe de LinguisTech
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Entrevue avec Matthieu LeBlanc, professeur agrégé de l'Université de Moncton au Département de traduction et des langues (dont il a assumé la direction du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2011). Il y enseigne l'initiation à la traduction, la traduction générale, la traduction spécialisée, la révision, la rédaction, les difficultés du français et la stylistique comparée.

 

1-      Qu’est-ce qui vous intéresse particulièrement dans l’étude des technologies langagières?

 

R.  Je m’intéresse particulièrement à l’interaction entre les humains et les technologies langagières. Je m’intéresse, bien entendu, aux technologies en tant que telles, compte tenu de la place qu’elles occupent dans le domaine de la traduction et des progrès qui ont été réalisés dans ce domaine au cours des dernières années. Les traducteurs professionnels – tout comme l’ensemble des langagiers – ont aujourd’hui accès à une gamme d’outils qui leur permettent non seulement d’accroître leur productivité individuelle et de faciliter leur travail, mais également d’accéder rapidement à l’information qu’ils cherchent. Ce sont là des changements importants. Mais dans le fond, ce qui m’intéresse, c’est l’interaction humains-technologies, notamment ce que les utilisateurs ont à dire au sujet des technologies et de leur utilisation. Car comme nous le savons, même dans le « meilleur des mondes », tout n’est pas parfait.

 

2-      Pouvez-vous nous parler des défis que posent aujourd’hui les technologies langagières en milieu du travail? Vous parlez souvent de l’importance de l’utilisateur quant à l’utilisation des technologies langagières. Pouvez-vous préciser votre pensée à ce sujet?

 

R.  Les défis, je crois, sont multiples. Il en va de même pour les occasions. Ce qu’il faut, à mon sens, c’est un plus grand dialogue entre les concepteurs d’outils, les langagiers (c’est-à-dire les utilisateurs) et les gestionnaires de services ou d’entreprises de traduction. Il faut tenter de répondre à certaines questions en tenant compte des besoins des cabinets et services de traduction, des clients et bien sûr des  utilisateurs. Par exemple, les technologies permettent-elles aux traducteurs de mieux faire leur travail? Ont-elles une incidence – positive ou négative – sur leur productivité et sur la qualité du produit fini? Les traducteurs, en tant que professionnels, demeurent-ils maîtres de leurs textes? Y a-t-il dans certains cas perte d’autonomie ou perte de maîtrise sur le processus? Les pratiques commerciales qui ont suivi l’implantation de certaines technologies tiennent-elles compte des besoins des utilisateurs? Les traducteurs ont-ils reçu une formation adéquate en ce sens? Voilà autant de questions qu’il faut poser. L’important, c’est le dialogue.

              

3-      Parlez-nous de votre présent projet en cours, « Traduction, technologie et statut du traducteur ».

 

R. Il s’agit plus précisément d’un projet de recherche que j’ai entamé en janvier 2012, mais qui a des origines qui remontent à 2007 au moment où, en collaboration avec une collègue chercheuse, j’ai eu l’occasion d’effectuer des recherches au sein d’une importante entreprise de traduction canadienne. C’est à ce moment que je me suis rendu compte à quel point le travail du traducteur avait changé depuis le début des années 2000 et, surtout, à quel point certaines technologies langagières prenaient beaucoup de place dans le processus. Je me suis aussi rendu compte à quel point les tâches du traducteur avaient été considérablement réduites à certaines opérations bien précises, différentes de celles qu’il exerçait par le passé. C’est ce qui m’a amené à pousser plus loin ma réflexion sur le sujet.

 

Dans mon projet de recherche, que j’ai intitulé (toujours provisoirement…) « Traduction, technologie et statut du traducteur », je cherche à voir si, dans certains milieux de travail, le recours massif aux outils d’aide à la traduction peut avoir un effet sur le travail du traducteur, sur sa satisfaction professionnelle et, au bout du compte, sur son statut professionnel. C’est une grosse question, on le conçoit aisément, mais c’est à mon avis une question qui, parmi d’autres (comme les exigences de productivité, les conditions de production des textes, la tarification), est d’une importance capitale.

 

Pour les besoins de ma recherche, je me suis penché surtout sur les mémoires de traduction du fait qu’il s’agit de l’outil le plus répandu sur le marché et celui qui fait l’objet du plus grand nombre d’éloges et de critiques. J’ai donc décidé de me rendre sur le terrain, d’aller voir ce qui se passe, dans les faits, en milieu de travail. J’ai eu la chance de passer, en tout, trois mois au sein de trois différents services ou entreprises de traduction, tous situés au Canada. Mon approche est de nature ethnographique, l’objectif étant de recueillir, sur le terrain, le plus de données possible sur le travail du traducteur, les outils dont il dispose, l’interaction entre le traducteur et ses outils (notamment la mémoire de traduction), le processus de traduction, le cheminement des textes, les conditions de travail, les rapports avec le client, les modes de gestion, etc.

 

En tout, j’ai passé plus de 300 heures en milieu de travail et réalisé plus de 50 entretiens semi-dirigés auprès de traducteurs, réviseurs et gestionnaires. J’ai en outre effectué plus de 20 séances d’observation des traducteurs à l’œuvre, à leur poste de travail, ce qui me donne une idée assez claire de l’utilisation qu’ils font des outils d’aide à la traduction, en particulier les mémoires de traduction, et, surtout, de ce qu’ils ont à dire à ce sujet (les bons côtés, mais aussi les moins bons…). À mon avis, on donne trop peu souvent la parole aux traducteurs, les principaux utilisateurs de ces outils. Pourtant, ils ont des choses intéressantes – et pertinentes – à dire!

 

À ce stade, j’ai terminé l’analyse des données. J’ai eu l’occasion de présenter les résultats de mes recherches à quelques reprises depuis lors (colloques et conférences), et je viens de soumettre deux textes pour publication. Je compte bien sûr poursuivre mon analyse et mes recherches en ce sens. Ce qui m’intéresse, maintenant, ce sont les transformations aux pratiques commerciales et administratives qui ont suivi l’implantation à grande échelle des mémoires de traduction. Autrement dit, on a tendance à critiquer vivement les technologies en tant que telles (leur conception, leurs limites, etc.), mais ce que je constate, c’est que, souvent, ce ne sont pas forcément (ou seulement) les technologies qui sont en cause, mais plutôt (et surtout?) les pratiques qui ont suivi leur implantation, c’est-à-dire les pratiques – ou les façons de faire – qui sont imposées aux traducteurs et qui, dans certains cas, peuvent mener à une certaine perte de pouvoir décisionnel ou d’autonomie professionnelle. Ce sont là des questions importantes pour la profession, à mon sens.

 

4-      Dans quelle mesure le fait de travailler à Moncton, en milieu minoritaire francophone, vous a permis d’approfondir vos recherches?

 

R. Outre mes recherches sur les technologies langagières et le statut du traducteur, qui s’inscrivent en traductologie, je mène également des travaux de recherche dans le domaine de la sociolinguistique. Je me suis notamment intéressé aux francophones en situation minoritaire, plus précisément en Acadie. La région de Moncton, tout comme l’ensemble du sud-est du Nouveau-Brunswick par ailleurs, est un terrain fertile pour l’étude du contact des langues, des représentations et des idéologies linguistiques, de l’insécurité linguistique, de l’aménagement des langues, etc. Le fait de travailler à Moncton m’a entre autres permis de mener des recherches de nature sociolinguistique en milieu de travail auprès des francophones minoritaires (et aussi des anglophones majoritaires), recherches qui ont débouché sur une thèse de Ph. D. en sociolinguistique intitulée « Pratiques langagières et bilinguisme dans la fonction publique fédérale canadienne : le cas d’un milieu de travail bilingue en Acadie du Nouveau-Brunswick » (soutenue en 2008). Dans cette recherche, j’ai cherché à voir dans quelle mesure les représentations linguistiques – ou l’image que l’on se fait de sa langue et de celle des autres – peuvent avoir une influence sur les pratiques langagières des locuteurs et de quelle manière elles nous permettent de mieux comprendre la dynamique sociolinguistique de ce milieu de travail. J’ai aussi fait ressortir, dans cette thèse, les lacunes de la politique linguistique canadienne et les enjeux qui persistent pour la communauté francophone minoritaire. 

 

 

 

 

Matthieu LeBlanc, Ph. D.

Professeur agrégé

Département de traduction et des langues

Faculté des arts et des sciences sociales

Université de Moncton

Moncton (Nouveau-Brunswick)   E1A 3E9

 

506 858-4578

matthieu.leblanc@umoncton.ca

 

Équipe de LinguisTech
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Matthieu LeBlanc is an associate professor in the Département de traduction et des langues  at the Université de Moncton. He was head of the department from July 1, 2008, to December 31, 2011. He teaches introduction to translation, general translation, specialized translation, revision, writing, difficulties in French, and comparative stylistics.

 

 

(Interview translated from French)

 

1-      What particular interests do you have in the study of language technologies?

 

A. I am especially interested in the interaction between humans and language technologies. Of course I am interested in the technologies themselves, given their importance in the field of translation and the progress that has been made in this field in recent years. Professional translators—like all language professionals—today have access to a range of tools that not only increase their individual productivity and make their work easier, but also give them prompt access to the information they are looking for. These are huge changes. But what I’m really interested in are human–technology interactions, especially what users have to say about technologies and their use. As we know, even in the “best of cases,” not everything is perfect.

 

2-      Can you tell us about the challenges that language technologies pose in the workplace today? You often talk about the importance of the user in the use of language technologies. Can you tell us more?

 

A. As I see it, there are many challenges. Nevertheless, there are also many opportunities. What we need, in my opinion, is greater dialogue between those who design tools, language professionals (the users), and managers of translation services and companies. We must try to answer certain questions while keeping in mind the needs of translation companies and services, clients, and of course users. For example, do technologies allow translators to do their work better? Do they have an effect—either positive or negative—on their productivity and on the quality of the finished product? Are translators as professionals still in charge of their texts? Is there in some cases a loss of autonomy or control over the process? Do the commercial practices that followed the implementation of certain technologies take the users’ needs into account? Have translators received adequate training in this area? These are questions we need to ask. Dialogue is essential.

              

3-      Tell us about your current project, “Traduction, technologie et statut du traducteur” Translation, technology, and the translator’s status.

 

A. This is a research project I started in January 2012, but its origin goes back to 2007, when, together with a fellow researcher, I had the opportunity to do research within a large Canadian translation agency. That was when I realized how much translators’ work had changed since the early 2000s, and especially how certain language technologies had become such a big part of the process of translation. I also realized how much translators’ tasks had been reduced to certain very specific operations, which were different from the ones they did before. This is what led me to look further into the subject.

 

In my research project, which has the working title “Traduction, technologie et statut du traducteur”, I am trying to find out if, in certain workplaces, the widespread use of translation tools can have an effect on translators’ work, on their professional satisfaction, and finally on their professional status. This is a broad topic, and one that’s easy to theorize, but in my opinion it’s a topic that, among others (such as productivity demands, the conditions of text production, and rates), is of utmost importance.

 

For my research needs, I focussed on translation memories, since they are the most widely used tool on the market and the one that receives the most praise and criticism. I decided to go out into the field to see what was happening in real life, in the work world. I had the chance to spend a total of three months with three different translation services and agencies, all of them in Canada. I employed an ethnographic approach, the goal being to collect as much field data as possible on translators’ work, the tools they have access to, the interaction between translators and their tools (especially translation memories), the translation process, text handling, working conditions, client relations, management, etc.

 

In all, I spent more than 300 hours in workplaces and conducted more than 50 semi-directed interviews with translators, revisers, and managers. I also conducted more than 20 observation sessions with translators in their work environment, which gave me a fairly clear idea of how they use translation tools, in particular translation memories, and especially what they had to say about them (positive comments, but also less positive ones). In my opinion, we too rarely give voice to translators, the main users of these tools—yet they have both interesting and relevant things to say!

 

At this point I completed an analysis of the data. I have had the opportunity to present the results of my research a few times since then (colloquiums and conferences), and I have just submitted two texts for publication. Of course, I plan to continue my analysis and research in this direction. I am now interested in the changes to commercial and administrative practices that followed large-scale implementation of translation memories. In other words, there is a tendency to severely criticize the technologies themselves (their design, their limitations, etc.). However, I have noticed that often, it is not necessarily (or only) the technologies that are at fault, but rather (and especially?) the practices that have followed their implementation, that is, the practices—or the ways of doing things—that are imposed upon translators and that, in some cases, may lead to some loss of decision-making power and professional autonomy. These are significant topics for the profession, in my opinion.

 

4-      How has working in Moncton, in a Francophone-minority environment, been beneficial for your research?

 

R. Besides my research on language technologies and the translator’s status, which belongs to translation studies, I also conduct research in the field of sociolinguistics. I was particularly interested in Francophones in minority situations, especially in Acadia. The Moncton region, like the entire south-east of New Brunswick in fact, is rich in opportunities for studying language contact, representations of linguistic ideologies, linguistic insecurity, language planning, etc. Working in Moncton gave me the opportunity, among other things, to conduct sociolinguistic research in workplaces with a Francophone minority(as well as Anglophone majority)—research that led to a doctoral thesis in sociolinguistics with the title “Pratiques langagières et bilinguisme dans la fonction publique fédérale canadienne : le cas d’un milieu de travail bilingue en Acadie du Nouveau-Brunswick” (Language practices and bilingualism in the Canadian federal public service: the case of a bilingual workplace in Acadia in New Brunswick) (defended in 2008). In this study, I aimed to discover how linguistic representations—or the images people have of their own language and the language of others—can influence the language practices of individuals and how they allow us to better understand the sociolinguistic dynamics of this workplace. In this thesis, I also highlighted the shortcomings of Canadian language policy and the issues that subsist for the Francophone minority community.

 

 

 

 

Matthieu LeBlanc, Ph.D.

Associate Professor

Département de traduction et des langues

Faculté des arts et des sciences sociales

Université de Moncton

Moncton (New Brunswick)  E1A 3E9

 

506-858-4578

matthieu.leblanc@umoncton.ca

 

Katia Brien-Simard
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Vous arrive-t-il parfois de chercher le terme juste en français alors que seul le mot anglais vous vient à l’esprit? Si vous avez répondu « oui » à cette question, vous n’êtes pas seul!

 

Comme en témoignent les dictionnaires de ces deux langues, il existe davantage de mots de vocabulaire en anglais, alors que le français comprend plusieurs synonymes d’un même mot, ce qui occasionne l’emploi de nombreux anglicismes.

 

Au Québec, notamment dans la région de l’Outaouais, l’utilisation des anglicismes est fréquente. Étant donnée la proximité de l’Ontario, il est commun d’entendre certaines personnes utiliser des mots anglais déclinés en verbes.

 

Dans la région de la capitale nationale, j’ai entendu des termes comme « lifter » pour covoiturer, « flabergasté » pour être complètement ébahi, « enjoyer » pour en profiter et même « tooter de la horn » pour klaxonner!

 

Une autre particularité qui m’a frappée est la féminisation des mots anglais lorsque le mot est féminin en français. Par exemple, les gens diront : « une skateboard » et « une snowboard » puisque l’on dit une planche à roulettes et une planche à neige en français.

 

Pour avoir beaucoup voyagé dans la belle province, je peux affirmer que l’emploi du masculin est préconisé pour l’ensemble de ces emprunts. Cela s’explique par le fait que selon la logique anglophone, les objets n’ont pas de genre. Bref, le sujet suscite de nombreuses discussions!

 

Sans s’en formaliser, il faudrait peut-être se pencher sur les effets de cette « contamination » sur notre langue à plus long terme. S’agit-il d’une évolution ou d’une régression du langage?

 

Qu’en dites-vous?

 

 

Afin d’approfondir la réflexion, je vous invite à consulter les liens suivants :

 

Concernant l’importance de l’anglais à l’échelle internationale :

http://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/manchettes-headlines/english-anglais-eng.html

Concernant l’origine de certaines expressions francophones :

http://www.lepoint.fr/societe/le-francais-une-langue-mise-a-toutes-les-sauces-11-10-2012-1515663_23.php

 

Sylvie Lemieux
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Nous sommes des êtres conscients. Notre conscience nous permet de comprendre et de faire, d'une part, et de sentir, d'autre part.  C'est bien ce que le philosophe Frank Jackson nous fait comprendre en nous présentant l'histoire de Marie (Le cerveau à tous les niveauxhttp://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_12/i_12_p/i_12_p_con/i_12_p_con.html).

 

Imaginons que Marie, l’une des plus grandes neurobiologistes au monde spécialisée dans la vision des couleurs, est enfermée depuis sa naissance dans une chambre où tout est en noir et blanc. Tout ce qu’elle sait sur la vision des couleurs, elle l’a donc appris dans des livres écrits en noir sur des pages blanches qu’elle lit depuis qu’elle est toute jeune. Marie en vient donc ainsi à connaître tous les faits pertinents sur notre perception des couleurs.

 

i_12_p_con_1b.jpg Un jour, pour la première fois de sa vie, Marie sort de sa chambre et voit les vraies couleurs du monde qui l’entoure. « Voilà donc ce que cela fait de voir du rouge! », s’exclame-t-elle alors en voyant des tulipes rouges. Marie semble alors expérimenter quelque chose de complètement nouveau, nous dit Jackson dans son expérience de pensée. Comment alors est-il possible qu’ayant eu accès à absolument toute l’information imaginable sur la vision des couleurs, elle puisse découvrir encore quelque chose de nouveau simplement en voyant la couleur? Ce quelque chose de nouveau, c’est le qualium du rouge particulier de la fleur qu’elle a vue, conclut la petite fable.
Équipe de LinguisTech
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Le 12 septembre dernier, Johan Centime, ancien blogueur de LinguisTech, a publié un roman de société intitulé Requiem pour un prince charmant, paru aux Éditions Edilivre, dont le synopsis fait mention de LinguisTech.

 

Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans sa carrière, déjà prolifique, de romancier.

 

Sylvie Lemieux
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Qu'est-ce qui motive les traducteurs professionnels à se tourner vers la traduction à vue, encore appelée dictée? Vous trouverez des réponses à cette question dans la thèse de Julian Zapata Rojas : problèmes de santé ou prévention, charge de travail trop lourde, libération de la créativité.

 

Bonne lecture!

 

Nathalie Renevier
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Dragon est un logiciel de dictée vocale qui, outre le fait de reposer les poignets et de soulager toute personne qui souffre de troubles musculo-squelettiques ou autre syndrome du canal carpien, permet un gain de temps et de productivité appréciable à tout traducteur qui n’est pas parfaitement dactylo. Avec un peu d’entrainement, il est en effet facile de dicter 130 voire 150 mots/min. Pour ma part, je tape environ 60 mots/min (rarement sans fautes…), ce qui est certes honorable mais assez peu efficace au regard de la vitesse permise par la dictée vocale. Mon rendement est donc plus que doublé quand je dicte.

 

Après installation, il est important de prendre le temps d’adapter le logiciel à sa voix en lisant au moins un des textes proposés (différents extraits du manuel d’utilisation du logiciel ou de l’ouvrage de Jules Verne Le tour du monde en 80 jours). Compter minimum de 20 à 30 minutes d’adaptation avant de pouvoir commencer à utiliser l’outil. Naturellement, plus les de textes lus lors de cette étape seront nombreux, meilleur sera le résultat. Mais il est tout à fait possible de s’en tenir dans un premier temps à une adaptation de base et d’y revenir ensuite si le taux de reconnaissance n’est pas satisfaisant. En outre, l’application offre la possibilité d’adapter les mots non reconnus au cas par cas lors de la dictée.

 

Une fois l’adaptation terminée, les choses sérieuses peuvent commencer. Casque sur les oreilles (j’ai pour ma part fait le choix d’un casque sans fil rechargeable sur son support), l’utilisateur dicte son texte et le logiciel écrit. Plus les phrases sont longues, plus le logiciel est performant et moins il fait d’erreurs. Ce détail est essentiel pour les traducteurs, souvent habitués à taper leur texte au fur et à mesure qu’ils le découvrent, quitte à revenir en arrière, à effacer et à modifier trois ou quatre fois la même phrase avant d’arriver au bout. En effet, pour optimiser l’utilisation de Dragon, ils vont devoir modifier leur façon de penser et leurs automatismes, l’idéal étant d’avoir en tête la (quasi) totalité d’une phrase avant de commencer à la dicter. La reconnaissance sera ainsi bien meilleure et le taux d’erreurs, moindre. Cela peut paraitre contraignant à prime abord, mais on s’y fait très vite.

 

Malgré un niveau de performance impressionnant, le logiciel fait des fautes. Parmi les plus courantes :

  • Accords grammaticaux surtout en cas de syntaxe complexe ou d’arrêt lors de la dictée d’une phrase.
  • Indicatif au lieu d’impératif pour les verbes du premier groupe : Écoutez attentivement devient Écouter attentivement. En cas de texte entièrement à l’impératif, il est donc important de bien vérifier tous les accords, en cours de frappe et en relecture finale au cas où certaines occurrences auraient échappé à notre attention.
  • Utilisation d’un mot pour un autre, souvent pour cause d’homonymie (exemples : ces/ses, et/est, laids/lait/les, sans/cent/sang, etc.).
  • Erreur terminologique parce que le mot dicté est inconnu du logiciel. Goodwill devient ainsi goutte d’huile, sans doute moins adapté dans un texte financier que dans une recette de cuisine. Dans ce cas, il est possible d’adapter le mot ou l’expression pour permettre sa reconnaissance la fois suivante.

 

À savoir

  • Initialement conçue pour permettre aux médecins de dicter leurs rapports et aux avocats de dicter leurs plaidoiries, l’application contient d’office une terminologie très riche dans les domaines médical et juridique.
  • Par défaut, le locuteur est masculin singulier mais ce paramètre peut être modifié dans les options, onglet Locuteur.
  • Le logiciel offre de nombreuses possibilités de configuration. J’apprécie particulièrement la fonction Raccourcis qui rappelle la correction automatique disponible sous Word (par exemple, quand tjs est systématiquement remplacé par toujours). Si un terme complexe (ou étranger devant être conservé) est récurrent, il est possible de créer une abréviation orale. Ex : Congrès de pharmacovigilance et biovigilance peut devenir vigi. Ensuite, chaque fois que l’on prononce vigi, le logiciel écrit le nom complet de l’évènement.
  • Dragon est compatible avec de nombreux logiciels, notamment de TAO. Il peut donc être utilisé dans Trados, Wordfast ou Similis. Le traducteur combine ainsi reconnaissance écrite des phrases précédemment traduites et reconnaissance vocale et améliore sa productivité.
  • La version Premium (anciennement Preferred) est largement suffisante (compter environ 200 euros pour un premier achat sous PC).
  • Une version Mac est disponible sous le nom Dragon dictate.
  • Dragon existe dans de très nombreuses langues.

 

J’utilise ce logiciel depuis 2004, et une chose est sûre : j’aurais beaucoup de mal à travailler sans. Je m’en sers aussi bien sous Word ou Excel que dans ma messagerie, ou encore avec Skype ou MSN Messenger et même dans le champ de recherche de Google. Tu es Dragon addict me disent certains de mes collègues. Ils ont raison. Renseignement pris ça ne se soigne pas. Vous voilà prévenus.

 

Krystel Gosselin
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While doing research on the core differences of HTML, I felt as if I was submerged in an ocean of information. I will do my best to keep things simple, but I will also give the reference links for those who would like to do further reading on the subject.

 

HTML 4.01

 

The HTML I have mostly been using in my examples thus far is known as HTML 4.01. It is the revised version that offered corrections of errors from the previous version. In a nutshell, it offered:

  • Enhanced forms with improved accessibility for people with disabilities;
  • Extended HTML for style sheets, scripting, frames and embedding objects;
  • Improved support for right to left and mixed direction text;
  • Tables with richer elements, including captions and column groups.

 

For more information, consult the W3C (World Wide Web Consortium) document Introduction to HTML 4.

 

While HTML is still being perfected, there is still room for improvement. Hence the reason for creating XHTML.

 

XHTML

 

XHTML stands for “eXtensible HyperText Markup Language”. It is essentially HTML written as XML (eXtensible Markup Language). While almost identical to HTML 4.01, XHTML is a stricter and cleaner version.

 

XML serves as a tool to identify error-free and well-written HTML tags. XHTML was created by combining HTML with XML and it is used to allow browsers, either computer-based or phone-web, to interpret a bad markup language, since smaller devices often lack the resources or power to perform this task.

 

Some of the main differences are:

  • While HTML 4.01 may allow a faulty base structure to work, XHTML requires the <html>,<head>, <title> and <body> tags to work;
  • XHTML elements must be properly nested;
  • XHTML tags must always be closed and in lower case.

 

For more information about XHTML and its differences compared to HTML 4.01, visit the w3schools’ XHTML Introduction webpage.

 

HTML 5.0

 

As I’ve stated earlier, HTML 4.01 is a revision of previous versions of HTML and was released in 1999. Since then, the web has gone through many changes, and an updated HTML was needed to accommodate this. However, HTML 5.0 is still a work in progress, and the major web browsers are now just starting to support it. As a new version comes along, more and more features are added to HTML 5.0.

 

This new HTML supports a <canvas> tag for drawing, <audio> and <video> tags for media playbacks, and content-specific tags like <article>, <footer>, <header>, <nav> and <section>. It also supports form controls like calendars, date, time, email, URL and search bars.

 

One of the goals of HTML 5.0 is to keep the development process visible to the public. This means that with a little amount of searching, anyone will be able to see what new features are being implemented and what’s being researched.

 

For more information on HTML 5.0, visit the HTML 5 Tutorial section on the w3schools site.

 

Final Word

 

This brings a close to my blogs on HTML and translating for the web.

 

I would like to thank all of you for taking the time to read my blog, but more importantly, to have allowed me to share my research and what I have discovered while writing these blogs.

 

It was a fun, but trying experience. Often, I felt like my knowledge would not be enough, and I feared I could not rival the passion and expertise of my fellow bloggers! But through determination, friendly advice and encouragement, I made it.

 

I would like to take a moment to thank the LTRC for this amazing experience. I have learned so many things and improved my knowledge and skills in a way I could not have otherwise. Through trial and error I have come a long way, and I still have a long way to go!

 

Thank you all. Don’t give up and keep striving for your goals!

 

Association des conseils en gestion linguistique
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Le calendrier des activités 2012-2013 de l'ACGL est fin prêt! Notez dès maintenant les dates suivantes à votre agenda :

 

Jeudi 11 octobre 2012 – Cocktail de la rentrée (5 à 7)

Mercredi 24 octobre 2012 – Atelier; Efficacité professionnelle et gestion des risques; Contrôle de la qualité et révision

Mardi 13 novembre 2012 – Midi rencontre; Politiques de télétravail

Jeudi 6 décembre 2012 – Souper de Noël

Mercredi 20 février 2013 – Atelier; Calcul du prix de revient et du cout de la traduction; Échéances et établissement des priorités

Mercredi 27 mars 2013 – Midi rencontre; Relations entre clients et langagiers

Mercredi 1er mai 2013Journée technologique

Jeudi 13 juin 2013 – Assemblée générale annuelle suivie d’un souper

 

Pour plus d'information : http://www.lacgl.org/

 

Sylvie Lemieux
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Pour répondre à cette question, il est important de connaitre les processus mentaux qui interviennent dans l'opération traduisante. Vous utiliserez alors les multiples applications informatiques qui nous sont offertes en connaissance de cause.  Par exemple, quand dois-je traiter le texte que je récupère grâce à SDLX ou à MultiTrans?  Quand dois-je le relire?  À la toute fin juste avant de livrer mon texte?

 

Je vous encourage à suivre les deux cours qui traitent de ces processus (TRD-55-501 et TRD-56-501 en français).  Ils vous aideront à organiser votre pensée et à délaisser la traduction mécanique pour vous tourner vers une traduction naturelle, respectueuse de l’être humain. 

 

Dites à vos collègues anglophones que ces cours se donnent en anglais (TRD-57-501 et TRD-58-501).

 

Sylvie Lemieux
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Le cours Translation and conscious breathing (TRD--58-501) est en ligne sur le site du CTTIC-EDU. Je vous invite à communiquer l'information à vos collègues (https://www.cttic-edu.ca/course_detail.aspx?cid=28).  

 

L'objectif du cours : proposer un outil pour traduire efficacement et rapidement sans risque d’épuisement. La technique de respiration proposée consiste à réguler sa respiration en fonction de ses valeurs et du processus mental utilisé selon qu’on en est au début (recherche terminologique ou début de la traduction), qu’on est passablement avancé ou qu’on relit son texte (1re ou 2e lectures). 

 

Anne-Marie Tudorache
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La France a longtemps été considérée comme la seule nation ayant une réelle passion pour la cuisine, et c’est la première nation qui s’est « remuée » pour coucher cette passion sur papier. Certes, le premier ouvrage de gastronomie a été publié à Rome au XIIIe siècle (De honesta voluptate écrit par un bibliothécaire du pape), mais c’est de l’autre côté des Alpes que cette littérature des recettes et du service à table a été immortalisée en mots. En fait, à l’époque des fastueux festins baroques, la mise en scène décrivait déjà les gourmandises au moyen d’une gymnastique lexicale qui faisait valoir la saveur des plats. Mais comment décrivait-on par écrit quelque chose qui ne pouvait qu’être senti ou gouté, tout en reproduisant chez le lecteur, au moyen de paroles, la même sensation que celle ressentie par le dégustateur? D’un point de vue étymologique, les termes qui relèvent de la gastronomie au Moyen Âge se rattachent à la classification des choses par nature animée ou inanimée, et par terrestre ou spirituelle, ce que nous pouvons associer aujourd’hui aux concepts de concret et d’abstrait. C’est par l’entremise d’une organisation sociale des classes, nobles et paysannes, qui consomment ces aliments, que les termes qui désignent les denrées naissent et puisent dans les influences linguistiques de ces cercles sociaux. Par exemple, on associe les termes savants et à tonalité douce aux denrées nobles (cygnes, cigognes, paons, cerfs) plutôt accessibles aux riches, et les mots aux sonorités tranchantes (carottes, rutabaga, asperges) aux aliments plus communs, les plantes, que consommaient les classes autres que nobles.

 

De nombreux linguistes se sont questionnés sur la terminologie employée pour désigner la connotation du gout des aliments, qu’il soit bon ou mauvais, à une époque où des adjectifs tels qu’aigre et amer n’étaient pas utilisés pour qualifier les aliments? C’est à l’époque du classicisme que les savants se disputent sur les gouts et établissent la limite qui définit ce qui est jugé bon ou mauvais. Ils se basent alors sur la réaction naturelle et intuitive à porter un jugement esthétique lorsqu’on goute à un aliment qui crée une sensation agréable ou désagréable pour qualifier ces réactions avec des termes qui désignent des sensations. Voltaire fixe ces critères dans son Dictionnaire philosophique. Autrement dit, il se sert de la synesthésie, par exemple, pour décrire un gout par des sons (ou paroles). Puis, au XIXe siècle, avec la révolution industrielle qui laisse aux citadins plus de temps libre qu’avant, de nouvelles pratiques alimentaires hissent la gastronomie au rang du loisir et de l’art, ce qui donne naissance à de nombreux cafés et restaurants à Paris. À mesure que la gastronomie gagne en popularité, elle a besoin d’un langage caractéristique pour vulgariser les découvertes culinaires des cuisiniers qui désirent ajouter leur grain de sel à la littérature gastronomique et laisser l’empreinte de leurs expériences culinaires dans l’histoire.

 

De nos jours, le phénomène de la mondialisation, grâce à sa panoplie de moyens de communication, nous a permis d’ouvrir les yeux, et les narines, à des saveurs des coins les plus isolés de la planète. C’est ainsi que le vocabulaire gastronomique s’enrichit désormais de néologismes et d’emprunts qui désignent des aliments en provenance des quatre coins du monde. Évidemment, à mesure que les papilles gustatives développent une soif pour de nouvelles saveurs, la langue continue à s’enrichir de nouveaux termes et de concepts gastronomiques.

 

Anne-Marie Tudorache

 

 

Source

Onfray, Michel (2008). « Une éternelle passion française ». Le Magazine littéraire, no 480, p. 62-64.

 

Association des conseils en gestion linguistique
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L’Association des conseils en gestion linguistique est fière de présenter son conseil d’administration 2012-2013, élu lors de l’assemblée générale annuelle du 13 juin dernier.


Le conseil est composé de Mme Dominique Bohbot-El Kahel (présidente), M. François Chartrand (vice-président aux communications), MmeWilma Elalouf (trésorière), MmeAnik Pelletier (secrétaire), M. Serge Bélair (conseiller), MmeDominique Côté (conseillère), MmeClaudette Monty (conseillère) et MmeOdile Poliquin (conseillère).


Le nouveau conseil est déjà à l’œuvre pour préparer les activités de cette année. Nous vous tiendrons au courant des dates à noter à votre agenda!


Pour plus d’information, visitez le site Web de l'ACGL.

 

Sylvie Lemieux
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Votre principal outil de travail, c'est votre cerveau. Les applications informatiques (concordanciers, mémoires de traduction, banques de terminologie, etc.) sont à votre service. En gardant cette distinction à l'esprit, vous éviterez d'éprouver le sentiment de faire de la traduction mécanisée assistée par l'être humain.  C'est une impression malheureusement répandue chez les traducteurs professionnels, qui négligent trop souvent leurs besoins fondamentaux et doivent faire fi de leurs valeurs personnelles pour répondre aux besoins de leurs clients et satisfaire aux exigences de notre profession (voir Nos sondages, Facteurs émotionnels, Outils informatiques et Résumé des résultats). Voilà pourquoi il est important de connaitre le fonctionnement de votre cerveau pour traduire efficacement  et rapidement sans risque d'épuisement.

 

Chez environ 90 % des droitiers et 70 % des gauchers, c'est l'hémisphère gauche (HG) qui prend en charge les tâches linguistiques, et l'hémisphère droit (HD), lui, s'acquitte des tâches visuospatiales. L'HG travaille de façon analytique ou séquentielle : un élément après l'autre. L'HD peut exécuter plusieurs tâches en même temps. Par contre, il est moins précis. Le traitement de l'information est plus rapide dans l'HD (traitement global ou analogique) que dans l'HG (traitement analytique ou séquentiel). Et c'est l'inverse pour le 10 % des droitiers et le 30 % des gauchers qui restent.

 

Si vous êtes dans la première catégorie, vous avez intérêt à optimiser votre HD en adoptant une technique de travail qui fait appel à ses possibilités : il accélèrera votre travail, sous la supervision bienveillante smiley de votre HG, et vice-versa.

 

Sylvie Lemieux
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Pour nous imposer aujourd'hui, il faut recourir à la dictée certes en faisant affaire avec une opératrice chevronnée ou en utilisant un bon logiciel de reconnaissance vocale. Mais cette modalité n'est pas suffisante en soi. Il faut la compléter avec la respiration consciente. La respiration consciente agit comme un stimulateur cardiaque, un genre d'oscillateur qui permet à notre cerveau d'utiliser les ondes gamma (les plus hautes fréquences) et de synchroniser nos deux hémisphères. C'est l'un des éléments de réponse que j'ai découvert à l'École d'été 2012 organisée par l'Institut des sciences cognitives de l'UQAM du 29 juin au 9 juillet 2012.

 

Pourquoi me direz-vous? Pour avoir accès simultanément à toutes les fonctions de notre cerveau auxquelles nous faisons appel pendant l'opération traduisante, et qui normalement sont en compétition les unes avec les autres (d'où la difficulté d'organiser notre pensée que nous éprouvons trop souvent), et ultimement à notre conscience.

Le cerveau préfère travailler en mode automatique, c'est plus économique. C'est ainsi qu'il travaille quand nous lisons un texte. Mais lorsque nous traduisons, c'est grâce à la conscience que nous intégrons toutes les informations contenues dans le texte de départ pour les transposer dans la langue d'arrivée. La conscience se manifeste sporadiquement (éclairs de conscience), sans doute dans le cortex préfrontal. C'est un atout important. 

 

Conclusion : quand nous dictons en synchronisant notre respiration avec notre cerveau, nous traduisons plus rapidement et plus efficacement sans risque d'épuisement.

 

Sylvie Lemieux
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Pendant douze ans, j'ai eu la chance de travailler avec des opératrices aux Traductions Tessier : certaines alliaient sans peine rapidité et qualité, d'autres, moins habituées, tapaient de bons textes, plus lentement. Pendant plusieurs années, à l'époque où j'étais chargée du dossier de la Société canadienne des postes, j'ai eu le privilège de travailler en collaboration avec une seule opératrice.

 

Voilà trois ans que j'ai quitté les Traductions Tessier pour me consacrer davantage à la recherche et à la formation des traducteurs. Depuis, je travaille avec un logiciel de reconnaissance vocale, Dragon Naturally Speaking

 

Je constate qu'une bonne opératrice est irremplaçable. Si vous réussissez à trouver la perle rare, c'est elle qui « devinera » les mots que vous avez parfois prononcés trop vite, dans votre hâte de respecter votre délai. Elle saura résoudre bien des ambigütés que même les meilleurs logiciels de reconnaissance vocale ne parviennent pas à lever (p. ex., ses ou ces). Quelques discussions avec elle pour préciser les exigences en matière de mise en page, et le tour sera joué.

 

Mais encore faut-il lui donner suffisamment de travail pour la motiver à travailler pour vous. Une bonne opératrice a besoin de deux ou trois traducteurs performants pour réaliser des revenus intéressants. Elle vous demandera de 0,02 $ à 0,025 $ le mot, mais elle vous permettra de doubler votre productivité.  Mais l'important, c'est de cerner vos besoins (v. Services de consultation).

 

Sylvie Lemieux
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Devant les nombreux défis auxquels nous faisons face, nous devons revoir notre démarche de travail.  La démocratisation de la traduction va entrainer une baisse des tarifs, semble-t-il. Nous sommes déjà en compétition avec différents outils, dont Google Traduction, le plus connu. Ajoutons le scoop (v. Acfas : colloque sur les technologies langagières) que le vice-président des Services professionnels au Bureau de la traduction, M. Donald Barabé, nous a donné en mai dernier et qui vient nous ébranler, il va sans dire.

 

Mais regardons le problème sous un autre angle, diminution de tarif n'est pas nécessairement synonyme de baisse de salaire. En recourant à la dictée, nous pouvons augmenter substantiellement notre productivité et par le fait même maintenir notre taux horaire, voire le dépasser. Il faut le dire, il y a deux éléments à prendre en considération quand nous calculons nos revenus : le tarif au mot et le taux horaire. Les tarifs élevés au mot, quoiqu'alléchants à première vue, peuvent occulter de longues heures de recherche, qui viennent gruger notre profit.

 

Mais me direz-vous, l’économie de temps et d’effort de la dictée nuit-elle à la qualité de la traduction? La réponse est non. Le faible débit de la traduction écrite n'est pas pour autant gage de qualité. En dictant son texte, le traducteur augmente considérablement son débit et produit une version préliminaire certes, optant pour des solutions rapides au lieu de chercher le mot juste, mais il dispose alors de beaucoup de temps pour réviser cette version préliminaire. 

 

Émilie Lecours
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Le latin est composé de sept cas et de trois déclinaisons. Le meilleur moyen de comprendre ces dernières est d’utiliser des tableaux. Voici donc trois tableaux qui les détaillent.

 

La première déclinaison représente les mots féminins, la deuxième, les mots masculins et la troisième, ceux du genre neutre. En latin, on note que la lettre « a » est associée au féminin, la lettre « e », au masculin et la lettre « o », au genre neutre. Attention! Le masculin et le neutre se partagent les lettres « u » et « i ». Pour faire le lien avec les sept cas, vous serez à même de constater que les suffixes varient en fonction du cas. Certains cas peuvent également suivre un modèle semblable dans leurs déclinaisons. Par exemple, avec l’accusatif, on observe qu’autant le féminin que les deux autres genres vont avoir le « m » à la suite de la lettre qui est propre à leur genre (am, em, um). Il ne faut toutefois pas généraliser, car ce n’est pas nécessairement vrai pour tous les cas. Il n’y a rien de mieux que de les apprendre par cœur pour être en mesure de les détecter dans vos futures lectures en latin.

 

La première déclinaison

 

CAS SINGULIER PLURIEL
Nominatif rosa rosae
Vocatif rosa rosae
Accusatif rosam rosas
Génitif rosae rosarum
Datif rosae rosis
Ablatif rosa rosis

 

Dans cet exemple, on utilise le mot féminin rosa, -ae, qui signifie « la rose ». Pour ceux qui connaissent bien l’allemand, on remarquera que le latin présente toujours les substantifs avec leur forme au pluriel, soit rosa, -ae (« rose » en latin) ou Kind, -er (« enfant » en allemand).

 

La deuxième déclinaison

 

CAS SINGULIER PLURIEL
Nominatif

dominus

puer

domini

pueri

Vocatif

domine

puer

domini

pueri

Accusatif

dominum

puerum

dominos

pueros

Génitif

domini

pueri

dominorum

puerorum

Datif

domino

puero

dominis

pueris

Ablatif

domino

puero

dominis

pueris

 

Dans cet exemple, on emploie les mots dominus, -i, qui signifie « maitre », et puer, -eri, qui signifie « enfant ». Contrairement à la première déclinaison, celle-ci se divise en trois catégories de mots. Ces mots sont ensuite répartis selon leur terminaison. Les trois terminaisons les plus fréquentes de la déclinaison masculine sont « inus », « er » et « um » (voir tableau suivant).

 

CAS SINGULIER PLURIEL
Nominatif templum templa
Vocatif templum templa
Accusatif templum templa
Génitif templi templorum
Datif templo templis
Ablatif templo templis

 

Dans cet exemple, on utilise le mot templum, -i, qui signifie « temple ». Ce mot appartient également à la deuxième déclinaison.

 

La troisième déclinaison

 

Les substantifs masculins et féminins

consul, is, masculin : « consul »

rex, regis, masculin : « roi »

ciuis, is, masculin : « citoyen »

urbs, urbis, féminin : « ville »

 

CAS THÈMES CONSONANTIQUES THÈMES EN -I
Singulier
Nominatif consul rex ciuis urbs
Vocatif consul rex ciuis urbs
Accusatif consulem regem ciuis urbem
Génitif consulis regis ciuem urbis
Datif consuli regi ciuis urbi
Ablatif consule rege ciue urbe
Pluriel
Nominatif consules reges ciues urbes
Vocatif consules reges ciues urbes
Accusatif consules reges ciues ou ciuis urbes ou urbis
Génitif consulum regum ciuium urbium
Datif consulibus regibus ciuibus urbibus
Ablatif consulibus regibus ciuibus urbibus

 

Les substantifs neutres

corpus, oris, neutre : « corps »

mare, is, neutre : « mer »

 

CAS Singulier Pluriel Singulier Pluriel
Nominatif corpus corpora mare maria
Vocatif corpus corpora mare maria
Accusatif corpus corpora mare maria
Génitif corporis corporum maris marium
Datif corpori corporibus mari maribus
Ablatif corpore corporibus mari maribus

 

La troisième déclinaison est sans aucun doute la plus complexe des trois. On peut la voir comme celle qui englobe toutes les exceptions. Elle comprend des mots des trois genres qui se distinguent des autres par leur changement de radical. Le radical est modifié pour pouvoir ajouter le suffixe qui convient, toujours selon le cas. Dans cet exemple, on présente le mot rex, regis qui signifie « roi » d’une façon différente. Elle diffère sur le plan de l’information qui accompagne le radical rex, puisqu’il ne s’agit pas de son pluriel, mais bien de la forme qu’il prendra pour être accordé, soit regis. De là, il sera accordé de façon normale. En français, on retrouve cette particularité avec le mot « œil » qui devient « yeux » au pluriel, et en anglais, dans le mot leaf qui devient leave (feuille).

 

Eh voilà! Vous êtes maintenant en mesure de comprendre la base du latin. Je vous laisse sur cette locution latine : Ævo rarissima nostro simplicitas. Et puis, vous comprenez?

 

Source des tableaux

 

Krystel Gosselin
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In this blog, we will see the last of the basic HTML tags required to build a webpage. While I chose what I considered essential, there are a lot more tags to learn and discover. To that end, I will list a few online sources and books that I found particularly helpful at the end of this blog.

 

Today’s HTML content includes hyperlinks, images, acronyms and abbreviations.

 

< a href=" " > < /a >

 

The hyperlink and image tags are slightly different than the ones we’ve seen so far. While the basics remain unchanged, there is an added element in the opening tag. This is best shown with an example. Here is the HTML code used to link to the Google homepage:

 

< a href="http://www.google.com/">Google homepage< /a >

 

As you may have noticed, the opening bracket has more content than usual. This is called the href attribute, which serves to create a link to another document. It can be used to link the user to another webpage, or to a page on the same website. This feature is particularly useful to lead the user to a page where more detailed information can be found. It can also prevent additional content from being written or making the page too dense with information. Text can also be added between the closing and opening brackets, making it appear as a hyperlink.

 

< img src=" "/ >

 

Like the line break tag, the image tag does not come in pairs, but it is still very important to add the forward slash before the closing bracket for the picture to display correctly.

 

To put a picture on a website, it first needs to be hosted on another website. This basically means that a picture cannot be directly uploaded from a hard drive and onto the webpage. There are several free websites that makes it possible for users to upload pictures for the specific purpose of hosting them, thus allowing them to post them on either social media websites or their own webpage.

 

Here are a few of those websites:

-          Photobucket : http://photobucket.com/(external link)

-          Flickr: http://www.flickr.com/(external link)

-          ImageShack: http://www.imageshack.us/(external link)

-          Imgur: http://imgur.com/(external link)

 

These are all websites I have used in the past. They are all user-friendly, but there are a lot more at your disposal on the World Wide Web!

 

Once a picture has been uploaded, the website will provide a link. It is important to note that it is not the link to the webpage where the picture is displayed! It will be another link that will specify the source of the picture to the image tag. Here is an example:

 

< img src="http://www.example.com/picture.jpeg"/ >

 

Alternate text can also be added to a picture. This text appears when the cursor is placed on top of an image for a few seconds. It will usually show up in a beige box and can take the form of a short description of the picture, a caption, or its title.

 

To do so, use the same tag as earlier:

 

< img src="http://www.example.com/picture.jpeg"/ >

 

Now add the following code after the link and before the forward slash:

 

alt="this is where the alternate text goes"

 

The final result should look like this:

 

< img src="http://www.example.com/picture.jpeg" alt="this is where the alternate text goes"/ >

 

The textbox and the font size for the alternate text are usually quite small, so it’s a good idea to keep the text short and to the point to make it easy to read.

 

< acronym > < /acronym > < abbr > < /abbr >

 

At the end of the lecture we received in our Rédaction Web class, the lecturer gave us one last HTML tag he found particularly useful for us.

 

An abbreviation or an acronym must be spelled out upon its first use. But on a webpage, information can end up being scattered and make it less accessible for users.

 

This HTML tag will have the same effect as hidden text with an image: as the user places his cursor on top of the abbreviation or acronym, an alternate text box will appear with the full spelling. This is a good accessibility feature and helps prevent the users from constantly scrolling or searching for the full spelling of the word in the text or website.

 

Here’s what it will look like.

 

Acronym:

 

< acronym title="Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie" >CRSNG< /acronym >

 

Abbreviation:

 

< abbr title="Boulevard">blvd.< /abbr >

 

And there we have it, the basics of HTML! This is where the fun begins.

 

HTML takes a lot of patience, especially at the beginning. Even when writing every tag carefully, you are bound to make mistakes. I made plenty myself! Always remember that these mistakes can easily be fixed.

 

Here are the websites I mentioned earlier. They were very helpful in writing this blog because they provided a lot of interactive content specifically designed to help users learn through practice:

 

-          W3Schools.com, the world’s largest web development site: http://www.w3schools.com/(external link)

-          30 Days to Learn HTML & CSS: http://learncss.tutsplus.com/(external link)

-          HTML.net: http://www.html.net/(external link)

 

As for books, I recommend the following two:

 

-          HTML for Dummies, by Ed Tittel and Stephen J. James, 1997 (available on Amazon)

-          HTML & XHTML : The Definitive Guide, by Chuck Musciano and Bill Kennedy, 2006 (available on Amazon)

 

But these are just a few pages out of thousands written about HTML. My suggestion for those interested in picking up a book would be to stop by the local library and see that they have on their shelves!

 

I hope these blogs helped some of you understand the concept of HTML. To me, its logic makes it feel like another language altogether. I had a lot of fun writing my first webpage using HTML during the lecture in class. Seeing the elements come to life as I got the codes right, fixing and understanding my mistakes and even taking a few initiatives of my own felt very satisfying! I can only hope you will all feel the same when you attempt the same experiment.

 

Thank you for reading!

 

 

 

Krystel Gosselin
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In part 2 of my HTML blog, we looked at the tags that make up the structure of a webpage. The next set of tags will enable you to input elements that will bring the structure to life. This includes heading tags, paragraph tags, line break tags and text formatting tags.

 

< h1 > < /h1 >

 

The heading tag needs to be placed before a paragraph, or a new area of content. There are six levels of headings with different size fonts, based on the needs of the webpage. The first, < h1 >, is the largest size, and level six, < h6 >, is the smallest. The most important headlines should be placed in < h1 > tags. Please note that these tags should not be used to make the text bolder or larger within a paragraph or in any text other than the heading.

 

 

Figure 1 - source

 

< p > < /p > and < br / >

 

Paragraphs are a basic component of any webpage. To make the text big and bold, paragraph tags will need to have nested HTML elements (< i >< b >example of nested elements< /b >< /i >) to have the same effect. This can make the HTML code look complicated depending on the amount of formatting that needs to be done. In HTML 4.0, a paragraph tag can be added without the closing tag (< /pr > without causing an error. However, I will explain a bit further why I advise against this practice.

 

Rather than adding a new paragraph, a < br / > tag can be used to put a line break in the text. Unlike the rest of the HTML code we’ve seen so far, this tag is the only one that doesn’t require a closing tag to end the code in HTML 4.0 and HTML 5.0.

 

In some of the HTML tutorials that I have seen, the line break tag was written without the forward slash. This is because some types of HTML (HTML 4.0) do not require a closing tag to make the code function (the paragraph and the line break tags are examples of this). There are, however, two reasons why I advise you to include a closing tag in the HTML code:

 

1-      Making a habit of closing the tags will lower your chances of forgetting one.

2-      XHTML, a more recent type of HTML code, requires all tags to be closed, including the line break and paragraph tags.

 

For those who haven’t heard of XHTML, or HTML 5, worry not! I will write about the different kinds of HTML in an upcoming blog.

 

Format tags < strong > < /strong >, < em > < /em >, < small > < /small >, < sub > < /sub >, < sup > < /sup >

 

For those already familiar with basic HTML, either from forums or message boards with the HTML enabled, some of these tags might seem unfamiliar.  Back in the days of HTML 4.0, the formatting tags that were used were < b > for bold and < i > for italics. While these tags still work and are sometimes used while writing HTML code, the tags listed above are more current. The W3School website has a small article about the formatting tags:

 

Often, < strong > renders as < b >, and < em > renders as < i >.

However, there is a difference in the meaning of these tags:

< b > or < i > defines bold or italic text only.

< strong > or < em > means that you want the text to be rendered in a way that the user understands as "important". Today, all major browsers render strong as bold and em as italics. However, it is possible for a text highlighted with the strong feature to become cursive instead of bold.

 

Philippe Loranger taught us the functions of the new tags I have discussed today. According to him, older tags will soon vanish from use. I found it important to explain the differences between the old and new tags.

 

Here is an example of the formatting tags I listed above and their effect on the text format. In my upcoming blog, we will see the tags used to input hyperlinks, images, bullet lists, acronyms and abbreviations.

 

 

 

Figure 2 and 3- source

 

Krystel Gosselin
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Please note that to prevent issues with your internet browser, I have added extra spaces to the tags. They would normally be written without the extra spaces before and after the brackets (< >).

 

Back when I knew little about HTML, I often imagined what a page of code would look like. What my mind conjured was a frightening picture that I thought I would never understand, and for a few years, it delayed my interest in learning anything related to HTML. Lines upon lines of code, for pages on end… It was quite the nightmare!

 

 

Figure 1- Source code taken from http://www.facebook.com, viewable by right-clicking on any web page and selecting “view page source”.

 

While there can be a lot of lines of code in HTML tags, they are much simpler than they appear to be. There is a strict structure to follow and very simple logic behind it all. Once these concepts have been grasped, the task becomes more about patience than skills!

 

The Basic Structure

 

Every HTML code starts with a basic structure. Think of the codes as the frame of your website.

< html >

< head >

< title > Title of the document < /title >

< /head >

< body >

< /body >

< /html >

 

Every blank HTML webpage starts off like a blank canvas. Let’s take a look.

 

< html > < /html >

 

This tag will essentially contain the structure and any additional tags added to the webpage. Anything added outside of these tags will not appear on the website, so it is important to make sure that they are the first and last tags you see on your page.

 

< head > < /head >

 

The head tag contains all the head elements of the webpage. This is where the < title > will be inserted.

 

< title > < /title >

 

The title of your website will be written between these two tags and is required for the website to function. This tag will make the title appear in your web browser, give a title in the favorite folder when added to favorites, and most importantly, display a title for the webpage in the search-engine results.

 

< body > < /body >

 

Aptly named, the body tag is where the action happens! Beyond the basic tags listed in this blog, this is where commands will be entered to give life to your website. Simply put, you will be adding tags within tags. This is called nesting.

 

Nesting will be useful to format your text. This is what will allow you to make your text bold, underlined, and italic. And this is just the beginning!

 

An important point to mention about tags is that they always come in pairs. During the lecture given by Loranger in our Rédaction Web class, most students forgot to add the matching pair of the tag to end their code. I noticed this as I was helping some of them with their HTML. It is also important to note that the second tag will always have a forward slash between the brackets and before the letters (i.e. < html > < /html >). This forward slash “tells” the HTML code to stop at that point. If your entire text is suddenly bolded or underlined, do not worry! It is probably due to a stray forward slash and this can easily be fixed.

 

For my next blog, I will talk about the other basic tags used in an HTML page. I will teach you how to create headings and paragraphs, add links to other websites, and how to add pictures.

 

Krystel Gosselin
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Back in January, the professor of our Rédaction Web class, at the Université du Québec en Outaouais, invited a guest lecturer to teach us about the basics of HTML. It was an unforgettable experience to see everyone at work in the classroom. Classmates, with varying computer skills, accomplished all the webpage building tasks set out for them by the lecturer. Classmates smiled when they saw that a tag, entered correctly, had resulted in a new feature for our project.

 

The lecture was given by Philippe Loranger. Besides being a fountain of computer science-related information, he also works tirelessly to make the governments’ pages as accessible and as error-free as possible. After the lecture, the whole class had understood the amount of work needed to reach such a goal, a difficult but not impossible task.

 

The Tools

HTML stands for “Hyper Text Markup Language”. It is, essentially, a code used to give commands to the computer to have it input elements (images, text, formatting, etc.) into a webpage. We do so by using “tags”. These are the basic elements of webpage building. Tags are essentially commands written between two symbols known as brackets (< >).  The commands written between the brackets will reflect what you want to do on your web page.

 

Anyone who owns a computer can write tags! Every computer with the Windows operating system has a program called Notepad. You may have used it before, and at first glance it might seem like a very simple program that is not very useful (especially when we have programs like Microsoft Word that have fancy formatting options). However, this is the basic program needed to write HTML. It doesn’t have as many advanced options as some other programs, but it is a good way to master the basics of HTML. This will be particularly helpful when reviewing the HTML from other programs, which are not fool-proof. Errors can happen; know your basics and you will notice errors faster.

 

Adobe Dreamweaver is a popular software program for writing HTML code. While it has a lot of interesting features to help users input their codes, it is also known to add superfluous codes to a webpage, which could end up slowing it down. Knowing the limits and functions of any tool can be tremendously helpful.  While this software is expensive, the main advantages include constant updates and new functions. There is even a trial version available on the Adobe website for anyone who would like to try it. The website also offers tutorials on how to use the software for those who require more help.

 

Another program that came up during the lecture was Frontpage. This software, developed by Microsoft, was discontinued in December 2006. The last version, Frontpage 2003, was said to have been replaced by Microsoft SharePoint Designer. Information on how to use FrontPage can be found on the Microsoft website at office.microsoft.com/en-ca/frontpage-help/. The tutorials can be a bit hard to navigate through, but they are very well written and easy to understand. This has always been one of  the strong points of Microsoft products.

 

Other programs exist for writing HTML code, of course, but I chose to show you those that had been presented during the lecture. Please feel free to leave a comment and share your knowledge with us all!

 

James Lougheed
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          As I stated in one of my last blogs, I think about words…a lot. But all those studying or working in translation are essentially programmed to think critically about words. We work to ensure their accuracy. After all, our job is to examine the written word. I often think critically in terms of the spoken word too; this, however, is a whole different ball game. As a translator, I forget about the differences between the domains of translation and interpretation. Although I categorize them under interlanguage communications, the skills and work involved are quite distinct.

 

          Recently, I had the opportunity to speak with Michel Mertens, a retired interpreter from Belgium who spent most of his career working in the House of Commons and the Senate. He has thus done his fair share of interpretation with the federal government in Ottawa and has accumulated a great deal of experience in the field. During our discussion, I wanted to find out the principal challenges and benefits of the profession.

  

          Having grown up in a trilingual French-English-Dutch environment, Michel says that he naturally chose interpretation as his field after graduating in 1969 because it was the “fashionable” thing to do at the time. “Those were good years for interpreters because what with the common market then, now the European Union, the demand for interpreters was huge…We could be pickers.” After a few dozen job offers, Michel chose to come to Canada because he wanted to see North America, where he would spend most of his career. And although he is now considered a retired interpreter, he still performs interpretation work on demand.

 

          Michel starts by stressing the importance of knowledge and comprehension in the field. He explains that in order to be a good interpreter, you must be continually learning. “It’s one of those specialities where you have to, by definition, learn as you go.” What we know as a human race is perpetually growing and developing; since interpreters need to stay in the know in order to work in any domain, they have to be more than just well-read. “Interpretation is a lifelong learning experience.” “And how does an interpreter keep up?” I ask. “Well, you keep reading.”

 

          Much like translators, interpreters have an incessant need to be mini-experts in any field. Despite the fact that there are translators and interpreters with very strong backgrounds in many specific subject areas, there are many who only have a limited time to learn as much as they can. Michel recounts that in his last ten days of work, he has needed to read up on nuclear energy, criminal justice and cattle-raising.

 

          In contrast, Michel also describes a distinct difference between the two professions to this effect. Translators are able to flip through documentation and retrieve knowledge as they go, whereas interpreters do not have the time on their side. While interpreting, one has to deal with the intense pressure of fully understanding a subject and extracting it instantaneously. It doesn’t always come at the drop of a hat. According to Michel, it is a five-day process. Once he has read through his assignments, he may spend the first couple of days lost in all the jargon, terms, abbreviations and specificity. The third and fourth days come to him more easily as the material begins to sink in. By the fifth (and maybe final) day, he’s cracked it. “The funny thing about it is…once you have it, you won’t touch it again for years.”

 

          We can all agree that as a demanding profession that requires constant professional development, interpretation is in no way for the faint of heart.

 

Krystel Gosselin
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You’ve probably heard the initialism before. For some, it means a tool used to build a website. For others, it’s technological, and it does or means something.

 

To begin our introduction, here is an excerpt from Wikipedia:

 

“HyperText Markup Language (HTML) is the main markup language for displaying web pages HTML elements form the building blocks of all websites.”

 

While it may seem complicated at first, the logic behind HTML is easy to grasp once you start using it.

 

Let me explain my understanding of it:

 

HTML is a language that your web browser translates into what a website should look like through a series of commands. Of course, there are several other components that come into play, but let’s leave it at that for now.

 

But why should I even learn about it, you might wonder? I asked myself that question as well. While it’s a useful skill to have, can it really have an impact on my translations?

 

In a world where technology is a part of our daily lives, a basic understanding of HTML could provide you with valuable assets, such as:

  •   Effective communication between the various team members of a website, where the translator would have a better understanding of the inner workings of the website to be translated;
  •   Simple coding that can be done by the translator to lighten the work load of the webmaster;
  •   Skills that could help a translator obtain a contract or a job that involves the translation of a website.

 

These elements were the first part of the lecture presented by Philippe Loranger for my Rédaction Web class at the Université du Québec en Outaouais. He also mentioned that, where he currently works, it was not uncommon to have translators working on some parts of the HTML code while translating, and that this would probably become a trend in years to come. While this is his personal opinion, it convinced me to try and learn as much as I could.

 

 My next few posts will be about the basics of HTML,  from what I have learned in the classroom, from books, and from online courses.

 

Émilie Lecours
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Maintenant que nous avons établi que le latin n’est pas une langue morte, intéressons-nous davantage à sa construction. Tout d’abord, il faut savoir que le latin est une langue flexionnelle, ce qui signifie qu’elle comporte des cas, lesquels indiquent la fonction syntaxique des mots. Donc, contrairement au français qui fonde sa syntaxe sur l’ordre des mots, le latin se base sur des déclinaisons selon le cas. Pour déterminer de quel cas il s’agit, il suffit d’observer les affixes qui indiquent aussi bien le nombre que le genre. Voici une brève description des sept cas employés en latin.

 

  • Le nominatif : se rapporte au sujet et à son attribut. Le cas nominatif ne dépend pas syntaxiquement d’un autre groupe, c’est-à-dire qu’il est complet en soi.
  • L’accusatif : désigne le complément d’objet direct qui exprime le temps, la durée, l’espace et les directions qui représentent un emploi circonstanciel. Il désigne également l’emploi actanciel, soit les compléments de verbes.
  • Le génitif : désigne le complément du nom et de l’adjectif. Il exprime la possession ou ce qui qualifie un ensemble (nom et adjectif).
  • Le datif : désigne le complément indirect. Il exprime à qui ou à quoi est reliée l’action.
  • L’ablatif : désigne le complément circonstanciel. Les compléments de manière, de moyen, d’instrument, de lieu (statique et déplacement), de temps et de date font partie de l’ablatif.
  • Le vocatif : se rapporte à l’apostrophe et exprime l’interpellation.
  • Le locatif : désigne certains compléments circonstanciels de lieu. Toutefois, il n’est plus employé de nos jours.

 

Voici un tableau qui résume bien les sept cas.

 

Cas
Fonctions
Déclinaison

Nominatif

Sujet ou attribut du sujet

 

Comme mentionné plus haut, chaque cas commande une déclinaison particulière, laquelle dépend du genre.

 

Voir le billet « Le latin : partie 2 » pour plus de détails.

Vocatif

Apostrophe

Accusatif

Complément d’objet direct, attribut du COD

Génitif

Complément de détermination du nom

Datif

Complément d’objet indirect

Ablatif

Compléments circonstanciels de moyen/manière

Locatif

Compléments circonstanciels de lieu

 

Maintenant que vous connaissez les sept cas, il faudra survoler les déclinaisons pour bien comprendre le rôle qu’elles ont et le lien qui les unit au cas. Une fois que vous avez compris comment s’articulent les déclinaisons et les cas, vous en savez suffisamment pour déchiffrer l’essentiel du latin. Je consacrerai un de mes futurs billets aux conjugaisons pour compléter les notions de base en latin.   

   

Voici une locution que vous serez à même de comprendre sous peu : Nulla tenaci invia est via, « Nulle route n'est infranchissable ».

 


Sources

http://www.etudes-litteraires.com/initiation-latin-cas.php

http://oidipus.free.fr/latin/latin002.htm

http://www.etudes-litteraires.com/initiation-latin-3.php

 

Émilie Lecours
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Tout d’abord, qu’est-ce qu’une langue morte? Pour être considérée comme telle, une langue doit remplir deux conditions : n’avoir plus aucun locuteur et ne plus exister sous aucune forme. Or, le latin est encore parlé et ses langues-filles, soit les langues romanes (français, espagnol, italien, portugais, roumain, etc.), fleurissent toujours.

 

La majorité des gens croient dur comme fer que le latin est une langue morte. Eh bien, détrompez-vous : il subsiste encore aujourd’hui notamment grâce au Vatican, mais aussi grâce aux universités et aux cégeps qui continuent de l’enseigner. Bien que le nombre de locuteurs qui parlent couramment « l’ancien » latin soit presque nul, des milliers de gens comprennent et peuvent parler le latin « moderne ». Il suffit de jeter un coup d’œil au journal électronique EPHEMERIS ou encore au site Web d’une école internationale d’humanités classiques pour réaliser que le latin n’a pas dit son dernier mot!  

 

Pour en finir une fois pour toutes avec les préjugés concernant le latin, voici cinq faits en lien avec le latin.

  1. Les Romains parlaient le latin dans l’Antiquité (750 av. J.-C. à 500 apr. J.-C.), mais c’est le latin écrit des Romains cultivés à la fin du 1er siècle av. J.-C. qui est enseigné aujourd’hui.
  2. Le latin n’était pas parlé par les Grecs dans l’Antiquité, et ce, même après que les Romains aient conquis la Grèce au IIe siècle av. J.-C.
  3. Le latin n’est pas une langue morte, car elle n’a jamais disparu complètement. Il existe encore de rares personnes qui le parlent couramment.
  4. Le latin est une langue internationale au même titre que l’anglais (surprenant, non?). Du Moyen Âge au XVIIIe siècle, soit pendant quelque 1300 ans, le latin était la langue de prédilection pour toutes les rencontres politiques et scientifiques en Europe. De plus, les noms scientifiques des animaux et des végétaux continuent d’être latinisés.
  5. Le latin n’est pas la langue officielle de l’État du Vatican, mais bien de l’Église catholique dont le siège est au Vatican. On célèbre encore de nos jours les messes en latin dans certaines églises catholiques.

 

Pour plus de faits concernant les Romains et le latin, visitez le site Web de Nadia Massoudy, professeure de latin.

 

Enfin, le latin représente une mine d’or pour tous ceux qui désirent parfaire leurs connaissances de toutes les langues romanes. À surveiller dans mes prochains billets : Le latin pour les néophytes, parties I et II.

 

Stude, non ut plus aliquid scias, sed ut melius.

(« Étudiez, non pour en savoir davantage, mais pour mieux savoir. », Lettres à Lucilius, 14, 89, 23.)

 

Krystel Gosselin
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“There are so many things you normally don’t consider while translating!”

 

This statement, I once received during an e-mail conversation with a fellow language practitioner, brought me back to a conference I attended during last year’s Translation Week. The conference itself was about localization, but also the variety of elements to translate inside a webpage, or software program, which were not just text.

 

It’s true that, as far as content goes, translating for the web is very similar to translating a normal text. Words are words, after all. We all know, however, that translating goes beyond words. We want to deliver a message.

 

Traditionally, the message is conveyed through words, whether it be in the form of an article, a press release, a novel or a letter. In recent years, the Internet has been one of the most efficient ways to transmit a wide variety of messages, thanks to its speed and high volume of users.

 

When we think of the Internet, though, we do not simply think of the text. Think about it for a moment: what makes our experience so different when using an internet browser, compared to traditional media?

 

Images, videos, widgets, applications, country-specific websites, interactive menus, and much more.

 

As I mentionned earlier, the subject of the conference was localization. According to the lecturer, the translator’s task was not only to translate the text to reflect the location-specific details in the text, but also the content of the website that was not detailed in words.

 

The example he gave was the weather widget at the bottom of the sample webpage.

 

The widget was originally set to display the temperature in the users’ area and was set in Fahrenheit. Although this may seem like a mundane element, it’s a known fact that certain countries (Canada for instance) check their weather forecast in Celsius and not in Fahrenheit.

 

What are the chances of dealing with a website with a weather widget on it? Slim, I agree, but a website translator will still face non-traditional elements he will need to translate for the users. This may take the shape of hidden text (also known as alternate text) that appears when your cursor hovers over an image, a link to a website with the appropriate language for the user, subtitles for a video, voice-overs, currency for purchases, advertisements, etc.

 

One could even go as far as choosing more content-appropriate web elements for the users. Color schemes, pictures, choice of music, and sometimes even the layout can be different from one country to the next to appeal to its users. This can be seen when you browse a website that has multiple versions for different countries, like the IKEA website. That, though, falls into the realm of localization.

 

 

James Lougheed
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              Although stating that the use of new technology is becoming increasingly ubiquitous in almost all aspects of the present world would be beating a dead horse, I cannot help but raise the topic again. Ironic as it is to say (as this appears on a website dedicated to translation technologies), it is phenomenal to see the extent to which we rely on computer-based technology to translate efficiently and effectively. And even if the majority of these technologies fail, the existence of Google on its own would facilitate easier translation methods. Now let us take a moment to think about translation in earlier days when we did not have access to any such tools; how would one translate without using a computer?

 

 

                A lot of work, isn’t it? It’s scary, really, to think of the amount of research and long hours that one would require to translate even a short memo. Successful translators would most likely have to have a larger knowledge base; a good memory; an overwhelming quantity of notes, books, and paper resources; and a strong idea of the principles of translation. As a community that relies heavily on the availability of resources and transmission of information, we translate using a great deal more aids in comparison with the olden days where we would have had to do more snooping on our own.

               

              I was reminded of how great a change the translation industry has undergone when browsing an article concerning Xuan Zang (玄奘), a renowned Chinese Buddhist monk and scholar from the seventh century. Given my interest in the Chinese language and language theories, I was quite intrigued to read that he is accredited with being one of the first and most significant translators in the East. Xuan Zang was known primarily for his 17-year search for Buddhist scriptures in India and his translations of them from the Sanskrit originals. During his lifetime (602-664), he translated 1335 volumes of scriptures, amounting to 130 million words. The standard translator who goes through 3000 words a day would take over 118 years to translate just as many! In addition to his impressive rate of translating with next to none of the resources we have today, his translations are often seen as “exact, fluent and consummately skillful.”1

               

             One of his most famous theories caught my eye in both its simplicity and its value to translation: the Five Untranslatables (or the five instances in which one should transliterate). While translating scripture, Xuan Zang had listed a series of cases when one should not translate into Chinese. They are as follows:

 

1.       Secret information – the material is understood by few (mostly for nouns and arcane language)

2.       Word ambiguity and polysemy

3.       Lack of equivalents in the target language

4.       Existence of already accepted transliterations – perhaps there already exists traditional translations

5.       Lack of stylistic equivalents – although B is often translated as A, A cannot convey the deeper meaning of B

 

             Nowadays, it may be a little farfetched to use this as a template for transliterating since people are generally more knowledgeable than those of that time and access to further information is readily available. But I think it does give a really good guideline as to when one should be careful during the process, especially given the period in which it was written. In essence, when one comes across with “mystical” terms, one should not simply translate them non-contextually.  

 

Take, for instance, the following examples:

 

1.       Secret information: When translating an article on Icelandic traditions for a Canadian general interest magazine, one should explain terms, such as activities, garments and food, by either finding Canadian equivalents or adding footnotes.

2.       Ambiguity: When the end translation may conceal more than one possible meaning, whether in its words or its syntax, one should reword what is written so that it can only mean what is meant in the source text. A sample translation of “Les produits de nettoyage peuvent être dangereux“ could be “Cleaning products can be dangerous,“ though it should be revised as it is structurally ambiguous. Do cleaning products have the potential to be dangerous, or is it the cleaning of products that does?  

3.       No direct equivalents: One of the few that should be considered for true transliteration; after not finding an English equivalent for Schadenfreude, one could leave it as a German loanword as the concept does not exist as a single term in English.

4.       Already accepted transliterations: Although a traditional Chinese dress (Mandarin: qípáo 旗袍) could be easily translated as its Mandarin romanization, qipao, one might opt for its more common name from Cantonese roots, the cheongsam.

5.       No stylistic/conceptual equivalents: As is the case with many words in French, global has a much wider range in meaning compared to its frequent English equivalent. It may also be translated as “comprehensive,” “cumulative,” and “worldwide.” One should keep the proper context in mind when coming across terms with a broader or narrower definition than its typical translation.

 

              This list is by no means complete. As the world becomes increasingly globalized, translation itself becomes more and more muddled with new concepts and terms that pose difficulties to translators; with each new one, we have yet another decision on how to translate it into any language. Nowadays, we often look to the internet for a variety of resources that guide us to how to translate a term. Subconsciously, we are taught to take into account the cases Xuan Zang outlines.

 

              Since his time, he has been remarked as being a great contributor to modern translation theory and also as a frontrunner in many other common translation devices we use today: omission, shifting, borrowing, restoration of pronouns, etc. As much as we depend on new technology and cutting-edge software to get our work done, it is really thanks to these fundamentals that we can create effective translations. If only Xuan Zang knew that bringing the Buddhist scriptures to the Chinese would pave the road for such an essential method of communication…


1 http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/0907676X.2003.9961462#preview(external link)

 

Julian Zapata Rojas
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« La lecture est souvent considérée comme allant de soi
aux yeux de nombreux traducteurs. La compétence de lecture
elle-même, indispensable à l’acquisition de la compétence de traduction,
est rarement débattue en traductologie. »  (Plassard, 2007)

 

Lire, sans faire l’analyse du discours, c’est un peu comme regarder un spectacle de magie sans toutefois faire l’effort de découvrir les tours du magicien. Et c’est correct, pour la magie. Ou pour la lecture de loisir. Cependant, pour la traduction, il faut bien ouvrir les yeux. Il faut, si l’on peut, regarder chaque tour au ralenti.

 

Effectuer l'analyse discursive d'un texte, c’est faire ressortir les éléments et les opérations qui entrent en jeu dans sa production. La production d'un texte, sa structure, sa lecture et sa traduction sont toutes tributaires des « représentations du réel » qui caractérisent une société à un moment précis de l'histoire.

 

Une telle compétence de lecture s'avère essentielle pour traduire tant des textes littéraires que pragmatiques, mais c’est souvent l’analyse discursive comparative des œuvres littéraires vis-à-vis de leurs traductions, parues tout au long de l’histoire, qui permet de mieux illustrer l’absence d’une théorisation de la lecture plus profonde dans la formation de traducteurs.

 

Et j’insiste, les moteurs de traduction automatique et les mémoires de traduction ne pourront jamais voir les textes comme un réseau sémantique plutôt que comme une linéarité de mots ou de phrases isolées.

 

Pour automatiser ou semi-automatiser la traduction de la nouvelle Continuidad de los parques de Julio Cortázar, il faudrait passer d’abord le texte par un Extracteur automatique de réalisme magique (EARM). Ce système aurait d’abord la capacité de déterminer que le texte a été écrit à une époque et dans une société où les écrivains avaient commencé à mettre au défi les conventions de la littérature déjà établies et effectuaient un travail à caractère expérimental et, étant donné le climat politique dans cette société-là, à caractère politique également.

 

Ainsi, l‘EARM aurait la capacité d’analyser les ruptures de la chronologie narrative et de l'utilisation contemporaine des temps verbaux. Aussi, il pourrait déceler tous les éléments fantastiques dans l’oeuvre, les éléments inexplicables qui projettent le texte au-delà de la compréhension rationnelle. L’EARM aurait également la capacité de traiter et d'analyser les ambigüités, les mondes réels et fictifs qui fusionnent dans le texte, les mises en parallèle, les comparaisons et les contrastes au niveau du vocabulaire, de la distribution des paragraphes et même de la mise en page du texte. Bref, notre EARM aurait la capacité de percevoir les nombreux facteurs qui sont entrés en jeu au moment de la production du texte de départ pour ainsi pouvoir ensuite, en combinaison avec le moteur de traduction automatique ou avec la mémoire de traduction, produire un texte dans la langue d’arrivée qui puisse avoir chez le lecteur de la société d’arrivée le même effet magique que le texte en espagnol.

 

Je pense qu’on a eu assez d’« analyse discursive automatique » qui demeure, pour l’instant, dans la science-fiction. Nous, humains, avons la capacité de faire tout cela. Et nous, traducteurs, réviseurs, traductologues ou langagiers, avons le devoir de passer par toutes ces étapes pour arriver à objectiver le processus de traduction ainsi que l'évaluation du produit de cette opération.

 

Je peux vous dire que je déplore que les traducteurs des versions en anglais et en français que j’ai lues de Continuidad de los parques n’aient pas démontré le moindre effort d’analyse de discours pour arriver à compenser, dans l’absence de stratégies correspondantes dans le « code » (Frawley, 1984) de traduction, l’effet rhétorique du réalisme magique dans l’œuvre originale.

 

Julian Zapata Rojas

 

Nathalie Renevier
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Mais de quoi s’agit-il exactement ? Si le mot semble connu de la plupart des traducteurs, sa définition l’est moins, et l’utilité d’un tel outil n’est pas toujours évidente. Commençons par une définition, extraite du portail du CNRTL :

 

Corpus

Nom masculin

Ensemble de textes établi selon un principe de documentation exhaustive, un critère thématique ou exemplaire en vue de leur étude linguistique.

 

Quel est l’intérêt d’un tel recueil pour les traducteurs? L’idée est de pouvoir vérifier la phraséologie d’un domaine, les collocations ou l’utilisation d’un terme dans un contexte donné, afin de mieux appréhender les textes auxquels nous sommes confrontés et de les traduire de manière plus idiomatique et plus précise. Les corpus bilingues ou multilingues permettent également de trouver une traduction grâce aux textes parallèles, ou bitextes. Ainsi, des corpus comme Linguee ou Tradooit font partie des références favorites de nombreux traducteurs.

 

Linguee présente l’avantage d’être disponible en plusieurs combinaisons de langues :

  • anglais ⇔ français
  • anglais ⇔ allemand
  • anglais ⇔ espagnol
  • anglais ⇔ portugais.

Les combinaisons chinois ⇔ anglais et japonais ⇔ anglais sont prévues dans un futur proche.

 

Ce corpus est constitué principalement de documents officiels de l’Union européenne, de brevets, de sites bilingues d’universités ou d’entreprises et de sites canadiens.

 

Même si les résultats de recherche impliquent toujours des vérifications supplémentaires, cet outil peut s’avérer très utile notamment dans les domaines juridique et financier. À ce jour, toutes langues confondues, Linguee contient plus de 100 millions de phrases avec leur traduction.

 

Tradooit, disponible uniquement dans la combinaison anglais français, est un concordancier basé sur l’alignement de textes issus essentiellement de Termium, de différents sites canadiens, d’organisations internationales comme l’OMC et de quelques sites européens comme celui de l’EMA (European Medicines Agency) ou du Parlement européen. Des sites de référence sont indexés et ajoutés régulièrement et, comme Linguee, Tradooit s’enrichit de jour en jour. Pour être au courant de l'actualité de Tradooit, n'hésitez pas à consulter le blogue.

 

Parmi les corpus monolingues français, celui de l’Université de Leipzig mérite qu’on s’y arrête. Cette base de données, qui contient près 700 millions de mots (environ 37 millions de phrases), est dédiée à l’étude du français contemporain. Elle est constituée de différents types de données :

  • Informations issues de journaux francophones (> 19 millions de phrases)
  • Pages de sites Internet (> 11 millions de phrases)
  • Wikipédia (± 6 millions de phrases)

 

Mots-clefs, nombre d’occurrences, co-occurrences significatives, voisins de gauche et de droite, exemples en contexte, rien ne manque. Même s’il reste très généraliste, ce corpus deviendra vite indispensable, surtout pour les non-francophones amenés à rédiger dans la langue de Molière.

 

Mais le plus intéressant pour nous, traducteurs, reste de constituer, au fil de nos lectures, les corpus dont nous avons besoin dans nos domaines de spécialisation, à partir de sources dont la fiabilité ne saurait être remise en doute. Abonnements à des lettres d’information, à des journaux ou des revues en ligne, ou encore à des journaux ou revues papier (avec passage au scanner et à l’OCR), tout est bon pour constituer nos propres corpus.

 

Spécialisée dans la traduction médicale et pharmaceutique, je me suis constitué plusieurs corpus, parmi lesquels : médecine générale, anatomie, pharmacologie, gastro-entérologie, maladies infectieuses, etc. Comment?

 

Je suis abonnée à de nombreuses lettres d’information, mais également à des revues en ligne. Régulièrement, j’importe dans différents fichiers classés par thèmes, les articles qui ont retenu mon attention, des lettres d’information, le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié par l’Institut de veille sanitaire (INVS), les messages d’alerte et les informations de sécurité sanitaire publiés par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), etc. Au fil du temps, j’ai ainsi accumulé dans ces fichiers, des dizaines, voire des centaines de milliers de mots qui constituent des corpus fiables, dans lesquels je peux en cas de doute vérifier la syntaxe, les cooccurrences, ou encore l’orthographe d’une maladie ou d’une molécule.

 

J’ai également créé un corpus que j’ai intitulé « à l’oral », dans lequel j’ai récapitulé toutes les phrases ou expressions notées à la volée lors de conférences ou de colloques auxquels j’ai eu la chance d’assister. L’intérêt de ce corpus réside dans le caractère spontané, instantané du locuteur qui, même s’il a bien évidemment préparé son intervention, ne s’exprime jamais de la même manière que s’il rédigeait un article pour une publication. L’expression orale est souvent plus familière, et certaines formulations peuvent s’avérer très utiles pour adapter un texte rédigé par un spécialiste à l’attention du grand public, tout en respectant la syntaxe et les expressions idiomatiques du domaine concerné.

 

Pour gérer ces corpus, j’utilise un petit utilitaire gratuit, extrêmement pratique, que je vous présenterai prochainement.

 

Julian Zapata Rojas
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L’analyse du discours s’avère inexorable dans le domaine de la traduction : elle peut concrètement aider les traducteurs à objectiver le processus de traduction ainsi que l'évaluation du produit de cette opération. Comme je le commentais dans mon billet précédent, il faut apprendre à regarder au-delà du texte, autrement dit, à s’éloigner des présuppositions comme quoi « tout est dans le texte », y compris le sens, le « vouloir dire de l’auteur. »

 

À mon sens, les méthodes didactiques de la traduction utilisées actuellement ne compensent pas le manque d’une théorisation approfondie sur la lecture et sur la textualité. C’est pourquoi je me propose d’exposer ici, quoique brièvement, la théorie de l’analyse du discours, dans le but de contribuer aux efforts actuels pour la démonstration de l’importance de la pensée humaine dans l’acte de traduire, de l’impossibilité de remplacer les traducteurs humains par les machines. Ainsi, l’analyse du discours fait partie des innovations proposées par certains chercheurs en traductologie dans les domaines pédagogique et technologique. Endurez la lecture des paragraphes suivants (un peu de théorie ne fait pas mal à personne, comme on dit) et vous allez comprendre pourquoi l’analyse du discours est importante pour la traduction, ici et maintenant.  

 

La traductologie a vu le jour au début des années 1970 dans une période où l’hypothèse dominante était que la langue et la traduction étaient des capacités humaines innées, hors de toute influence contextuelle. Cette hypothèse, influencée par les théories de la linguistique structurelle et de la littérature comparative des décennies précédentes, cherchait à dévoiler des « universels traductionnels » observables dans la surface des langues des textes originaux et de leurs traductions.

 

Cette façon abstraite de concevoir la langue et la traduction est la raison pour laquelle, dès la fin des années 70, les théoriciens ont tenté d’introduire des approches axées sur le contexte. Ces théories ont surgi notamment à l’École du sens et sont connues en traductologie comme le « modèle interprétatif ». Pourtant, les principes du modèle interprétatif ne présentent pas un progrès suffisant par rapport aux approches lexico-sémantique et syntaxique de la décennie précédente qui y sont critiquées, puisque la traduction s’y limite toujours à l’établissement d’« équivalences de sens » entre des « unités de traduction », sans que ce processus ne soit informé par le dispositif sémiotique de l’ensemble du texte (Normandin, 2011 :10, je souligne).

 

Selon William Frawley (1984), les approches cherchant à dévoiler des universaux et des équivalences dans les langues empêchent la théorisation de la traduction, puisque chaque code linguistique possède son identité, et puisqu'il est difficile de déterminer des universaux dans la façon de percevoir les phénomènes du monde et d'utiliser la langue pour désigner et décrire ces phénomènes. S'il suffisait d'identifier et de faire correspondre point par point les universaux, traduire ne serait qu'un acte de copiage. Il s'agirait là d'un processus machinal : « les universaux sont absolus, dit Frawley, la traduction est probabiliste » (ibid. : 167).

 

Dans les années 80 et 90, on a assisté à l’explosion d’études axées sur les paramètres socioculturels du traduire et, par le fait même, au recul de celles qui marginalisent ces paramètres ou ne les prennent pas en compte. Gideon Toury (1995) réexamine l’approche fonctionnaliste (skopos) pour proposer l’idée selon laquelle il est possible de constater, dans des textes traduits, des comportements traductionnels déterminés par une série de normes propres à la culture cible.  Ce constat ne serait pourtant pas envisageable sans l’examen comparatif minutieux de textes traduits vis-à-vis de leurs originaux. Il est possible ainsi d’évaluer la pertinence ou l’acceptabilité d’une traduction dans un contexte donné (57).

 

On assiste par la suite au « tournant culturel » de la traductologie, lequel vise à dresser des analogies avec d’autres disciplines plus sensibles à l’évolution culturelle. Aujourd’hui, malgré le constat de la relativité de la traduction et de l’imprédictibilité de l'évolution culturelle, les traductologues continuent à débattre de l'existence de caractéristiques universelles communes et de normes traductionnelles, débats fondés sur les notions héritées de la linguistique et du fonctionnalisme.

 

Le débat est long et aigu et, tout comme insistait Frawley en 1984 et comme on le remarque encore aujourd'hui, la recherche d'es universaux et de normes n'est pas aussi importante que la démonstration des différences des « codes » qui entrent en jeu dans tout acte de traduction, que la révélation des asymétries entre les cultures.

 

De nos jours, c’est grâce à la linguistique de corpus – l’examen de la langue, non pas comme elle devrait être utilisée, mais comme elle a déjà été utilisée –  que la linguistique retrouve sa place dans la recherche traductologique, et que l’on peut déceler ces asymétries des langues et des cultures, pour ainsi dévoiler des comportements traductionnels, aussi nombreux que différents, et informer la recherche en didactique de la traduction et en développement d’outils informatiques d’aide à la traduction.

 

Cela dit, rien ne justifie que la formation actuelle ne soit pas en phase avec la recherche actuelle plutôt que de se pétrifier autour de méthodes pensées il y a quatre décennies (Normandin, 2011 :146). Plus d’un chercheur travaillant dans une perspective non didactique pense la traduction en termes de restitution d’un « vouloir dire » ou d’un « sens intrinsèque » (ou les deux), ou encore en fonction d’une « équivalence d’effet ». C’est pour cela que les études descriptives actuelles – les analyses de corpus bilingues parallèles – doivent être révélatrices de la nécessité de renouveler les méthodes didactiques et pratiques en traduction professionnelle...

 

(À suivre, mais avec un peu moins de théorie. C'est promis!)

 

Krystel Gosselin
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One of the first thoughts that came to mind when I started considering studying translation was "translating for the web shouldn’t be that much different from general translation!"

 

I couldn’t have been more wrong.

 

The basic skills required are the same. The goal is to accurately translate from one language to another and convey the message the author wished to transmit to the readers. You still need to understand the author’s message and do your best to retain the characteristics of the text as you transfer it to the target language. In that sense, I was right.

 

Shouldn't translating a webpage be as easy as sending a Word document with the source text?

Those were my thoughts as I accepted my first-ever translation contract for a contact of mine in a restaurant, before I even started university. Looking back nearly four semesters later, I see how it truly wasn't the way to go, and why.

 

I received the zip file containing several Word documents, and each one had the text for a specific page. I translated to the best of my ability, and sent the text back to my contact. It was only several months later that I saw how the result could have been improved.

 

The text was in large blocks, and my translations were lengthy. I should have omitted some words to make sure that the core information was easy to read on the pages.

 

Some of the formatting could have been done differently, and sometimes the focus was on the wrong part of the text. This could have been avoided if I had been in contact with the webmaster, but alas, we never met.

 

I never had the chance to see the mock-up of the website prior to translating, and I find it would have been a vital element to my translation. Space restrictions, font and contrast all would have had an impact on my decisions, such as wording. I might have made the webmaster’s task more difficult when I put in spaces and paragraphs where there shouldn’t have been.

 

I still firmly believe that we learn best by trial and error, and I urge you all to try this at least once. You will learn a lot, just as I did!

 

Krystel Gosselin
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Have you ever noticed how different reading off a computer screen is from reading a book or a newspaper article? Or that most of the time users (ourselves included!) tend to skip webpages that have large blocks of text? There are exceptions, of course, but reading that much information on a computer screen is usually unpleasant, and somewhat hard on the eyes. But why is that?

 

In my opinion, there are two major factors that affect a user’s reading abilities on a computer screen. The first one is the formatting, and the second is the technology involved. Let’s have a look.

 

Text formatting is an essential component of a good website. Most websites want to attract more users and transmit information (store website vs. city website, for example). A text that has certain words in bold will more easily attract the eye, and the same applies to italicized or underlined texts. Learning to use these tools strategically will enhance the user’s reading experience tenfold!

 While these tools are useful, overusing them will result in a very unattractive webpage that will be hard to read. Here is an example:

www.serene-naturist.com(Warning, music ahead!)

 

What is wrong with this picture? (And yes, this is a recent website). The animations are distracting to the reader, and the inconsistent formatting makes for a difficult read. On top of poor formatting, the creators of the website have also decided to place vital information (e.g. 24 hours’ notice) alongside unrelated, non- essential text (e.g. Escape for a while and enjoy a naturist massage).

 

Spreading out the information on relevant pages, spacing the text, and only using formatting when necessary could have saved us quite the headache.

 

As for the technology, this aspect impacts us less and less as technology improves and people are upgrading their systems. A good-quality monitor will make reading online easier as opposed to a poor-quality monitor with poor lighting and resolution.

 

A translator that is aware of these fundamental rules is an asset. Knowing how to format your own text could also be the very next step in web translation! I will be addressing this subject in my next blog.

 

Writing or translating for the Web requires a whole new perspective on writing. Texts need to be spaced out to give the eye a reference point—should the user lose track of his reading—and the information needs to be divided efficiently to allow quick research throughout the page. Knowing how to give this to your readers is the key to a successful and helpful website!

 

If you’re feeling adventurous, try a Google search for bad websites. I found my example here: www.webpagesthatsuck.com

 

A French author, Kavanagh, wrote an interesting article in 2006, titled "La rédaction Web : anatomie d'une « nouvelle » expertise.". If web translation interests you, I suggest you give it a read.

 

Annie Duplessis
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Lorsque je me suis inscrite au baccalauréat en traduction et rédaction professionnelle à l’Université du Québec en Outaouais, je m’intéressais avant tout à la traduction. D’ailleurs, j’avais préalablement obtenu un certificat en traduction et, désireuse d’en connaitre davantage, j’avais décidé de pousser un peu plus loin mes études. Or, comme je l’ai mentionné au début, le programme de baccalauréat auquel je suis inscrite comporte un volet axé sur la rédaction et je dois avouer que maintenant que j’en suis à mon tout dernier trimestre, j’éprouve une certaine fascination pour l’acte de rédiger.

 

Après avoir appris différentes techniques de rédaction, qu’il s’agisse de rédaction professionnelle, technique et scientifique, web ou même de rédaction créative, je me suis rendu compte que la qualité de mes traductions s’était améliorée. Pour bien traduire, il faut savoir rédiger. Évident, non? Pourtant, certains croient encore que la traduction ne consiste qu’à transposer un texte d’une langue à une autre. Or, un texte mal construit au départ le sera tout autant au final si le traducteur ne s’est contenté que de le traduire phrase par phrase.

 

Aussi, qui n’a pas déjà pesté intérieurement contre l’auteur d’un texte à traduire qu’il ou elle jugeait mal rédigé? Avec de bonnes aptitudes en rédaction, la tâche est moins ardue et le produit final est souvent de meilleure qualité que l’original.

 

Mes billets, vous l’aurez deviné, porteront surtout sur la rédaction. Je m’intéresserai, entre autres, à la profession de rédacteur, aux programmes de formation en rédaction, aux outils technologiques destinés aux rédacteurs, à la place qu’occupe cette activité dans notre société, surtout depuis l’arrivée des réseaux sociaux, à la rédaction au féminin, etc.

 

Annie Duplessis

 

Marie Eve Levesque
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J'avoue que la série de billets sur l'interprétation d'un collègue blogueur m'a inspiré. J'ai eu le désir de parler d'un métier méconnu, c'est-à-dire le sous-titrage.

 

Traduire des films, des émissions, être lu par des milliers de gens, c'est un peu le rêve mégalomane du traducteur dans sa tour d'ivoire. Le sous-titrage, par son apparence prestigieuse, enchante plusieurs personnes. Il faut prendre garde aux apparences, tout de même! Selon mes recherches, c'est un métier extrêmement passionnant et demandant en raison des nombreuses contraintes d'espace. Je ne vous parlerai pas de doublage où la connaissance des labiales est indispensable.

 

Qu’est-ce que le sous-titrage et est-il relié à la traduction seulement? En fait, c'est le défilement d'un texte au bas d'une image. Il diffère du surtitrage, technique utilisée au théâtre et à l'opéra. Cette dernière se traduit par un texte sur un écran au-dessus d'une scène. Certains vont aussi parler de sous-titrage unilingue ou de transcription pour les malentendants. D'ailleurs, la demande est très forte en ce moment pour la transcription en raison du vieillissement de la population. Cette profession commence à être reconnue pour sa complexité.

 

À cet effet, le CRTC a mandaté un groupe de travail pour normaliser la profession. Honnêtement, ce rapport est vraiment intéressant. Il parle de l'importance d'un travail homogène et de qualité. Le CRTC pointe du doigt les fournisseurs qui coupent dans leurs services langagiers pour des raisons budgétaires. Petite anecdote : le Groupe TVA était un membre participant de cette étude et, tout en aidant à la rédaction, il supprimait plusieurs postes.

 

Vous n'avez que 42 caractères par ligne pour exprimer ce que les gens disent à l'écran, vous vous devez donc d'avoir un esprit de synthèse, de posséder un vocabulaire vaste et de devenir ami avec le dictionnaire des synonymes. Une autre difficulté réside dans le niveau de langue. Un charretier ne peut pas faire de la poésie tout comme le roi ne vouvoiera pas ses sujets. Pour percer dans ce domaine, il faut donc être extrêmement rigoureux et attentif aux détails.

 

Si le domaine vous intéresse, mais que vous ne savez par où commencer, je vous recommande d'envoyer votre curriculum vitae à Vision Globale, Sette Production, Deluxe Studio, Vivafilm Atlantis et Technicolor. Ce sont des sociétés qui semblaient avoir une belle culture d'entreprise.

 

 

Marie Eve Levesque
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On s’éclate la rate devant une mauvaise traduction, mais elle affecte l’image des sociétés touchées. En utilisant des moteurs de recherche pour traduire des documents importants ou encore en demandant à sa belle-sœur (qui n'est pas traductrice) de s’en occuper, on court de grands risques. Malheureusement, peu de dirigeants sentent le gouffre qui s’ouvrira sous leurs pieds.

 

C’est pourquoi il est nécessaire d’éduquer les gens en leur montrant qu’un professionnel les aidera à briller sur la scène économique, car l’écriture et la communication forgent une image de confiance. D’ailleurs, plusieurs sites Internet vantent les mérites d’un bon travail.

 

D’une façon humoristique, le portail d’ackuna (en anglais seulement) illustre comment des traductions mot à mot dans plusieurs langues peuvent être désastreuses. À la manière du téléphone arabe, vous écrivez une phrase qui sera traduite vers la langue cible, puis de la langue cible à la langue source et ainsi de suite.  J’ai voulu tester à quel point ma phrase simple allait être déformée après dix, vingt et trente-cinq traductions. 

 

« I wish my dream will come true » après dix traductions est devenue « I want to reach my dream ». Mon souhait est devenu une affirmation, wish s’étant transformé par want et will come true par reach. Vingt traductions plus tard : really achieve her dream. Comment ont-ils su que j’étais une fille? C’est magique! Par contre, cela ne veut pas dire grand-chose en anglais. Après trente-cinq traductions : In fact, realize their dreams. Lorsque la phrase est traduite, on peut observer le processus dans toutes les langues, et j’ai remarqué que les transferts du chinois et du finlandais déconstruisent le texte, car ils ont une structure grammaticale complètement différente.

 

Les loufoqueries sont devenues notre pain quotidien. Fait en dinde, est-ce que cela sonne une cloche? J’ai déjà acheté un nécessaire à faux ongles où l’on indiquait sérieusement de bien appliquer le clou sur la main et d’appuyer très fort (Put the nail on your hand and press hard). À cet effet, LinguisTech regorge de perles avec ses sections Pour rire un peu et Just for fun.

 

Dans les aléas de la toile, on découvre que les anglophones souffrent davantage de ce phénomène. Ils sont effectivement très bavards sur le sujet. Il y a plusieurs néologismes anglais qui expriment ces mauvaises traductions. Nous parlons de Chinglish (Chine, Taïwan et Hong-Kong), Engrish (Japon), Inglisc (Italie), etc. Le problème découle de l’habitude d’être baigné dans un anglais appauvri. On a si bien véhiculé la facilité d’apprentissage de l’anglais et de son omniprésence que, maintenant, tous pensent le parler parfaitement. La réalité est tout autre, on assiste à une diminution du vocabulaire et à l’augmentation des jargons. Sa popularité a participé à son nivèlement par le bas. Un blogueur italien se montre très critique sur le traitement de la traduction en Italie.

 

Johan Centime
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Si des belles histoires, je voulais me gausser…

 

Je me laisserais aller à déclamer des vers tout en travestissant leur nature première…

 

En bon français, on parlerait de mixtion « corruptrice » ou, comme on dit de nos jours, d’un vulgaire remix.

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un long voyage (jusqu’ici, tout va bien)… qui dès les premières heures se termine en naufrage (c’est là que cela se corse, travestissement oblige)…

 

Pour que je fasse tourner les rimes du sieur Joachim du Bellay comme du lait de chèvre (excusez le jeu de mots), il faut bien m’accorder un projet singulier.

 

Je vais donc parler vrai… Je rends « à contrario » hommage à un procédé qui corrompt les mœurs langagières…

 

Je cite : « la langue de bois ».

 

Autrement appelée xyloglossie (je cite Wikipédia) ou xylolalie, la « langue de bois », ou « langue de chêne » pour les Russes, ce qui revient au même, est une figure rhétorique appréciée notamment des politiques consistant à détourner la réalité par les mots.

 

Un détournement linguistique n’ayant rien à envier aux détournements d’avion ou de bateau…

 

C’est là que l’on retrouve mon propos originel…

 

Ulysse a fait naufrage, car les dieux détournèrent son navire du parcours initial…

 

D’autres manipulent le propos pour détourner le sens de la conversation du but que l’on s’était initialement fixé…

 

Pour faire simple…

 

On embarque à bord d’une frégate… On se retrouve sur le radeau de La Méduse, comme en ce jour sinistre du 2 juillet 1816.

 

Comme Ulysse, la Méduse fait partie du folklore mythologique… Elle a des rites serpentins du fait des cheveux hérités de sa mère, elle louvoie donc et, mise en face de ses contradicteurs, elle transforme tout en pierre…

 

La langue de bois part du même principe. Ophidienne, elle louvoie, mais au final, elle transforme la langue en pierre, elle ne l’élève pas, mais la fige dans une posture minérale qui la pousse à couler dans la mauvaise foi, là où elle doit flotter…

 

Quand, au détour d’un dialogue, vous rencontrerez, médusé, un de ces experts de la langue de bois, dites vous que, comme Ulysse, long sera le voyage vous menant à bon port…

 

Et qu’il n’est pas exclu que vous fassiez naufrage…

 

Johan Centime

 

Marie Eve Levesque
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J’adore cuisiner, essayer de nouveaux mets, partir à la recherche de saveurs inconnues et découvrir des recettes. Avez-vous déjà acheté un magnifique livre en cuisine, complètement illisible, car les ingrédients semblaient incongrus et que les quantités étaient en grammes alors que vous parlez en tasses? Merci aux interférences régnant entre la France et le Québec. Pour l’instant, chacun a sa propre terminologie culinaire, incompatible avec celle de l’autre, en raison des croisements de termes. Il y a aussi des différences entre l’Angleterre, l’Australie et les États-Unis.

 

Voici un exemple concret de La cuisine des sept péchés, mésadapté à la culture québécoise.

 

Verrines de tiramisu septième ciel (seulement certains ingrédients)

 

2 jattes

1 plaque à biscuits

1 batteur

1 économe

1 emporte-pièce

papier sulfurisé

Battre des jaunes d’œufs à blanchiment

 

3 œufs

100 g de sucre en poudre

40 g de farine

30 g de fécule

25 g de cacao

30 g de beurre

 

Lors de ma première lecture, je ne comprenais pas la moitié des mots. Pourquoi une jatte, le bol semble trop modeste? Qu'en est-il du papier sulfurisé? Personne à l’épicerie ne saura vous répondre. Par contre, si vous demandez du papier parchemin ou à biscuits, votre épicier pourra vous diriger dans la bonne allée. Il faut dire qu’au Québec, on se contente de blanchir les jaunes d’œufs. Le verbe d’action simplifie la construction lexicale. J’ai quand même réussi mon tiramisu, grâce à la toile. Par contre, ne demandez pas une livre de beurre à un Français.

 

Dans ce problème, la localisation, l’usage et la norme se battent. La localisation demande à ce que le produit soit conçu pour le public cible, mais la norme en cuisine refuse d’utiliser la tasse contre les grammes et les décilitres. L’usage, quant à lui, se ligue avec la localisation. En effet, les grammes sont une notion abstraite, cent grammes de farine contiennent probablement plus de farine que cent grammes de lentilles. Je crois que, dans le domaine culinaire où plusieurs cultures se mélangent, parler en tasses est un avantage. En effet, la tasse porte une notion concrète et elle ne requiert pas de pesée.

 

Un autre problème dans la littérature culinaire : les cuillères. Vous saviez que dire une cuillère à table est un anglicisme, tout le monde parle plutôt de cuillère à soupe. Par contre, la cuillère à thé est aussi un anglicisme, on devrait dire cuillère à café. Au Canada, on boit autant du thé que du café, alors pourquoi devrions-nous bouder la cuillère à thé au profit de celle à café? Mes collègues outre-Atlantique ne me pardonneraient pas, j’en suis certaine, car là-bas, la cuillère à café est très bien implantée.

 

La majorité de nos livres de recettes sont traduits en France. C’est pourquoi, pour vous, chers chefs, je vous suggère ces sites pour les équivalences de termes et la conversion de mesure. C’est très utile en pâtisserie où le sucre en poudre n'est peut-être pas celui auquel vous pensez.

 

Bon appétit! 

 

James Lougheed
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Now, I don’t want to start a controversy, but for the sake of this blog, it cannot go unsaid. Google Translate has developed into quite a useful and relatively accurate tool. And although you language students and professionals may find the statement rather blasphemous to the field, you can’t argue with the increase in validity it has shown over the years. I use it as a quick dictionary and when I have translator’s block and need suggestions. Really, it is for good reason. When it comes to translating English and French, and most other European languages, it can be a good free tool to have at your disposal. But again, it is only good with European languages. As an avid lover of Asian languages, Google Translate leaves me up a creek without a paddle.  

 

I do understand Google’s plight: Asian languages are, for the most part, harder to translate into Western languages and vice versa. It is not that they are needlessly complicated or that Google has a harder time processing the information. They are just entirely different grammatically and idiomatically. Evidently, since East Asian languages did not develop anywhere near European ones, the way things are said can be quite different. When we use the common example of “it’s raining cats and dogs,” we would rather say “下倾盆大雨” meaning that big rain that can bend basins is falling. There is a big shift in concept, even without the vastly different grammatical structure. It isn’t surprising that Google has some troubles.  

 

Where does that leave us? Well, it seems we have to look to other resources, even when doing quick and straight-forward translation. And although I have yet to find a good translation tool that works well for the languages I have studied, I would like to share with you a dictionary tool that I have used time and again that can help with your translation woes: Perapera Language Tools!  

 

A “pop-up dictionary and study tool for Japanese and Chinese,” Perapera Language Tools are free to download and function as add-ons with both Mozilla Firefox and Google Chrome. And though they have only Japanese and Mandarin Chinese available to download, a Korean dictionary is apparently in development.  

 

The main thing I love about plug-ins is their automatic integration into my web browser. With Perapera- kun (a cutesy pet name for the tool), you can simply browse your favourite websites and move your cursor over any recognized Japanese or Mandarin writing to start using it. Once you do, the selected word’s possible translations are displayed in a bubble, whether there is one or there are ten.  

 

For the blog, I analyzed both of these dictionaries. For the Japanese dictionary, I used short excerpts from the homepages of Mixi, a popular Japanese social networking site, and Renren, a Facebook- equivalent Chinese social networking site.  

 

Japanese Perapera    

 

2CxaOQMRNvLUMuDVzadGjx3632RKL-bVU3JxLZNf  

 

Google Translate’s solution: Mixiprovides a comfortable connection to all people, As the mission is to

                                                   create the world can become a protagonist that everyone, We will continue

                                                    to challenge new.

 

We are presented with a sensible solution that, minus the poor grammar, captures the main ideas of the paragraph. But let’s take a look at some words that need specific clarification.      

 

 TSI403k5I2SSrRZR_mH3MtkRBma5VtXt146RF5Ef
Connection: (n,uk) connection; link; relationship; (P).

 


awH5yy4kPjzqyY0DiHaT453UL4dXBxlvcUipy6Rt
Protagonist: (n,adj-no) leading part; leading actor (actress); (P)

 

 

ivqkB8Q53Swp6koHav_wvKpYZw3utMs55W0UEg2cv1LPt1LzQjzikFp-GNxMQ72f-sqOXut0Vah9CZXA
Challenge + new: (adj-na,n,adv) new; fresh; novel; newly; freshly; re-; (P) + (n,vs) self-challenge; trying hard to do something; (P)

 

 

GBydIt5ELBaSfqI4kInEF99ZRn_K18oLzxPZlRWp
Mixi: (n) Mixi (Japanese social networking website) 

 

As you can see in these examples, PP is quite good at giving context, at least more than Google Translate provides. In the second sample, although we are still not given a sensible equivalent, we can understand more of the context with PP’s solution of “leading part,” indicating that it plays a leading role. In the third example, we can more clearly see that Google Translate put the words “challenge” and “new” in the improper order. And finally, we also see that PP identifies and explains some proper names, such as people and places.

 

Like any good dictionary, Perapera-kun lists its definitions with parts of speech for help with sentence structure, including: noun (n), godan/ichidan verb (v5/v1), archaic (arch), partical (prt), no-, na- and i-adjectives (adj-no, -na, -i) etc. And for those who are learning kanji (characters), the tool can zero in on kanji to display their own definition, readings, radicals, strokes, and it highlights the root and ending of a verb for conjugation.

 

Chinese Perapera

 

  WkwwrRL7SP7qT9qk7PqIVQ0hkpSuKEtjz3HrxAkm

 

Google Translate’s solution: Everyone Network is a real social network, to join her, you can:

·         Contact friends, learn about their latest

·         Photographs and logging life, to show themselves

·         And your friends share photos, music and movies

·         Freedom, security control of personal privacy

·         Find old classmates and meet new friends

 

 

AbUtEXGUtc7goF8PnfWRMp-yDlWkbHHTVlZwovbm9rZ4BwSo5tgn9R0jz-ZyMb6t8qH6hgHLgXDC3oWV

 Latest: (zuì xīn) latest, newest / (dòng tài) development, trend, dynamic state, movement, moving

 

 

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Logging: (rì zhì) journal, log (computing) / (jì lù) to record, record (written account)… CL:個|个

 

 

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Meet: (jié shí) To get to know sb, to meet sb for the first time

 

 

C7XMqPyl<strong>yhQbGVYF1TCgBjwsx6aIadurvWZ6V7
Everyone Network: (rén rén) everyone, every person   

 

Similar to the Japanese dictionary, Mandarin Perapera is effective (for the most part) at clarifying words and defining in an explicative context. For the example of “latest,” Google Translate cuts the word that should follow, “trends” or “status.” We also see that PP gives a greater context for words like “meet” in the text. The downfall is that its knowledge of proper nouns, as far as I have seen, is not as extensive. In the last example, we see that the dictionary does not register 人人as the name of a website, just translated literally as “everyone.” (I assume that this is because the creators were students in Japan, so it is not as updated as the Japanese dictionary)

 

Once again, for those who have yet to master Mandarin, there are a couple tools (though fewer than that of its Japanese counterpart) that can help you. This includes a pinyin pronunciation indicator, a dual simplified and traditional character display and a list of counters for countable nouns.

 

Conclusion

 

Overall, I think Perapera-kun is a great tool for learners of Japanese and Mandarin who want to integrate learning more actively into their daily web surfing. Also, it is great for understanding the gist of websites without having to rely on Google Translate – along with the satisfaction of learning on the way!

 

Additionally designed for students learning the fundamentals of grammar, Perapera Language Tools effectively break down words within a sentence to show where one word ends and one begins, along with explanations of individual kanji – a must for beginner students and experts alike (especially with the different character sets and alphabets the language has to offer).

 

Perapera-kun is by no means a perfect program, and does not contain as many entries as Dixio (a program that I studied in an earlier blog), but it is quite comprehensive in both vocabulary and definitions. I would suggest this tool for anyone learning, perfecting or just generally using either Japanese or Mandarin Chinese in their work or at home on a regular basis. If you have any suggestions or remarks regarding this program or any similar programs you would like to recommend, please feel free to leave a comment below.

 

Julian Zapata Rojas
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Au moins, je lance le défi aux génies de la linguistique informatique. Peut-être qu'un jour, pas très lointain, le titre de ce billet ne sera plus vrai. Mais il l’est, ici et maintenant.

 

À mes collègues passionnés des mots, des langues, de la traduction et des technologies langagières, je vous offre une nouvelle perspective de la linguistique et de la traduction : l’analyse du discours (étudiée aujourd’hui en traductologie). Dans un blogue sur les technologies langagières, où l’on parle souvent et surtout de l’impossibilité de remplacer les traducteurs humains par des machines, parce que ces dernières ne peuvent pas penser, il me semble pertinent et essentiel d’exposer la théorie de l’analyse du discours, puisque la notion de discours ne se limite pas uniquement à la déclamation (orale) du gouverneur général, du premier ministre ou du président de l’assemblée…

 

La définition linguistique de discours que nous donne Antidote est la suivante :

  • Ensemble des énoncés, des phrases enchainées qui forment un message.

 

Moi, je définis le discours comme une production linguistique, textuelle ou orale, qui comprend un ensemble de mots, de phrases, d’expressions et de stratégies grammaticales constituant un réseau sémantique propre à l’institution, à la culture, à l’identité sociale, bref, à l’espace-temps de sa production.

 

En d’autres mots, parler de discours c’est aller au-delà de la notion de texte. Faire l’analyse de discours, c’est regarder au-delà d’un texte : une tâche difficile à automatiser.

 

Laissez-moi illustrer la notion de l’analyse du discours avec deux exemples :

 

1.      « We have never been just a collection of blue states and red states »

2.      — Il fait chaud, n’est-ce pas?

         — Mais oui, tellement!

 

La phrase de l'exemple numéro 1, énoncée isolément, ne veut rien dire si l’on ne connait pas l’espace-temps (le ici et le maintenant) de son énonciation. Qui est « we », de quelle « collection of states » parle-t-on, et c’est quoi cette histoire des couleurs bleu et rouge? Ce n’est qu’au moment d’apprendre que la phrase a été pronnoncée par B. Obama, à Chicago, en novembre 2008, que l’on peut « aller au-delà » de l’énoncé et comprendre chacun des éléments (à savoir, que « we » c’est le (nouveau) président et le peuple américains, que la « collection » dont il parle c’est les États-Unis, et que les couleurs bleu et rouge font référence aux principaux partis politiques américains : démocrate et républicain).  

 

Quant à l’exemple numéro 2, si je vous dis que cette miniconversation a lieu dans un arrêt d’autobus en banlieue montréalaise au mois de janvier, comprend-on la même chose que si l’on la regarde isolément? On saurait que, de fait, il fait très froid, que les locuteurs parlent d’un ton sarcastique et qu’ils sont mécontents de l’hiver.

 

Or, l’analyse du discours est bien plus que cela. Elle problématise les notions de « sens » et du « vouloir dire de l’auteur », puisque ceux-ci ne sont jamais évidents. À mon avis, nous, humains, avons la capacité et les moyens de nous rapprocher le plus possible au « vouloir dire de l’auteur », même si c’est impossible d'y arriver, mais les machines ne pourront rester que dans la surface.

 

Une machine ne pourra jamais comprendre pourquoi l’écrivain argentin Julio Cortázar (1914 -1984) aurait conjugué (consciemment) de façon non conventionnelle les 52 verbes de la nouvelle Continuidad de los parques, en plus d’avoir soigné la distribution des paragraphes et le choix des mots, pour parvenir à produire chez le lecteur l’effet magique recherché…

 

(À suivre)

 

Marie Eve Levesque
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Vous l'aurez deviné par mon titre inspiré du groupe québécois Les Colocs, mon article sera dédié à la recherche d'emploi. N’allez pas croire que je suis une pessimiste! C'est un métier où tout le monde pourra trouver sa place et sa voie.

 

Par contre, j’ai remarqué une tangente parmi mes collègues traducteurs. Ce n’est pas un sondage scientifique, ni probablement un échantillon tangible. Par expérience, les traducteurs qui ont des stages à leur actif semblent entrer beaucoup plus facilement sur le marché du travail, et ce, même s’ils avaient les mêmes notes que les autres étudiants à l’université. Il y a une loi non écrite qui stipule que si vous étudiez en traduction, vous devez absolument faire un stage. Je suis complètement d’accord qu’un nouveau diplômé avec trois stages à son actif comprend mieux les enjeux de la traduction, car il a un avant-gout du métier et des exigences sur le terrain. Malheureusement, certaines universités n’ont pas les effectifs nécessaires pour placer ces étudiants et les entreprises devraient donc prendre en considération cette réalité et accepter d’encourager la relève. Encore une fois, ce ne sont pas toutes les sociétés qui sont au banc des accusés, certaines se font un devoir d’engager de nouveaux diplômés afin de leur donner l’expérience nécessaire.

 

La réalité du traducteur sans stages ressemblera probablement à une suite d’entrevues où on lui demandera pourquoi il n’a pas fait de stages. Il se soumettra à d’innombrables tests d’embauche où, la majorité du temps, on ne daignera pas lui donner ses résultats. Cet étudiant devra se pencher vers la pige afin d'acquérir lentement de l'expérience. Certaines entreprises avoueront que même si les examens sont réussis avec brio, l’expérience du traducteur n’est pas assez grande. Ils tenteront de justifier des salaires de 25 000 $ en expliquant au traducteur que son manque d’expérience coute cher à l’entreprise et qu’ainsi, elle éponge la perte.

 

Personnellement, je crois que le milieu du travail devrait montrer un peu de flexibilité pour les nouveaux traducteurs. Un diplômé sera lent à ses débuts, mais il prendra rapidement de l’assurance et de la vitesse. Si personne ne veut laisser de chance aux débutants, nous aurons un problème dans quelques années, car personne ne pourra répondre à la demande. De plus, les entrevues et les examens divergent selon les entreprises. Il serait utile que celles-ci donnent clairement leurs exigences aux candidats. Si vous me donnez un examen de français et de traduction que je devrai réussir en n’ayant droit à aucun dictionnaire, c’est un peu comme demander à un ébéniste de nous faire une chaise sans d’autres outils que de la corde et ses mains. De plus, c’est la moindre des choses que de remettre une copie de la révision au candidat, même si le service des ressources humaines est débordé. Les gens se sont déplacés, ils ont pris quatre heures de leur temps dans une situation stressante. Les sociétés qui remettent aux candidats leur copie d'examen donnent la chance à ceux-ci de voir leurs erreurs et de s'améliorer. 

 

Le but de ce texte n’est pas de brandir les étendards. Il y a, heureusement, de plus en plus de partenariats qui se forment entre universités et entreprises par les programmes coop. Des initiatives sont prises pour informer les gens du milieu par le biais de blogues et de rencontres entre traducteurs. L’OTTIAQ offre aussi de nombreux services pour favoriser l’arrivée des étudiants sur le marché du travail. Mon but était d’expliquer aux traducteurs en recherche d’emploi qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils finiront par trouver ce qu’ils désirent. 

 

Marie Eve Levesque
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J’affectionne la complexité de chaque langue et j’aimerais, d’ici quelques années, en ajouter certaines à mon répertoire oral et, qui sait, peut-être approfondir mon anglais pour le rendre à un niveau de langue maternelle. Malheureusement, ce ne sont pas tous les gens qui ont les mêmes scrupules que moi, et nos amis anglophones, plus que nous dans la francophonie, doivent se battre avec une multitude de personnes qui croient savoir rédiger en anglais parce qu’elles le « parlent ». À cet effet, j’écrirai un article qui démontre le phénomène avec plusieurs sites intéressants, un peu comme la section Pour rire un peu. Parfois, nous serions tentés de nous dire « vaut mieux en rire qu’en pleurer », car les mauvaises traductions participent à l’appauvrissement de la langue, à la banalisation de l’importance d’une bonne rédaction et à la négligence de certains d’engager des traducteurs professionnels.

Bien entendu, il existe plusieurs cabinets de traduction sérieux et plusieurs entreprises qui comprennent qu’une belle image est représentée non seulement par une publicité à grands frais, mais aussi par une communication soignée. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec plusieurs personnes à ce sujet, et cela me faisait chaud au cœur. Ceci étant dit, je passerai donc à un sujet tabou : la coupe des prix dans le monde de la traduction.

 

Malheureusement, c’est une réalité à laquelle se frottent plusieurs pigistes et certains travailleurs dans le domaine du secrétariat. Il suffit de chercher sur les sites d’emplois pour voir nombre d’emplois à dix dollars l’heure qui demandent aux candidats de pouvoir traduire. Je crois qu’une entreprise sérieuse offrira un salaire sérieux. Bien que je trouve ce sujet extrêmement délicat, je crois qu’il est important d’en parler. Notamment avec ce manifeste visant à promouvoir le droit aux traducteurs de vivre de leur métier. Il est divisé en plusieurs onglets, dont resistance, translation fail et respect. Cela peut sembler brutal, mais il est important de se serrer les coudes entre traducteurs. Il existe un site italien qui mentionne certaines pratiques honteuses. Certains sites de pigistes laissent des clients mettre des prix dérisoires et, en plus, demandent au traducteur une commission de 8,75 % à 10 % du contrat pour l’avoir aidé à trouver du travail. Je ne serais pas contre cette politique si le site hôte refusait les offres insultantes.

 

Dans un rapport de 1999, le gouvernement canadien a produit un rapport final fait par le Comité sectoriel de l’industrie canadienne de la traduction. Bien qu’un peu vieux, ce rapport est encore d’actualité. On y mentionne une baisse salariale de 3,6 % entre 1990 et 1995. On explique que la récession de 1991 a peut-être été l’une des causes et que, plusieurs cabinets ayant supprimé des postes de traducteurs permanents, certains traducteurs expérimentés ont décidé d’accepter des salaires moindres. De nos jours, cette récession se fait toujours sentir. Le Comité mentionne que « compte tenu du niveau de scolarisation et du nombre d'années d'expérience moyen des traducteurs, un revenu moyen de 40 570 $ par année est relativement bas pour un traducteur à plein temps » (rapport final du Comité sectoriel, 1999). Le rapport explique que cette situation est causée par la méconnaissance et le manque de valorisation de la profession.

 

Pour ma part, je crois que plusieurs aspects expliquent cette baisse salariale. Tout le monde comprend le phénomène de sous-traitance, et je crois que c’est ce qui fait le plus mal à notre domaine. À force de sous-traiter les contrats, chacun diminue un peu plus son prix, de sorte qu’à la fin de la chaine, il ne reste que des miettes. Il y a aussi certaines personnes sur les sites de pige qui offrent du travail à un prix ridicule, de l’ordre de 0,01 $ le mot et ce qui est contrariant, c’est que des gens acceptent cela. Notamment des gens qui n’ont pas d’éducation en traduction ou qui proviennent de pays où ce genre de prix est normal. Bien entendu, un problème majeur se pose. Il est difficile pour un étudiant sans expérience de se trouver un travail et il est facile d’être tenté d’accepter un salaire minable pour obtenir l’expérience. Sur le coup, la personne croit faire une belle affaire, mais elle se rendra vite compte que son travail ne sera pas révisé et qu’elle aura travaillé énormément pour rien.

 

« Je parle cette langue, donc je sais l’écrire » exprime la dévalorisation du métier. J’ai déjà téléphoné dans un endroit où l’on m’expliquait que mon salaire dépendrait de ma productivité, qu’ils avaient des femmes en congé de maternité et des retraités qui faisaient de la traduction dans leur temps libre. J’étais complètement abasourdie, j’ai donc éduqué la personne en lui mentionnant qu’au Canada, c’était un diplôme universitaire pour la traduction et que le mot à mot n’était pas du tout synonyme de bonne traduction. En tant que langagiers, c’est notre devoir de parler des difficultés du français et d’expliquer le facteur de risque aux futurs clients.

 

Il est de la responsabilité de chacun de promouvoir notre métier et de ne pas baisser ses tarifs. En effet, auriez-vous l’idée de demander à votre plombier une réduction de 20 % de son salaire? Afin de rectifier la situation, il faudrait que la majorité des entreprises acceptent des stagiaires et que les universités déploient un effort pour aider les étudiants.


J’aimerais avoir votre opinion sur mon article, êtes-vous en accord ou en désaccord? Croyez-vous que j’exagère ou qu’effectivement, il faut mettre la main à la pâte pour assurer la relève?

 

Johan Centime
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Parlons peu… Parlons bien… Rompons le silence même s’il est d’or… Commençons par le verbe, et cela, comme tout langage…

 

Rendons témoignage de ce que nous voyons, identifions-le par des sons, retranscrivons-le par des mots.

 

Au commencement était le verbe et le verbe se fit caractères… puis lettres… puis contes de fées.

Tout serait beau si les mots avaient gardé leur pouvoir initial…

 

Et si, et si, et si… Avec des si on mettrait des villes en bouteille.

Et on entreprendrait, il faut bien l’avouer, avec X inconnues, de bien savants calculs.

 

Mais ne voilà-t-il pas que vint la dichotomie… Le yin accompagné du yang... Le jour et la nuit… Une gémellité manichéenne qui donna au mot un frère jumeau, le chiffre.

 

Qui avouons-le, s’il a sa magie qui m’est bien étrangère, à défaut de rêver, semble avoir pris le trône, en ce bas monde, des grandes priorités…

 

Advinrent les chiffres, les nombres, les racines carrées, les équations et le… décompte des faits.

 

Le monde se divise donc en deux catégories : ceux qui le voient par proses, rimes plates ou croisées ou ceux qui entendent et comprennent la symphonie chiffrée.

 

Je te demande, lecteur, de quelle catégorie es-tu?

 

Es-tu matheux ou littéraire?

 

Réfléchis-tu en équations ou en vers?

 

Mots fléchés ou sudoku?

 

Es-tu poète ou courtier?

 

De quelle baronnie es-tu le féal ou le feudataire?

 

Dans la nuit de tes interrogations, hâte-toi de me répondre pour que tes mots m’éclairent…

 

Mais ce serait trop simple, frères de lettres ou de chiffres, et mal connaitre la richesse de la langue….

On dit que la parole est d’argent, et je vais le prouver…

 

Il semble qu’un mot dans le vocabulaire mondial langagier arrive à cette symbiose dont je ne puis rêver… celle voulant que, siamois, un mot puisse assurer la jonction entre le monde des chiffres et le monde des lettres…

 

Il apparait, ce terme, phonétiquement et structurellement dans le mot « conte », comme dans « conte de fées », et dans le mot « compte », du terme « décompte » des faits.

 

Et quoique, tête en l’air, je ne sois pas plagiaire, je veux rendre à Werber, de son prénom Bernard qui rime avec César, ce qui lui appartient.

 

Il dit dans un ouvrage une chose qui, jusqu’alors, m’avait bien échappé…

 

Que le mot conte en français, phonétiquement, rime avec le mot compte.

Et que cette correspondance se retrouve dans la plupart des langues :

  • en anglais : to count (compter), to recount (conter);
  • en allemand : zählen (compter), erzhälen (conter);
  • en hébreu : li saper (conter), le saper (compter);
  • en chinois : shu (conter), shu (compter).

 

Merci beaucoup, Bernard… Mais je reprends la main.

 

Que vous soyez binaire ou littéraire...

Du monde des chiffres ou de l’empire des lettres…

Adepte du conte de fées ou du décompte des faits…

 

Il y a toujours un mot qui saura vous unir, et même vous enrichir, dans le trésor de la langue.

 

Johan Centime

 

Johan Centime
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Au procès de la langue, l’avocat dirait :

 

« Bien sûr, votre honneur, la langue est en constante évolution et ne demeure pas figée comme une pierre, elle est mouvement et de ce mouvement nait l’action d’où découle l’émotion ».

 

J’acquiesce… Il a raison, bien sûr. Comme dirait Galilée en parlant de la terre : « Et pourtant elle tourne », mais ce qui vaut pour elle, vaut bien pour la langue.

Elle tourne… C’est la preuve de son évolution qui lui fait échapper à la platitude des stagnations.

 

« Elle tourne », dirait donc ce bon vieux Galilée… Eppur si muove, si l’on veut coller à la réalité des faits.

« Comme le lait », ajouterai-je de ma légendaire taquinerie…

 

Arriverait le procureur qui dirait, dans une démonstration ad hominem : 

« Bien sûr, votre honneur, la langue est en constante évolution et ne demeure pas figée, elle roule comme une pierre, elle est mouvement, de ce mouvement poussé par l’élan, tout porte à croire avec la déclivité ambiante qu’elle finira dans le ravin. »

                           

Démonstration par l’absurde qui prouve que ce qui vaut pour la terre vaut pour la pierre et pour la langue, le mouvement et l’évolution pouvant l’amener au sommet comme dans les catacombes… de la renaissance à l’âge de pierre.

 

« Fine analyse, procureur, mais avancez vos preuves! »

 

Je cite, votre honneur, les dialogues modernes empruntés, est-il besoin de le rappeler, aux dialogues urbains…

Je cite : « J'sais pas kès(i) kisé passé » quand, en l’occurrence, « ce qui s’est passé » me semble plus adapté.

Je cite : « Ils croivent » avoir raison pour « croient », soit l’apparition, votre honneur, du verbe « croiver » dans le langage usuel, soit comme preuve d’un modernisme permissif ou d’une évolution (pour citer l’avocat), l’apparition d’un verbe du « 4e groupe » français regroupant certainement la minorité des néoverbismes éhontés.

« C’est trop bien, trop bien » pour « très »;

« Je kiffe » pour « j’apprécie »;

« Pallier à » pour « pallier ».

Et comme disent souvent, en guise d’adhésion interrogative à leurs arguments, nos contemporains :

« Tu vois, tu vois? » 

 

« Non, non, votre honneur », ai-je envie de répondre, « comme ma sœur Anne, je ne vois rien venir à part une inadéquation langagière et un mélange des sens, qui font utiliser un verbe de vision quand un verbe d’adhésion devrait être sollicité. »

 

Fort de ce constat, je dis, votre honneur, que l’évolution est nécessaire y compris dans la langue, mais tout dépend du sens de sa marche, car une évolution en marche arrière s’appelle une régression, et celle-ci n’est en rien un gage de pérennité, elle porte en elle les germes d’une prochaine extinction…

 

Car la pierre de la langue roule, mais dément le proverbe qui dit que, dans sa course, elle n’amasse pas mousse.

Celle-ci, bien au contraire, encombre parfois sa course...

 

Car la langue est pérenne quand autour d’elle s’agglomèrent les tournures élégantes, avec poésie, qui la rendent si belle, au lieu des scories langagières qui l’entourent les jours de voirie comme des encombrants tassés autour d’une benne.

 

Festina lente

 

Johan Centime

 

Johan Centime
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Un célèbre habitant d’Italie du nom de Fellini qui, dans tous les films, promena son génie a dit un jour que :

«  Chaque langue voit le monde d’une manière différente. »

Phrase qui, dans le vaste monde des proverbes, trouva en Ibérie un singulier écho voulant que : « L’espagnol soit la langue des amants, l’italien celle des chanteurs, le français celle des diplomates et l’allemand celle des chevaux. »

Et, comme on dit à mon époque, last but not least : «  L’anglais est la langue du business. »

Dans la phrase précédente, comme un caillou dans la savate, il y a comme un intrus, un mot qui, pour partiellement plagier Cyrano, « de la phrase de son maitre a détruit l’harmonie, il en rougit le traitre ».

Le mot business.

J’aurais pu dire affaires, j’aurais pu dire commerce, j’aurais pu dire négoce, mais insidieusement dans le flot de mes mots s’est glissé un anglicisme comme une évidence…

Une évidence qui peut être comprise au sens français du terme comme une certitude irréfragable, mais également au sens anglais, comme une « preuve » des concessions que fait ma langue aux tendances du monde.

Il apparait que ma langue maternelle, désignée arbitrairement du fait de sa richesse et de la subtile ambivalence de ses mots comme la langue des diplomates, ne voit son ADN constamment menacé par les concessions que sa nature souple la pousse à accepter.

Certains adeptes du protectionnisme linguistique, dans un monde où le verbe se désigne sans frontières, verront en cela une capitulation et une perte de repères.

Moi, je n’y vois qu’un symbole voulant que, pour sa survie, comme les rêves d’enfant s’adaptant à la réalité, la langue garde en son sens sa nature profonde et dans son expression la marque d’une allégeance aux  influences du monde.

Et pour apporter à mon propos une légitimité scientifique, suprême trahison, je citerai un Anglais, Darwin, qui pensait qu’un animal plongé dans un environnement subit des mutations l’amenant à s’adapter aux contraintes de l’écosystème environnant pour assurer sa survie.

Je résume bien sûr, il l’a dit mieux que cela.

Et... il l’a dit en anglais.

Alors, je fais comme lui, et comme tout le monde…

Tout à l’heure, je serai speed (pour empressé), j’éteindrai mon mobile (j’aurais pu dire portable).

Pour partir en weekend (j’aurais pu dire repos dominical), j’enverrai ce mail (au lieu de courriel), j’allègerai mon programme overbooké (au lieu de surchargé).

J’espèrerai passer deux jours cools (appréciables) et fun (au lieu de distrayants).

Je ferai en bon français diplomate ce que ma langue me pousse à faire : je la tournerai sept fois dans ma bouche avant de sortir un mot et masquerai mon propos d’un voile de pudeur circonstancielle pour, en toutes convenances, m’adapter aux réalités du monde et être compris de lui… tout en préservant mes intérêts.

Et espérer par là négocier une trêve, trouver un accord, capituler un peu, pour durer plus longtemps et ne pas m’effacer complètement.

Tant, même les diplomates, ont parfois à subir les revers de la langue.

 

Johan Centime

 

Lindsay Gallimore
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I'm pregnant! Je suis enceinte! ¡Estoy embarazada!

 

Ah yes, in all three of my languages, I shall be a Mommy this coming September. My husband and I are thrilled, and although I could easily write an entire post about the joys (translation: vomiting) of being with child, this is clearly not the right forum. However, I have been looking into a variety of topics that combine translating and motherhood.

 

How is pregnancy and motherhood going to impact my career path? No matter what your profession, every mother must consider this important and inevitable issue. In fact, it was with motherhood in mind that I pursued my translation diploma. Teaching high school is more than a full-time job, you can’t just leave at 3 PM and devote yourself to your family. Yes, I know, everyone says, “But you have summers off!” This is true, however, from September through June, you work significantly more than 8 hours a day, 5 days a week. And this is not a complaint; I love teaching. It’s just reality. I would either be a so-so teacher or a so-so Mom, and neither are acceptable to me. I absolutely salute, chapeau, grovel at the feet of all of the millions of Moms who work full time and are amazing mothers at the same time. I am lucky enough to be in a situation where I can work less, and I am going to take advantage of it. That being said, I am too passionate about learning and about language to completely stop working for any significant period of time. Therefore, I see freelance translation as something flexible that I hope to be able to do from home. I can hopefully be with my baby and help “arrondir les fins du mois” as we say. Is this a lofty ideal? Could I manage a translation contract with a tight deadline and all my Mommy duties (the extent of which I am most surely underestimating)? I guess I’m not going to know until I try it.

 

I am curious how all of my fellow language professionals manage family life and professional life. If you work at home, do your children still go to day care? Do you only work when they’re at school or when your partner takes over? Women, how have you kept your brains active (given that it’s your most important tool) during the intense first year of raising a baby?

Please chime in in the comments section!

 

Johan Centime
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Jadis, il arrivait que les poètes face à l’encre de la nuit demandent à la lune, demoiselle du ciel, un rayon pour mieux éclairer leur inspiration…

 

Ce fut le cas du chanteur qui au clair de la lune demanda à Pierrot sa plume pour écrire un mot, mais également de… Khayyâm (Omar pour les intimes) qui, au détour d’un robbayat, dit :

 

La lune a déchiré la robe de la nuit

(…) profite bien du bonheur, bientôt le clair de lune

Sur notre tombe à nous rayonnera sans bruit

 

Avant l’avènement d’un monde mutique où toute œuvre se tait.

 

Je demande du bout de mes doigts dans un murmure lettré, discret et blessé… une « phrase de silence » en l’honneur de la perte d’un mot…

 

Dans la langue de Molière, comme dans bien d’autres langues, il est coutume de décerner un titre aux femmes non mariées : mademoiselle.

 

Non pour les amoindrir, mais au contraire pour rêver de grandir et de parvenir avec elles à la maturité.

Leur donner des ailes, les faire chavirer dans le secret espoir de leur donner un nom qui n’était pas le leur initialement, mais bien le nôtre et en faire des dames… en toute égalité.

 

Et ce mot, depuis peu face à la course du monde et ses nouvelles balises, achève de disparaitre, comme le ferait une lune en son éclipse… faisant pâlir un peu plus l’éclat de la langue comme le ferait une flamme sous des souffles spécieux.

 

Et si cette perte vous semble accessoire dans la langue de Molière, elle peut aussi contraindre d’autres langues à se taire.

La langue de Shakespeare qui, à l’annonce d’un show, ne dira plus jamais « L… and gentlemen ».

La langue de Dante qui rendra muets tous les raggazzi rêvant de farniente en compagnie de raggazze…

La langue de Cervantès qui pour dire « mademoiselle » à la suite de señora n’ajoutera plus « ita ».

Ita… ita... ita, tant comme disaient les Latins «  Ita missa est* » (la messe est dite).

 

Ainsi en est-il des langues qui perdent parfois leurs mots sur les pages lettrées comme s’éteignent des étoiles sur la Voie lactée…

 

Et ce, même si certains poètes au bas d’une demeure (pour, mesdemoiselles, mieux vous écrire un mot) demandent à la lune de leur prêter une plume…

 

La même certainement qui fit dire à Miguel de Cervantès : « qu’elle est la langue de l’âme ».

Ce à quoi je lui réponds : « avec une plume et un mot de moins ma langue s’élève moins haut ».

 

Un peu comme celles qui s’élèveront moins haut, quand le mot « mademoiselle », privé de ses plumes et ses « elle », restera cloué au sol alors qu’elles rêvent d’envol…

 

Clouées comme la langue sur « un mot perdu de trop » dans sa course contre le temps.

 

Johan Centime

 

James Lougheed
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Just when I thought I had written enough about words... (Well, let's be honest, there is no such thing!), I was thinking further on the relation of the translator's mind to these morphological instances. As I mentioned previously, they are a principal and essential part of the field. After all, everything we do is concerned with them: reading them, writing them, transforming them, finding equivalents and researching them. And although I thoroughly appreciate that they can bring joy to any page and create an immense depth, they can be a pain!

 

If I were to ask you to list the top five attributes of a good translator, I am confident that the term meticulous would be among them. If you were a bit more jaded by the translation world, however, I have a feeling that nit-picky might be the word of choice. This is, of course, for good reason. Translators do need to be accurate in their word choices: even one slip-up could cause damage. When we are always trying to cover our own hides, is it not surprising that we are always asking each other where we draw the line?

 

During my experience at the University of Ottawa, I had the idea that one must choose one's words with utmost care drilled into my brain. Many a class we would spend going through texts and discussing potential meaning errors, ungrammatical phrases, and politically incorrect and misused terminology. As much as we needed to be good writers, I often felt that we missed out on the liberties that most writers can take in their work. The writers whose work we would translate would clear a new path with their ideas; meanwhile, we would tiptoe behind, careful not to wander off the trail.

 

Living in the national capital region of Ottawa-Gatineau, we were taught with some emphasis on political correctness. Our region is politically charged for many reasons: it houses the Parliament of Canada and the Federal Government, it (along with much of Canada) is seeing a rise in cultural and ethnic diversity and it is a frontier between the greatest Francophone and Anglophone populations in Canada (those of Ontario and Quebec). When we translate, we have to be very careful so as to not offend anyone or imply anything that would (not anymore so than the writer intended to, at least). Again, we have to really "tiptoe" through our work and analyze it through the eyes of the writer and the reader. As tedious a task as this can be, it only goes to prove the implications words can carry; they have the power to really move us in any way.

 

When I look at it from a purely physical viewpoint, this seems odd. We create these things we designate as "words" by moving several mouth muscles and our vocal cords. And this physical movement can potentially create this ill will? Words themselves are not the culprit, in my opinion. It is the use of them over time. After all, words are (for the most part) created somewhat neutral to convey a concept. But as they are used more and more, they become implicated with new meanings within the contexts in which they are used. For example, if we deemed a new idea or object as a "Goonk," it would in its first instance be known as exactly what it is. Once we start using the word in relation to other objects, we give it context. It will continue to accumulate meaning, whether good or bad, as it is used more and more.

 

This reminds me of the work of French philosopher Jacques Derrida, who developed the theory of différance. In one of his essays, he argues that the way we view words is not through the reference they make to the referent, but rather by means of its difference from other words and phrases. By using a signifier (in other words, a word), we convey meaning by eliminating any other possibilities. As an example, a cup can be understood as such by using the term to separate it from things that are not designated as "cups." He also states that every signifier is not only a representation of the signified (the object or concept) as it stands in context; we must also consider everything else that it has ever or will ever signify, whether it is in a political, scientific, historical or cultural sense.*

 

Although that example is a little more than translators think when analyzing a text, it is because of it that we have to be wary of our every move. Even if they do not directly offend anyone or convey wrong information, our word choices make us the good translators that the world needs. As insignificant as some words may be, think about the words you choose when you are translating your next text or even writing your essay final. Think about how only one word could make all the difference!

 

 

 

*Derrida, Jacques. "Différance." Rpt. in Identity: A Reader. Du Gay, Paul, Jessica Evans and Peter

Redman, eds. London, Sage Publications, 2000.

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Julian Zapata Rojas
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On entend dire que l’interprĕtātĭo est une profession très bien payée. Il y en a d’autres qui pensent que la meilleure rémunération des interprĕs et des interprĕtis est le gain de temps pour faire d’autres activités, ou bien la chance de voyager constamment, ou bien l’occasion d’être présent au moment où le public cible écoute son rendu. En traduction écrite, on ne sait pas toujours qui nous lira et quand nous serons lus…

 

Je ne connais pas beaucoup d’interprĕs et d’interprĕtis salarié(e)s. En général, l’interprĕtātĭo fonctionne mieux lorsqu’on est indépendant (freelance). Dans tous les cas, il vaut mieux avoir sa valise toujours prête! Sachez pourtant que la maitrise de deux langues et des techniques de l’interprĕtātĭo et la valise prête ne suffissent pas pour être un professionnel extraordinaire. L’interprĕs ou l’interprĕtis doit posséder une immense culture générale et doit être constamment en train d’enrichir ses connaissances sur l’actualité mondiale, sur les avancements scientifiques, sur les nouveautés terminologiques (nouveaux mots, nouveaux acronymes)… Bref, il faut tout savoir et être capable de s’en souvenir en tout temps. Dans les programmes de formation à l’interprĕtātĭo, on fait des exercices pour entrainer sa mémoire et on développe des astuces pour la documentation.

 

Dans mes billets précédents, je vous ai exposé les différents modes de l’interprĕtātĭo (simultanée, consécutive, chuchotée, relais et de liaison). Or, on parle également de « types » d’interprĕtātĭo, où un ou plusieurs des modes que nous avons vu peuvent s’appliquer :

 

  • de conférence;
  • juridique (à la cour);
  • d’accompagnement;
  • communautaire;
  • médicale;
  • gestuelle;
  • médiatique.

 

Par ailleurs, on connait différentes « modalités », où plusieurs des types d’interprĕtātĭo peuvent s’appliquer :

 

  • sur place;
  • téléphonique;
  • par vidéoconférence.

 

J’aimerais souligner que le taux de demande mondiale de traduction va toujours en augmentant et s’applique tant à la traduction écrite qu’orale. C’est pourquoi les chercheurs en traductologie visent non seulement l’exploration des synergies entre ces deux formes de traduction du point de vue pédagogique et pratique, mais invitent également au travail collaboratif (interdisciplinarité réciproque) avec des spécialistes dans d’autres domaines du savoir et du savoir-faire humain.  

 

J’espère que ce petit « cours introductif » à l’interprĕtātĭo vous a servi pour vous familiariser avec les notions de la traduction orale et pour vous faire réfléchir, vous aussi, aux possibles synergies de cette dernière avec la traduction écrite. N’hésitez pas à en parler à vos collègues, à faire des recherches plus poussées sur l’interprĕtātĭo (explorer les programmes de formation et les associations professionnelles en Amérique et en Europe, explorer les efforts de conception d’outils technologiques d'aide à l'interprĕtātĭo, etc.) et surtout à partager vos idées et vos découvertes avec la communauté de Linguistech. J'ai hâte de lire vos commentaires!

 

Parce qu’une chose est sure et certaine : des traducteurs professionnels, on en aura toujours besoin. Mais il faudra réinventer la profession

 

Julian Zapata Rojas

 

Johan Centime
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Quel est le point commun entre le blogueur que je suis, Geoff Hurst, Ésope, Jules César et Johnny Cash?

 

Le terme funambule (étymologie : lat. funambulus, de funis « corde » et ambulare « marcher »)

 

J'étais sur la ligne, face au vide de ma page blanche, quand me vint cette idée que l'acte créatif que je m’apprêtais à mener partait du même principe que celui d'un Johnny Cash, chanteur qui, tout au long de sa brillante carrière, joua les équilibristes au bord du précipice du succès, tel un ropewalker dont la biographie fut par le plus grand des hasards intitulée Walk The Line.

 

Le blogueur qui, d'une foulée d'encre, se raccroche à sa ligne par peur du vide est pris des mêmes doutes que Jules César franchissant le Rubicon (mot orthographiquement proche de rubicond), comme il le ferait d'une ligne rouge entre la démocratie et la dictature

et est animé des mêmes certitudes victorieuses qu'un Geoff Hurst dont le succès, comme un ballon, tutoya la ligne de but le soir du 30 juillet 1966.

 

Preuve s'il en est qu'au-delà des cultures comme des incultures, au-delà des domaines et des passions, des clivages et des ouvertures, le funambule sait que tout ne tient qu'à un fil, qu'à une ligne, une corde incertaine qui dans le dédale des analyses peut mener, au choix, d’Ariane au Minotaure.

 

Et qu'il soit de ce temps ou d'un autre, artiste ou sportif, Romain ou Anglais, esclave ou empereur, il trouve son équilibre sur le lien de la langue. Funis ambulare.

 

Tout comme le dit Ésope jadis en son temps : tout mène bien à la langue, le pire comme le meilleur.

 

Julian Zapata Rojas
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L’interprĕtātĭo consécutive et l’interprĕtātĭo simultanée (voir mon billet précédent) sont probablement les deux modes de traduction orale les plus connus et pratiqués.  Cependant, trois autres modes sont souvent le meilleur choix, dépendamment des circonstances, des combinaisons de langues, de la disponibilité de l’équipement, du nombre de locuteurs, etc. Voici la suite :

 

  • Interprĕtātĭo chuchotée. Assis(e) à proximité de son ou ses clients (normalement un petit groupe de trois ou quatre personnes maximum), l’interprĕs ou l’interprĕtis « chuchote » simultanément la traduction. La principale difficulté de cette technique est d'entendre sa propre voix en même temps qu’on écoute (ou essaie d’écouter) le locuteur, ce dernier parlant parfois sans microphone. On a recours à cette technique lorsque l’on sait d’avance que seulement un petit nombre des auditeurs, d’une conférence par exemple, ne parlent pas la langue de la majorité – la langue dans laquelle se déroule la conférence.

o   Note curieuse : Ce n’est pas toujours que l’on sait d’avance si un petit nombre des auditeurs d’une conférence aurait besoin d’interprĕtātĭo chuchotée. Souvent, on embauche des interprĕs « juste au cas où… ». Une fois, j’ai été l’heureux (ou malheureux) interprĕs d’une équipe d’interprĕtātĭo à ne pas avoir eu de client, à un important évènement d’envergure nationale sur la recherche en santé mondiale, qui a eu lieu à Ottawa en 2009. Mais je ne peux pas dire que j’y suis allé pour rien…

  • Interprĕtātĭo relais. Disons qu’il s’agit d’une double interprĕtātĭo. La traduction que l’auditoire écoute est la traduction d’une traduction.

o   Note curieuse : Cette technique, bien que déconseillée généralement, est inévitable dans certaines combinaisons de langues et dans certaines situations. La première fois que j’ai entendu parler de cette technique a été lors de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP15) en 2009. Visionnez cette vidéo expliquant le fonctionnement de l’équipe d’interprĕtātĭo à Copenhague.  

  • Interprĕtātĭo de liaison. Il s’agit de faire la liaison entre deux (groupes de) personnes parlant des langues différentes. C’est-à-dire que l’interprĕs ou l’interprĕtis fait le va-et-vient constant entre les langues en question. Cette technique est normalement utilisée dans les contextes plus privés ou plus informels.

o   Note curieuse : L’interprĕtātĭo de liaison peut être le mode de traduction orale le plus fatiguant, non seulement parce que l’interprĕs ou l’interprĕtis doit constamment « tourner la cassette » (aller d’une langue à l’autre), ce qui représente une charge cognitive importante, mais aussi parce que les journées de travail peuvent être très, très *soupir *, très longues...

 

Vers la fin de mon année d’échange à l’ISIT de Paris (il y a 3 ans exactement), j’ai eu l’occasion de travailler comme interprĕs de liaison stagiaire pendant 10 jours. Mon rôle : faire la liaison, de 14 à 16 heures par jour, entre mon client (un ingénieur agronome colombien) et des centaines de Français, un peu partout au pays. Du « bonjour » au « bonne nuit », en passant par ses conférences, ses tables rondes, ses entrevues à plusieurs postes de radio, ses déplacements, ses repas et ses visites sur le terrain, il fallait que sa voix (moi) soit là, en tout temps, pour comprendre et se faire comprendre.

 

Je garde dans les entrailles de ma mémoire les plus beaux souvenirs et les plus amusantes anecdotes de cette expérience. J’ai voyagé, j’ai mangé et j’ai bu. J’ai aussi traduit à la radio française et j’ai été dans les journaux. Mais plus important encore, j’ai contribué à une bonne cause. (La raison de la visite de mon client en France était dans le cadre d’une campagne nationale de soutien aux pays en développement.) 

 

J’ai aussi été devant une panoplie de situations traductionnelles où il a fallu que je fasse preuve (immédiate) de créativité et que je me serve de tout l’outillage linguistique et culturel que j’ai acquis depuis ma naissance et au cours de mes études et de mes voyages, pour assurer un rendu le plus exact possible tant pour mon client colombien, en espagnol, que pour le public français. J’avais vraiment le sentiment d’être un acteur indispensable dans le bon déroulement de cette campagne d’aide au développement profitant à mon pays d’origine…

 

 

Lindsay Gallimore
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So my initial test drive with WordFast Anywhere involved a random translation that I wasn't particularly invested in. I just wanted to see how the program worked. Step two was to use it for a translation I actually had to complete. I would have liked it to be some paid-work, but alas, volunteer-work is better than none at all. I translated an article for La Scena Musicale about an up-and-coming conductor named Jean-Michaël Lavoie, and I did so entirely using WordFast Anywhere.

 

What I liked:

- I used a setting where the automatic translation suggestions were immediately placed in my target section. Because this translation contained a lot of dates and proper nouns, this did save some time and ensured I didn't mistype any dates. Overall, it was only the dates and proper nouns that remained of the suggested translation, though I kept a few machine translations because they were exactly what I would have said anyway.

 

- Being able to work on your translation and access your TM and glossary anywhere with an internet connection is a definite plus.

 

- It is easy to learn the keyboard shorcuts and to translate in the WordFast environment. In some programs, I've felt like I'm not in control of my work, that I don't know how to go back and correct something without starting over again. This is definitely not the case for WordFast. I felt confident that I wasn't going to lose my work or mess up my document.

 

What I disliked:

- A TM and a glossary are not really useful unless you are translating a document heavy in terminology (I was not) and if you know you are going to be translating many similar documents for which you will often have matches in your TM or your glossary. The TM that was created by translating this document will probably never be of use to me, even if I am working on something else for Scena. The nature of the articles means there will not be much repetition.

 

- Using WordFast Anywhere rather than the program that integrates directly into Word means you do lose all the formatting of the original document when you copy-and-paste it back into Word. If you have a document with a lot different fonts, bold type, etc., this would be a headache.

 

- This may apply to most software of the sort, but it has to be noted that not all source texts are easily translated sentence by sentence. Sometimes entire paragraphs need to be rearranged, sentences merged or chopped up, additions or omissions made. This is not a possibility with a program that expects you to enter a translation for each sentence, and does not allow you to add or omit, nor move around segments.

 

Conclusion:

- If I scored a contract to translate something that was naturally repetetive, such as an instruction manual, a recipe book, or anything that was in anyway formulaic, I would absolutely use WordFast Anywhere and maximize my productivity. The same goes for something laden with terminology.

 

And, just for fun, here are my favourite machine translation suggestions:

 

"I had a large blow of heart." (J'ai eu un coup de coeur)

"Pierre Swell" (For the name Pierre Boulez)

"It is thirty years old this month, and of the projects full the head." (Just try to guess the source sentence...)

 

James Lougheed
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Words. They are everywhere. All over this website. At school, at work, almost everywhere you go. I am sure that if you look around you, there are probably words to your left or words to your right. And if you are on this website, chances are that you have some sort of connection to them.

 

Me, I love words. I love the whole concept of them. Since the first utterances of human speech eons ago, words have formed arguably the easiest form of expressing and conveying thoughts and ideas among ourselves. They follow a certain set of rules, but they can also do some pretty random stuff. We can use them to show feelings and to affect others. They can be strong, weak, meaningful or meaningless. We can do so much with just a few movements of the mouth. And the best part of all: no one uses words exactly the same way. This is what led me to study languages and translation.

 

Whether you study language, work in the field, or take mere interest in it, I am positive you share some fascination with the way that words can put themselves together to form chains of thought. But would you ever say that it sometimes goes a little too far? If so, you are not alone!

 

If I haven’t emphasized it enough already, I love words! And after spending four years in a university translation program and other translation work environments here and there, I realize I have spent a lot of time speaking about words – even in my spare time. I could not help but laugh when a couple weeks ago, a friend and I were told to “stop talking about words.” Both products of the University of Ottawa translation program and language enthusiasts, my friend and I regularly discuss a variety of little language topics, whether it be etymology, grammar, translation errors, or just clever (or not-so-clever) puns. But in the company of others who are not as word-crazy as we are, we often forget that these do not make for the most thrilling of conversations. 

 

One day, while the two of us were having a night of playing cards with two other close friends (who are not word-crazy), we started up a word conversation without even thinking. After being told what we were doing, we led our chat back to more appropriate topics. Not long after, it happened again, and again. Needless to say, the night was sprinkled with reminders of “you're talking about words again...”

 

All taken in good fun, these reminders proved to be a further testament to the magic that words can hold. For us, it is evidently a profound interest that apparently knows no bounds (at least not within social situations). And I am sure that we are not the only ones in the language world to think so. Have you been told that you speak too much about words or languages from those that don't share this interest?


Words are wonderful. They have, in my opinion, become one of the most influential ways to communicate in our society. Furthermore, they offer so many options for getting our ideas across. Through language, we have invented the corresponding concepts of register, word choice, plain language and prose, among others. On top of that, there is the fact that we can do it using a variety of languages that use a variety of sounds and intonations. The fact that we all train ourselves to communicate in such an intricate way is nothing short of amazing!

 

Julian Zapata Rojas
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Grâce aux avancements de la traductologie, certaines « conceptions erronées » sur la traduction sont déjà chose du passé. Par exemple, nous sommes déjà beaucoup à être d'accord que la traduction n'est pas juste interlinguistique (traduction entre deux langues). La traduction peut être aussi intralinguistique ou intersémiotique. (Beaucoup de théories à ce sujet ont été développées autour des idées proposées par Jakobson en 1966).

 

Une autre « conception erronée » que l'on commence à laisser derrière est celle comme quoi la traduction et l'interprétation ne sont pas des synonymes. Un interprète n'est-il pas un traducteur? Ce n'est pas de l'interprétation que fait un traducteur?

 

Vous êtes probablement déjà d'accord avec moi, et avec beaucoup d'autres traductologues, qu'il vaut mieux trouver des ressemblances plutôt que des différences entre ces deux pratiques. Cependant, je continuerai de jouer en toute sécurité en empruntant le mot en latin interprĕtātĭo, qui fait référence à la fois à la traduction écrite et orale, pour vous exposer dans les prochains billets les différents modes et types de traduction orale, ainsi que les modalités et les lieux où elle est pratiquée.

 

Modes

  • Interprĕtātĭo simultanée. L’interprĕs ou l’interprĕtis travaille normalement, mais pas nécessairement, dans une cabine insonorisée et dispose de matériel périphérique spécialisé : entre autres, écouteurs et microphone. En interprĕtātĭo simultanée, il s’agit de reformuler oralement dans une langue un discours oral prononcé dans une autre langue, quasi simultanément, avec quelques secondes de décalage. Lorsqu’on dispose de tout l’équipement nécessaire, l’auditoire utilise des écouteurs pour écouter le rendu de l’interprĕs ou de l’interprĕtis.

o   Note curieuse : Au Canada, ainsi que dans plusieurs autres pays, il existe des services de location d’équipement pour interprĕtātĭo simultanée (cabines portables, etc.). En revanche, dans d’autres pays comme Cuba, où la profession a également beaucoup d’importance, les cabines insonorisées ne semblent pas être la norme. J’ai assisté à un colloque international sur l’interprĕtātĭo, justement, à La Havane en mars 2011. J’étais aussi frappé par l’impeccable rendu simultané des interprĕs et interprĕtis cubains en français et en anglais, que par le fait que la conférence de deux journées s'est déroulée sans cabine. Je ne savais plus qui écouter : le conférencier en espagnol, l’interprĕtis vers l’anglais ou l’interprĕs vers le français. Je les entendais tous au même volume!

  • Interprĕtātĭo consécutive. L’interprĕs ou l’interprĕtis reformule l’énoncé après que l’orateur ait terminé sa phrase, son paragraphe, son idée, voire la totalité de son discours. Afin de développer cette compétence, il est essentiel de maitriser les techniques de prise de notes. L’interprĕs ou l’interprĕtis prend des notes pendant les deux, cinq ou quinze minutes et doit être capable ensuite de comprendre son propre système de symboles, d'abréviations, etc. (et de se servir de sa mémoire à court terme) pour reformuler l’énoncé dans la langue d’arrivée. Dans certains programmes de formation à l’interprĕtātĭo, on fournit d’abord aux étudiants des pistes pour la conception de son propre « langage » pour la prise de notes. Ensuite, on leur propose de s’exercer à la prise de notes en transcrivant dans leur « langage » des textes écrits dans une langue naturelle et ensuite de le faire à partir de courts textes prononcés par un collègue ou par le professeur. Ces exercices précèdent normalement les exercices d’interprĕtātĭo simultanée.

o   Note curieuse : Le langage de prise de notes devient en quelque sort une espèce d’idiolecte. Bien qu’il y ait certaines « conventions » ou certains symboles suggérés par les experts et utilisés par tout le monde, il devient souvent difficile de lire les notes d’un autre interprĕs ou interprĕtis, et parfois même ses propres notes après quelques jours ou semaines, puisque plusieurs symboles peuvent être utilisés dans plusieurs sens, ils peuvent vouloir dire plein de choses. Pouvez-vous lire ceci?

 

Image par :  Jaypee (fr.WIKI). Travail personnel 


 

(À suivre...)

 

Julian Zapata Rojas
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Le ku, c’était la langue (construite) parlée à la République démocratique de Matobo, pays fictionnel créé pour le film américain L’interprète. (Ça doit être vraiment cool de dire : je parle le ku!) C’est la maitrise de cette langue minoritaire qui a permis à Sylvia Broome (Nicole Kidman), interprète de conférence aux Nations Unies, de dénoncer aux autorités une menace d’assassinat au président du pays africain lors de sa visite au siège de l’ONU à New York. 

 

Contrairement à ce que l’on peut imaginer avant de visionner ce film, c’est qu’il ne traite pas nécessairement du travail quotidien d’un interprète (hélas!). Pourtant, il fait réfléchir sur l’importance des interprĕs et des interprĕtis dans les relations internationales, dans le déroulement et l’avenir de la planète.

 

Il y a de quoi en être fier, comme je l'ai exprimé dans l'un de mes billets : interprĕtŏr, c’est l’un des métiers les plus anciens et sans doute l’un des plus influents de l’histoire.

  

Dans tous les pays du monde, dans toutes les combinaisons de langues imaginables et dans une panoplie de situations, des milliers d’interprètes travaillent jour après jour pour assurer la communication orale entre deux personnes, entre deux nations ou entre deux peuples parlant des langues différentes. Ils sont les médiateurs par excellence dans la communication interculturelle : au Parlement canadien, à la Commission européenne, à l’Organisation des Nations Unies, dans les zones de conflit, aux conférences scientifiques, dans les affaires internationales, à la cour de justice, aux contrôles douaniers… on peut même embaucher un interprète pour les réunions informelles ou pour les vacances!  

 

Un interprète peut avoir des contrats aussi pénibles qu’amusants. Il peut n’avoir qu’à accompagner le premier ministre dans un voyage à l’étranger pour s’assurer que l’interprète embauché par le mandataire du pays d’accueil fait bien son boulot – il voyage, il écoute, il consent par un signe de tête, il mange, il boit, il dort. Mais il peut avoir aussi à traduire une phrase qui pourrait – et il le sait bien – envoyer quelqu’un en prison ou déclencher une guerre mondiale.

 

Dans mes prochains billets, je vous exposerai plus en profondeur les différents modes et types de l’interprétation ainsi que ses modalités et les lieux où elle est pratiquée.

 

Pour l’instant, je vous invite à regarder le film L’interprète et à laisser vos commentaires! (Après tout, avec ce temps dehors, louer un bon film sur la traduction aux Nations Unies ne serait pas du tout une mauvaise idée pour un lecteur de ce blogue. En passant, connaissez-vous d'autres films inspirés d'une profession langagière?)  

 

Julian Zapata Rojas

 

Krystel Gosselin
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There aren’t a lot of people who do not own or work with a computer nowadays. For most of us, they are an essential component of our everyday lives. They make it possible to perform a range of tasks from personal banking to managing terabytes of information.

 

As a student in translation, computers are already a great help in my day-to-day tasks. Typing is significantly faster than traditional writing, and a variety of web-based dictionaries are only a simple click away. I also have access to programs like Microsoft Word to help with my translations and homework.

 

Another essential component to a computer is the Internet, of course. Millions of websites are created by individuals or businesses with an amazing amount of information on a very wide variety of subjects.

 

I’ve always been attracted to this seemingly infinite world. It was with joy that I discovered, on the Translation Bureau's website, that there is a job niche for translators wishing to translate websites. Although the description is no longer available on their website, I remember reading through the very brief text with a gleam of hope. Further research brought me to the website of the Université du Québec en Outaouais (UQO), which offers a specialized diploma in localization. Brimming with excitement, I called the University… only to find out that the course was on-hold until further notice. (I will talk about localization in greater detail later!)

 

It was there that I found what would be the first of many stepping stones on my path to learning more about this career that interested me (and still does!).

 

After my registration, I set out to ask my teachers and fellow students if they were aware of the program and why had it been suspended. For the most part, the answer was the same; they didn’t know. A few teachers told me that the demand for such a program just wasn’t there.

 

This baffled me in many ways. The Internet is more popular than ever. Wouldn’t it be logical then, for a career based on it to follow in its footsteps?

 

Finding information about localization was an even harder task, for no one seemed to have any answers to my questions. What skills should I be looking to learn? Where should I look for an internship? Are there any resources available to me? The bookstore only held one copy of A Guide to Localisation on its shelves. From the dust that had gathered on the pages, I figured that no one had looked through it in a while.

 

Another thing that surprised me was the lack of interest shown by my classmates. As of today, I know of only two classmates with similar interests.

 

Through pure chance, I met a few people that would spark my hope again. They taught me that there was more than one road to follow, that multiple possibilities existed within the world of web translation. Localization, as I have come to learn, is a jack-of-all trades that wears many masks.

 

I hope that you will all join me as I set out to discover the true meaning of localization (or at least part of it!), and shed some light on this unknown profession.

 

Fariba Breau
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As a translator (or translator-to-be), do you ever find yourself automatically translating little things you stumble upon? Whether it be an advertisement or a headline, I sometimes find myself imagining what the English or French version of something might look like on the page or on a website. These days especially, being literally surrounded by media and design, do you ever wonder what your translated text would look like in the final design?

 

Step 1: Don’t Resist Temptation

The other day I was browsing a very nicely designed website. Visually pleasing, with a nice layout, it drew me in. As I was reading the text, my translator’s instinct kicked in, and I began to translate a bit of the text in my head as I read. As I juggled words in my head, I began to wonder about the technical challenges of translating some particular parts of text. How would the finished translated text look on the page? How could I keep the design of the page in mind as I was translating? How would the page layout affect the selection of equally suitable alternative translations?

The issue wasn’t really with long blocks of text, such as the paragraph copy you’d find in newspapers articles, but more so in the smaller bits of text, with more constrained design and layout concerns, such as the text you would find in buttons, links, and sub-headings on a Web page.

I know that right now, some of you are saying: whoa, hold on. That’s not our job. We’re translators, not web designers. So let’s leave the design to the designers and just focus on the text...Well, I’m sorry; sometimes, I just have to know how a translation is going to look before I can decide on the most suitable words.

 

Step 2: Get the Tools

For those of you like me who are just too curious, we have the tools my friends! In fact, there are plenty of free Web design tools at our disposal, and many of them are built right into our browsers!

Naturally, Web Development tools are built for Web Developers, so please don’t be put off by the avalanche of technical details in these tools. They are aimed to help Web Developers with many different aspects of developing and testing web pages, such as CSS (for layout and design), HTML (tags for structuring content), network traffic, etc. Suffice it to say, it looks complicated! But don’t worry; we’re going to zoom in on a very useful and easy-to-use part of these tools: manipulating the text content within the HTML code of the page.

One of the most user-friendly tools I stumbled upon is called Firebug. Firebug is a free plugin for the Firefox browser (if you don’t have Firefox, get it, you’ll love it!). If you have Firefox installed, just open Tools > Add Ons (Modules Complémentaires). Search for ‘Firebug’, and you should see Firebug pop up as the first option. Installing it from there is straightforward.

 

Step 3: Start translating and see your Œuvre d’art appear instantly on the page!

Once you have Firebug installed (you will have to restart Firefox) you can open it by clicking the Firebug button in the top right corner of your browser:

Firebug will then open a panel near the bottom of your browser. Go to any website you like, and open Firebug.

 

You can see the panel has several tabs; Console, HTML, CSS, etc. Let’s take a look at the HTML tab, which opens automatically.

If you haven’t heard of HTML, you can think of it as the language of the Web. All Web pages are constructed with HTML. HTML is comprised of tags (just think of tags as words surrounded by angled brackets) and the content within those tags, such as the words the user sees on the page. You don’t need to worry about the HTML tags themselves. If you look at the HTML of a web page, you’ll see a lot of <div>s and <span>s. Just think of these as the containers that hold the text and other content of the page.

When you open Firebug, you’ll probably see a ton of tags. So, how in the world are you ever going to find the text you’re looking for if it’s buried in these mountains of tags? Well, the designers of Firebug (and other tools) were smart enough to add the handy ‘Click to inspect’ tool.

 

You will find this in the top bar of Firebug (the tool, not the browser). Just click on the icon and hover your mouse over the web page. You’ll start to see sections of the page highlight as you pass over them. This is the Firebug inspector zooming in on these sections. Hover over the section of text you’re interested in then just click on it. The HTML panel in Firebug will automatically zoom in on the section of HTML that corresponds to your selection. In the web page I was looking at, I used Firebug and clicked on the following text:

 

After clicking, Firebug automatically selected the following section of HTML in the bottom panel:

 

You can see the text ‘Sweets for Your Sweet’, within the HTML code. Wouldn’t it be nice to be able to change this and play around with the text if you wanted to? We’re translators; we like to play around with words, right?

Easy-peasy: just double-click on the text and you can now modify it:

 

You can then change it to whatever you like.

 

Et voila! The new text instantly appears on the page as soon as you modify it:

 

Are other people looking at the site on their own browser going to see your translation? Of course not! This change is only happening on your own browser, similar to the way you would modify a doc file that you were translating. No one else is going to see it. So feel free to put in the craziest translations you can think of (I won’t judge, promise).

 

Notes:

  1. Changes that you make in Firebug are temporary. If you refresh the browser, you will lose your changes.
  2. Sometimes, websites stick text on images. You might open Firebug, use the ‘Click to Inspect’ tool, and end up clicking on some text that you will not be able to edit. If you don’t see the text you’re looking for inside the HTML tag, the text is probably printed on an image, such as a gif, jpg, or png.

 

Lindsay Gallimore
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Even if you don't want to learn to use WordFast Anywhere, funny things happened to me while I was testing it out, so you should at least read on for a bit of a chuckle.

 

As I mentioned in my previous post, I don’t have a magical treasure trove of translation memories and glossaries saved up from all of my previous translations. I kind of wish I did. A combination of laziness and the fear of investing too much time in learning a new program before being able to tackle a paid job were what basically held me back.

 

Now that I don’t have any paid jobs on the horizon, I have time to fiddle around with some of the available technologies (the free ones!) but unfortunately no “real” translations with which to test them. I’m giving WordFast Anywhere (WFA) a shot using random texts from Health Canada, just to see how the interface works so I can get used to it when a job finally (hopefully) rolls in.

 

Alright, so let’s do a little play-by-play:

 

To get an account with WFA, you simply need to provide an email address and create a password. That’s it. No filling in your name and address, no phone numbers, just an email address and a password. If you want, you could even create a dedicated address for your WordFast account. I have had an account for a week now and have received no related spam or messages from WordFast, so that seems to be a good sign.

 

Alright, now you have your account. It’s time to translate something. You can either copy and paste a text or import something from your computer. I am using the copy and paste option, and because I refuse to read instructions, actually copying and pasting into the text box was my biggest challenge in learning this interface. After much trial and error, I can save you the hassle by telling you that you simply click “Upload using clipboard” under the File menu, which then allows you to paste directly into the text box.

 

Once you’ve pasted your text, click “send” in the top right corner and you’re ready to work. I have chosen (for no particular reason) to translate a document from Health Canada about bats.

 

You need to set yourself up with a TM and a glossary before you get to work, and you can do this by clicking the WordFast icon, which is the button with the coloured dots all in a circle. You can select your language pairs and name a TM and glossary to use.

 

(Hint: this is funny thing #1) My first translation unit is the title “Chauves-souris- Que sont-elles?” To start translating, I press “ALT + DOWN.” Automatically in the upper screen, there are machine translation suggestions for me. They are both fantastic: I can choose to accept “Bats- What is they?” or “Bats- Are they?” Needless to say, I am going to type in my own version.

 

When you have typed your translation and want to “finalize” it, you can use the shortcut “ALT + DOWN.” Keep in mind that if you are not a shortcut person, the buttons are there to for you to click on. If you weren’t confident about your translation yet, you could mark it as “provisional,” either pressing the yellow arrow button or by using the shortcut “F10.” All shortcuts are listed in the “Edit” menu.

 

Another thing I can do is maintain a glossary. Since the word “chauves-souris” is going to come up many times, I can add it to my glossary if I want to. By highlighting the term in the source text and clicking the glossary button (“G”) you can enter the English term and save it to your glossary. Next time the term comes up, it will be highlighted in the source and you will be able to place it in your translation. You must activate the highlighted term by clicking on it, then you can use the placeables button or the shortcut “CTRL + ALT + DOWN” to insert it where you want it in your text.

 

Two observations here. (Hint: Funny thing #2 coming right up.) Firstly, the aforementioned shortcut doesn’t seem to work for me. In fact, it TURNS MY SCREEN UPSIDE DOWN! Yes, it turns my entire desktop upside down. Secondly, the shortcut is practically as long as just typing “bats” again.

 

Alright, so as you go along you can add things to your glossary and each of your translation units will be saved to your TM. Assuming you are going to be translating a lot about bats, this could prove quite useful. Things like numbers are considered “placeables” and can be selected and placed into your target text in the same way as terms from your glossary.

 

When you are done, you can have the translation sent to your clipboard, and from there, copy and paste it into your word processor and format it appropriately.

 

Next time you log in to WordFast, you can use the same TM and glossary as before, or make a new one. They are all saved to your account.

 

In case you were wondering (I was), your TMs and glossaries are private and “never shared unless you specifically invite others.” You can download your TMs and glossaries if required, which is great if you ever move to other software!

 

And, since this tool is free, I’m sure you’re asking, “What’s the catch?” According to WordFast, “WFA offers a totally free, full-fledged online tool to all translators, with no strings attached.” I suppose their hope is that if you like the online tool, you may later wish to invest in their software, which will have similar functionality but will be integrated into Word.

 

Stay tuned next time for my verdict… is this a worthwhile tool to integrate into my (and your) practice?

 

(And if my play-by-play wasn't enough to get you started, here are WFA's "official" instructions)

 

P.S.

I am sorry if the two funny things were not funny to you. I just couldn't stop laughing about "Bats- Are they?" I mean, ARE THEY BATS?? If they are black and look like flying mice... then yes they are. And then when my entire screen turned upside down (not unlike a bat hanging from your attic roof... coincidence, I think not) I thought it was hysterical. Maybe you had to be there?

 

Julian Zapata Rojas
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En tant que langagier, vous êtes probablement plus ou moins familier avec la distinction courante faite dans la littérature de la traductologie entre la traduction et l’interprétation. Sans doute vous arrive-t-il tout comme moi d’avoir à expliquer à votre famille et à vos amis qu’en réalité être traducteur n’est pas la même chose qu’être interprète, et que l’interprétation n’est pas uniquement simultanée. La traduction serait exclusivement écrite, dit-on, alors que l’interprétation se fait oralement et requiert une formation supplémentaire, voire un diplôme de maitrise pour l'exercer professionnellement.

 

C’est rare que durant les études de 1er cycle en traduction au Canada, on nous expose aux théories et aux techniques de l’interprétation, encore moins qu’on nous laisse réfléchir aux points convergents de ces deux pratiques plutôt que nous laisser penser à l’interprétation comme à une étoile lointaine et difficile à saisir. En passant, seulement une université canadienne offre un programme d’études supérieures en interprétation de conférence. Cela dit, certains courants actuels de la traductologie se concentrent sur l’exploration des hybrides de la traduction et de l’interprétation. On se rend compte qu’après tout, l’interprète n’est (ou ne devrait être) aucunement supérieur au traducteur, et que la synergie des théories et des techniques dans les deux domaines peuvent bel et bien bénéficier à l’avenir des deux professions. 

                                                                Source : Dictionnaire Gaffiot Latin-Français (1934)

 

Si vous suivez mes billets de blogue depuis plusieurs mois (depuis mai 2011, déjà!), vous avez eu sans doute l’occasion de réfléchir au fait qu’au cours de l'histoire, la traduction et l’interprétation ne se sont pas pratiquées de la même façon que de nos jours, comme nous les pratiquons au Canada et en Occident généralement. Pour commencer, cette distinction que l’on fait entre les deux professions ne date que de quelques décennies. Saviez-vous qu’en latin, les mots pour dire traducteur et traductrice sont interpres et interpretis?

 

Je ne suis pas interprète professionnel, mais j’ai eu l’occasion d’explorer, au cours de mes études de 1er et de 2e cycles, certaines notions et techniques en interprétation, de travailler comme interprète de liaison stagiaire et de visiter plusieurs écoles européennes réputées mondialement dans la formation d’interprètes. Je me propose donc, dans les prochains billets, de vous exposer certaines des notions et des techniques que j’ai découvertes et de partager mes expériences, afin de vous inviter ultérieurement à échanger vos idées au sujet des possibles synergies entre la traduction et l’interprétation.  

 

Et qu'en est-il des technologies langagières? Des outils d'aide à l'interprétation (ou d'interprétique), ça vous dit quelque chose?

 

Julian Zapata Rojas

 

Marie Eve Levesque
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Certains la vénèrent tandis que d’autres l’abhorrent. Pour ma part, la Saint-Valentin était une belle fête qui s’est dégradée au fil des ans pour devenir un évènement commercial qui permet aux fleuristes de survivre. J’entends déjà les protestations et je respecte l’opinion de ceux en désaccord avec moi à ce sujet, je les invite même à me faire part de leur point de vue.

 

Chose certaine, cette fête au cœur de notre hiver ne laisse personne de glace. Chaque année, des tonnes d’articles sont composés pour cette journée et je ne serai pas l’exception. En effet, quelles sont les différentes traditions de la Saint-Valentin? Le 14 février signifie-t-il la fête de l’amour partout dans le monde?


Plus sérieusement, est-ce que la Saint-Valentin a réellement sa place dans un blogue de traduction? En fait, le nom Saint-Valentin n’est pas le même partout dans le monde. En anglais, on parle de Valentine’s Day, donc on oublie le titre « saint ». En Chine, la fête des amoureux n’est pas le 14 février et ne porte pas ce nom à l’origine. Il est alors intéressant de se demander en tant que traducteur si nous traduisons de façon sourcière en parlant de la nuit du septième mois ou de manière cibliste en écrivant Saint-Valentin chinoise. Le problème avec Saint-Valentin chinoise est qu’il occidentalise une fête orientale. Par contre, ce terme est clair et facilite la compréhension du lecteur.

 

Certains devaient déjà s’en douter, mais divers endroits sur la planète n’associent pas le 14 février à la fête des amoureux. Au Brésil, on célèbre Saint-Antoine, le protecteur des amoureux, le 12 juin. C’est littéralement la journée des amoureux (Dia dos Namorados). Saint-Antoine prêtait mainforte aux femmes célibataires à la recherche d’un époux. Du point de vue de l’écriture, on introduirait un faux-sens en écrivant Saint-Valentin brésilienne, car ce n’est pas le même saint qui est célébré. On pourrait être tenté d’écrire la Saint-Antoine pour calquer le français. Pour ma part, j’aime bien la traduction littérale, car la Saint-Valentin est aussi connue sous fête des amoureux.

 

En Colombie, on fête la troisième fin de semaine du mois de septembre et intègre l’amitié à l’évènement. On ne célèbre pas de saints, simplement l’amour et l’amitié comme l’indique son nom : el día del amor y la amistad.

 

En Chine, on fête plutôt durant le septième jour du septième mois lunaire du calendrier chinois. Cette année, ce sera le 23 aout de notre calendrier. Anciennement, les jeunes filles devaient subir plusieurs épreuves pour montrer leurs qualités et elles priaient afin d’augmenter leur intelligence et leur chance de trouver un époux. Il y a différentes graphies : Qīxī(七夕, la nuit du septième mois) ou qǐqiǎo jié (乞巧节, La Fête où les jeunes filles montrent leurs compétences domestiques). De nos jours, on parle plutôt de Saint-Valentin chinoise, car les jeunes filles n’ont plus vraiment d’épreuves à subir.

 

Certaines traditions de la fête des amoureux divergent d’un pays à l’autre. On retrouve le chocolat dans plusieurs cultures ainsi que les petits mots doux, preuve intangible que l’écriture possède ce côté mystérieux qui permet de toucher directement l’âme des gens.

 

Les Italiens marient bien le chocolat et les petits mots doux. L’un des présents les plus populaires consiste à donner un petit chocolat recouvert de noisettes avec un mot doux caché à l’intérieur.

 

En Grande-Bretagne, l’écriture des poèmes est l’une des grandes traditions de la Saint-Valentin. Des semaines avant, les journaux et magazines publient des vers et des sonnets d’amour spécialement pour le 14 février. Cette tradition vient des poètes de Grande-Bretagne, réputés pour être les meilleurs auteurs de poèmes sur le prêtre Valentin.

 

Les giri choko, ou chocolats d’obligation, sont donnés aux hommes par les Japonaises durant le 14 février. Ensuite, le 14 mars, c’est le White Day. Les hommes doivent offrir en retour un cadeau aux femmes qui leur avaient offert les fameux chocolats.

 

Les Coréens observent la même coutume que les Japonais, cependant, à l’instar des autres peuples, ils ont une journée spéciale pour les célibataires. Le 14 avril, c’est le « jour noir ». Il est dit que les célibataires se rencontrent et mangent des nouilles noires.

 

Certains pays du Moyen Orient n’ont pas de journée comme la Saint-Valentin, voyant d’un mauvais œil les pratiques occidentales.

 

Par contre, si vous voulez mon avis, je crois que le gagnant est le Pérou, car ils ont fait du 14 février une journée fériée!

 

Sur ce, je vous souhaite une joyeuse Saint-Valentin!

 

Lindsay Gallimore
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I have always been somewhat intimidated by translation software because of the initial investment of time required to feel comfortable translating in a new program’s particular environment. During my Traductique course at Concordia, I was able to explore SDL Trados through guided tasks provided by the professor. It was an interesting way to learn the program, but sometimes felt a bit backwards, as I would do certain steps without knowing until later what they were accomplishing. Unfortunately, if you were to now throw me in front of SDL Trados and tell me to start translating, I doubt I would be very good at it. Without the step-by-step instructions at my side, I would be at a loss, as I did not “learn” the program beyond the couple of in-class assignments. To learn any program, I know I have to learn it from scratch. Reading the manual might help with specific difficulties, but I learn best by trial and error.

 

Purchasing a program like SDL Trados is simply not feasible right now. It is a major investment and I don’t see it being profitable for me right now as my freelance jobs are few and far between, and so far not in overlapping domains. I have not built a translation memory or any termbases. I want to have my own TMs and TBs to turn to, but I don’t want to manually create Excel spreadsheets and I can’t afford Trados.

 

What’s a girl to do? I’m trying WordFast Anywhere, a free, browser-based translation tool. I have also used WordFast Classic in its demo mode, which integrates into Word. I  hope you’re curious about how to use both of these tools, and whether or not I think they’re worth the time to learn them. I'm in the process of testing out WordFast Anywhere, and my commentary will soon follow.

 

For now, I’m curious to know what programs my readers use. Have you purchased SDL Trados or any of the other translation suites available? Would you if you could afford it?

 

James Lougheed
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There is no doubt that the integration of semantic technology into the world wide web is creating a new and more effective way of connecting people and information. In fact, it is with this technology that we form an even stronger web by linking ideas from site to site. In my last blog, I discussed the development of the semantic web, a relatively new method of connecting websites and information through semantic markup. In this blog, I will attempt to show how it works and uses syntax to create these links.

 

With a standard web page in HTML, a computer can display all the information it has been programmed to in a specific format. Links can be added to direct to different sites, texts, files, etc. But still, the computer can only do exactly as it has been told. A web page in the semantic web, however, is ideally filled with much more information so that it can actually understand a basic context of the data. A significant user of this type of technology right now is, unsurprisingly, Facebook. Let's have a look at how it is employing semantics to its advantage.

 

The semantic web is hinged primarily on the understanding underlying relations. How do we build these relations? Well, we start by organizing data using a programming model such as RDF (Resource Description Framework). With this model, data on a standard HTML web page can be equipped to carry relational information that can be used in other instances. This can be done using a syntax (in this instance, RDFa). A syntax, basically, is a way of describing the model to the computer.


When you publish information with RDFa, what you are actually doing is giving it a markup: each word or group of words is assigned a tag that provides it with additional information. In the case of RDFa, we use basic grammar as a framework for organizing the data. Let’s use a typical Facebook-related example: “John likes sports cars.” In RDFa, there are three classifications for a simple set of data; these are the subject, the predicate, and the object.

 

                   John            <>                 likes             <>             sports cars.

                  subject         <>             predicate         <>                    object

 

This statement is known as a triple.

 

To make sense of this data, the syntax is given a vocabulary. The vocabulary allows the computer to understand when we are speaking on a specific subject; without a vocabulary, a syntax is without meaning. One type of vocabulary used by Facebook is friend-of-a-friend (-foaf). With this, you can assign markups that further describe the data. For example, we can assign the attribute of person to “John.” In this way, we could also assign the attribute of thing to “sports car.” As for the predicate, we can provide it with a property such as rel (relation).

 

Now that we have created a context for the data, the computer can understand the relations between each packet of data. By knowing how everything relates, it can set up relations on its own based on pre-existing ones. Once John has expressed his interest in sports cars, Facebook may suggest other related pages to him (as I am sure you have experienced if you have a Facebook account). It may suggest that he like things that other people who like sports cars also like, such as the page for a company that produces sports cars.

 

In the same way, Facebook also operates through establishing relations between people. For example, you may see “John is now friends with Margaret.” Using the -foaf vocabulary, Facebook understands that “John” and “Margaret” are both people that are connected through the relation of friend. I can then use this relation to suggest other friends, pages or whatever else their relation may bring about.

 

To stop digging even deeper into technical programming jargon, I will leave it at that for now. Although, I am sure, I have only scratched the surface of how it actually works, I am by no means a computer programmer. What I have discovered so far, though, I believe has a large potential in the future for computer programmers and language professionals alike. Given the new developments in semantic technology, we now know how to allow computers to understand contexts and relations. It may still be a while before they understand texts the way the human brain does, but even this technology alone proves to be a significant breakthrough. Although the idea of free-thinking computers does not give the most comfortable feeling, the idea of a computer that can better understand a text and help with language-related tasks is ever so intriguing.

 

Sources

For more information on semantic technology, see my first blog: Semantic Technology.

Source video: RDFa Basics.

 

Alain Côté
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Bien que le terme japonais nanmin (難民) se traduise généralement par « réfugié », il peut aussi prendre le sens plus large de « victime ». Pris au pied de la lettre (si j’ose dire), les deux caractères qui le composent peuvent aussi se traduire comme suit : personne en difficulté. Le terme japonais peut donc s’appliquer à bien d’autres catégories de personnes que nos habituels réfugiés politiques, réfugiés de la mer ou, plus récemment, réfugiés environnementaux. Il existe ainsi un terme pour les « victimes du retour à la maison » (kitaku nanmin 帰宅難民), lorsqu’une calamité paralyse le réseau routier et le système de transports en commun dans les grands centres urbains. La fréquence relativement élevée de ce type de situation au Japon justifie pleinement la présence du terme dans les dictionnaires.

 

(« Victimes du retour à la maison » à la gare de Shinjuku, Tokyo, le 11 mars 2011. Source)

 

Victimes du retour à la maison... Traduite telle quelle en français, l’expression peut faire sourire. Rien de tel par contre en japonais, où elle désigne — sans chatouiller l’oreille ni écorcher la sensibilité linguistique — toutes ces personnes en difficulté qui doivent passer la nuit dans une gare ou un établissement public (gymnase d’école, centre communautaire, etc.), voire marcher toute la nuit pour retourner à la maison.

 

Le sens plus large que revêt le terme japonais permet aussi de former des néologismes, ce dont les Japonais, toujours friands de nouveautés lexicales, ne se privent surtout pas. Il existe ainsi des victimes de la télévision numérique terrestre (chideji nanmin 地デジ難民), c’est-à-dire des personnes en difficulté parce qu’elles habitent dans une région éloignée où les téléviseurs ne captent pas encore le signal numérique. Il y a aussi des « victimes des ordures ménagères» (gomi nanmin ゴミ難民), le terme désignant ici des personnes âgées très faibles qui, avec l’effritement de la solidarité communautaire dans les banlieues, ne peuvent compter sur personne pour aller déposer leurs sacs de vidanges au point de collecte du pâté de maisons.

 

Dans la même logique, l’imaginaire néologique japonais comprend aussi des victimes de l’essence (gasorin nanmin ガソリン難民), soit parce qu’elles habitent trop loin d’une station-service, soit parce que le prix de l’essence atteint un niveau trop élevé, soit encore parce qu’un désastre naturel empêche le réapprovisionnement des stations-service, comme ce fut le cas dans les jours qui ont suivi le séisme du 11 mars 2011.

 

Mentionnons finalement les victimes des habitations élevées (kôsô nanmin 高層難民), personnes qui se trouvent en difficulté lorsqu’une calamité provoque l’arrêt des ascenseurs. Ce fut le cas en 2005, quand un séisme immobilisa quelque 64 000 ascenseurs à Tokyo et dans les préfectures voisines. Vous en conviendrez, avoir à descendre et remonter une trentaine ou une quarantaine d’étages pour aller chercher un litre de lait au dépanneur n’a rien d’une sinécure. Autant retourner à la campagne chez sa mère pour y trouver refuge.

 

James Lougheed
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Have you ever stopped to think about how fundamental a role the internet has taken on in our lives compared to five or ten years ago? A large majority of us depend on it for providing entertainment, finding information and going about our daily lives. I remember a day when going online didn’t seem worth the loading time, when I would go to a library first to research a topic, when the concept of online instant messaging seemed so new and exciting. Now, the web is a common one-stop source for, well, anything.

 

Since my recent plunge into the world of semantic technology, I have come across countless mentions of what is called the semantic web. As the use of semantic technology grows, the semantic web is becoming more and more a topic of interest since it changes the way we use the internet.

 

As the World Wide Web Consortium (W3C) defines it, “The Semantic Web is a web of data (...) and provides a common framework that allows data to be shared and reused across application, enterprise, and community boundaries”. In other words, it connects different types of web data together and in an organized way. But how is this different from the way we use the internet now?

 

The traditional web as we know it is indeed connected with links that direct us from site to site and allow us to upload and download, among other things. With the semantic web, however, web data is given conceptual links to tie information together and “help computers ‘read’ and use the Web”. In a way, computers can understand the relationships between the words on a page. This can make web-related tasks incredibly simple since the computer can, to some degree, analyze data for us.

 

Say, for example, you are looking for a hotel in a vacation spot you are planning to visit in the coming weeks. While browsing different sites, you have a list of criteria that would constitute your ideal hotel room: size, location from downtown, price, amenities, availability, etc. With the traditional web, you will probably jump from site to site, jot down information and compare. With the semantic web, however, it is the computer that will retrieve this information and present it to you in an organized manner. By relating the data on a page, the computer can understand the relationship between a hotel room and its price, location and size. It is able to read the data and find what you need to know.

 

How is this applicable to language technology? Granted, the semantic web currently has a much larger influence on web developers and programmers than it does on language professionals. In my opinion, however, the semantic web is more applicable to the language industry than meets the eye. As I discussed in a previous post, the relation of words and concepts pose the greatest difficulty when translating and writing. After all, how can a computer understand something so complex? It seems, though, that we are getting closer.

 

As the semantic web is being incorporated into more and more websites, computers are becoming increasingly able to “read” text as more than just random data. In my next blog, I will discuss how the semantic web actually uses text on a page to understand its syntax and connect it all together. Hold on to your hats!

 

Sources

W3C Semantic Web Activity. W3C. 11 February 2012. http://www.w3.org/2001/sw/

How Semantic Web Works. Howstuffworks. 10 February 2012. http://www.howstuffworks.com/semantic-web.htm

 

Marie Eve Levesque
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Quel est donc ce mot qui nous cause certains maux sous la pression? Je gage que vous n’y pensez jamais, car c’est un mot simple que nous utilisons la plupart du temps dans le domaine de l’environnement. Bien sûr, il s’agit du mot puits!

 

Cette « cavité circulaire, profonde et étroite, à parois maçonnées, pratiquée dans le sol pour atteindre une nappe d’eau souterraine », selon Le Robert, signifie bien le trou creusé dans la terre pour amasser de l’eau. Prenez garde cependant, car si vous cherchez un puit, vous ne le trouverez probablement jamais, disparu entre puissant et puits.

 

C’est bien amusant tout ça, mais quelle est la raison de ce s?

 

Encore une fois, nous pouvons mettre le latin au banc des accusés. Ce terme s’écrivait puz en 1112, pour évoluer en puiz autour de 1120 et prendre la forme puis en 1131; il vient du latin puteus (trou, fosse). La voyelle est due à un développement anormal qui s’explique probablement par l’influence du francique putti, restitué par l’ancien haut allemand putti (d’où l'allemand Pfütze  « bourbier, mare »), lui-même emprunté au latin. Donc, puits serait issu d’une forme hybride créée par le bilinguisme de la France du Nord après l’invasion des Francs. On suppose que la graphie actuelle avec un t étymologique est réintroduite afin d’éviter l’homographie avec le marqueur de relation puis.

 

J’ai trouvé ma réponse sur un petit site amusant qui est en fait le site de la bibliothèque municipale de Lyon en France. L’établissement propose aux usagers d’écrire leurs questions et une bibliothécaire leur offre une réponse en 72 heures. Un moyen dynamique pour intéresser les jeunes et les moins jeunes à la lecture!

 

Le but de ce texte était de vous faire découvrir un site intéressant et agréable à lire durant vos temps libres. Il y aura probablement aussi des chroniques traitant de l'origine de certaines de nos expressions idiomatiques. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires!

 

Julian Zapata Rojas
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J’ai fini par dépenser ce petit budget que j’avais mis de côté pour le jour où j’allais rencontrer personnellement un perroquet professionnel. Finalement, les évènements ne se sont pas déroulés comme je l’avais prévu. La même semaine où j’ai publié mon billet sur cette profession langagière émergente, j’avais dans ma boite de courriel une invitation à participer à un atelier sur le sous-titrage vocal avec reconnaissance vocale. Je n’ai pas hésité à m’y inscrire : j’allais avoir la chance de voyager et de rencontrer l’expert mondial dans le domaine. J’ai pris mon envol vers la capitale britannique.

 

Nous étions six ou sept, pas plus, à suivre cet atelier d’une journée dans le laboratoire de traduction du Imperial College à Londres. Certes, avec une journée de cours on ne devient pas sous-titreur vocal professionnel. Mais cette substantielle introduction m’a servi pour expérimenter la complexité du travail du perroquet et pour voir comment cette profession est d’abord une terre fertile pour la recherche dans d’autres domaines tels que l’enseignement de langues, la psycholinguistique, la traduction et l’interprétation.

 

Le professionnel du sous-titrage simultané possède une grande sensibilité linguistique et des aptitudes remarquables en informatique et en télécommunications. Plus que simplement répéter ce qu’il entend, il maitrise une panoplie de notions et d’outils lui permettant de rendre un service linguistique de qualité.

 

Entre autres, j’ai trouvé que le profil du sous-titreur vocal évoque celui du paralangagier, une autre profession langagière émergente mise sur pied chez nous, née du besoin de renforcer le secteur langagier au Canada.  Au terme d'une importante consultation qu'a menée le secteur langagier auprès des acteurs du domaine de la traduction, d'une recension d'études portant sur le sujet, ainsi que d'un sondage auprès des principaux employeurs du secteur, plusieurs établissements d’enseignement canadiens ont élaboré en collaboration un programme visant à former des paralangagiers.

 

Le fournisseur de services paralangagiers est un professionnel de la langue jouant un rôle essentiel dans le flux de travail des services de traduction dans les secteurs privé et public. Son travail ne relève pas du transfert interlinguistique proprement dit, mais consiste à soutenir les traducteurs dans la préproduction et la postproduction des traductions, participant ainsi à l’assurance de la qualité totale du produit fini. Les paralangagiers maitrisent également les notions linguistiques et les outils de traductique et connaissent les différentes stratégies pour la recherche documentaire et pour la gestion terminologique.

 

Le sous-titreur vocal (en anglais, respeaker) ne ressemble pas au paralangagier uniquement parce que c’est un professionnel de la langue maitrisant des outils informatiques. Les deux se ressemblent parce qu’ils effectuent des tâches langagières périphériques dans la chaine de la communication, dont la transcription de la langue parlée.

 

Vous voyez probablement déjà le lien entre le titre de ce billet et mon propos. Si les paralangagiers s’occupent de toutes les tâches périphériques de préproduction et de postproduction dans un contrat de traduction donné, il sera également de leur devoir d’apprendre à utiliser de façon optimale les outils de reconnaissance vocale pour reparler et éditer les textes d’arrivée, dictés par des traducteurs professionnels. 

 

Julian Zapata Rojas

 

Lindsay Gallimore
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In my last post, I explained how to use the iPhone 4S dictation feature to dictate a translation directly into a Word document. Now I will let you know what I thought of the experience.

 

Translating aloud is a completely different experience from typing. When you type a translation, hesitation or doubts are backspaced out or fixed later on. To dictate a translation, you have to decide exactly what you are going to say before you say it. Being someone who often fails to think before she speaks, this proved very challenging! I found I still worked sentence by sentence—I wasn’t spewing out paragraphs at a time just because I was speaking. It is funny to say your punctuation aloud, but I got used to that quickly. I believe with dictation software there is a “spell” command allowing the user to spell out a proper name that the system doesn’t recognize. As far as I know, this isn’t an option with Siri, so I was stuck typing in the proper nouns like Yehudi Menuhin and Chostakovitch, part of my translation of a review for a Glen Gould DVD set.

 

In the end, my dictated translation required significantly less revision upon completion. Dictating forced me to be more decisive on my word choices and saying sentences out loud had me immediately noticing if something didn’t work. As for Siri’s accuracy, it was very impressive. Only two sentences had errors, and the errors are hilarious:

 

“This boxed set is a must-have gnarly for pianists, but for music students of all instruments. The sex will please music lovers…”

 

Which was meant to be: “This boxed set is a must-have not only for pianists, but for music students of all instruments. The set will please music lovers…”

 

I think I’ll use Siri again to dictate a translation. One caveat is that you have to work in a completely silent environment, so it’s not an option when I feel like translating with some music in the background, or when others are around, daring to speak to each other or on the phone. If translation becomes more lucrative for me, I would consider investing in proper, integrated dictation software since I think it increases productivity and would certainly help prevent carpal tunnel syndrome!

 

I guess that makes me a dictator….

 

James Lougheed
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No doubt about it, dictionaries are a translator’s best friend! When in trouble, we can always depend on them to help us find a solution. Each type of dictionary has its own look and layout, and contains its own set of tricks. And after a while, all translators seem to establish their favourite dictionary (or team of dictionaries) that will accompany them through the most difficult of tasks. What great companions they are!

 

To continue with my last entry on semantic technology, I decided to try a demo version of Dixio the Smart Dictionary software, available through Semantix. This dictionary is claimed to use this type of technology to search for entries in a more effective and relevant way. By using “language detection, morpho-syntactical analysis and the analysis of context, the word you are looking up is examined and prepared for subsequent treatment.1” On YouTube, some demo videos of the software display its unique features, such as integrating into different file types and programs and detecting complex forms (tenses, derivatives, phrasal verbs, etc.).

 

With over 90 dictionaries and glossaries integrated into it, Dixio is packed with useful resources that contain a large number of entries for almost any term. Intrigued by this seemingly unique dictionary, I tried testing Dixio with a variety of terms to see what it could handle. Here are the results:

 

Sample 1:

I am amazed at our progress in creating systems that not only come closer to imitating the functions of the human brain, but that also go beyond its abilities.

Source:  WordNet

come close 

v.

1 nearly do something; She came close to quitting her job

2 (approximate) be close or similar; Her results approximate my own

© 2005 Princeton University

Sample source: Semantic Technology: It isn’t just about words on a page anymore

 

Sample 2:

It goes without saying that recent technological wonders have…

Source:  Concise Oxford English Dictionary

go without saying be obvious. 

See: say

© ISBN 9780199548415 Oxford University Press 2008


Source:  Diccionario Inglés-Español de Semantix

go without saying

loc.

ser obvio, no necesitar explicación;

Ver: say v.

Ver: go v.

© 2010 Semantix

Sample source: Semantic Technology: It isn’t just about words on a page anymore

 

Sample 3:

As my first order of business, I hope to…

Source:  WordNet

order of business 

n.

(agenda, agendum) a list of matters to be taken up (as at a meeting)

© 2005 Princeton University


Source:  Diccionario Inglés-Español de Semantix

order of business

comp.

agenda, orden del día, relación de temas a tratar;

Ver: order n.

Ver: business n.

Sample source: Semantic Technology: It isn’t just about words on a page anymore

 

Sample 4:

Each of these is produced artificially in a nuclear reactor, from the fertile…

Source:  Concise Oxford English Dictionary

reactor

 n.

1 (also nuclear reactor) an apparatus or structure in which fissile material can be made to undergo a controlled, self-sustaining nuclear reaction with the consequent release of energy.

2 a container or apparatus in which substances are made to react chemically.

3 Medicine a person who reacts to a drug, antigen, etc.

4 Physics a coil or other component which provides reactance in a circuit.

© ISBN 9780199548415 Oxford University Press 2008

Sample source: Physics of Uranium and Nuclear Energy

 

Sample 5:

Morgan Stanley, owner of the world’s largest brokerage, will also cap…

Source:  English Wikipedia

Morgan Stanley

Morgan Stanley is a global financial services firm headquartered in New York City serving a diversified group of corporations, governments, financial institutions, and individuals. Morgan Stanley operates in 42 countries, and has more than 1300 offices and 60,000 employees. The company reports US$779 billion as assets under its management. It is headquartered in the Morgan Stanley Building, in Midtown Manhattan, New York City. 


The corporation, formed by J.P. Morgan & Co. partners Henry S. Morgan (grandson of J.P. Morgan), Harold Stanley and others, came into existence on September 16, 1935, in response to the Glass-Steagall Act that required the splitting of commercial and investment banking businesses. In its first year the company operated with a 24% market share (US$1.1 billion) in public offerings and private placements. The main areas of business for the firm today are Global Wealth Management, Institutional Securities, and Investment Management.

Sample source: Morgan Stanley, Citigroup Lead Retreat on Investment Bankers’ Compensation

 

Sample 6:

…that has the potential to fill the gaps that machine translation leaves behind.

Source:  WordNet

leave behind 

v.

1 depart and not take along; He left behind all his possessions when he moved to Europe

2 (leave) be survived by after one's death; He left six children; At her death, she left behind her husband and 11 cats

3 (leave, leave alone) leave unchanged or undisturbed or refrain from taking; leave it as is;leave the young fawn alone; leave the flowers that you see in the park behind

© 2005 Princeton University


Source:  Diccionario Inglés-Español de Semantix

leave behind

phr. v.

1 (objeto) dejar, abandonar, no llevarse consigo;

2 (muerte) dejar, dejar como familiares directos supervivientes;

3 (lugar, planta, animal) dejar, dejar en paz (fig), dejar tranquilo, no molestar, dejar tal cual;

Ver: leave v.

© 2010 Semantix

Sample source: Semantic Technology: It isn’t just about words on a page anymore

 

In the many cases shown above, Dixio does more than the average electronic dictionary. Dixio takes a word or series of words and actually analyzes the morpho-syntactic structure to give a more contextual and precise definition. It was able to recognize proper nouns, compound nouns, idioms verb phrases and phrasal verbs, and even their derivations. Any translator or language learner knows that this is incredibly useful!

 

That is not without saying, though, that there weren’t any troubles with the software. Some compound nouns and more informal phrasal verbs (for example, “getting closer”) were not picked up by the program. In addition, Dixio shows some issues with Firefox as it sometimes misread text in the browser. And I was slightly disappointed by the fact that Wikipedia was a common resource for the dictionary, especially for compound and proper nouns.

 

For the most part, however, I was very impressed with Dixio the Smart Dictionary. Its ability to look past the text on the page and provide fast and comprehensive entries proved to be very useful. With some additions, such as more relevant and credible content and resources, Dixio would be an asset to any researcher, language-learner, translator or language professional.

 

Of course, one downfall of the software is that it is only available in English, Spanish and Catalan at the moment. And it does not, as it stands, have a translation function. Using this type of technology (semantic technology), however, I can easily see how translating could be that much quicker. Not only would you have access to more entries quicker, but you would also have definitions and translations in context! To me, that sounds like a translator’s dream.

 

Although I have started to see how semantic technology can be used through my test of Dixio, I feel that there is still more to be discovered about this context-based search tool. I will continue to dive into this topic and see what more there is to explore…



1 Our Technology, Semantix. <http://www.semantix.com/en/tecnologia.html>. 1 February 2012.

 

Julian Zapata Rojas
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Je ne savais pas ce qu'était un télégramme avant de découvrir caché dans un tiroir verrouillé le vieux scrapbook d’amour de mes parents. J’étais encore un jeune enfant curieux et malicieux. Dans cet album secret, ma mère collait, entre autres, les télégrammes d’amour que mon père lui envoyait à l'époque où ils venaient de se rencontrer, quand il devait s’absenter de la ville quelques jours ou quelques semaines. C’étaient de courts messages – deux ou trois phrases peut-être –, mais assez parlants pour maintenir vif l’amour et l’espoir de se revoir. Presque quarante ans plus tard, ils sont encore ensemble…

 

Ce que je n’imaginais pas, lorsque je m’amusais à fouiller en cachette dans ce cahier intime de ma propre histoire, c’était que, pour envoyer un télégramme, il fallait que mon père se rende à un télégraphe. Ces complexes systèmes d’envoi de messages ont permis la communication à distance pendant plus d’un siècle à des milliers de personnes dans des dizaines de pays. Mais les télégrammes ne sont pas entièrement chose du passé. Au Canada, il est encore possible de se servir du télégramme pour envoyer nos salutations, nos condoléances ou tout autre message important n’importe où au Canada et dans le monde.     

 

Les télégrammes sont, si vous voulez, les ancêtres des textos. À notre époque, je texte, tu textes, nous textons. Nous avons adopté une façon rapide et simple de communiquer des courts messages écrits (quelqu’un ici ne texte pas?). Nous avons même adapté notre façon d’utiliser la langue : nous parlons la langue SMS, nous maitrisons les émoticônes et l’art ASCII.

 

Un énorme projet a été entrepris en collaboration avec des chercheurs canadiens afin d’examiner en profondeur la communication par messagerie texte. Le projet Text4Science vise à étudier l’usage des textos par les Canadiens et les Canadiennes (qui les utilise, pourquoi, combien et comment). Le projet vise également à examiner comment les textos influencent l’usage de la langue et à évaluer la possibilité de concevoir des outils informatiques pour traiter et même pour traduire automatiquement des textos. Nous pouvons tous participer à ce projet en soumettant de façon anonyme nos textos au projet.

 

Une façon créative et amusante de transmettre un court message a été, et est encore, le télégramme chanté, livré à domicile par un clown ou par un trio de barytons en smoking ayant des roses entre les mains. Au stade actuel des recherches en traitement automatique de la parole, je ne serais pas surpris de voir bientôt dans les téléphones portables un logiciel pour envoyer des textos chantés.cheeky Nous pouvons être véritablement créatifs au moment de communiquer...

 

Je vous invite à faire partie du projet Text4Science. Faites un don de vos textos à la science, pour aider les chercheurs de cet énorme projet à explorer la créativité communicative des humains. 

 

P.-S. Je crois que mes parents se servent de Google Translate pour lire mes billets de blogue. J'espère que la traduction automatique pour ce billet sera aussi mauvaise pour qu'ils ne découvrent jamais que je savais où ils cachaient la clé du tiroir interdit. angel

 

Julian Zapata Rojas

 

James Lougheed
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It goes without saying that recent technology wonders have arisen as a main topic of conversation over the last decade. And for good reason. It is a marvel that our grasp of technology has accelerated at the rate that it has. As someone who has solely a basic understanding of how these things work, I am amazed at our progress in creating systems that not only come closer to imitating the functions of the human brain, but that also go beyond its abilities. In my opinion, this is both a scary thought and a comforting one. It is comforting to know that technology’s presence will allow us to advance more and more; but at what point will it go too far?

   

Having studied four years in translation, I have heard two questions asked much more often than I have wanted to answer: “What is a translator?” and “You need a university degree for that?” I agree, translation is certainly not rocket science, but it does require skill, practice and a degree of intellect. I often like to highlight the fact that a translation can require many hours of research and technical understanding to complete. That is to say, translation needs some degree of a cognitive process. When you take into account ever-advancing machine translators (such as the notorious Google Translate), however, we are seen as less and less useful in this world.

   

It is hard to refute that our work is not significantly simplified by the technology available to us. Concordancers, translation memories and environments and terminological databases give us a much wider range of tools that can stretch our words-per-minute higher and higher. But do or will translation technologies have the ability to translate entirely on their own?

   

Most translators would not hesitate in answering “no,” whether it be due to their experience in the field or their pride and hope to not be replaced by machines. But one must admit, we are getting closer. Semantic technology, for instance, is one way we can more easily rely on machine translation as a more accurate and efficient means of translation.

   

So what is semantic technology exactly? According to Luca Scagliarini of Expert System Semantic Intelligence, semantic technology analyzes words within their proper context and understands their meaning, even in different forms. Additionally, it “incorporates morphological, logical, grammatical and natural language analysis that translates into higher precision and recall.” In other words, it is technology that has the potential to fill the gaps that machine translation leaves behind.

   

It seems that a large part of its development is currently stemming from a business point of view. Corporations are starting to use this software to analyze internal and external data concerning products, methods, etc. Furthermore, this technology is being used more in search engines and other web applications to give better, more relevant results. One prime example can be seen in Facebook, which uses semantic technology to provide members with information that is more pertinent to them. To what extent, though, has it impacted the translation industry? And how will it continue to shape the way we translate?

 

As my first order of business, I hope to explore this issue in more depth, as it is a concept that not only will affect the way we work, but also that already affects other aspects of our lives. I will start my research with an analysis of a bilingual English-Spanish dictionary software by Semantix, a team of various language professionals. “Dixio the Smart Dictionary” uses semantic technology to determine the specific context in which a word aims to provide better entries accordingly.

 

As I dive deeper into the world of semantic technology, I am sure to find some interesting and useful software that may be putting this technology to use in a translation context. Stay tuned for updates!   

 

Lindsay Gallimore
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So in my last post, I talked about the possibilities of using the iPhone 4S as a translation tool, specifically, to dictate a translation. I pondered about the possibility of using Siri, iPhone’s personal assistant, or, as I like to call her, my secretary, to dictate directly into a Word document on my computer. Many translators use dictation software, the most popular being Dragon Dictation. The software ranges in price from $99.99 for the home version to $599.99 for the professional. Let’s face it: I’m not entirely sure if my entire year of freelancing will bring in that much. I’m not ready to invest. However, I already have an iPhone (which is going to be one of my first “business expenses” on my 2011 tax return), and, isn’t there an app for everything?

 

Turn your iPhone 4S into a dictation machine:

 

Step 1: download the free app “Mouse Lite” for your iPhone.

 

Step 2: download and install the corresponding, free PC or Mac program for your laptop or home computer. 

 

Step 3: make sure your computer and iPhone are connected to Wifi.

 

Step 4: Open the app on your phone. Your phone now controls your computer. You can use it like a mouse to go and open Word (you can also use your computer’s mouse, whatever you prefer). Now that you’re in Word, press the microphone key that activates the iPhone’s dictation function, and dictate away.

 

Tune in next time to find out what I thought of my first translation dictation. It’s definitely a lot different than typing a translation!

 

Other uses for Mobile Mouse: control your laptop while it is plugged into your TV so you can watch streaming videos using Netflix or other sites. You can also use it as a clicker during PowerPoint presentations!

 

ps: Mouse Lite is also available for Android phones!

 

Alain Côté
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Ayant réussi à convaincre au moins un lecteur (Jzapa) biggrin de l’utilité des raccourcis AutoHotKey sous Windows pour consulter les dicos en ligne, je récidive avec quelques nouvelles suggestions. (J’en profite aussi pour préciser, suite à la question de Jzapa, qu’il est possible de regrouper tous les raccourcis dans un même fichier, pourvu qu’il n’y ait pas de redondances.)

 

  • Caractères spéciaux

Il est possible d’utiliser un raccourci pour saisir des caractères spéciaux. Je le fais personnellement pour les guillemets français quand je traduis dans Excel, car mon clavier japonais n’a pas de guillemets français.

#^,::
Send x{bs}«{ASC 0160}{ASC 0160}»{left 2}
Return

J’utilise ainsi la virgule combinée aux touches Ctrl et Windows pour générer les guillemets. AutoHotKey inscrit les deux guillemets et espaces insécables, puis recule de deux espaces pour se placer au centre (les traducteurs qui utilisent WordfastPro auront peut-être reconnu ici le script de Dominique Pivard). Est-il nécessaire de préciser qu’on peut s’inspirer de cette syntaxe pour créer des raccourcis vers des tas de symboles non accessibles directement sur le clavier? À condition bien sûr d’avoir une bonne mémoire pour gérer mentalement tous les raccourcis, ou de coller une petite liste de raccourcis dans un coin de l’écran. smile

 

  • Taille d’affichage

On peut aussi spécifier la taille de la fenêtre où s’ouvrent les dicos en ligne. Ici, sur mon écran de format panorama, je traduis dans la moitié droite et ouvre les dicos en ligne dans une fenêtre réduite, en haut à gauche. Voici un exemple concret avec un dico japonais en ligne :

#^b::
Send, ^c
word = %clipboard%
Run, http://ejje.weblio.jp/content/%CLIPBOARD%
SetTitleMatchMode, 2
WinMove, Firefox,,,, 900, 900
EXIT

Les quatre virgules consécutives placent la fenêtre dans le coin supérieur gauche de l’écran, et les deux 900 indiquent la taille de la fenêtre. Vous pouvez ajuster ces valeurs en fonction de la taille de votre écran, par essais et erreurs ou en consultant la documentation en ligne d’AutoHotKey (section WinMove).

 

  • Copernic

Je gagne aussi beaucoup de temps pour les recherches sous Copernick Desktop Search, avec le raccourci suivant, qui non seulement lance la recherche, mais ajoute des guillemets au début et à la fin pour lancer une recherche de concordance exacte.

#^c::
Send, ^c
word = %clipboard%
Run, C:\Program Files\Copernic Desktop Search - Home\DesktopSearch.exe
WinWait, Copernic Desktop Search - Home
WinActivate, Copernic Desktop Search - Home
Send "^v"
Send {Enter}
EXIT

 

Et finalement, un dernier petit truc, propre à Firefox cette fois-ci (rien à voir avec le fichier ahk) : pour ne pas accumuler les onglets de dicos sous Firefox, je clique sur Ctrl-W pour les fermer rapidement au lieu d’utiliser la souris).

 

Julian Zapata Rojas
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- Salut, c’est moi!

- Sorry, access denied.

 

C’est incroyable tout ce que les ordinateurs peuvent reconnaitre (et ne pas reconnaitre). Dans cette minuscule conversation entre un homme et une machine, la machine n’a pas reconnu l’identité du locuteur humain.  Peu importe la langue dans laquelle ce dernier a parlé – il aurait pu dire Hello, it’s me! –, l’accès lui aurait été quand même refusé par le système de reconnaissance du locuteur. 

 

Grâce au « gadget » de reconnaissance d’empreintes digitales de mon ordinateur personnel, moi, j’accède en deux secondes à mon courriel uOttawa avec mon index droit, à mon compte de YouTube avec le pouce et à Linguistech.ca avec l’annulaire.

 

Reconnaissance du locuteur

     Reconnaissance d’objets

          Reconnaissance de formes

                Reconnaissance de la voix

                       Reconnaissance de mots clés

                           Reconnaissance des visages

                               Reconnaissance d’empreintes digitales

                        Reconnaissance optique de caractères

                   Reconnaissance de la parole

              Reconnaissance vocale

        Reconnaissance de la langue

   …

Il y a bien de choses que les machines peuvent reconnaitre. Et nous, humains, nous ne sommes pas encore parvenus à bien reconnaitre toutes ces technologies.

 

Je me trouve parfois dans la désolation lorsque j’ouvre des ouvrages, des articles scientifiques et journalistiques, des sites Web et des blogues rédigés dans les quelques langues que je peux lire, et que je me rends compte que les termes utilisés pour parler de ces technologies ne s’équivalent pas. Pareillement, à l’intérieur d’une même langue, on n’arrive pas à reconnaitre les différences entre une technologie et une autre. Et cela particulièrement dans le cas des technologies de reconnaissance liées au langage humain.

 

Oui, on peut voir plus facilement la différence entre reconnaissance de la parole et reconnaissance des visages. Mais, voyez-vous une différence entre reconnaissance de la voix et reconnaissance vocale?

 

Speech recognition serait reconnaissance de la parole. Si on poursuit la voie de la traduction littérale, voice recognition serait reconnaissance de la voix (n’est-ce pas?), mais selon certaines sources, cette dernière serait plutôt synonyme de reconnaissance du locuteur, en anglais speaker recognition. Ailleurs dans la littérature, voice recognition serait l’équivalent de reconnaissance vocale, concept englobant à la fois reconnaissance de la parole et reconnaissance du locuteur. Si c’est ainsi, alors comment peut un système de reconnaissance vocale être « indépendant du locuteur », selon un important développeur et fournisseur de ces logiciels? Pourtant, dans la version anglaise de leur site Web, ils utilisent le terme apparemment « correct » dans ce cas : speech recognition, puisque le système est speaker independent (qui par ailleurs peut être connu aussi en français sous le nom de « système multilocuteur »). Le mal de tête s’intensifie lorsque je fais la mise en parallèle avec d’autres langues…

 

On lit aussi, en français, que la reconnaissance de la parole est axée sur la parole – évidemment –, sur ce que le locuteur dit. De son côté, la reconnaissance de la voix, ou du locuteur, est axée seulement sur la vérification de la voix, laquelle est unique à chaque humain, toute comme les empreintes digitales (et voilà pourquoi l’accès a été refusé à notre locuteur humain du premier paragraphe.)

 

Alors, dites-moi, comment Dragon Naturally Speaking peut être « speech recognition software » ici, « logiciel de reconnaissance vocale » là et « programa de reconocimiento de voz » là-bas?

 

J’ai décidé délibérément de ne vous indiquer aucun lien vers aucune source dans ce billet. Je veux vous laisser entreprendre l’expédition par le chemin de votre choix; ajoutez-y des langues autres que le français, l’anglais ou l’espagnol, si vous en connaissez; faites par vous-mêmes la reconnaissance de la terminologie pour parler de ces technologies. Je vous en prie, délivrez-moi de ma torture! Partagez avec moi les résultats de vos réflexions et de vos découvertes. 

 

Je me sens perdu dans cette jungle de termes et de théories, je ne m’y reconnais plus. 

 

Julian Zapata Rojas

 

Lindsay Gallimore
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Greetings everyone, and happy new year! If you've been following my blog posts for a while, you know that I've basically been begging to get an iPhone. Well, now that I have one, is it worth all the hype? And especially, is it of any use to me as a freelance translator? I'm happy to report that the answer to those two questions is an unequivocal yes. First of all, I'm not typing this entry, in fact I'm dictating it to Siri, my new secretary! So far, she hasn't made one mistake! But if she does, I'm not going to edit it, I'll publish this post exactly as Siri types it.

 

In this post and others, I will be sharing with you some of the apps and other functionalities that I think are useful for translators and are part of the iPhone or can be downloaded for free.

 

I'm on the iPhone's default features, I have found that the agenda is actually very useful. I was skeptical about using an electronic calendar, as I do really like a paper agenda. I haven't given up the paper agenda for keeping track of deadlines, but the electronic agenda has features that are impossible to obtain in paper form. For example, I can check my iPhone agenda using iCloud on the Internet, anywhere, anytime. Sometimes, I have felt totally lost when I left my paper agenda at home. Not the case when all of my information is also in electronic form on my phone and available to me on my iCloud account. I use the color codes to be able to see what deadlines I have that are for translations. Other aspects of my life, such as my day job, are another colors. (sic- I said "other")

 

I also really like the list function which allows me to create a to do list but I can also access online at my iCloud if I don't have my phone with me. I'm an obsessive list maker and it helps me keep organized both with my translation jobs and other aspects of my life. Instead of carrying around a bunch of pieces of paper with lists on them, I have a nice electronic list that I can check off and you still get that satisfying feeling of having completed a test. (sic, I said "task")

 

Overall, the number one benefit to my freelance career of having an iPhone is immediate access to my emails wherever I may be. Of course, this is available with any smart phone. It's great to get a job offer in real-time, and be able to promptly respond, even if I'm not in front of my computer.

 

So, that concludes my first blog post dictated to Siri. I'm impressed with your (sic- I said "her") accuracy, it's the first time I've really used the dictation feature. All in all, she made two mistakes. (Three, actually, since she made a mistake when I was complimenting her accuracy... she probably got embarassed.) I know a lot of translators using dictation software to dictate their translations. That software is often expensive. I wonder if it would be useful to use Siri's dictation function when translating?

 

Debrief:

Okay, it's me at the helm now. I let Siri take a much-deserved coffee break.

 

Observations on her first day of work:

- I think she is remarkably accurate. I didn't speak especially slowly or enunciate much differently than normal. Of course, there's a natural tendency to speak clearly, moreso than in normal speech, but for over 500 words to make only 3 errors is impressive. The errors too were understandable as they were words I noticed I mumbled a bit or tripped over.

 

- Since you have to say "period" so she knows when to end a sentence, what happens if you want to write something that is talking about periods? (Punctiation or otherwise)

 

- How does this accuracy compare to that of Dragon Dictation? I've never used it and don't have the software. Dragon does have a free app though, and I could try that. (I couldn't wait... the results of the test are below.)

 

- Anybody out there have any productivity apps they are finding really helpful?

 

 

FYI: I dictated my post into a free app called "Plain Text." It creates a text document that automatically syncs to my Dropbox account. In theory, if you wanted to dictate a translation, you could use this and then copy and paste the text document into Word.

 

Update:

 

If you have an earlier version of the iPhone without Siri, download Dragon Dictation's free app. I just dictated the first paragraph of this same post, and it came out perfectly. I was hoping the app would be available for other smart phones; sadly, it is not.

 

Both Siri and the Dragon app seem like valid substitutions for a freelancer who wants to dictate translations but doesn't want to pay for the software, don't you think?

 

Katia Brien-Simard
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Comme le soutenait l’auteur Gaston Miron, le français québécois n’est pas en situation de bilinguisme, mais plutôt de « diglossie ». Cela signifie que l’on utilise « deux variétés d’une même langue, chacune d’elles ayant un statut et des fonctions différentes »1. Ainsi, au Québec, le locuteur passera du français standard au français dit « québécois », en fonction du contexte social de la discussion.

 

Ce que l’on nomme un québécisme est un régionalisme, c’est-à-dire un « fait de langue propre à une région »2, en l’occurrence québécoise, ou encore un emploi qui prend un sens différent selon l’endroit. Il peut être formel ou sémantique. On dénombre plusieurs types de québécismes, notamment les archaïsmes, les dialectalismes et les anglicismes.

 

Les archaïsmes sont des « formes lexicales anciennes, disparues ou en voie de disparition dans le français moderne, mais encore usitées au Québec et dans certaines régions de la francophonie »3.Parmi les archaïsmes formels, on retrouve des mots tels « brunante » (relatif à la couleur brunâtre du ciel au coucher du soleil) ou encore « abrier » (pour mettre sous un drap). Parmi les archaïsmes sémantiques, on pourrait nommer« garde-robe », qui désigne un placard, ou « jambette », qui signifie croc-en-jambe.4

En ce qui a trait aux dialectalismes, c’est-à-dire les mots issus d’un « dialecte de la France »5, les dialectalismes formels se retrouvent plutôt dans l’oralité et sont souvent issus de croisements. Par exemple, le mot « écornifler » provient d’un croisement entre les mots « écorner » et « renifler ». Les dialectalismes sémantiques sont parfois une dérive d’un mot existant. Les Québécois disent d’ailleurs souvent « mouiller » pour pleuvoir, en raison du résultat de la pluie.

 

L’emploi des régionalismes est courant dans l’oralité. Sur la Côte-Nord du Québec, les « flots » désignent les enfants. On explique souvent ce phénomène par la proximité de la mer. Au Saguenay, on dit que les chemins sont « coulants » pour dire qu’ils sont glissants, et que quelqu’un est « gigon » pour signifier que cette personne manque de distinction. Il y a également des régionalismes plus répandus, tel « nenni », adverbe de négation employé très tôt par Jean de La Fontaine, notamment dans la fable La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf, et encore aujourd’hui par l’ensemble des locuteurs du français.

 

Les déformations et les néologismes

 

Parmi les néologismes, on distingue les néologismes de création et d’emprunts. Les néologismes de créations formels et sémantiques sont souvent des mots forgés sur la base d’autres mots. Par exemple,  « motoneige »  provient du croisement entre « motocyclette » et « neige ». Parmi les néologismes sémantiques, on retrouve notamment le mot « laveuse » qui signifie un « lave-linge » et est largement employé au Québec, de même que « magasinage » qui signifie « faire des courses en magasin ».

 

Les néologismes d’emprunts, quant à eux, sont souvent dérivés de l’anglais, des langues amérindiennes, etc. Ceux empruntés à l’anglais peuvent être formels ou sémantiques. Les néologismes d’emprunts formels sont dérivés de mots existants. Par exemple, le mot registraire est dérivé du verbe to register. Les emprunts sémantiques, pour leur part, sont davantage attribuables au sens. Par exemple, en français québécois, le mot batterie (de l’anglais battery) désigne une pile.

 

Les néologismes d’emprunts aux langues amérindiennes conservent la forme originale du mot. Le mot « achigan » vient d’ailleurs de l’algonquin « qui se débat », et « atoca » est le mot iroquois qui désigne l’airelle des marais, plus communément appelée la canneberge.

 

Il y a aussi les emprunts à d’autres langues, qui ne sont pas nécessairement admis, comme « cachère ». Par contre, certains le sont, comme le mot « taboulé » qui provient de l’arabe dialectal.

 

À l’instar de Claude Gauvreau, grand dramaturge québécois, ma grand-mère employait fréquemment des néologismes, qui se perpétuent de façon intergénérationnelle. Elle réprimandait ainsi souvent ses enfants en leur disant : « Arrêtez de vous gringaçer! ». Vous l’aurez peut-être deviné par l’évocation du mot « grincer », ce néologisme signifie se chamailler, se tirailler. C’est là la beauté des néologismes; bien que ceux-ci ne soient pas répertoriés, on peut facilement les comprendre grâce à ce qu’ils évoquent!

 

Dans l’espoir d’avoir réussi à faire rayonner le français québécois à vos yeux, je vous invite à continuer à rendre votre langue vivante en employant les termes qui vous sont propres, peu importe votre région du monde!

 

1Définition tirée du Petit Robert  2011

2Définition tirée du Petit Robert 2011

3Définition tirée de la Direction de la qualité de la communication du HEC de Montréal : http://www2.hec.ca/qualitecomm/chroniques/franqueb/usageslexicaux.html

4La plupart des exemples et des explications sont tirés d’un site Web consacré aux régionalismes : http://legrenierdebibiane.com/participez/Expressions/quebec2.htm

5Définition tirée de la Direction de la qualité de la communication du HEC de Montréal : http://www2.hec.ca/qualitecomm/chroniques/franqueb/usageslexicaux.html

 

Alain Côté
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J’ai récemment fait l’essai de SDL Trados Studio 2011. Après une semaine d’utilisation, je suis retourné à WordfastPro, que je trouve plus souple, plus léger et généralement plus simple à utiliser. Si j’évoque SDL Trados, c’est que j’y ai fait l’expérience d’un petit « gadget » bien pratique : la consultation de Linguee par un raccourci-clavier, ce qui est plus rapide que

  1. copier les mots dans le presse-papiers;
  2. aller sur le site de Linguee;
  3. y coller le contenu du presse-papiers.

 

Sous SDL, ce gadget avait ses petits caprices (fonctionne, fonctionne pas, fonctionne, fonctionne pas), mais l’idée est quand même excellente et je me suis demandé s’il n’était pas possible de l’adapter à d’autres logiciels.

 

L’utilitaire AutoHotKey permet de réaliser l’exploit... sans caprices de fonctionnement. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est un script de Dominique Pivard pour l’insertion automatique d’espaces insécables et de guillemets français sous WordfastPro. En m’inspirant de son idée et en fouillant un peu dans le forum d’AutoHotKey, j’ai créé d’autres scripts qui permettent de consulter les termes anglais dans Linguee, WordReference et Termium.

 

Pour les utiliser, rien de plus simple : installez AutoHotKey et lancez les scripts ci-dessous après les avoir copiés dans des fichiers auxquels vous donnerez l’extension « ahk ».

 

Script de Linguee (Ctrl-Windows l)

#^l::
    Send, ^c
    word = %clipboard%
Run, http://www.linguee.com/english-french/?source=auto&query=%CLIPBOARD%&
EXIT

Note : « #^l » signifie qu’il faut maintenir enfoncées les touches Ctrl-Windows et appuyer sur « l » (la première lettre de Linguee).

 

Script de WordReference (Ctrl-Windows w)

#^w::
    Send, ^c
    word = %clipboard%
Run, http://www.wordreference.com/enfr/%CLIPBOARD%
EXIT

 

Script de Termium (Ctrl-Windows t)

#^t::
    Send, ^c
    word = %clipboard%
Run, http://www.termiumplus.gc.ca/tpv2alpha/alpha-fra.html?lang=fra&srchtxt=%CLIPBOARD%&i=&index=enw&__index=enw&comencsrch.x=0&comencsrch.y=0
EXIT

 

Pour des raisons pratiques, j’ai placé ces trois fichiers sur le bureau de Windows, et je n’ai qu’à cliquer dessus avec le bouton droit de la souris pour sélectionner Run Script. Chaque script activé se retrouve dans la barre des tâches de Windows. Vous commencez ensuite votre traduction dans le logiciel de votre choix, et quand vous tombez sur un terme anglais à vérifier, vous utilisez le raccourci-clavier de Linguee, WordReference ou Termium. Il est évidemment possible d’adapter ces petits scripts en spécifiant un raccourci-clavier différent sur la première ligne de code (j’ai choisi Ctrl-Windows pour éviter les conflits avec les autres raccourcis de Windows et des logiciels), ou en modifiant la langue de recherche (en observant bien le script vous verrez que c’est très explicite). Et finalement, vous pouvez aussi bien sûr vous inspirer de ce qui précède pour créer vos propres scripts.

 

***

Mise à jour : Pour ceux qui travaillent de l’anglais au français, j’ai regroupé tous les raccourcis dans un même fichier. Ce fichier contient aussi un raccourci vers TradooIT (Ctrl-Windows i). Cliquez ici avec le bouton droit de la souris pour sauvegarder ce fichier avec l’extension « ahk ». Si vous le modifiez, pensez à le sauvegarder en format « Unicode » dans le bloc-notes de Windows; si vous le sauvegardez en format utf-8, le raccourci de TradooIT ne fonctionnera pas.

 

Lindsay Gallimore
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In lieu of insulting anyone, I offer you this gift in honor of the George Costanza-invented “Festivus, for the rest of us.”

 

When I first wrote about WeBiText and Linguee, I received a message from Simon McDuff, who works for a new, free bilingual concordancer: TradooIT. I confess that I am not crazy about the name, but I don't have a better suggestion, so let's just go with it. Title aside, I absolutely adore this site. WeBiText, with its threat of only temporary freeness, has fallen totally off my radar.

 

I’ll start with what I don’t like about TradooIT, because that’s the short part. I don’t like that it is only for French and English, since I also translate from Spanish. Fin. That is my only complaint. And guess what, this is the next language pair they are working on!

 

What I like, otherwise known as “Why TradooIT is AWESOME”:

 

  • Free. Eternally free. (There is a caveat: I have been told by Mr. McDuff that there will eventually be a 5 second advertisement shown to non-subscribers using the site.)
  • In-site Termium listings. If your term is available in Termium, all Termium listings are displayed right on the page.
  • Highlighting of source and target term, which seems more accurate than Linguee.
  • Suggested terms when you make a typo.
  • Speedy! (And it tells you how speedy it is by listing search time in seconds.) I recently timed WeBiText, and it took a whopping 1.5 minutes to bring up results!
  • Grouped translations. You can click to see a certain target term only.
  • Translations based on source. You can show only translations from a given source.
  • Use of TV show and film subtitles as sources for bitexts. They use “OpenSubtitles.org,” so we have access to a lot more slang and current terms. What do you do when you want to translate “bromance,” “legit,” or “hot”? Use TradooIT to find how these terms are translated in movies and TV shows!
  • It’s pretty to look at. It has a much more appealing layout than WeBiText and Linguee.

 

Other things that are interesting:

 

Currently, the “thumbs up” or “thumbs down” icons allow users to “vote” on certain translations. Currently, these votes are used internally to help “improve our alignment algorithm,” Mr. McDuff tells me. 


Tradooit is more than just a concordancer. Mr. McDuff tells me: “We have at least 3 others tools used by private companies for the last 2 years that should be rolled out to the public in the next year.” I am curious what these might be!

 

Here is a link to Mr. McDuff’s blog post, explaining TradooIT.

 

Well, what are you waiting for? Go Tradoo IT! (I couldn’t resist.)

 

You can click on a particular translation.

 

Here are the results for some slang!

 

 

Julian Zapata Rojas
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Dans son numéro de décembre 1981 – il y a exactement trente ans déjà, hélas! – la revue Meta : journal des traducteurs a publié un article commençant comme ceci : « Depuis une quinzaine d’années, les traducteurs ont la possibilité de dicter leurs textes plutôt que de les écrire à la main ou à la machine. »  En 2011, je peux écrire ceci : « Depuis quarante-cinq ans, les traducteurs ont toujours la possibilité de dicter leurs textes plutôt que de les taper à l’ordinateur. » Seule une chose a changé depuis : c’est rare que, de nos jours, un traducteur travaille à la main ou avec une machine à écrire. Le même article continue ainsi : « À une époque où bon nombre d’employeurs s’interrogent sur le faible taux de productivité de leurs traducteurs, n’est-il pas à propos de se demander pourquoi la dictée occupe le dernier rang parmi les méthodes de travail employées... » Il me semble que nous sommes encore, en 2011, à cette époque-là.

 

Il y a trente ans, on parlait de magnétophones. Aujourd’hui, on parle de dictaphones (à cassette ou numériques) et même de logiciels de reconnaissance vocale. Ces « outils de dictée » sont encore vus avec méfiance par les traducteurs en exercice et par les écoles de traduction : « La majorité des traducteurs s’en tiennent peut-être aux méthodes traditionnelles parce qu’ils n’ont pas fourni (à l’outil de dictée) l’occasion de faire ses preuves; ils ne l’ont pas utilisé suffisamment pour se sentir à l’aise devant les boutons et le micro, et en maitriser le fonctionnement par automatisme. » (ibid.) Il y a pourtant un bon nombre de traducteurs dans les secteurs public et privé, au Canada et dans le monde entier, qui dictent leurs traductions (Jean Delisle nous donne une introduction à la « machine à dicter » dans le 8e chapitre de La traduction raisonnée). Ces traducteurs témoignent de nets gains de productivité, et cela même sans voir la qualité de leur travail affectée. Ils terminent leur journée en forme, sans fatigue, sans maux aux bras et au dos, sans stress. Tradire, c’est une façon agréable de traduire.  

 

Allons-y, dans d’autres mots. Dicter une traduction est de trois à six fois plus rapide que la dactylographier. Dicter une traduction permet de passer plus de temps sur des tâches d’ordre traductif, c’est-à-dire se concentrer sur le transfert interlinguistique. Dicter une traduction n’est pas nécessairement produire un texte de qualité inférieure à celle d’une traduction saisie au clavier. Dicter une traduction, c’est prévenir des troubles de santé liés au travail de bureau, c’est travailler plus à l’aise, c’est une plus grande qualité de vie pour le traducteur. Tout cela n'est-il pas assez attrayant pour que la traduction dictée devienne la norme dans toutes les écoles et dans tous les services de traduction? Qu’est-ce qui fait que les exemples réussis de qualité, de productivité et de satisfaction démontrés par les rares études sur la traduction dictée au cours des trois dernières décennies ne suffissent pas pour vouloir abandonner une fois pour toutes les stylos et les claviers d’ordinateur, et adopter urgemment la méthode la plus efficace de traduction, et même de production de tout type de texte?

 

Deux syllabes et quatre sons composent le mot « Vigneault ». Pourtant, pour l’écrire à l’ordinateur, on a besoin de dix frappes au clavier. Deux pour le v majuscule, huit autres pour chacune des autres lettres. Et si l'on veut être poli... « Monsieur Vigneault » : vingt frappes, espace comprise.

 

Je ne pense pas être seul à croire au « retour » de la traduction dictée comme une possible solution à l’actuelle pénurie de traducteurs professionnels conjuguée au besoin croissant de contenu traduit de qualité. La dictée donne une nouvelle dimension à la traduction. Premièrement, elle contribue à l’effacement de la frontière entre la traduction et l’interprétation, cette dernière étant « exclusivement orale » et nécessitant une formation supplémentaire intensive. Autrement dit, les interprètes pourraient encore traduire, sans avoir à « retourner » au clavier d’ordinateur, et les traducteurs seraient mieux entrainés pour faire de l'interprétation simultanée s’ils le souhaitent. Par ailleurs, plus de personnes seraient attirées par le métier de traduction. En effet, nombreux sont ceux qui possèdent d’incroyables compétences de transfert interlinguistique, mais qui ne veulent pas « passer huit heures par jour à dactylographier à l’ordinateur ». Ou ils ne peuvent simplement pas en raison d’un handicap ou de troubles de santé.

 

L’être humain a développé la capacité de parler il y a environ 200 000 ans, de dessiner des symboles il y a environ 30 000 ans, et d'écrire il y a quelque 7 000 ans. Ce que ces chiffres nous indiquent est que la traduction s’est faite oralement pendant la plus grande partie de l’histoire de la communication. En plus, ce ne sont pas toutes les langues de la planète qui possèdent un système d’écriture, et les locuteurs de ces langues auraient eux aussi le droit et le besoin d’accéder à du contenu traduit. (Je vous invite à lire ce rapport de l’UNESCO.) Tout cela pour dire que la communication dans son essence est une affaire d’oralité; la traduction est, dans son essence, une affaire de communication interlinguistique et interculturelle, et non pas une compétition de frappes par minute ni de mots par jour.

 

C’est pour cela que je ne me vois pas menacé par la postédition, parce que je peux toujours faire mieux que la machine. Je vois dans la traduction dictée le véritable espoir : la vraie façon de produire une traduction entièrement humaine, de qualité, à une vitesse très proche de la vitesse de ma pensée.

 

Julian Zapata Rojas

 

Katia Brien-Simard
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C’est connu, le français québécois est bien différent du français européen! Combien d’histoires loufoques concernant l’incompréhension entre deux locuteurs d’une même langue avons-nous entendues? Il en va de même partout dans le monde, peu importe la langue parlée. L’anglais américain et l’anglais britannique comportent leur lot de différences, tout comme l’arabe magrébin se différencie de l’arabe oriental, etc.

 

Au Québec, un débat fait rage entre les exogénistes, qui prônent le français standard et qui tentent d’éviter les régionalismes, et les endogénistes, qui soutiennent que le français québécois est aussi valable que les autres « variétés de français » et considèrent comme une utopie le français standard. Lionel Meney fait état de ce débat dans son ouvrage Main basse sur la langue, idéologie et interventionnisme linguistique au Québec paru en 2010 chez Liber. Associé au camp des exogénistes, il soutient que la position des endogénistes entraine la ghettoïsation linguistique et l’anglicisation des Québécois.

 

À mon avis, la « contamination » linguistique est souvent perçue négativement, selon une vision largement véhiculée dans la société, à commencer par le terme parasitaire associé à ce phénomène. Francis Gingras, un linguiste que j’ai eu l’occasion de côtoyer à l’Université de Montréal, déplorait d’ailleurs la connotation négative attribuée au langage parlé des Québécois, souvent considéré comme un français « relâché ». Or, au temps du Roi Soleil (Louis XIV), le Roi lui-même privilégiait ce type de prononciation. Il disait par exemple : « Le roué, c’est moé. » De plus, la norme était associée à la langue du nord (oïl), où vivait le Roi, et non à celle du sud (oc). Notons que « oïl » et « oc » désignaient simplement la façon de dire « oui », selon la région française habitée.

 

Paradoxalement, c’est au déclin de la forme « classique », ou « standard », des langues que l’on pourrait attribuer l’évolution de celles-ci, en ce sens que, d’un côté à l’autre des océans, la langue est influencée par le contexte dans lequel elle évolue.

 

L’utilisation d’anglicismes est un phénomène tout à fait normal, considérant l’influence des Canadiens anglais et de nos voisins américains. Ainsi, le contexte d'un Canada majoritairement anglophone et la proximité des États-Unis expliquent bien l’accusation selon laquelle les Québécois parlent « franglais »! Même les Québécois les plus à l’aise en français cherchent parfois leurs mots afin de désigner une chose ou un concept avec le mot juste. Ils doivent souvent pallier cette lacune avec un mot anglais. Et pour cause, il existe davantage de mots de vocabulaire en anglais alors qu’en français, plusieurs définitions étant attribuées à un même mot. En effet, l’Oxford English Dictionary comporte 500 000 mots, alors que le Petit Robert en comprend seulement 60 000 pour 300 000 sens! Cela s’explique par le fait que l’anglais inclut à la fois des mots d’origine germanique et romane. On saisit dès lors mieux pourquoi l’emploi de ces termes anglais est souvent plus précis.

 

Selon M. Francis Gingras, il n’existe pas une façon de s’exprimer qui soit la « meilleure », parce qu’une langue est en constante évolution! Ce qui nous donne l’impression de ce schisme serait davantage la différence que l’on établit entre les registres de langue qui existent et le niveau de « notoriété » qui leur est attribué. Or, c’est véritablement le contexte qui détermine l’emploi d’un mot ou d’un autre. Ainsi, le langage utilisé dans un milieu ouvrier est bien différent de celui employé dans une université.

 

Aucune langue n’est immuable. C’est d’ailleurs à force d’utiliser un mot que celui-ci entre dans l’usage. Les expressions sont idiomatiques et la nomenclature, fluctuante. C’est ce qui permet aux langues de rester vivantes. Il faudrait donc considérer cette évolution comme un enrichissement.

 

Au retour des Fêtes, je vous présenterai quelques-unes des perles du langage québécois.

 

 

Sources :

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/283613/l-entrevue-lionel-meney-ou-le-cauchemar-des-endogenistes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Débat_sur_la_norme_du_français_québécois

http://www.2-2.se/fr/19.html

 

Lindsay Gallimore
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When I first came to Québec, landing (of all places) in Rivière-du-Loup, my love affair with Québécois French began. It later translated to a love affair with a Québécois, which is why I now call Montréal home. Upon arrival, with my BC-learned, high school French in my pocket and some Canadian dollars (my Nana was concerned about the exchange rate over in Québec…), I stocked up on books like Le dictionnaire pratique des expressions québécoises. As a matter of fact, I won that particular gem as the strongest member of my French class at the summer language exchange program in RDL. Seven years later, I am a fully assimilated Québécoise de souche, and I revel in the astonishment of my interlocuteurs (I don’t think there’s such a succinct, idiomatic way to say that in anglais) when they learn that I am, in fact, a BC born-and-raised anglo.

 

Now that my focus is back onto my native tongue, after about 15 years spent perfecting my French, I am noticing the amusing and fascinating phenomenon of Québécois English. A lot of my colleagues at the Montréal English private school I call my day job are either born-and-raised Québec anglos, or anglos from other corners of the country who have slowly (like me) adapted to this particular type of English that I think is unique to la Belle Province.

 

At first, it was just using French words with an English accent, and not realizing that they were not, in fact, English words at all. During a heated shouting match with my younger cousin, I threatened her with a punition. This did not have the desired effect. Instead, she looked at me quizzically and asked, “You mean, a punishment?” Well, yes, I did mean a punishment, and in either language, she was still going to get one. To the delight of my west-coast family (always eager to mock me) and my own surprise, Québec English is more and more my own, and this interferes with my translating, since nobody likes a Gallicism! I know my classmates translating into French have it infinitely worse. There are anglicisms everywhere, and based on teachers’ reactions, they must be the little-known eighth deadly sin. The problem is that as native speakers translating into our native tongue, we are supposed to have the ear— the instinct— for what is idiomatic in our language. The cohabitation of English and French, and the frequency of near-perfect bilingualism in Québec, make things that sound bizarre to any other native speaker sound perfectly normal to us lot!

 

  • I pass the vacuum.
  • I close lights and open televisions.
  • I go to the dep when I run out of milk.

 

Other things that I have assimilated that confuse my non-Québécois family members are the chain store names that have French equivalents: Bureau en gros, Pharmaprix, Couche Tard, etc.

Then, there are the things that are perhaps unique to my couple. My husband unabashedly speaks his own version of English that I think could perhaps qualify as its own dialect, with different grammar and different vocabulary. And sometimes only comprehensible to its only native speaker…

 

  • He makes parties and naps.
  • He puts our cats’ necklaces on them before they go outside.
  • He asked me to inscribe him in a bee-keeping class.
  • He has many pairs of underwears.
  • He comes at places. (Eg: “Tonight I’m coming at my Mom’s,” and I swear his intended meaning is not erotic nor incestuous.)

 

And then there are the Québec English terms that are simply not the same as those I am used to on the Best Coast. For example, I drink pop. I do not drink soft drinks. It’s pop. And, for P.E. class, I change into my gym strip. Not my gym clothes, my gym strip.

 

I know all of you have different Québecois English tidbits to share, and that’s what the comments box is for!

 

 

Julian Zapata Rojas
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J’ai fait parler mon ordinateur! Cela m’a pris une éternité, mais j’ai réussi à lui faire dire en espagnol « Le mandataire a ajouté brièvement qu’il espérait avoir une très fluide relation avec le chef. » Il l’a dit avec une voix électronique conçue spécifiquement pour émuler un locuteur masculin de l’espagnol péninsulaire, selon l’alphabet SAMPA, et il l’a dit avec l’intonation que moi-même lui ai donnée : celle d’un lecteur de nouvelles à la radio. Pour réussir, il a fallu que je rentre une myriade de caractères et de chiffres pour chacun des silences, des consonnes et des voyelles de ma phrase, dans le logiciel Mbroli (voir Dutoit 1997).

 

Je commence finalement à mieux comprendre comment les ordinateurs parviennent à émuler la parole humaine et à nous comprendre lorsqu’on leur parle. C’était l’un de mes principaux objectifs au moment de m’inscrire à mon cours en catalan de Tractament de la parla / Lingüística computacional ce trimestre.

 

L’idée de faire en sorte que les ordinateurs traitent les langues naturelles est aussi vieille que l’idée même des ordinateurs, mais ce n’est que depuis une vingtaine d’années que les secteurs de la synthèse vocale et de la reconnaissance vocale connaissent un essor fulgurant partout dans le monde, et le nombre d’utilisateurs et les domaines d’application augmentent sans cesse (voir Jurafsky et Martin 2009).

 

Qui ne s’est pas encore plu à cliquer sur le bouton « Écouter » (petit hautparleur) dans Google Translate, au-dessous d'un texte traduit par le traducteur automatique? (Entendre une mauvaise traduction est beaucoup plus amusant que la lire tout simplement!) Qui ne s’est pas encore fait demander par cette gentille agente artificielle au service à la clientèle de « dire la raison pour laquelle vous appelez » afin de mieux vous servir et de vous diriger vers le département approprié? Vous êtes-vous déjà fâché avec elle parce qu’elle ne vous comprenait pas, et vous a-t-elle dit de vous calmer, de ne pas perdre votre patience?

 

En plus, on peut dire à notre téléphone portable d’appeler un tel contact ou un autre, de composer un numéro, d’accéder à notre boite de réception de messagerie texte ou d’ouvrir le menu Jeux ou le menu Paramètres. On peut aussi, tout comme au téléphone portable, dire à notre ordinateur de « chercher sur Google un restaurant indien sur la rue Somerset Ouest à Ottawa » ou « un hôtel trois étoiles près de la plage à Panama Beach, en Floride », et de nous en montrer la carte et des images.

 

Par ailleurs, les voix synthétiques des systèmes commerciaux de synthèse vocale sont aujourd’hui si réelles, que souvent nous ne nous rendons pas compte que c’est un ordinateur qui parle. Je suis sûr et certain que nous entendons au moins une fois par jour une voix artificielle : dans une annonce publicitaire à la radio ou à la télé, dans le service téléphonique à la clientèle, à la station d’autocars, dans le métro ou à l’aérogare…

 

Des systèmes non commerciaux comme celui que j’ai utilisé pour recréer un morceau d’une nouvelle à la radio espagnole s’avèrent d’une plus grande utilité du point de vue de la recherche. Mais les systèmes commerciaux qui utilisent des voix humaines réelles ayant des accents régionaux spécifiques se vendent aujourd’hui comme des petits pains chauds. Et les milieux d’application de ces systèmes ne sont limités que par notre imagination!

 

L’un des monstres de la conception et la commercialisation des technologies du traitement de la parole est l’entreprise Nuance, basée à Burlington, aux États-Unis. Ne se contentant pas uniquement de développer les solutions de la plus haute performance en matière de reconnaissance vocale (comme Dragon Naturally Speaking), ils avalent d’autres entreprises relativement plus petites, susceptibles de leur faire concurrence. Le 30 septembre dernier, Nuance a annoncé l’acquisition de l’entreprise italienne Loquendo, celle qui développe les systèmes de synthèse vocale les plus impressionnants que je n’ai jamais vus (ou entendus). En passant, au cours des trois dernières semaines, j’ai reçu plus de courriels de la part de Nuance que de ma propre mère! Que des offres généreuses pour le temps des Fêtes!

 

Néanmoins, ces systèmes sont encore loin de satisfaire tout utilisateur, peu importe sa langue, son accent ou sa situation géographique. Dans ce reportage vidéo, par exemple, nous voyons pourquoi les applications la reconnaissance vocale du nouveau iPhone 4S est décevante au Québec. Ce n’est pas non plus pour tout professionnel que ces technologies s’avèrent d’une utilité importante. Des policiers, des médecins et des agents de publicité, entre autres, témoignent déjà d’une nette amélioration de leur productivité et d'une considérable réduction du stress, losqu'ils se servent des systèmes de synthèse et de reconnaissance vocale dans leur travail quotidien. Mais ce n’est pas le cas nécessairement pour les traducteurs, les écrivains et les rédacteurs. Pour eux, ces technologies, même si elles sont prometteuses, sont encore frustrantes. Sachez pourtant que ces technologies sont des technologies langagières, mais ce ne sont pas des outils de traductique, tel que j’argumentais dans mon billet « The End of CAT ».

 

J’aimerais savoir quel contact vous avez avec les technologies du traitement de la parole dans votre quotidien. Vous en servez-vous dans votre travail? L’apercevez-vous dans les annonces à la radio, à la télé ou dans le métro? Faites-vous des commandes vocales à votre téléphone portable? Êtes-vous optimiste quant à l’amélioration de ces technologies et leur adaptation à votre accent et à votre milieu professionnel?

 

Me croyez-vous si je vous dis que je n’ai pas touché au clavier de mon ordinateur en rédigeant ce billet? Vous avez le droit de dire « non ».

 

Julian Zapata Rojas

 

 

Lindsay Gallimore
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I love to read. Over the summer, I read 15 novels. Since I went back to work in September, I have read two. And one of them I read in a frenzy, the threat of deletion after 21 days looming. (If you didn't already know, the BANQ now has e-books via the OverDrive app.) Is That a Fish in Your Ear? Translation and the Meaning of Everything took me three months to read, but not because I didn’t enjoy it!

 

I took one Translation Studies course during my recently-completed Graduate Diploma in Translation. It was one of the most mind-bendingly challenging courses I have taken in all my years of postsecondary studies. Sentences like these made my brain hurt, and I understand French just fine, thank you very much. I needed a translator for the language of traductologie:

 

« Pouvoir ainsi reconstituer l’horizon d’attente d’une œuvre, c’est aussi pouvoir définir celle-ci en tant qu’œuvre d’art, en fonction de la nature et de l’intensité de son effet sur un public donné. » (Jauss)

 

« Dans le chronotope de l’art littéraire a lieu la fusion des indices spatiaux et temporels en un tout intelligible et concret. » (Bakhtine)

 

« [ ] Proust a donné à l’écriture modern son épopée : par un renversement radical, au lieu de mettre sa vie dans son roman, comme on le dit souvent, il fit de sa vie même une œuvre dont son propre livre fut comme le modèle [] » (Barthes)

 

 

If these passages speak to you, I bow down to you in deference. I love translation, and I love to think about translation, but I just couldn’t wrap my mind around the theories expounded by Bakhtine, Barthes and Jauss.

 

I really wish that Bellos’ book had coincided with my Translation Studies course. This book made talking about translation, evaluating translations, philosophizing about translations… accessible, and fascinating. I think anyone who loves writing and languages would enjoy it, translators especially, of course.

 

Bellos addresses the following questions in his 32 chapters:

-          What is it that translators really do?

-          How many different types of translating are there?

-          What do the uses of this mysterious ability tell us about human societies, past and present?

-          How do the facts of translation relate to language use in general—and to what we think a language is? (as listed in Ch. 1)

 

If you’re anything like me, the promise of answering those queries alone was enough to make me want to dive into the book!

 

One of the main topics of my Lecture critique des traductions class was how to evaluate a translation. What is a good translation? A bad translation? I think Bellos states it perfectly:

 

“A translation can’t be right or wrong in the manner of a school quiz or a bank statement. A translation is more like a portrait in oils. The artist may add a pearl earring, give an extra flush to the cheek or miss out the grey hairs in the sideburns—and still give us a good likeness.” (Chapter 30)

 

He makes some very interesting comments and states some fascinating facts about the predominance of English as a target language. I will get to that in my next post.

 

In the meantime, go buy Is That a Fish in Your Ear? Translation and the Meaning of Everything! And remember, even if you can barely draw a stick figure, you are an artist!

 

BAKHTINE, Mikhaïl (1978). « Formes du temps et du chronotope dans le roman » in Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, p. 237-238.

BARTHES, Roland (1984). « La mort de l’auteur » in Le bruissement de la langue, Paris, Seuil, p. 61-67.

BELLOS, David (2011). Is That a Fish in Your Ear? Translation and the Meaning of Everything. New York, Penguin.

JAUSS, Hans Robert (1996). « VI. VII. » in Pour une esthétique de la réception, Paris,Gallimard, p. 51-58.

 

Lindsay Gallimore
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Now that I have finally sat down (or, more accurately, lay down) to write about David Bellos’ Is That a Fish in Your Ear?: Translation and the meaning of everything, I find myself in a pickle of a jam. I hate making a works cited list, I always forget the rules. But for an e-book, I don’t even know the rules! While this book obviously exists in print, I happen to have read it on my Kobo. I am planning to use quotes from Bellos’ work, and normally I would provide a page number. But e-books don’t have page numbers! Lots of people on the interwebs are discussing this problem. I’ve sifted through the rants, the blog posts and the style guide FAQs to try and figure out what the consensus is. Then, and only then, will I get on with my comments about the delightful book that inspired this post in the first place.

 

Citing e-books is, of course, a fairly recent quandary for academic writers. I remember back when I had to write research papers (I make it sound like it was in the Stone Age, but my last one was actually about a year ago), I would sometimes find useful information via Google Books. In my works cited list, I would just pretend as if I had had the actual, physical copy of the book in my hands. Apparently, I wasn’t supposed to do that.

 

Here’s how my works cited would look in all three formats, according to Booksprung.com:

 

Chicago:

David Bellos, Is That a Fish in Your Ear? Translation and the meaning of everything (Toronto: Penguin Books, 2011), Kobo edition.

 

MLA:

Bellos, David. Is That a Fish in Your Ear? Translation and the meaning of everything. Toronto: Penguin Books, 2011. Kobo.

 

APA:

Bellos, D. (2011). Is That a Fish in Your Ear? Translation and the meaning of everything Kobo version. Retrieved from kobobooks.com.

 

Alright, that I can handle. It’s in the in-text citations that are a problem. There is no consensus on what to do. The goal is for your reader to be able to verify your quotation by finding it in the same version you used. APA suggests giving the information you have, such as chapter name or number, section heading if applicable, even paragraph number. This could lead to your citation being longer than the quote itself. I read another idea to help you convert the percentage of e-book read at the point of the citation (the Kobo tells you what percent you are at) into a page number based on how long the print version is. (So if your quote appears when you have read 50% of a book whose print version is 100 pages long, your quote is theoretically on page 50.) There’s even an online tool to help with this conversion.

 

My guess is that as this technology becomes more and more common place, writing conventions will simply have to change. Or, perhaps e-book producers will find a solution. Since most e-readers have a “search” function, perhaps the page number is a moot point.

 

Apparently some profs do not accept references from e-books. I know that in the last class I took that required readings and citations (Lecture critique des traductions), we were specifically told not to use e-books for our papers. This seems to be the case for a lot of the people in the blogosphere who are discussing the issue of e-book citation.

 

For those of you still doing a degree, what do you think about citing from e-books? Should professors allow it? Who should conform: the e-book publishers or the style guides?

And, the big debate: e-book versus paper….. whose corner are you in?

 

And, as an e-book related aside, I just found out that the BANQ loans e-books!

 

Julian Zapata Rojas
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Le candidat retenu pour ce poste devra faire preuve de compétences communicatives dans plusieurs dizaines de langues vivantes. Avoir des connaissances dans une ou plusieurs langues mortes constitue un atout. Veuillez soumettre votre CV accompagné d’une lettre de présentation, dans la langue de votre choix, décrivant pourquoi vous êtes le candidat idéal pour ce poste.

 

J’étais fier lorsque j’ai appris que si les travaux de construction de la tour de Babel allaient reprendre, et qu’une telle offre d’emploi s’affichait, il y aurait un Colombien qui pouvait soumettre sa candidature. Ce n’est certainement pas moi!

 

Y a-t-il un nombre limité de langues qu'un être humain peut apprendre? Ou la seule limite est-elle le (manque de) temps – et pas juste pour apprendre des langues? Qui est l’humain dans l’histoire à avoir parlé le plus de langues?

 

Il semble que les systèmes informatiques de traitement des langues naturelles n'ont pas de difficulté à traiter plusieurs langues en même temps : Google Translate, même s’il ne nous impressionne pas beaucoup, a la capacité de reconnaitre plus de 60 langues et de proposer des traductions automatiques dans toutes ces langues; WeBiText nous offre la possibilité de chercher des termes dans des corpus parallèles à partir de et vers une trentaine de langues.

 

Or, pour ce qui est des êtres humains, aucune étude à ce jour ne semble avoir conclu qu’on ne peut pas apprendre autant de langues que l’on souhaite. On peut, si l’on veut, devenir collectionneur de langues. Devenir hyperpolyglotte, par pur plaisir.

 

Il est à remarquer que la plupart des hyperpolyglottes n’ont pas consacré leur vie uniquement à l’apprentissage de langues. Ce sont des personnes qualifiées dans d’autres domaines, possédant de multiples talents et souvent ayant occupé des postes importants dans les gouvernements, les universités et l’Église.

 

Le Colombien Alvaro Ruiz est docteur en médecine, professeur et chercheur en épidémiologie clinique, violoniste, et est compétent dans au moins 28 langues : « Les langues sont mon délire », déclare-t-il. Il connait des langues aussi lointaines que le sanscrit et le tibétain, mais parfois éprouve de la difficulté à rencontrer quelqu’un avec qui les pratiquer.

 

On croit que les deux plus grands hyperpolyglottes de l’histoire furent Giuseppe Caspar Mezzofanti (1774-1849) et John Bowring (1792-1872), qui étaient respectivement cardinal et homme politique et parlaient respectivement 72 et 100 langues. Du moins, c’est ce que l’on dit… (Trouvez-vous cela difficile à croire?)

 

Je commence à découvrir cet univers encore méconnu de l’acquisition des langues. J’ai suivi un cours de maitrise très intéressant ce trimestre qui s’appelle Cognition, communication et compétence linguistique. Nous n’avons parlé d’aucun de ces hyperpolyglottes de l’histoire, mais nous avons étudié, par exemple, le cas de Genie, une jeune fille américaine qui n’a eu contact avec aucune langue jusqu’à son adolescence.

 

Priver quelqu’un d’acquérir une langue maternelle est certainement criminel. Mais il semble que les efforts de plusieurs gouvernements pour l’éducation multilingue font aussi l’objet de controverses : en raison de l’impossibilité pour les humains d'acquérir toutes les langues, seulement une dizaine de langues domineraient dans les sociétés dites multilingues… le patrimoine linguistique de la planète serait menacé. Cela veut dire qu’un Brésilien ayant été éduqué en portugais brésilien, en allemand et en espagnol, pourrait communiquer en allemand avec un Cambodgien éduqué en khmer, en allemand et en chinois. Le portugais brésilien et le khmer seraient menacés de disparition…

 

Je vous laisse réfléchir à cette citation tirée de Wikipédia sur le « problème » de l’éducation multilingue : « Ce problème menace la diversité culturelle du monde, en vouant à la disparition un nombre de langues très important, qui consistent pourtant en autant de façons différentes de voir, d'appréhender, de classifier et d'établir des relations entre les choses. On sait en effet que 90 % des langues sont menacées d'extinction, car elles devraient disparaitre d'ici 50 ans. »

 

Et vous, en tant que langagiers et traducteurs, qu’en pensez-vous? S’agit-il d’une menace encore plus effrayante que la traduction automatique?

 

Julian Zapata Rojas

 

Équipe de LinguisTech
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Un test concernant la productivité de la traduction et de la post-édition a été réalisé par Autodesk au mois d’août dernier. La compagnie, qui offre un service de localisation, utilise fréquemment la traduction automatique. L’une de ses stratégies consiste à mesurer automatiquement l’utilité du moteur de traduction auprès des usagers, que ce soit comme outil de productivité ou de traduction brute.

 

Trente-sept participants se sont livrés à l’étude visant à fournir une approximation du temps passé, en l’espace de deux jours, sur une traduction donnée. Le but de cette étude était de tester la productivité de la traduction faite originalement par les moteurs d’Autodesk Moses. L’interface permet d’enregistrer le temps passé sur chacun des segments. Le contenu était notamment axé sur les chaines du logiciel, la documentation et les logiciels multimédias.1

 

 

 

Vous pouvez aussi consulter les résultats complets du test.

 

1 Propos tirés du site Web d’Autodesk.

 

Équipe de LinguisTech
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WHAT IS A COMMUNITY OF PRACTICE?

 

A community of practice is a new and alternative way of learning and expanding a field through collaborative discussions and contributions. It brings together a variety of people with common interests and provides them with a medium to interact, learn, grow and share. Communities of practice revolve around three key concepts:

domain

-These communities consist of people who are committed to the same field and want to develop new ways of approaching it while expanding their experience.

community

-Members of the community take part in activities and discussions to develop knowledge in the field and form relationships to help one another in learning about the domain.

practice

-Members foster the growth of the domain by sharing a vast array of resources, such as experiences, stories, tools and solutions to problems.

 

AN INNOVATIVE STRUCTURE

Communities of practice offer a way for people to keep pace with a field’s development while also accelerating it. In a community of practice, users (or “practitioners”) are not limited by the traditional formal structure, so they can connect with people from various organizations and places.

Communities of practice offer a place for individuals looking to:

  • seek experience;
  • find information;
  • share resources;
  • coordinate and interact;
  • discuss development;
  • identify gaps;
  • solve problems.

 

A NEW WAY OF LEARNING

Communities of practice offer a different approach to learning. They encourage the concept that learning is social; people learn through their daily experiences and further their learning by sharing observations with others. Practitioners share a collection of  ideas, experiences and interests to gather an accumulated knowledge of the community. This exchange helps build relationships and develop areas of the field that really matter to its members.

 

BEYOND THE CLASSROOM

Communities of practice establish a direct link between learning and performance by applying understanding and experience to the field. In a community setting, learning goes beyond the textbook:

-internally: practitioners enrich their learning through practice and experience within the community.

-externally: practitioners can extend their knowledge beyond one community and cross over into others.

-over a lifetime: practitioners can continue to build on their field and create a profound impact through their contributions.

 

COLLABORATION AND INNOVATION

Communities of practice are centred on sharing. Users take a collective responsibility for managing the ideas coming into and going out of the community -  the more involved a user becomes in the community, the larger the role that user takes on. This does not simply mean being engaged in local events or specific activities. It means being active in all the practices of the community and therefore facilitating collective learning.i

 

WITH LINGUISTECH, TAKING PART IS AS EASY AS 1, 2, 3!

LinguisTech, your online resource for anything related to language technologies, is adding its own virtual community to the mix. Through three easy steps, you can experience a new way to chat with other language professionals and keep in touch with the latest in the language industry. Simply:

  1. Sign up – Subscribe to LinguisTech services to access its Community of Practice, Online Tools, and much more
  2. Get in – Access the Virtual Community through LinguisTech’s Get Talking zone
  3. Go – Start talking, asking questions and getting involved by networking with other language professionals and start the discussion in the blog, forums and the Community of Practice section!

 

The language industry is constantly evolving and it is becoming more and more difficult to keep up. Do not get left behind. Instead, get in on the action and stay up to date on the latest innovations that the language sector has to offer by taking part in the Community.

 

FIND A SOLUTION

How often have you come across a software problem that leaves you stumped? With the Virtual Community, you no longer have to struggle for an answer—just ask! Whether you are having technical difficulties or translation troubles, you can post in our forums and have access to the opinions and know-how of students and professionals facing the exact same problems.

 

KEEP UP TO DATE

Communities of practice are all about keeping you in touch with what’s new. One of the key advantages of LinguisTech is that it is updated on a regular basis to reflect new developments in the language industry.1

 

TALK TO OTHER STUDENTS AND PROFESSIONALS

LinguisTech caters to a vast range of language professionals. So whether you are looking for a way into the job market, brainstorming over a translation or just looking for different opinions, you can use the Community of Practice as your starting point.

 

SHARE IDEAS

Found a trick to that new program? Have an idea that you would like to discuss with other language professionals? Pass it on! Use the Community of Practice to get the word out. Share your experiences and tips to help others and the field itself grow.

 

PARTICIPATE

It’s called a community for a reason. LinguisTech’s Community of Practice makes you far more than just a user; you become part of something much bigger. With the many different ways you can get involved, you can contribute however and whenever you can.

 

SAVE TIME

Centralization—that is one of LinguisTech’s focal points. LinguisTech is quick and simple! Do what you need to get done with only a few clicks instead of wasting time doing countless internet searches looking for answers. The Virtual Community offers a series of tools that allows you to find what you are looking for without having to browse the Web for hours.

 

GLOBALIZE

LinguisTech is currently available all across Canada, so you can find answers from language professionals across the country. With a potential global market, LinguisTech will be making its debut on the world stage. Just log in to the Community of Practice and connect to individuals around the globe.

 

Take advantage of being part of the Virtual Community and use these three sections to get on your way…

         

 

Get talking with the virtual community !

Share what you know, ask what you don’t…

 


1For more information on the language industry, visit AILIA’s website at http://www.ailia.ca.(external link)

iWenger, Etienne. Communities of practice: a brief introduction. <http://www.ewenger.com/theory/>. June 2006.

 

Équipe de LinguisTech
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QU’EST-CE QU’UNE COMMUNAUTÉ DE PRATIQUE?

 

Une communauté de pratique est une toute nouvelle façon d’apprendre ou d’approfondir ses connaissances au moyen de discussions de groupe et de contributions intellectuelles. Elle réunit diverses personnes ayant des intérêts communs et leur fournit un moyen d’apprendre, d’échanger et de se réaliser. Elle repose sur trois concepts clés :

domaine

Une communauté regroupe des gens d’un même domaine qui souhaitent explorer celui-ci différemment tout en élargissant leurs compétences.

communauté

Les membres de la communauté participent à des activités et à des discussions destinées à accroitre leurs connaissances tout en s’entraidant.

pratique

Les membres enrichissent le domaine en mettant en commun un large éventail d’expériences, d’outils et de solutions.

 

UNE STRUCTURE NOVATRICE

Lacommunauté de pratique permet de rester à la page dans son domaine et même de l’alimenter. Les utilisateurs ne sont pas bornés par une structure rigide, ce qui leur permet d’entrer en contact avec des gens de diverses provenances.

Une communauté de pratique est l’endroit idéal pour :

  • Acquérir de l’expérience
  • Trouver de l’information
  • Mettre des ressources en commun
  • Coordonner et coopérer
  • Discuter de nouveautés
  • Cerner des lacunes
  • Résoudre des problèmes.

 

UNE NOUVELLE FAÇON D’APPRENDRE

Une communauté de pratique utilise une optique différente de celle de l’enseignement. L’apprentissage est une affaire sociale : les gens apprennent de leurs expériences quotidiennes et poussent cet apprentissage plus loin en échangeant leurs observations. Les membres partagent un ensemble d’idées, d’expériences et de champs d’intérêt, qui constituent les connaissances de la communauté. En échangeant, ils bâtissent des relations et approfondissent des champs d’intérêt particuliers.

 

MIEUX QUE LA SALLE DE CLASSE

Une communauté de pratique établit un lien direct entre l’apprentissage et le résultat en appliquant la compréhension et l’expérience au domaine. Dans une communauté, l’apprentissage va au-delà des livres :

– enrichissement : les membres accroissent leurs connaissances grâce à la pratique et à l’expérience;

– perfectionnement : avec le temps, les membres se perfectionnent en dehors de leur communauté et adhérent à d’autres communautés;

– pérennité : les membres peuvent sans cesse améliorer leur domaine et laisser leur marque.

 

COLLABORATION ET INNOVATION

Une communauté de pratique est axée sur le partage. Les membres endossent collectivement les idées qui y sont exprimées. Plus on s’investit dans la communauté et plus grand est son rôle. Cela ne signifie pas seulement prendre part à des évènements locaux ou à des activités précises, cela signifie être actif dans toutes les pratiques de la communauté en favorisant un apprentissage collectifi.

 

AVEC LINGUISTECH, PARTICIPER EST SIMPLE COMME BONJOUR!

LinguisTech, la ressource en ligne idéale en technologies langagières, ajoute sa propre communauté virtuelle à ce milieu. En trois étapes, il est possible d’y vivre une nouvelle façon de clavarder avec d’autres langagiers et de rester informé des dernières nouvelles de l’industrie langagière. Il suffit simplement :

  1. De s’inscrire – Abonnez-vous à LinguisTech pour avoir accès à la communauté de pratique, aux outils en ligne et bien plus encore.
  2. De se connecter – Entrez dans la communauté virtuelle en passant par la zone S’en parler de LinguisTech.
  3. De se lancer – Commencez à parler, à poser des questions et à vous investir en vous liant avec d’autres langagiers et en lançant des discussions dans le blogue, les forums et la communauté de pratique.

L’industrie de la langue est en perpétuelle évolution et il est de plus en plus difficile de rester à la page. Tenez-vous informé des plus récentes innovations dans le secteur de la langue en participant à la communauté!

 

TROUVER DES SOLUTIONS

Combien de fois avez-vous buté sur un problème de logiciel? Grâce à la communauté virtuelle, vous n’aurez plus à chercher la réponse pendant des heures. Que vous vous retrouviez devant une difficulté technique ou un problème de traduction, vous pouvez en faire part aux utilisateurs du forum et lire les opinions et les astuces d’étudiants et de professionnels dans la même situation.

 

RESTER À LA PAGE

Une communauté de pratique a pour but premier de vous informer des nouveautés. Parmi ses principaux avantages, LinguisTech a celui d’être constamment mis à jour afin de diffuser les derniers développements dans l’industrie de la langue1.

 

DISCUTER AVEC DES ÉTUDIANTS ET DES PROFESSIONNELS

LinguisTech répond aux besoins d’un large éventail de langagiers. Donc, si vous voulez entrer sur le marché du travail, lancer un remue-méninge au sujet d’une traduction ou tout simplement connaitre d’autres opinions, vous pouvez vous adresser à la communauté de pratique.

 

FAIRE CONNAITRE SES IDÉES

Vous avez un truc à propos d’un nouveau logiciel? Une idée dont vous aimeriez discuter avec d’autres langagiers? Servez-vous de la communauté de pratique pour les faire connaitre! Partagez votre expérience et vos astuces, pas seulement pour aider des gens, mais aussi pour aider le milieu.

 

PARTICIPER

Une communauté s’appelle ainsi car elle vous fait participer à quelque chose d’important. Grâce aux nombreuses façons de vous impliquer, c’est un excellent moyen de prendre votre place dans l’industrie de la langue et de l’enrichir tout en vous enrichissant en même temps.

 

GAGNER DU TEMPS

La centralisation est un aspect majeur de LinguisTech. L’utilisation de LinguisTech est simple et rapide! Ne perdez plus de temps à faire une multitude de recherches sur Internet pour obtenir des réponses. La communauté virtuelle offre une série d’outils permettant de trouver ce que vous cherchez sans avoir à naviguer sur le Web pendant des heures.

 

ÉLARGIR SES HORIZONS

Comme on peut maintenant consulter LinguisTech d’un peu partout, vous avez accès aux réponses de langagiers vivant ailleurs. Bien qu’ancré au Canada, LinguisTech donne accès à une très vaste communauté de pratique de partout dans le monde.

Tirez avantage de votre participation à la communauté virtuelle et utilisez ces trois sections pour vous lancer :

 

S’en parler grâce à la communauté virtuelle!

 

S’enrichir de l’expérience de l’autre…

 


1Pour de plus amples renseignements sur l’industrie de la langue, consulter le site Web de l’AILIA à http://www.ailia.ca.

i Propos insipirés de Wenger, Etienne. Communities of practice: a brief introduction. <http://www.ewenger.com/theory/>. June 2006.

 

Équipe de LinguisTech
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Reflections on the Different Aspects of Professionalism in the Language Sector

 

During the Canadian Language Industry Showcase 2011, on November 4, at the Holiday Inn Plaza la Chaudière in Gatineau, Dorothee Racette, president of the American Translators Association (ATA), gave a humourous speech titled “A Culture of Professionalism – The development of the new Code of Ethics and Professional Practice of the American Translators Association". The ATA’s objective is to expand its community. This plenary session was an opportunity to discuss professionalism in the fields of translation and interpretation.

 

In Mrs. Racette's words, bilingualism is what makes Canada unique and distinct. It contributes to the richness of the country`s communications. What are your thoughts on this?

 

According to the ATA, the internet is vital for promoting its mission and ideals.  The Association defines the limits of professionalism by way of its Code of Ethics that is available on the ATA’s website.  It is also possible to submit questions and comments visible to all users. Do you believe that a code of ethics is necessary or important for all areas of the translation profession? How important is certification?

 

On its website, this language service provider gives access to a detailed professional Code of Ethics.  For the ATA, it is important to convey meaning between people, cultures, generations, etc. By way of its Code of Ethics, the ATA ensures that its members conduct themselves in a professional and confidential manner and demonstrate honesty, skill and responsibility in their work. In your opinion, what should be included in a code of ethics for translators, interpreters and terminologists?

 

The use of the word “us” is one of the elements of the ATA Code, because it is more encompassing and it ensures that all members abide by the code. To avoid being discredited for false representation, the ATA will, at times, turn down contracts. An agreement with its clients and an application for recognition on their behalf, to the extent of work performed, are valued by the ATA.

 

Conflict resolution and solidarity are two strategies used by the Association. It also assures competitive rates to its clients. Thus, the Code of Ethics is an essential tool for the ATA.  According to Mrs. Racette, translators and interpreters who use language technology tools should not be marginalized.  Instead, it is important to educate the public on the benefits of such technologies. 

 

Social networking updates are done by several staff members within the Association. This helps to diversify content and opinions and generate more user interest and interaction. A growing mailing list is also valued by the Management in order to ensure efficient communication. Do you think that social media are important tools for professional associations? Why or why not? What are the advantages and disadvantages of social media?

 

ATA Online Publication: The American Literary Translators Association (ALTA)

 

Lindsay Gallimore
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Dropbox's slogan is "Simplify your life." It does just that. No more frantically searching for my USB key, or panicking when I put my key through the wash (which I recently did). No more worrying about which computer has my most recent file. No more emailing myself documents. (And then getting excited by the "ding" announcing a new message, only to realize it's just a message from me, myself and I.)

 

So, what does Dropbox do? If you ever find yourself working on more than one computer, it is a must-have tool. You sign up in no time on their website. Then, download and install the software on all your devices, including your iPhone. A free account gives you 2 GB (with the possiblity of "earning" 250 MB more) of space to store all your documents. Here's how it works:

 

Let's say I am working on a translation project and I need my source text, my translation and a termbase I've made in Excel. I work on it on my desktop, and when I'm done, I save my three files to the Dropbox folder that has been installed in my harddrive.

 

I have a half an hour to kill before I meet one of my tutoring students, and I want to get some translation in. I have my laptop with me, so I open up my Dropbox file and find all the files I worked on using my desktop are there.

 

Back at home, I open my Dropbox and my updated files are on my desktop, and away I go.

 

From my iPhone, waiting for the bus, I can send my client my work by logging into my Dropbox with the free app I downloaded.... since I realize the deadline is in 5 minutes!

 

One terrible day, my laptop gets stolen and my desktop gets a virus and crashes. I borrow a friend's computer, log on to Dropbox and my files are there, no harm done! (Except perhaps the loss of my two computers...)

 

Dropbox could also be used during a team translation. If translator A makes changes, those changes will immediately be available to translator B.

 

Your documents are available on any computer you have placed a Dropbox folder on, even without an internet connection, since they are saved on your harddrive. Any changes you make will be saved and synched next time you connect to the internet.

 

Dropbox, you've changed my life.

 

Julian Zapata Rojas
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Si un jour je rencontre quelqu’un qui me dit fièrement : « Je suis perroquet à temps plein », je suis prêt à lui payer une bière. Peut-être même des nachos. Nous aurions beaucoup de choses à parler. (Figurez-vous, les perroquets parlent!) Cette profession connait actuellement un essor très important. Certes, elle est connue dans le marché du travail sous un nom moins amusant, celui de sous-titreur vocal. Mais je suis curieux de savoir si l’appellation de « perroquet » a cessé d’être plutôt dénigrante, comme elle l’était il y a quelques années, utilisée par ceux qui méconnaissaient la véritable nature et la complexité de la profession.

 

La demande mondiale de sous-titrage vocal va en augmentant, et dans le cas canadien, la profession est devenue une nécessité incontournable sous l'effet conjugué d'au moins trois facteurs : le vieillissement de la population – près de 25 % des Canadiens de 75 ans et plus souffrent d'une déficience auditive –, les nouvelles exigences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui impose aux télédiffuseurs de sous-titrer la totalité de leurs émissions aux heures de grande écoute, et la pénurie d'interprètes gestuels et de sténotypistes (voir Delisle 2009).

 

Les sous-titreurs simultanés, même s’ils ne réalisent aucun transfert interlinguistique, n’ont pas un travail moins complexe que les interprètes. D’abord, ils travaillent aussi dans une enceinte insonorisée avec casque d'écoute et micro. Souvent, ils travaillent en tandem, se relayant toutes les vingt minutes, comme le font les interprètes de conférence. Finalement, ils ont besoin d’une haute capacité de concentration, de coordination et de vivacité d’esprit. Bref, les interprètes seraient plutôt malvenus de regarder de haut les sous-titreurs et de les affubler du surnom de « perroquet ». De fait, dans l'Égypte ancienne, c'est justement cet animal qui servait à représenter la profession d’interprète (ibid.).

 

En Europe, le sous-titrage vocal est aussi une profession en émergence et fait l’objet de beaucoup de recherche et d'investissements. Le professeur Pablo Romero-Fresco, de l’université de Roehampton, au Royaume-Uni, a publié récemment l’ouvrage Subtitling through Speech Recognition: Respeaking, une méthode pédagogique (livre + DVD) à l’attention des étudiants et des langagiers intéressés à acquérir des compétences en sous-titrage avec reconnaissance vocale. L’auteur anime aussi des ateliers partout dans le monde et participe à plusieurs recherches collaboratives dans ce domaine florissant.

 

Je suis vraiment curieux de découvrir en profondeur cette nouvelle profession langagière. J’ai déjà mis de côté un petit budget dans mon portefeuille pour ce jour où je rencontrerai un sous-titreur vocal professionnel, un fier perroquet à temps plein. Pour pouvoir suivre de près cet oiseau, il me faudra probablement prévoir un autre budget pour apprendre à voler.

 

Je trouve que cette nouvelle pratique, laquelle remplit déjà la belle mission de faciliter l’accès au contenu audiovisuel pour les personnes atteintes d’une déficience auditive, est d’abord une terre fertile pour les recherches actuelles dans les domaines de la traduction et de l’interprétation, de l’enseignement des langues secondes, de la psycholinguistique, des technologies langagières et des télécommunications.

 

Julian Zapata Rojas

 

Lindsay Gallimore
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Such cute names for translation tools! WeBiText and Linguee could easily be two language-loving leprechauns, but they're actually two of my favourite tabs to have open when translating.

 

I was first introduced to Linguee and WeBiText during my Traductique course at Concordia. These sites have become invaluable to my translating toolbox. In a previous post I talked about which tabs I always have open when translating. WeBiText and Linguee are two of my most-used tabs. So, which one is better? How do they differ? I am in the midst of a translation and looking up the same phrases and terms using both sites to see how they compare. I will share these results in subsequent posts.

 

Before I get started on my test drive, here’s some background info: Both Linguee and WeBiText use bilingual corpora in much the same way a translator might align his or her own texts using a program like SDL Trados. Their search engines find sites that have already been translated and try to match up, sentence to sentence, word to word, the different versions. The results are presented side by side. WeBiText has certain “prealigned” websites, such as that of Health Canada, ostensibly making the search faster.

 

Here is a comparison of the overall characteristics of both tools, in preparation for my more specific test run:

 

 

Linguee

WeBiText

Been around since…

August 2010

2009

Ownership

German start-up founded by Gereon Frahling and Leonard Fink.

Developed by Alain Désilets, Benoît Farley and Marta Stojanovic for the NRC Institute for Information Technology. Recently purchased by Terminotix.

Social media presence

www.twitter.com/linguee

www.facebook.com/linguee

None

Popularity

1.5 milllion search requests per day.

1,800 queries per day as of January, 2010. (Safe to assume this has increased greatly since then, I am waiting to hear back from my contact.)

Cost

Free

Currently free but according to Terminotix rep Marc-Olivier Giguère, by the end of 2011 there will be a subscription cost of about $130 per year.

Advertising

That’s why it’s free! There is a banner across the top and one on the right side, not too intrusive and thankfully no pop-up ads or talking ads. If you become a member, you get no ads, see below.

None

Membership/User input

You can set up a free account, and your first 100 searches will be ad-free. You can submit suggestions or changes, and each time you do so you are rewarded with 40 more ad-free searches. Members can participate in translation discussions. I just signed up.

None

Corpora

There is no exhaustive list of corpora. According to Linguee, "Up until today, Linguee has been accessing more than 100 million example sentences per language. The new Linguee has even greater resources with a vast number of new translations from new sources including high quality PDF documents."

All Canadian government pages, all sites in .ca domain, AirBerlin, AirCanada, City of Ottawa, European Union, WestJet, WHO, etc.

Language pairs available

English-French

English-Spanish

English-German

English-Portuguese

The drop-down menu lists allows you to select ton of languages, but the corpus may be smaller or non-existent for rarer language pairs.

Interface languages

Linguee.com (English)
Linguee.fr (French)

Linguee.de (German)

Linguee.es (Spanish)

Linguee.pt (Portuguese)

English, French, Spanish, Portuguese

(Menu at top right.)

Ability to enter sites of your choosing

No

You can enter any website address and Webitext will look for concordances. I tested it with a few sites I knew to be available in French and English. It worked for Communauto.com, Loblaws.ca and Bell.ca. For amazon.ca, I got this message: “While the site is bilingual, its content is not parallel. In other words, pages in a given language do not contain the same information as their coresponding page in the other language.” Other pages, like Chapters.ca turned up no results, but also no warning message.

Ability to choose corpus based on domain

 

No

Yes, you can choose a corpus by category, or a specific site within a given corpus. Corpus choices: .ca domain, Finances, General, Government of Canada, Health, Legal.

Search types

You can use quotation marks to get exact matches, otherwise it will bring up inflected forms and sentences with partial matches.

Only searches simple terms and shows exact matches, no partial or inflected matches.

Predictive error correction

Yes (similar to Google searches)

No

Target term highlighted in target text

Yes, though not always accurate.

No

Option of displaying bitext

No

Yes

External Links

No

Direct link to Termium

Additional info

Detailed editorial dictionary displayed on the left hand side, gives common definitions of terms searched.

None

Other features

Search Plugin for Firefox lets you search directly from your browser.

Option of displaying the source and target pages in various formats.

 

Stay tuned for my WeBiText and Linguee critique!

 

Équipe de LinguisTech
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Considérations sur les différents aspects du professionnalisme dans le domaine langagier

 

Dans le cadre de la Foire de l’industrie canadienne de la langue 2011, le 4 novembre dernier à l’hôtel Holiday Inn Plaza la Chaudière à Gatineau, Dorothee Racette, présidente de l’American Translators Association (ATA), a livré une allocution teintée d’humour, intitulée La culture du professionnalisme – Le développement du nouveau code d’éthique et de pratiques professionnelles. L’ATA a comme objectif d’élargir sa communauté. Cette séance plénière était l’occasion de discuter du professionnalisme dans le milieu de la traduction et de l’interprétation.

 

Selon Mme Racette, le bilinguisme fait du Canada un endroit unique et distinct. Ce bilinguisme contribue à la richesse de ses communications. Qu’en pensez-vous?

 

Aux yeux de l’ATA, Internet est un outil indispensable pour faire la promotion de ses idéaux et de sa mission. L’Association définit les limites du professionnalisme par le biais d’un code déontologique. Ce dernier est accessible sur leur site Web. Il est possible de soumettre des questions et des commentaires visibles à tous les utilisateurs.Croyez-vous qu’il soit nécessaire d’avoir un code de déontologie dans tous les domaines de la traduction? Y a-t-il un lien à établir avec la norme et la certification?

 

Ce fournisseur de service du domaine langagier a un code d’éthique professionnel détaillé sur son site. Pour l’ATA, il importe d’agir comme porteur de sens entre les gens, les cultures, les générations, etc. Par son code d’éthique, elle assure une conduite professionnelle et confidentielle et fait preuve d’honnêteté, de compétence et de responsabilité. Y a-t-il selon vous, une nuance à faire entre code d’éthique et code de déontologie?

 

L’utilisation du « nous » est l’un des éléments de son code, car il est plus englobant et assure que tous les membres peuvent endosser les propos tenus. Afin d’éviter d’être discréditée pour fausse représentation, l’ATA refuse parfois des contrats. Pour s’associer, elle recherche des collaborateurs qui partagent sa vision de l’industrie. Un accord et une demande de reconnaissance mutuelle, à la mesure du travail accompli, sont privilégiés par l’ATA.

 

La résolution de conflits et la solidarité sont des stratégies utilisées par l’entreprise. Elle assure au public concurrence de son offre. Ainsi, le code d’éthique est un outil incontournable pour l’ATA. Selon MmeRacette, il ne faut pas marginaliser les traducteurs et les interprètes qui emploient des outils de technologies langagières, et ce, en éduquant mieux le public sur les retombées de ces technologies.

 

Au sein de l’Association, la mise à jour des réseaux sociaux est faite par plusieurs membres du personnel. Cela permet de diversifier le contenu et les opinions, ce qui suscite davantage l’intérêt et l’interaction des utilisateurs. Une liste d’envoi élargie est également privilégiée par la direction afin d’assurer une communication efficace. Croyez-vous que la diversité des opinions émises au sein d’un même organisme sur les réseaux sociaux soit nécessaire? Aimez-vous figurer sur ce type de liste d’envoi?

 

Publication en ligne de l’ATA : American Literary Translators Association (ALTA)

 

Julian Zapata Rojas
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(Suite de Jo parlo català)

 

Le catalan est utilisé quotidiennement par des millions de personnes en Europe, non seulement en Espagne, mais aussi en Andorre, en France et en Italie. Le nombre total de catalanophones dans le monde entier, estimé à 11 millions, dépasse le nombre de locuteurs de 9 des 25 langues officielles des pays membres de l’Union européenne : le danois, l’estonien, le finnois, le gaélique irlandais, le letton, le lithuanien, le maltais, le slovaque et le slovène. En Andorre, la langue catalane jouit du statut de langue officielle, alors qu’en Espagne, elle est la langue coofficielle de la Catalogne, et la deuxième langue la plus parlée dans l’administration publique, après le castillan (ou l’espagnol, si vous voulez).

 

Vous seriez surpris d’apprendre que la langue la plus proche du catalan n’est pas l’espagnol, mais la langue d’oc, ce qui fait qu’elle est considérée comme une partie du sous-groupe des langues gallo-romanes, ou encore comme une espèce de « pont » entre les langues ibéro-romanes et gallo-romanes. Cela dit, on estime qu’au niveau lexical la langue catalane peut être comprise plus facilement par des francophones que par des hispanophones. Pour éveiller votre curiosité, j’ai pris la peine de noter en cours de route les mots, expressions et structures grammaticales ressemblant le plus au français, surtout lorsqu’ils s’éloignent considérablement de l’espagnol. En voici quelques-uns :

 

Catalan

Français

Espagnol

 si us plau

 s’il vous plaît

 por favor

 prendre 

 prendre

 tomar

 menjar

 manger

 comer

 recerca

 recherche

 investigación

 voler

 vouloir

 querer

 fer

 faire

 hacer

 res

 rien

 nada

 doncs

 donc

 entonces

 encara

 encore

 todavía

 el dinar

 le dîner

 la comida

 el sopar

 le souper

 la cena

 hi ha una finestra

darrere el llit

 il y a une fenêtre

derrière le lit

 hay una ventana

detrás de la cama

 sortida 

 sortie

 salida

 que parles anglès?

 est-ce que tu parles anglais?

 ¿hablas inglés?

 

En outre, on utilise les prépositions « en » et « hi », comme en français « en »  et « y », ce qui n’existe pas en espagnol. Par exemple :

 

Quantes llengües parles? En parlo cinc (Combien de langues parles-tu? J’en parle cinq)

Que vius a Barcelona? Si, hi visc. (Est-ce que tu habites à Barcelone? Oui, j’y habite.)

 

Par ailleurs, je tiens à souligner que le catalan offre aussi un bon nombre de solutions et de caractéristiques uniques qui ne ressemblent à aucune des langues de la même famille. Par exemple :

 

Catalan

Français

 gos

 chien

 aixecar-se

 se lever

 groc

 jaune

 em dic…

 je m’appelle…

 àvia

 grand-mère

 

ou encore, les heures :

16 h 30 : són dos quarts de cinc de la tarda

(littéralement « il est deux quarts de cinq de l’après-midi »)

9 h 20 : és un quart i cinc de deu del matí

(littéralement « il est un quart et cinq de dix du matin »)

et plus intéressant encore :

7 h 37 : són dos quarts i mij de vuit del matí

(littéralement « il est deux quarts et demi de huit du matin »).

 

Si vous en avez envie, faites l’expérience de lire un texte ou de visionner une vidéo en catalan. À quel niveau comprenez-vous? Pour les plus enthousiastes qui auront envie de suivre une formation dans cette langue, je vous recommande le site parla.cat, offrant la possibilité d’afficher l’interface en français ou en anglais.

 

Je continue de m’étonner devant l’envergure des efforts du gouvernement de la Catalogne, des universités catalanophones et des centres de recherche pour le renforcement et la diffusion de la langue catalane. Je suis fier d’en être un acteur : je participe à plusieurs projets de recherche linguistiques et traductologiques concernant le Canada et l’Espagne, et je bénéficie de l’entente interuniversitaire de mobilité étudiante entre les écoles de traduction de l’Université d’Ottawa et l’Universitat Pompeu Fabra.

 

La grande vitesse à laquelle se répand la langue catalane, ainsi que le nombre croissant de projets de recherche collaboratifs entre le Canada et l’Espagne (et entre le Québec et la Catalogne) m’amènent à penser qu’une connaissance de la langue et de la culture catalanes sera très importante, voire essentielle dans mon avenir comme traducteur, traductologue et langagier canadien.  

 

Julian Zapata Rojas

 

Lindsay Gallimore
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There’s a delightful feeling of pride and satisfaction finally seeing your name in print. The first time I got to see my name appear following a “Translated by….” was during my first semester of my Diploma in Translation program at Concordia. My bank account wasn’t any fatter, but my CV was!

 

I posted in September about the benefits of doing volunteer translations. The number one benefit is, of course, having published translations to your name. The non-profit organization promoting classical music, La Scena Musicale (LSM), is where I got my start. LSM publishes its magazine ten times a year. The magazine is available in paper and online. Across Canada, the magazine reaches 100 000 readers. They also publish content on their website.

 

I recently interviewed a woman I’ve never met, but who has really helped me advance my translation career: LSM’s managing editor, Crystal Chan. Here’s what I learned about LSM and its volunteer translators.

 

In September 2011, Scena launched unilingual editions, replacing what was formerly a bilingual publication. They try to have all content translated, though there are often a few things that don’t make it into one of the editions. Source texts are written in French or English by Scena’s bank of writers, and the amount of texts in each language varies month by month “depending on assignment topics and availabilities.”

 

LSM recruits its volunteer translators by posting ads on job and volunteer boards, on their website and in the magazine itself. I found out about them through a posting in the French Department at Concordia. Scena also works with interns from translation programs, such as the one at Concordia. I didn’t actually know this until the interview, and I regret not asking, because I would have preferred an internship for Scena over my current internship translating chapters on marine transport insurance… oh well, snooze you lose! Some of their interns have been paid with the help of grants, and they do have some paid freelancers on staff. To select volunteer translators, they have a standard translation test on the topic of classical music. The final result is evaluated by their proofreaders, and they also take into consideration turnaround time. Funnily enough, I was never asked to do a test. I was given a cover story and sent on my merry way! The number of volunteers working for LSM varies depending on how many interns are working at a given time. Crystal estimates that they generally have, on average, five translators for each language. When texts are received from the volunteers, they go through “the same process that an original language text does.” I have asked for feedback about my texts in the past, but not gotten any, so I imagine they are busy! When my work is published, I can at least compare the final result to the version I sent in. Scena has and will write letters of recommendation for its volunteer translators.

 

Scena has an ad posted in the Translation/Interpretation section of The Volunteer Bureau of Montréal’s site.

 

Look! My name in print!

 

Julian Zapata Rojas
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Je suis sûr que la traduction entre parenthèses de ce titre n’était même pas nécessaire, puisque vous parlez français. La véritable question pour beaucoup parmi vous n’était pas « Qu’est-ce que ça veut dire? », mais plutôt « Catalan?… C’est quoi ça? » Moi aussi, je me suis posé la même question il n’y a pas très longtemps. Et aujourd’hui, j’ai appris en lisant un peu d’histoire que j’ai failli avoir le catalan comme langue maternelle. Ou peut-être vous autres. Historiquement parlant, Colomb et Cartier auraient pu être des catalanophones

 

Cette idée m’amuse, surtout parce que je me mets à imaginer où dans le monde, dans quelle langue et sur quelle langue je serais en train d’écrire ce billet.

 

« Chaque langue recèle un trésor », et la langue catalane, avec son histoire, sa réalité actuelle et sa littérature, est un modèle à ne pas négliger dans les efforts pour la sensibilisation à la conservation du patrimoine multilingue de notre planète.

 

Lorsque j’ai pris mon bain multilingue à Québec, en juin dernier, j’étais frappé par l’envergure et l’originalité des projets linguistiques provenant de la Catalogne, et aussi par l’enthousiasme contagieux des Catalans. J’y ai exprimé publiquement mon admiration pour la qualité de ces travaux et j’ai demandé d’où vient l’intérêt à effectuer tous ces énormes projets pour une « langue minoritaire ». Oups! Je me suis fait taper sur les doigts pour avoir utilisé cette expression. En même temps, je me suis fait remercier pour la question : il fallait que quelqu’un ose la poser.

 

Quelques mois plus tard, je commence à tout comprendre. Le catalan, loin d’être un simple « mélange de l’espagnol et du français »  – comme beaucoup de venants osent la décrire –, est une langue possédant une histoire, une richesse et un statut uniques. Elle est la langue « minorisée » (et non pas « minoritaire »!) la mieux établie en Europe, et probablement dans le monde. Les grands efforts des linguistes catalans ne sont pas uniquement dans le but de rehausser l’image de leur langue, mais aussi de servir de modèle de recherche et d’innovation : un modèle digne d’exportation. Et beaucoup en sont déjà des importateurs.

 

Cela fait déjà quelques semaines que je suis arrivé en Catalogne. J’ai le plaisir de parcourir des rues trempées d’histoire – une histoire qui rejoint sans doute celle de mes ancêtres ibériques – et d’être immergé dans cette langue, que je commence à parler déjà avec aise, peut-être parce je maîtrise l’espagnol et le français, ou parce qu’elle était déjà emmagasinée dans mes gènes…

 

(à suivre…)

 

Lindsay Gallimore
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Driving along Notre-Dame, on my way to the Ville-Marie Tunnel (in which I instincitvely duck, as if that would save me from a falling block of concrete), an awesome billboard caught my eye. It was an advertisement for CTV news, the anchors posing proudly under the slogan "What's nous?" I must say chapeau to the advertising exec who came up with that. It just says so much all at once.

 

CTV is an English-language station, there's no doubt. But their slogan says, "Hey, we know we're in Québec, we know French is important." The language used in advertising has such a huge impact, and translating advertising is a fine art. I know this isn't a translation, but I just think it's so clever and meaningful. Is it a savvy strategy to get around Bill 101? I'm not sure. It seems to me that there are plenty of signs around town in English, so I am kind of confused as to how much Bill 101 is enforced anyway. In fact, further down the road, I saw a billboard for CBC entirely in English.

 

While on the subject of advertisements, I don't know about the rest of you bilinguals, but I tend to watch TV (keep in mind, I only get 5 channels with my rabbit ears, but they're free!) equally in French and in English. As much as we all hate the commercial breaks, I can at least enjoy them from an academic perspective. I love to see how the different commercials are translated, and sometimes completely adapted for the French-speaking and English-speaking Québec population. I am going to think of some specific examples to share, but in the meantime, let me know if there are any that have caught your interest... and for that matter, what about film titles? Sometimes I think the translated titles of American films are just atrocious! (Real Steel is, by all acounts, a terrible movie, with an already cheesy title in English, but I just think Gants d'acier is even cheesier!)

 

Alain Côté
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Bien que complexe, le système d’écriture japonais se prête à merveille au gazouillement électronique. Kenri Umezaki en sait quelque chose. Lauréat en 2010 d’un des dix prix remis aux créateurs des meilleurs néologismes ou expressions populaires de l’année, il a en quelque sorte bouleversé la twitosphère nippone en inventant le mot なう, transcription phonétique approximative de l’anglais « now ». Ce なう (prononcé na-ou) , se juxtapose au tweet (généralement à la fin d’une phrase) pour indiquer de manière succincte une action en cours ou un état présent. Voici deux exemples, avec le nombre de caractères (et d’espaces) indiqué entre parenthèses.



Japonais ordinaire →   今、カナダにいます (9)

Français → Je suis présentement au Canada (30)

Gazouillement → カナダなう (5)

Imitation du gazouillement japonais → Canada now (10)



Japonais ordinaire →  今、ジョギングをしています (13)

Français → Je suis en train de faire du jogging (37)

Gazouillement japonais → ジョギングなう (7)

Imitation du gazouillement japonais → Jogging now (11)

 

Sur la photo ci-dessus, le lauréat brandit fièrement sa tablette électronique où l’on peut lire 受賞なう (jushō nau), ce qui exprime en quatre caractères et avec un humour de circonstance : « Je suis en train de recevoir un prix. »

 

*****

Dans l’univers fourmillant des néologismes japonais, je vous présente aujourd’hui deux homophones : 婚活 et 根活. Le premier, 婚活 (kon katsu, prononcé conne quat' sous), est la forme abrégée de 結婚活動 (kekkon katsudō), expression qui désigne la préparation au mariage, c’est-à-dire les activités ou efforts déployés pour faire un bon mariage. Ces efforts varient d’une personne à l’autre et d’un sexe à l’autre. On pourra ainsi suivre des cours de perfectionnement et soigner son apparence pour attirer de meilleurs candidats au mariage, chercher un emploi mieux rémunéré pour faire miroiter un avenir plus serein, bref la préparation au mariage consiste à ne pas rester inactif en attendant sa princesse ou son prince charmant.


Le chandail que voici permet même d’indiquer clairement, sous forme de gazouillement, que l’on se trouve en « Préparation au mariage now ».

 

Le néologisme que nous venons de voir, proposé en 2007 par le sociologue japonais Masahiro Yamada, a donné lieu par la suite à l’apparition d’un homophone, 根活, qui désigne dans l’humour populaire des masses moins instruites mais pas forcément moins ingénieuses, les activités dédiées à la racine des cheveux, le 婚 (kon) de mariage ayant été remplacé par le 根 (kon) de racine (la langue japonaise regorge de caractères chinois qui ont la même prononciation). Forme abrégée de 毛根維持活動 (mōkon iji katsudō), ce néologisme ludique désigne les « activités de maintien de la racine des cheveux », c’est-à-dire l’utilisation de lotions capillaires ou le recours à la greffe de cheveux. Une façon comme une autre, par ailleurs, de se préparer à un deuxième ou troisième mariage...

 

Alain Côté, sending this text now.

 

Julian Zapata Rojas
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C’est un secret culinaire que je n’ose pas révéler entièrement. De fait, il n’y a pas de recette unique – chacun lui donne le goût qu’il veut. La traductologie est un petit plaisir gourmand auquel j’ai goûté vers la fin de mon baccalauréat. Depuis, je la prépare chaque jour et j’ajoute des épices différentes… C’est toujours bon.

 

Je ne pourrais pas donner une définition claire et concise de la traductologie. « Tu fais une maîtrise en traductolo…quoi? » est une question qu’on me pose très souvent. Il y en a qui savent déjà que ce n’est pas tout à fait de la traduction, mais quelque chose qui sonne encore plus intéressant.

 

La traductologie est toute pratique réflexive sur la traduction, et vous pouvez imaginer tout ce que cela peut comprendre! Nous sommes convaincus que la traduction est l’une des pratiques les plus anciennes et les plus influentes dans l’histoire de l’humanité, et nous y ajoutons la certitude de l’importance de la traduction à l’ère de la mondialisation. Or, comment pouvons-nous nier qu’il est essentiel aujourd’hui de réfléchir profondément à la traduction, et cela, sous le drapeau d’une discipline déjà indépendante et sur une voie de revendication?

 

La traductologie a cessé d’être une simple branche de la linguistique au début des années 70 et a vite déployé ses ailes pour survoler d’autres horizons plus contemporains, plus sensibles aux cultures, en passant par l’histoire, l’anthropologie, la sociologie, le droit et la politique. Aujourd’hui, elle se concentre aussi sur la conception et l’optimisation d’outils d’aide à la traduction et évalue les méthodes pédagogiques utilisées dans les écoles de traduction du monde entier en vue de les renouveler. Bref, la traductologie allie toutes les dimensions de la traduction (didactique, théorie et pratique) et accueille constamment de nouveaux participants dans son jeu multidisciplinaire.

 

Ma recette de la traductologie ressemble celle de la paella mixte. La traductologie est un plat essentiellement interdisciplinaire, aux multiples ingrédients et épices très variées. Ça peut parfois goûter plus les légumes, les viandes ou les fruits de mer. Moi, je fais sauter à feu vif les viandes et les fruits de mer dans des débats flamboyants qui s’allument lors des colloques internationaux de traduction. Sans oublier que les légumes sont toujours bons pour la santé, je sélectionne une variété de textes théoriques qui vont donner plus de goût à ma recette et je les laisse bouillir lentement. Les épices… J’ai un mélange différent presque pour chaque jour : ce sont les épices qui ajoutent la touche personnelle à la recette de chacun. Mon mélange d’épices, c’est le secret que je ne vous révèle pas. Et je m’arrête!

 

Moi, j’ai choisi de continuer mes études supérieures parce que je veux que ma recette traductologique soit publiée dans le grand livre culinaire des recettes qui auront mené à la revendication de ma profession, qui auront permis au monde entier de déguster le plaisir de communiquer sans frontières en sachant que les médiateurs sont de véritables professionnels compétents et reconnus, et non pas des êtres invisibles, et surtout pas des machines. Ce ne sera probablement pas à la fin de ma maîtrise ni de mon doctorat que j’aurai trouvé ma recette idéale, mais à ce jour je la trouve très à mon goût!

 

Allez…Venga… Ma cuisine espagnole m’attend!

 

Julian Zapata Rojas

 

Alain Côté
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Chaque jour, des néologismes surgissent de partout au Japon et le site Yahoo Japan en présente en moyenne deux par jour. Pour ce premier billet sur Linguistech, en voici deux qui tournent autour de l’univers féminin et ne figurent pas – ne figureront peut-être jamais – dans les grands dictionnaires.

 




 

3低結婚 (santei kekkon)

Le mariage aux trois petitesses

Pendant longtemps, les jeunes Japonaises en quête d’un époux se sont intéressées principalement à la « grandeur » des candidats, en ceci qu’elles convoitaient des hommes de grande taille, diplômés d’une grande école et touchant un salaire élevé. Elles appelaient cela faire un « mariage aux trois Kō » (高), ce caractère désignant la hauteur ou la grandeur. Or, bien des Japonaises ont aujourd’hui remplacé ce Kō par son antonyme, Tei (低), car elles perçoivent d’un autre œil le partenaire idéal : un homme à profil bas (qui ne les regarde pas de haut), à faible dépendance (capable de participer aux « basses » tâches domestiques) et à faible risque (comme dans « low risk », donc débrouillard dans la vie même quand l’économie japonaise traverse une période difficile).

ロールキャベツ系男子(rōllukyabetsukeidanshi)

L’homme cigare au chou

Les Japonaises d’aujourd’hui divisent les hommes en deux grandes catégories : les carnivores et les herbivores. Cette néodichotomie populaire fait référence à l’attitude masculine dans sa relation à l’autre sexe. Les carnivores (肉食系) sont donc décrits comme des hommes actifs et fonceurs en amour, tandis que les herbivores (草食系), doux et passifs, font preuve d’un moindre appétit et se laissent souvent prier pour passer à table (lire à l’acte). Dans le Japon d’aujourd’hui, c’est l’homme herbivore qui semble avoir nettement la cote dans le cœur de bien des Japonaises. À un point tel qu’une nouvelle catégorie (linguistique) d’homme a vu le jour : le cigare au chou. On l’aura deviné, l’homme cigare au chou est celui qui, sous une douce enveloppe toute végétale, cache un féroce appétit carnivore.

 

Bien que les carnivores, herbivores et hommes cigare au chou n’aient pas encore trouvé leur place dans les grands dictionnaires japonais, une créatrice de vêtements a eu l’idée de permettre aux plus doux d’entre eux d’afficher leurs couleurs juste avant de se mettre au lit, avec ce sous-vêtement vert qui porte l’inscription « Moi, je suis herbivore ». C’est quand même plus original que « J’ai mal à la tête », non ?

 

 

Alain Côté, Nagareyama

 

Alain Côté
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PrésentationJe suis un traducteur québécois isolé en plein cœur de la foultitude nippone, dans une petite ville tout juste hors de portée des tentacules urbaines de la grande capitale japonaise, Tokyo. Après un premier séjour d’études anthropologiques sur l’archipel en 1992-94, j’y suis revenu en 1997 pour la même raison et, sans le savoir, pour de bon.

 

Je suis entré dans la profession un peu par accident. En 1999, une petite annonce de journal est venue me chatouiller l’iris alors que ma bourse d’étude tirait à sa fin. Une petite agence cherchait quelqu’un pour traduire le texte d’un consultant japonais, un rapport technique sur la construction d’une école primaire en Afrique. Un navire de pêche a suivi, puis un pont, bref toute une série de projets japonais d’aide financière au développement en Afrique. Quand, le dos courbé par les années, j’ai finalement levé les yeux de mon écran d’ordinateur, j’avais une femme à mes côtés, un petit garçon dans les bras et une lourde hypothèque sur les épaules. Certains clients disent que je possède bien mon métier, mais j’ai souvent l’impression que c’est tout le contraire : le métier m’a bien eu. surprise

 

Comme blogueur, je sors un peu des poussières. Les premières sont celles de Nipponica Blogula, où je traitais de tout et de rien, avec une préférence marquée pour les questions de langue et la traduction de petites BD japonaises trouvées ici et là sur les sites de blogueurs-dessinateurs. Les deuxièmes sont celles de Jets d’encre du Japon – un blogue qui tache un peu les yeux –, où j’ai ajouté aux traductions de manga amateurs quelques billets consacrés à la littérature populaire japonaise (surtout des polars et des nouvelles fantastiques) et aux néologismes plus ou moins loufoques qui jaillissent chaque jour sur l’archipel nippon.

 

Je consacrerai ce nouveau blogue sur LinguisTech à la langue japonaise, non pas pour des lecteurs japonophiles en quête de nipponeries exotiques, mais pour des traducteurs canadiens en herbe ou déjà bien enracinés dans la profession. À 48 ans, déjà plus très jeune sans être tout à fait sénile, je suis un peu dur d’oreille, mais malgré la distance nous devrions bien nous entendre. Yoroshiku onegaishimasu (formule de politesse japonaise extrêmement vague, qu’on utilise dans la vie quotidienne pour prier les gens d’être aimables, bien attentionnés, bienveillants ou simplement gentils avec soi).

 

Lindsay Gallimore
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How many times have you heard that message? You cross your fingers that it's not your line, not your direction, that it won't be that long of a delay. You cringe at the ominous "pour une durée indéterminée," and shudder when you learn that "une personne sur la voie nous oblige à interrompre le service..." I swear, along with "une intervention des amublanciers," "un objet sur la voie" and the classically vague "incident," I once heard that friendly STM announcer tell us a person was on the track. Since they didn't just wake up that woman at 7 AM to make that announcement, that means in their catalogue of prerecordings, they have one for just about every eventuality!

 

But sometimes I get to wondering... what about all those people who don't understand Madame STM? I don't mean your average train rider, straining to hear the crackly announcement over the din of conversation, loud iPods and the rumble of the train, but those poor, unfortunate souls who don't speak French.

 

I know I'm opening up a can of worms here. I have a divided opinion on the matter, and I must say that I get a bit irritated when I meet someone who has lived in Montréal for any significant length of time and has not attempted to gain a working knowledge of French, yet I sympathize with a tourist or new arrival who doesn't understand why there has been no train for the past half an hour.

 

So, with some language watchdogs (I prefer the term "watchcats," in fairness to those felines in the human-protection business) claiming that English will surpass French as majority language by 2016 on the island, should the STM start issuing its joyful announcements in both English and French?

 

Pros: More work for French to English translators, like me.

Cons: This could piss off a lot of people.

 

Thoughts?

 

Lindsay Gallimore
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Can you believe it’s already been a week since my last foray into the forest of… fudge, there’s no synonym for language or words or translation that starts with an F.

 


 
Language Warriors

News about those unsung heroes, fighting for the quality of language.

 

The Académie française: Custodians of the French language

The Telegraph’s Henry Samuel gives us a history lesson. Did you know that the ninth edition of the official Académie française dictionary was started in 1992 and that the third volume (ending in Q) comes out by the end of 2011? Do you think there are people who have been waiting almost 20 years to use the word “quincaillerie”?

 

How English language teachers can go with the Twitter flow

Okay, I know most of you are translators, not teachers, but I liked this article as a translator and a teacher. It also reminded me that I am supposed to be using Twitter so that I can blog about it. I haven’t been on Twitter all week…

 

Playing on the language wars

Have any of you ever heard of or seen the play “The Dragonfly of Chicoutimi?” I can’t say I had until this article. The play by Larry Tremblay tells the story of a French-speaking man who becomes mute after the tragic death of a friend, only to start speaking again in English but with “the syntax, thought and expression remaining those of his mother tongue.” The play first came out in 1995 with Québecers about to head into a referendum. I can’t believe that in all of my studies (including a courses on Québécois culture and literature) I never head of this play which was “one of the biggest Quebec theatrical successes.”

 


 
Translation Studies

A bit of translation theory never hurt anyone!

 

Book’s charm not lost in translation

If you’ve been following my blog, you know I’m reading David Bellos’s “Is That a Fish in Your Ear?” and loving it. If you haven’t picked it up yet, here’s another favourable review!

 


 
Mistranslation Mishaps

Because other people's mistakes can be funny... or disastrous.

 

Tevez agent blames mistranslation

I’d rather make an interpretation error in a sports game than in a court room, though sports fans might disagree!

 

More on the story:

Tevez lost in translation (Please, journalists, a new cliché is in order, though to be fair, this article does reference the Bill Murray/Scarlett Johansson flick…)

Tevez: Victime of mistranslation said advisor

 

Lockerbie bomber ‘confession’ was a mistranslation, says expert

This short article claims that the Lockerbie bomber used the word “invented,” not “exaggerated” to describe his role in the attacks. I can’t find any updates on this article, which said an investigation was pending.

 


 
Business & Technology

Where's the money at? What technology is making us obsolete?

 

Facebook Launches New In-Line Translation Tool

I spend way too much time on Facebook when I should be translating, but I didn’t notice this. I think it’s because I have no non-English posts on my wall… I will have to get someone to post in another language so I can try it out! (I think I found a topic for another blog post…)

 

Other articles on the new FB tool:

Facebook Translation Powered by Bing Translator

Facebook launches its own universal translator

Facebook taps Microsoft Bing for Page content translation

 


 
Just for fun!

Because if you're here, you think language is one of the "funnest" topics out there!

 

Klingon Language Helps Man Deal With Dyslexia

How many years did you spend learning your L2? This fellow spent 12 years learning Klingon… A career as an English-Klingon translator may be on the horizon. He wouldn’t have much competition (or work).

 

Barry Wood: Comic strip language invades real world

I have to admit I’ve never read the comic “Lil’ Abner,” but it was fun to read about some of the terms that were coined by this comic strip writer. I admit I’ve never heard “schmoo,” which “has been adapted as a term in socioeconomics, microbiology, particle physics and electrical engineering.” Who new “Sadie Hawkins Day” came from a comic!

 

Hearing Bilingual: How Babies Sort Out Language

When I have kids, they will grow up in a bilingual household, with me speaking English and my husband speaking French. I’m always curious to read about research into bilingual children, especially studies that tell me my kids are going to be smarter than everyone else’s kids! (By everyone else, I mean all those suffering from unilingualism…)

 

Lindsay Gallimore
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I hope you’re enjoying this weekly foray into the worldwide web of words, I know I am. Here’s what happened this week on the interwebs.

 

Language Warriors

News about those unsung heroes, fighting for the quality of language.

 

Will immigrants save the French language in Quebec, or hasten its demise?

This Macleans article discusses a controversy that was making headlines earlier this month in the provincial media: a new report threatening the imminent demise of French in Quebec and especially in Montréal. This is a touchy subject, and often English is painted as the number-one enemy. Nowadays, it’s not the Anglophones posing a threat, but the Allophones. But since immigrants must send their children to French school in almost all cases, aren’t these Allophones allies of the French language?

 

The Rise of the Zuckerverb: The New Language of Facebook

Facebook is changing again? Just when I get used to one interface, they change something and I get all confused. Apparently Mark Zuckerberg pitched new changes to Facebook in a very linguistic fashion, talking lots about nouns and verbs. If only my students spent less time on Facebook and more time understand the difference between a noun and a verb… but I digress. Soon Facebook will let us share not just what we like and who we friend, but also what we are doing. I though status updates already covered that, but apparently not. Anyway, this writer wonders if this will be yet another way for FB to degrade the quality of language, and shares other purists’ opinions on the matter. He thinks we still have a ways to go before we’re using Newspeark. Fewf.

 

More on the ‘Zuckerverb’

 

Grammar OCD

If you are reading this, chances are, you have it. (Thanks to my pal Jill for the link!)

 


 
Translation Studies

A bit of translation theory never hurt anyone!

 

Promotional clip for the new book “Is That a Fish in Your Ear?”

While you all wait on the edges of your seats for me to finish reading this book and writing a review, here’s a cute little promo video by the author. It’s translation studies made fun! (My Traductologie class wasn’t my favourite… but I am loving this book!)

 

The 20 Best Books for Language Lovers

I suspect “Is That a Fish in Your Ear” might be the 21st book on this list! I’ve only read #2 and #19, so I have a lot of catching up to do.

 

It’s Not All Greek to Him

One day I want to be known as the “rock star” of translators! But since translating poetry is not on my list of things to do, I might be out of luck.

 


 
Mistranslation Mishaps

Because other people's mistakes can be funny... or disastrous.

 

50 Funny Signs That Got Lost in Translation

The title kind of explains it all. Be prepared to waste precious translating time while going through this LOL-tastic images. Please don’t judge me. I work with teenagers, and L-O-L is a word now, you know. (I cannot type that without the hyphens, because when I do, it changes automatically to this: LOL)

           

Erdoğan's mistranslated remarks outrage Israel

“Hundreds of thousands” of deaths or “hundreds, thousands, tens of thousands”… give or take a few zeros, what’s the big deal? Well, when you’re talking Middle East politics, it’s a pretty big deal. Okay, when you’re talking human casualties (is that a tautology?), it’s a pretty important distinction.

 

Other articles on the numerical slipup:

CNN Corrects Mistranslation of Erdogan

‘CNN mistranslated Erdogan’s Palestinian casualty remark’

 


 
Business & Technology

Where's the money at? What technology is making us obsolete?

 

SAIC Takes on Google With Speech Translation Apps

Science Applications International Corporation is trying to one-up Google by combining statistical and rule-based machine translation. Again, I am going to need to buy an iPhone if I want to test this out. A donation of an iPhone 4, now that the 4S is out, will be graciously accepted.

 


 
Just for fun!

Because if you're here, you think language is one of the "funnest" topics out there!

 

Language of police reporting—retire Molotov cocktail?

Last week I posted an amusing article poking fun at “copspeak.” This week I found a blog post about terminology used by police in Baltimore compared to New York.  The lingo affects the way reporters in either city report on police activity. I’m trying to think whether or not Canadian papers use the term “cop.” Does it vary? Does Toronto use one term and Vancouver another? I would like to promote the use of the “po-po” by all Canadian journalists. It makes me giggle because it’s what I call my grandmother in Chinese. What do you call law enforcement officers?

 

Language: The words we choose and what they say about human nature

A professor of psychology at Harvard shares insights about language and how people act, think and relate to eachother.

 

Language breaks up Katie and Leandro

This article got me to thinking: celebrities have personal trainers, personal assistants, personal chefs, personal stylists… maybe they also need personal translator-interpreters!

 

Lindsay Gallimore
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Whenever I sit down to translate, I open up the same reference websites: Termium, WordReference, Larousse, WeBiText, Linguee and GDT. Then come the multitude of websites that offer parallel texts, depending on the subject of the translation at hand. I love using tabs in my Firefox browser so that I only have one window open with all the pages I need. I would often minimize this browser full of translating tools when I would finish working, not wanting to reopen all those sites again the next day. I usually just put my laptop to sleep rather than shutting down, so this was an okay strategy… except when I need to restart. So then I got to thinking: there must be a way to save my Firefox session! Well, there is, and it’s awesome. I don’t know why I didn’t think of this earlier. If you already do this, by all means, go do something else for the next 5 minutes. If not, this will just rock your little translator world.

 

1)      Download the following Firefox add-on: Session Manager by Morac.

2)      Install said add-on.

3)      When you are done a session and you want to save all your tabs and windows, go to the Firefox menu and open the Session Manager.

4)      You can name your session and then save it for next time!

 

You can save lots of different sessions. So far I am naming my sessions based on the topics I am translating. I will probably also create a “Translation” session that I can open whenever I start something new, so that I have all my basic reference sites ready to go. Session Manager will also restore your windows after a crash, although I believe the latest Firefox already has this functionality.

What are the reference sites you open every time? Anyone know if there’s something similar for the other browsers?

 

Gabrielle Audet
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Il devient de plus en plus courant d’entendre parler de la journée mondiale de ceci, de la journée internationale de cela, mais la Journée mondiale de la traduction, en avez-vous entendu parler? Il s’agit de la Saint-Jérôme, le 30 septembre. Pourquoi cette date précisément? Parce que le patron des traducteurs, saint Jérôme de Stridon, passé à la postérité grâce à sa traduction de la Bible en latin, est décédé un 30 septembre.

 

C’est la Fédération internationale des traducteurs (FIT) qui a annoncé publiquement en 1991 qu’à cette date, chaque année, serait célébrée la Journée mondiale de la traduction. C’est d’ailleurs la FIT qui choisit le thème chaque année. À titre d’exemple, pour l’année 2011, le thème est « La traduction : Un pont entre les cultures ».

 

Cette adoption officielle de la fête de la traduction a été envisagée dans le but de rappeler les fonctions importantes remplies par les traducteurs. Souvent, à l’occasion de cette journée des activités et des festivités, telles que des congrès et des échanges de grande envergure, sont organisées. 

 

Les moments de gloire pour les traducteurs expérimentés autant que pour ceux qui étudient la traduction ne résident pas seulement dans le réseautage, mais aussi dans la mise en valeur de leurs compétences. Pour les étudiants en traduction, il y a les Jeux de la traduction.

 

Il s’agit d’une occasion pour les étudiants qui font partie de programmes de traduction universitaires canadiens de démontrer leurs connaissances. Cet évènement met en compétition des équipes de six joueurs (et parfois des bénévoles) et leur fait exercer leurs capacités à tous les niveaux. Des épreuves de traduction littéraire et publicitaire, des défis préparatoires, des traductions individuelles, collectives et j’en passe sont au menu pour les concurrents.

 

Lors de la 6e édition des Jeux, tenue à l’Université d’Ottawa en mars 2011, c’est l’équipe hôtesse qui a remporté la victoire. La prochaine édition des Jeux, en mars 2012, se tiendra à l’Université de Sherbrooke, et tous ceux qui étaient présents lors de l’évènement en 2011 (10 délégations représentant 10 universités canadiennes) y sont conviés.

 

 

Sources

Fédération internationale des traducteurs. (2009). Consulté le 3 septembre 2011, sur http://www.frenchls.com/filelib/jmt-200909.pdf

Fédération internationale des traducteurs. (2011). Consulté le 3 septembre 2011, sur http://fit-ift.org.dedi303.nur4.host- h.net/index.php?frontend_action=display_compound_text_content&item_id=3609

Jeux de la traduction. (2011). Consulté le 3 septembre 2011, sur http://www.jeuxdelatraduction.com/Jeux_de_la_traduction/Bienvenue.html

 

Julian Zapata Rojas
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Un 30 septembre, il y a trois ans déjà, je me souviens être assis dans une salle de classe à l’ISIT de Paris en train d’attendre impatiemment le début de mon premier cours d’histoire de la traduction. Le professeur avait choisi délibérément de commencer son cours à la fête de saint Jérôme, patron des traducteurs. Un choix averti du professeur. Ayant signé la Vulgate, saint Jérôme est sans doute l’un des personnages principaux de l’histoire de la traduction. Et c’est le jour où l’on célèbre l’anniversaire de sa mort, en 420 à Bethléem, que nous, les traducteurs du monde entier, célébrons la Journée mondiale de la traduction.

 

Nous fêtons le métier le plus ancien du monde. Regarder dans l’histoire de la traduction c’est regarder aussi loin que le développement de la capacité humaine à communiquer. Nous avons déjà de quoi être fiers.

 

Nous fêtons aussi le métier le plus influent de l’histoire. Je veux dire, l’histoire de l’humanité est telle qu’elle est, parce qu’il y a eu traduction. Nous aurions tort de nier l’omniprésence de la traduction dans la constitution du monde d’aujourd’hui, mais la plupart du temps, nous n’y réfléchissons pas assez. Comment les évènements de l’histoire se seraient-ils déroulés sans traducteurs? (Ce serait une idée intéressante pour un article dans la série « Imagine… » ou pour la préface d’un livre d’introduction à (l’histoire de) la traduction.)

 

Regarder dans l’histoire de la traduction au cours de mes études de premier cycle et dans les théories de la traduction au cours de mon programme de maitrise en traductologie a été pour moi une occasion pour me convaincre que j'ai choisi un métier ayant du pouvoir. Beaucoup de pouvoir. (Allez jeter un coup d’œil à ce livre de Douglas Robinson. Notez bien le nom de la maison d’édition.) Je suis donc convaincu que nous, traducteurs, avons le pouvoir de modeler le monde de demain… La traduction serait potentiellement une pratique émancipatrice.  

 

Cela dit, nous devons tout d’abord faire face à de grands défis : nous devons réinventer notre profession. « And reinventing the profession is extremely hard if your days are spent just getting the jobs done and trying to make a modest living » (Van der Meer, 2011). Déjà en 2003, Michael Cronin a écrit :

 

So why are translators not the eagles of the professional aviary in the new economy? (…)The difficulties of professionalization and the invisibility of translators and their work are, of course, recurrent issues in the history of translation but why are things so slow to improve? (cité dans Brisset, 2008)

 

Aujourd’hui, même quatre décennies après l’instauration de la traductologie en tant que discipline indépendante et malgré le constat de l’ancienneté de notre profession et de l’importance de cette dernière dans la constitution du monde, nous ne sommes toujours pas parvenus à allier théorie et pratique (Brisset, 2008), encore moins à rehausser le statut souvent marginal des traducteurs devant les yeux de la société.

 

Nous fêtons avec fierté, le 30 septembre, le métier de quelque 250 000 traducteurs et traductrices responsables de la communication efficace entre sept milliards de personnes du monde entier. Une grande responsabilité, oui. Pourtant, à l’étape cruciale de l’histoire où nous sommes nés, nous avons une responsabilité encore plus grande envers notre profession : il ne suffira plus de rester enfermés dans un monastère et de passer nos journées à « interpréter » des textes sacrés. De fait, aujourd’hui, nous avons tous le pouvoir de devenir des personnages importants dans l’histoire de la traduction et de l’humanité.

 

Le fait de participer activement à une communauté virtuelle de traducteurs, d’y échanger nos idées, nos opinions, nos expériences et nos découvertes constitue déjà un bon début. Il ne me reste qu’à vous encourager à repousser sans cesse vos limites.

 

Pour arriver à combler les besoins de traduction – toujours en pleine croissance – et à modeler l’avenir de notre espèce, il faudra réinventer notre profession. Il faudra concilier les différentes dimensions de la traduction : didactique, théorie et pratique. Il faudra des recherches plus approfondies et plus de collaborations interdisciplinaires. Il faudra des outils technologiques plus performants et mieux adaptés à la réalité du milieu de la traduction au XXIe siècle.

 

Être traducteur, ça se fête. Et plus important encore, ça se revendique.

Bonne journée mondiale de la traduction!

 

Julian Zapata Rojas 

 

Références

 

Brisset, Annie (2008). « Formation des traducteurs : les critères du Bureau canadien de la traduction sont-ils judicieux? », consulté le 30 septembre 2011.  

 

Van der Meer, Jaap (2011). « The future for translators looks bright, but they will have to reinvent the profession first », consulté le 30 septembre 2011.  

 

Lindsay Gallimore
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My self-imposed quest to understand Twitter has turned into an endless plunge into procrastination purgatory. Stuck on a word? Let's see if anything's new on Twitter before I go look that tricky word up. Writer's block? Let's take a Twitter break!

 

Alright, so what has my Twitter experience been like so far? Well, I follow a grand total of 71 people/companies, and 16 people follow me. Most of my followers are people I know. I've tweeted 6 times! My tweets have mostly been promoting my LinguisTech blog posts, but I admit I did post about my cats once or twice. I am following mostly news outlets such as BBC, CBC, Radio-Canada and The Huffington Post. I also follow some organizations and individuals associated with sustainable living, a couple celebrities, some humour sites and a few of my friends. I've found a few feeds related to translation and language in general, such as @ChicagoManual (the internship I am doing requires us to use the Chicago Manual of Style as our style guide), @quickdirtytips, @GrammarGirl, @lagomsisu, @ErikHansson, @DayTranslations, @ProZcom and @TranslatorsCafe.

 

In general, there isn't much activity from these feeds. ProZ tweets to promote its seminars and blog posts by its bloggers. Day Translations will post links to interesting articles. Overall though, I haven't been blown away by any feeds that I think are must-follows for translators.

 

But, I do think Twitter has some utility for translators:

 

1) To keep abreast (Am I too old for that word to make me giggle?) of news in your field(s) of specialization, or in fields that you need to know more about in order to complete a translation. For example, in my Economics Translation course, my prof really emphasized the importance of reading the financial press in order to master (and understand) the lingo associated with financial writing. Subscribing to the Twitter feeds of financial publications and industry experts would be an excellent way to keep up with the latest economic news and to be in constant contact with the type of language used in this field.

 

2) To promote yourself. Twitter is a great way to let people know when you've written a new blog post, or when one of your translations has been published online. It's okay to tweet your own horn!

 

3) To keep informed about translation industry news. Follow different companies to find out about new products, scheduled conference dates, great promotions, etc.

 

4) To be part of a community. Follow people who are crazy about language just like you are. I particularly want to find some more language-related feeds that will make me laugh, like @FakeAPStyleBook.

 

One thing I think that could be improved in Twitter is the way tweets are displayed on your homepage. I would like to have a kind of "folders" system, where all my language-related tweets could be seen in one section, my current events tweets another, my friends' tweets in another, etc. It's weird to read about conflict in the Middle East right below a tweet from @PerezHilton or @ICHCheezburger. (Not that I follow either of those.....)

 

 

And, in other Twitter news, here's an interesting article about companies fighting over the word "tweet."

 

Lindsay Gallimore
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Well, nobody said they didn’t enjoy last week’s post, so I shall take the silence to be a chorus of single-handed clapping. Here’s what happened this week in the wonderful world of words.

 
Language Warriors

News about those unsung heroes, fighting for the quality of language.

 

The Verbing of the English Language

Mark Nichol discusses a phenomenon that has English language geeks divided: nouns turned into verbs. I admit that I google things all the time. I tell people to friend me on Facebook, in fact, I have been heard saying, “Just facebook me.” I like Nichol’s conclusion, it kind of suggests an open war between neologism lovers like myself, and more traditional folk… all in the name of democracy! What side are you on?

 

Quelques dérives de l’orthographe rectifiée

 The first time I heard about the “orthographe rectifée,” I must admit I was quite fascinated. English just doesn’t have an official regulatory body like French or even Spanish do. I’m still waiting to have some all-mighty authority announce that we are dropping the “k” in “knife” and that “tough” and “enough” will from now on be spelled with two f’s. I certainly do not envy­ French translators who have to cope with these new spellings. I imagine that not all clients want you to use the new spellings, or perhaps accept some of the new spellings but not all. This is more complex than simply “American or Canadian spelling, sir?” As a francophile and someone who loves accents on words and gets irritated when accents are missing, I don’t like these new spellings because the words all look wrong to me! I don’t care if they’re easier to spell, they look funny! The one thing I will acknowledge as simply fantastic is the new rules for pluralizing hyphenated words. I lost a lot of marks on that during university.

 

Texting could damage more than language skills?

Stephen Wilbers eloquently tackles the question “Is purely utilitarian language undermining our grasp of more complex realities?”

 

Grab a “swacket” and check you fashion terminology

Great, now I am going to need a dictionary when I go shopping.

 


 
Translation Studies

A bit of translation theory never hurt anyone!

 

The Nonfiction Gap

Chad W. Post discusses why so few nonfiction translations are published in the US each year. He highlights some works in particular that he feels need to be translated for the US market: one in Spanish, one in Dutch and one in Swedish.  

 


 
Mistranslation Mishaps

Because other people's mistakes can be funny... or disastrous.

 

Hug lost in translation

Journalists need a new catch phrase for when translations go awry. Josh Gordon recounts an awkward diplomatic incident which is, in the end, blamed on the translator!

 


Business & Technology

Where's the money at? What technology is making us obsolete?

 

More Offices Let Workers Choose Their Own Devices

This NY Times article about companies who give employees a stipend and allow them to choose their own laptops and other tech devices got me thinking: would this work in a translation firm?

 

TransPerfect Opens State-of-the-Art Remote Interpretation Facility

A press release from TransPerfect promoting a remote interpretation centre opening in Tempe, Arizona.

 

New voice translation app is cool, but who needs it?

Apparently Google has an app similar to the one recently launched by Vocre, and it does the same thing, only 100% free. I would know this if I had an iPhone. But I don’t.

 

Those Incredible Interpreters

I wasn’t quite sure where to place this interesting article about the linguistic talents of interpreters. I seriously bow down to anyone embarking on a career in interpretation, it is a whole other skillset!

 


 
Just for fun!

Because if you're here, you think language is one of the "funnest" topics out there!

 

Copspeak to English: a translation

I loved this article! We all know that each domain has its own lingo, and this one pokes fun at how law enforcement officers speak. I like to think I’m quite good at copspeak; I watch a lot of “Law & Order” and “CSI,” you see.

 

The Bard goes global with 37 plays in 37 languages

I must admit one of the more challenging assignments in my translation diploma was an analysis of two translated versions of Shakespeare’s Troilus and Cressida. I had never heard this particular play before, and as for most people, I need a modern English translation to help me understand Shakespeare. Reading Shakespeare in French was a daunting challenge. In the course of six weeks, each of Shakespeare’s 37 plays will be performed in 37 different languages. Where are all those actors coming from? How will they choose which translated version to use? How cool is that?!

 

ICC Europe and MCC publish The Laws of Cricket in Seven European Languages

Okay, I admit it– this actually doesn’t sound that fun.

 

Myriam Legault-Beauregard
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En guise de dernier billet, je vous propose une petite incursion dans le monde de la recherche terminologique. Vous serez à même de constater la place que prennent les outils informatiques (spécialisés ou non) dans le travail des terminologues. Les traducteurs y trouveront aussi leur compte, car la recherche ponctuelle n’est pas seulement l’apanage des terminologues!

 

Mise en situation

Vous êtes terminologue dans le service de traduction d’une grande firme alimentaire. Ce matin, une traductrice vous demande de trouver l’équivalent d’un terme XYZ, dans le domaine de la confiserie. Voici quelques-uns des outils susceptibles de vous aider à trouver une réponse.

 

Outils de TAO et de gestion terminologique

Si vous travaillez pour une grande firme, il y a de fortes chances que votre service de traduction possède des outils de TAO et de gestion terminologique. Peut-être y a-t-il déjà une fiche pour ce terme dans votre base de terminologie! Normalement, la traductrice aurait dû vérifier. Cependant, il arrive quelquefois que certains oublient de le faire. En outre, les traducteurs ont parfois des doutes par rapport à certaines fiches (parce que celles-ci sont très anciennes, ne comportent pas de sources fiables ou ne relèvent pas du bon domaine, par exemple). Après avoir constaté qu’il n’existait pas de fiche pertinente pour le terme XYZ, vous vérifiez dans votre mémoire de traduction afin de voir si ce terme apparait dans un texte déjà traduit. Toujours rien…

 

Banques de terminologie et ressources en ligne

Vous passez à la prochaine étape : les ressources en ligne. Vous interrogez TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada et Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. Pas de résultats satisfaisants? Votre collègue vous a posé toute une colle! Il existe d’autres banques de terminologie que vous pouvez consulter : IATE (Union européenne), UNTerm (ONU) et FranceTerme (Commission générale de terminologie et de néologie de France) en sont quelques-unes.

 

Vous consultez aussi les sites fiables que vous avez au préalable ajoutés à vos favoris. Il est important, pour les terminologues, de se constituer une réserve de ressources pertinentes accessibles facilement. Vous parcourez attentivement des lexiques et des glossaires de la confiserie, des sites Internet de confiseurs reconnus, mais vous ne trouvez toujours pas le terme XYZ.

 

Concordanciers bilingues ou multilingues

Vous pouvez aussi tenter votre chance avec les concordanciers comme Linguee, le supernuage de la TAUS Data Association ou WeBiText. Si quelqu’un a déjà traduit un texte où apparaît votre terme et que vous arrivez à accéder à cette traduction à l’aide d’un concordancier, vous serez à même de voir son équivalent et même le contexte dans lequel il se trouve!

 

Les merveilles du Web

Un moteur de recherche comme Google vous aidera à trouver des réponses ou, du moins, des indices. Avec les fonctions avancées comme « site: » et « filetype: », en restreignant vos recherches à une langue ou en utilisant les guillemets anglais pour faire une recherche exacte, vous mettrez sans doute la main sur des ressources que vous ne connaissiez pas auparavant.

 

Des encyclopédies en ligne comme Britannica et Universalis peuvent aussi se révéler utiles. Wikipédia, en vous laissant passer d’une langue à l’autre, peut également vous lancer sur des pistes intéressantes.

 

Autres ressources

Évidemment, les ressources humaines et papier ne sont pas à dédaigner. Mais ici encore, les technologies viendront à votre rescousse. Vous pouvez joindre un spécialiste, par téléphone ou par courriel, et consulter un catalogue électronique afin de savoir si l’ouvrage papier qui vous intéresse se trouve dans une bibliothèque à proximité.

 

Après la recherche

Pour transmettre les résultats de votre recherche à votre collègue, vous utiliserez peut-être le courriel ou un logiciel de traitement de texte (et pourquoi pas un correcticiel). Ensuite, vous allez probablement vouloir créer une fiche pour consigner ce nouveau terme et son équivalent, ce qui vous ramène aux outils de gestion terminologique!

 

Vous aurez remarqué que, dans le cadre d'une recherche ponctuelle, les terminologues font appel à un grand nombre d'outils informatiques, dont plusieurs sont gratuits. Il va sans dire que vous n’aurez peut-être pas à utiliser toutes ces ressources pour chaque recherche entreprise, mais il est bon de savoir qu’elles sont à votre disposition. Par ailleurs, vous n’êtes pas obligés de les consulter dans cet ordre. Vous pouvez même vous servir de plusieurs outils simultanément!

 

Bonnes recherches!

 

Myriam Legault-Beauregard
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Tout au long de cette série, je vous ai présenté des compagnies proposant différents outils informatiques liés à la traduction. Certaines sont spécialisées dans les logiciels de traduction assistée par ordinateur, d’autres proposent des outils de traduction automatique, etc. Comme vous aurez pu le constater en lisant, à la fin de tous mes articles, leur fameuse « déclaration pleine de fierté », beaucoup de ces compagnies n’hésitent pas à mettre de l’avant leurs forces et à s’autoproclamer meilleures en leur genre.

 

À la lumière de tous ces articles, un mystère demeure : mais qui est donc la meilleure, en fait? Il n’y a pas vraiment de réponse claire à cette question, car plusieurs facteurs entrent en ligne de compte… Dès lors, comment choisir avec qui faire affaire, comment déterminer ce qui vous convient le mieux? Eh bien, il faut réfléchir un peu!

 

Voici quelques points à considérer avant d’arrêter votre choix sur un outil ou, de façon plus générale, sur une compagnie de technologies langagières :

 

Les demandes de votre employeur ou de vos clients

Parfois, vous n’avez pas le choix. Le client ou l’employeur impose l’utilisation de certains logiciels ou encore les fournit sur les lieux de travail. Dans ce cas, il n’y a pas vraiment de questions à se poser : si vous voulez accepter le contrat ou le poste, vous devrez vous familiariser avec les outils en question.

 

Vos besoins

Si vous êtes entièrement libre de choisir les outils avec lesquels vous travaillerez, alors une bonne analyse de vos besoins s’impose. Les compagnies proposent en effet différents logiciels conçus en fonction des multiples besoins des langagiers. Allez-vous traduire? Réviser? Localiser? Votre tâche comporte-t-elle une dimension administrative? Souhaitez-vous monter une base de fiches terminologiques? Allez-vous travailler en collaboration avec d’autres personnes? Dans quelles langues allez-vous travailler? Attention, certains logiciels ne prennent pas en charge toutes les langues! Désirez-vous intégrer un outil de traduction automatique à vos outils de TAO? Opterez-vous pour une solution tout-en-un ou vous procurerez-vous les outils à l’unité? Voilà autant de questions que vous devrez vous poser pour être en mesure de faire un choix éclairé!

 

Le prix

Évidemment, si vous disposez d’un budget plutôt serré, vous opterez probablement pour une solution abordable, voire gratuite. Si vous avez la possibilité d’investir dans une gamme « de luxe », vérifiez tout de même si les outils répondent bel et bien à vos besoins et s’il existe une compagnie qui vous propose des outils similaires pour un prix plus raisonnable!

 

La convivialité

Il est crucial de se sentir à l’aise avec les outils qu’on utilise. Les compagnies de technologies langagières vous offrent souvent une période d’essai gratuite. Profitez-en! Essayez différents outils et voyez lesquels vous semblent les plus faciles à utiliser (et les plus performants, évidemment). Si vous avez accès à la boite à outils de LinguisTech, vous pouvez déjà mettre à l’essai plusieurs des outils dont j’ai traité dans mes articles.

 

La compatibilité avec d’autres logiciels

Certaines compagnies manifestent un souci pour l’interopérabilité. Elles se conforment à des normes qui permettent aux utilisateurs de travailler avec plusieurs outils différents. Par exemple, grâce à la norme « TMX », un format dans lequel s’enregistrent les mémoires de traduction, une traductrice pourrait créer une mémoire à l’aide de son propre logiciel de TAO, puis l’envoyer à son collègue qui travaille avec un tout autre outil.

 

Le soutien et le service à la clientèle

Même quand ils sont très conviviaux, les outils d’aide à la traduction se révèlent souvent complexes. Comment, dès lors, vous assurer que vous tirez le maximum de vos logiciels de TAO? Et que faire quand un problème survient? Dans un premier temps, je vous suggère de consulter la foire aux questions de la compagnie avec laquelle vous pensez faire affaire. La FAQ vous semble-t-elle complète? Bien localisée? Ensuite, regardez du côté des formations proposées. Plusieurs compagnies offrent des séminaires en ligne susceptibles de vous aider à mieux travailler avec vos logiciels. Ces webinaires sont-ils abordables? Gratuits? Assurez-vous aussi d’être en mesure de compter sur un service à la clientèle personnalisé (par téléphone, clavardage ou courriel) au cas où une urgence se présenterait. Attention : certaines compagnies vous demandent de débourser pour le service à la clientèle. Renseignez-vous!

 

La culture de l’entreprise

Finalement, si vous hésitez entre deux compagnies qui vous semblent équivalentes, c’est peut-être la culture de l’entreprise qui vous fera trancher. Ferez-vous confiance à une compagnie dont le site Internet est cousu de fautes? Vous laisserez-vous influencer par une stratégie de markéting accrocheuse? Opterez-vous pour une compagnie de chez nous afin de favoriser l’économie locale? Ces quelques facteurs entreront sans doute en ligne de compte au moment de faire un choix!

 

Pour conclure cette série, voici mes recommandations : avant de faire affaire avec une entreprise de technologies langagières, prenez le temps de réfléchir! Informez-vous, demandez l’avis de vos connaissances et faites des essais si vous le pouvez. Ne croyez pas les compagnies sur parole, demandez-leur de vous prouver qu’elles sont bel et bien les meilleures! 

 

smiley

 

Gabrielle Audet
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Selon moi, non. Et ce devrait être l’opinion de tous.


Ce que j’entends par « vrai » traducteur, c’est l’être humain qui a étudié en traduction à l’université, qui est diplômé, certifié en la matière si vous voulez. Ce que j’entends par remplacer un traducteur, c’est de substituer le langagier par tout autre moyen de traduction, que ce dernier soit humain ou informatique. Et finalement, ce que j’entends par « s’en tirer à bon compte », c’est d’arriver au même résultat que le travail d’un vrai langagier : un texte intelligible.


Commençons par le moyen dit « humain » de remplacer le traducteur. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est le « crowdsourcing » ou, comme le nomme Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française (OQLF), « externalisation ouverte ». (Personnellement, je trouve le terme anglais beaucoup plus équivoque. Je retiens l’idée de traduction collective et collaborative par la masse, pour la masse.)


En fait, il s’agit d’un nouveau concept qui consiste à laisser le processus de traduction à une masse, généralement des internautes. On utilise ainsi les connaissances de tous pour traduire et rendre accessible à un plus grand nombre de personnes, un service, un site Internet, etc. C’est bien, mais seulement pour traduire des sites du genre Facebook, où il n’y a que des applications à traduire, donc de très courts segments.


Par contre, lorsqu’il s’agit de faire de la traduction littéraire, je dis non à cette méthode. J’explique. J’ai voulu économiser en trouvant une version d’un livre pour lequel j’étais certaine que les droits étaient rendus publics. Plus je lisais, plus je constatais la piètre qualité et l’incongruité du texte. À la toute fin du texte était indiquée une mention comme quoi le texte était le fruit d’une traduction collective et soudainement tout s’est éclairé.


Enchainons avec le moyen informatique de remplacer le traducteur : la traduction automatique (TA). Bien que ce soit une assez bonne ressource de départ, remplacer l’apport humain par une machine n’est vraiment pas une solution, à mon avis. Pourquoi donc? Parce que le vrai traducteur fait le vrai travail de traduction, c’est-à-dire qu’il traduit le sens des mots, ce qu’une machine ne fait pas et ne fera jamais.


Bref, je réitère un « non » sans équivoque à la dépréciation du rôle du traducteur. Les outils informatiques appliquent le sens strict de la traduction : un mot source pour un mot cible. De plus, ceux qui n’ont pas étudié la traduction ne devraient pas le faire professionnellement, puisque non qualifiés; il y a plus dans la traduction que de comprendre à peu près des langues données et de faire les échanges à peu près. Arrêtons tout de suite le mouvement du « passablement bon ». Qu’on se le tienne pour dit!

 


 

Source

Office québécois de la langue française. (2010). Consulté le 22 septembre 2011, sur http://www.granddictionnaire.com/BTML/FRA/r_Motclef/index800_1.asp

 

Équipe de LinguisTech
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The future for translators looks bright, but they will have to reinvent the profession first – Jaap Van Der Meer

(publié le 13 septembre 2011)

 

Dans cet article, l’auteur traite de l’impact de l’évolution des technologies de la traduction sur le travail des traducteurs. Il analyse tant l’aspect qualitatif que quantitatif des différentes méthodes utilisées par les traducteurs, notamment l’utilisation des logiciels de traduction automatique et des bases de données de mémoires de traduction. Il conclut que, contrairement à la croyance selon laquelle la machine remplacera éventuellement l’homme, les nombreuses imperfections de ces technologies stimuleront le besoin de traductions de qualité dans un large éventail de situations communicationnelles.  

 

Extraits :

 

Hundreds of millions people press the translate button every day which makes them realize how difficult it is to get a good, accurate translation.

 

Let’s face it: machine translation will never be perfect. Every speaker of a language has the right to introduce new words, give existing words new meanings and change the spelling and grammar of his language.

 

Even though MT will be used to translate content streams requiring real-time translation, there will always be a need for a professional translator to tell good from bad language in the communication process.

 

The availability of language data in so many languages will open a much larger range of choices for specialization and innovation.

 

Questions :

 

Êtes-vous en accord avec les propos de l’auteur?

 

Dans l’ensemble, approuvez-vous les idées partagées quant aux avantages et aux inconvénients des diverses technologies de la traduction?

 

Avez-vous des commentaires à propos de cet article?

 

Croyez-vous que le travail des traducteurs sera facilité par les technologies de la traduction?

 

Lindsay Gallimore
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I’ve done the legwork for you! I subscribed to Google feeds and I’ve been reading lots of articles about language and translation. Here are this week’s highlights, by category.

 
Language Warriors

News about those unsung heroes, fighting for the quality of language.

 

My word! Language crusaders find lots to complain about

Misty Harris interviews language purists about their pet peeves. I may have to boycott Dairy Queen...

 

 

Language watchdog chastises Air Canada

My last trip to BC was with Air Canada, and I was impressed that the French greetings and instructions were not a recording, as seems to be the case most of the time when I fly WestJet. But, apparently Air Canada isn't bilingual enough.

 

 


 

Translation Studies

A bit of translation theory never hurt anyone!

 

Some notes on translation and on Madame Bovary

Interesting commentary on why we need another translation of Flaubert's classic.

 

Is That a Fish in Your Ear?: Translation and the Meaning of Everything by David Bellos: Review

This book sounds great, I hope it's available for Kobo. Here's an article in the Guardian by author David Bellos, where he discusses to use of tu and vous.

 


 

Mistranslation Mishaps

Because other people's mistakes can be funny... or disastrous.

 

David Cameron: lost in translation

A lot of articles came out this week discussing the translations of David Cameron and Dmitry Medvedev's recent speeches during a diplomatic visit. Apparently, each government's respective websites made omissions in the published translations. One of the Russian president's jokes was apparently overlooked because jokes aren't published on the British PM's page! Maybe it just wasn't funny?

Other articles on the "scandal:"

Kremlin says Russia not to blame for incomplete Cameron translation

Conspiracy theory solved: British interpreter missed Cameron's note

 

Translation derails sex assault trial

I've noticed that the media makes little distinction between translating and interpreting, and both this and the previous article are about interpretation, which has pitfalls quite different from written translation. In any case, this article is a very unfunny condemnation of court interpretation in Canada.

 

In praise of... mistranslations

A light-hearted take on mistranslations.

 


 
Business & Technology

Where's the money at? What technology is making us obsolete?

 

Vocre for iPhone Breaks Down Language Barriers One Translation at a Time

The biggest news in technology and business this week was the launch of Vocre, an application for iPhone that allows users to speak into their phone in one language, and have an acceptable translation in the target language "spoken" by the phone. I really want to try it out! (Someone buy me an iPhone!)

Other articles about Vocre:

Vocre translation app wins plaudits

Vocre App Attempts to be a Universal Translator, Seems to Come Close

 

Translator App Makes Sense of Foreign-Language Food Menus

Yet another reason to get an iPhone instead of learning a new language!

 


 

 
Just for fun! 

Because if you're here, you think language is one of the "funnest" topics out there!

 

Emoticons: a language we can all understand ;-)

The history of emoticons, a truly universal language. I learned a few new ones!

 

What makes slang stick?

An interesting article about why some slang terms have been with us for decades, while others disappear almost as soon as you finally feel cool enough to use them.

 



Let me know if you like this feature, I enjoyed keeping up with news, and I hope you enjoy the articles I've chosen!

 


 

Lindsay Gallimore
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Is there a selfless good deed?

 

According to Joey Tribiani, the selfless good deed does not exist. And frankly, I’m not about to contradict him!

 

When you are just starting out as a translator, it can be tough to get your first paying gig. Every job offer requires experience, but you don’t have experience yet, and you can’t get experience unless someone hires you. It’s a vicious circle. But fear no more: volunteer translating is a perfectly selfish but perfectly good deed! Certainly you get to help out a not-for-profit organization, and this is good. But you also get to beef up your résumé, which helps you get a job. Volunteer translation is a win-win situation no matter which way you look at it.

 

So, how do you find work as a volunteer translator? I don’t meant to toot my own horn (that’s a lie, I’m tooting away), but I’m kind of an expert in volunteer translating. I started doing it even before I started my translation program, and it was one of the things that inspired me to go into translation as a career.

 

To start off with, here are some websites where organizations post ads seeking volunteer translators. You can search by key word or by type of activity. I’ve checked all the databases, and they all have many requests for volunteer translators.

 

 

I have at times also found volunteer opportunities on Craigslist, so you can check there too. Organizations often contact translation departments directly, so check the bulletin boards on campus! Up next, some of my own experiences working as a volunteer translator… and of course, stay tuned as I make my way out of the Dark Ages and into the world of Twitter. (I'm even going to tweet my first tweet... a link to this post!)

 

(@LSGallimore… I don’t know what to do with it, but I know that’s my Twitter handle!)

 

Julian Zapata Rojas
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Cette nuit-là, je n’arrivais pas à dormir. Ce n’était pas le manque de fatigue – mes pieds n’en pouvaient plus de marcher autant – et surtout pas le décalage horaire, car j’avais déjà bien dormi aux heures normales les deux nuits précédentes. En début de soirée, il faisait encore très chaud à Faro. Mais à trois heures du matin, les vents chauds sahariens ne semblaient plus franchir la frontière intercontinentale, et les fraîches brises de l’Atlantique caressaient doucement la côte sud-portugaise – une température idéale pour dormir, même à la belle étoile! Dans ma chambre d’hôtel, je n’arrivais pas à dormir parce qu’un sentiment – quasi oublié – m’était parvenu en plein milieu de la nuit : c’était le rassemblement, à un même endroit et à un même moment, de mes plus grandes passions : les langues étrangères, les voyages, la musique et la sempiternelle quête de l’amour véritable. C’étaient les cris de mon cœur qui retentissaient. Je les entendais, mais il fallait que le monde extérieur les entende aussi, au moins une fois, pour que mon cœur se calme et me laisse dormir.

 

Je ne pouvais pas rester dans le farniente, couché sur mon lit. Je me connais bien et je savais que dans une situation pareille, il faut normalement que je me lève, que je sorte ma guitare ou mon piano, mes ouvrages de langue, mon crayon et mon bloc de notes, et que je me mette à écrire une chanson. Je suis loin d’avoir un talent inné pour la poésie ou l'écriture, et ça me prend des dictionnaires et des guides de grammaire pour écrire quoi que ce soit. La musique, quant à elle, me vient un peu plus naturellement. En effet, avant même de commencer à écrire les paroles, le rythme et la mélodie étaient déjà dans mon esprit. Deux petits problèmes. Numéro un : ma guitare, mon piano et ma bibliothèque se trouvaient à quelque cinq mille kilomètres. Numéro deux : les mots ne voulaient pas sortir ni en espagnol ni en français, encore moins en anglais, les langues dans lesquelles je m’exprime le mieux.

 

Le donneur d’ouvrage : mon cœur. Le contrat : traduire ses cris. La langue d’arrivée : une bossanova en portugais. L’échéance : l’aube.

 

Le numéro deux était un problème parce que le portugais est une langue que je parle à peine, même si, en raison de sa ressemblance avec l’espagnol, le français et l’italien, je peux le lire pratiquement sans aucun problème. Mais au Portugal, il a fallu que je m’en serve non seulement pour commander des repas et pour acheter des billets d’autobus, mais aussi pour écrire une chanson d’amour en très peu de temps.

 

Ce n’est qu’au moment où une autre de mes grandes passions – les technologies langagières – est entrée dans le jeu que j'ai compris que numéro un et numéro deux n’étaient pas de véritables problèmes. Pas en 2011. Pas dans un hôtel doté d’un réseau internet sans fil gratuit. Pas pour un langagier et musicien. Tout de suite, j’ai sorti ma boîte à outils. On dit que je jouis d’une bonne oreille musicale. Dans le cas de doute, je sais que j’ai au bout des doigts un piano virtuel et une guitare virtuelle. Côté musique, j’avais les connaissances et les outils pour mener à terme mon contrat. (Puisque la musique est aussi un langage, un piano et une guitare virtuels sont à mon avis des technologies langagières.)

 

Aussi, sur la table de travail, il y avait des dictionnaires en ligne unilingues et multilingues, des sites Web sur la grammaire portugaise, des dictionnaires de synonymes en portugais, un moteur de recherche et, pourquoi pas, un système de traduction automatique statistique. Mais surtout sans laisser de côté la sensibilité linguistique et le savoir-faire que j’ai acquis au cours de mes dix années d’études en langues modernes, en traduction et en traductologie. Petit à petit, j’ai commencé à accorder des paroles aux mélodies dans ma tête. Après quelque 60 heures d’immersion totale en langue portugaise, quelques mots ou phrases se dégageaient naturellement en portugais, ils allaient bien avec la musique, et ça sonnait bien à mon oreille. Mais je savais, et vous le savez aussi, que ma traduction ne réussirait jamais si je me contentais d‘écrire tout le texte dans la langue la plus semblable au portugais, peut-être l’espagnol, et de « passer ça » dans Google Translate. Pourtant, cet outil s’est avéré indispensable dans ce projet de traduction.

 

Auparavant, mon hypothèse était que les systèmes de traduction automatique statistique avaient de meilleures chances de bien fonctionner entre des langues jouissant d’un étroit lien de parenté. Mais j’ai appris plus tard que la réussite de ces systèmes dépend principalement de la disponibilité et de la qualité des corpus parallèles bilingues dans la mémoire du système.

 

Pour composer ma chanson en portugais, j’ai procédé phrase par phrase. Je faisais une esquisse en portugais (ou portugnol plutôt), et je me suis servi de tous les outils sur la table pour vérifier et modifier les phrases au besoin. Le grand joueur a été Google Translate. Heureusement que j’étais en mesure de déterminer par moi-même quand cela n’allait pas bien du tout. Je trouvais mes stratégies pour trouver les solutions, sinon parfaites, au moins satisfaisantes pour le projet de traduction en cours : couper une phrase en deux, changer la combinaison de langues, modifier un temps de verbe ou un autre, changer un pronom personnel, chercher des synonymes et réessayer la traduction automatique. Par exemple, un temps de verbe donné dans une certaine phrase ne fonctionnait dans le traducteur automatique que dans la combinaison anglais-portugais, mais cela seulement quand j’enlevais la deuxième partie de ma phrase, laquelle était mieux traduite à partir de l’espagnol, mais en en changeant l’ordre des mots. Les tableaux de conjugaison ont aussi aidé grandement, tout comme les ouvrages de grammaire où je pouvais vérifier, par exemple, les règles pour les combinaisons et les contractions (par exemple, préposition + article indéfini). Finalement, une vérification globale des phrases partielles, exactes ou semblables dans un moteur de recherche (pour voir si « ça se dit bien en portugais ») a aidé à ce que je puisse livrer une traduction satisfaisante à mon client, avant l’échéance. La traduction a plu à mon client, a atteint son public cible et a rempli son devoir. J’avais ainsi signé ma première traduction en portugais. Et j’ai fini par m'endormir… et par rêver à mon « public cible ».

 

Comme langagier, traducteur, chercheur, et même comme compositeur, je suis content, plus que content, je me sens béni d’avoir au bout de mes doigts, n’importe où, n’importe quand, les outils pour faire mon travail.

 

Et vous, mes collègues traducteurs et langagiers canadiens, vous avez désormais les vôtres. Vous en rêviez, le CRTL l’a fait. Je ne vous dis pas où je suis au moment d’écrire ce billet. Mais je vous assure qu’être langagier au XXIe siècle… c’est un vrai petit plaisir. 

 

Julian Zapata Rojas

 

Gabrielle Audet
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Dernièrement, je suis allée voir l’exposition temporaire Caravaggio et les peintres caravagesques à Rome au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa. Cette exposition, présentée en exclusivité au Canada, célébrait le 400e anniversaire du décès de l’artiste. 

 

De façon générale, il est possible de se faire servir en français dans les grands musées du Canada. C’est une tout autre chose lorsqu’il s’agit du français écrit dans les musées canadiens. J’explique. À la fin de la visite, de beaux dépliants informatifs sont mis à la disposition des visiteurs. Je me précipite donc pour en prendre un. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le français utilisé dans ce dépliant était de qualité très moyenne!

 

La première bizarrerie que j’ai lue dans ce dépliant était la suivante : « L’artiste habite pendant plusieurs années sous la protection de son nouveau mécène .... » Ah oui? Une belle protection avec de grandes fenêtres et plusieurs étages? Un autre exemple que j’y ai lu est un anglicisme évident : «  ... Caravaggio s’enfuit de Rome et, pendant son absence, est trouvé coupable de meurtre. » Ah bon, on peut trouver quelqu’un coupable? Coucou, t’es coupable. Parfois, mieux vaut en rire qu’en pleurer…

 

D’autres fois, par contre, ni rire ni pleurer n’est envisageable tellement le français utilisé est bizarre. Je précise. L’an passé, j’ai visité le Musée canadien de la nature et j’ai constaté que quelques plaques informatives affichaient un français qui laissait à désirer. J’y ai lu toutes sortes de coquilles et de non-sens qui n’ont pas leur place dans les écrits destinés aux visiteurs des musées. Ces textes devraient être écrits dans un français impeccable.

 

En fin de compte, je ne sais si je m’enorgueillis du fait que la langue française est bel et bien présente dans nos musées ou si je m’indigne de la qualité du français employé.

 

Lindsay Gallimore
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I like to consider myself fairly tech savvy, and certainly open and willing to try out new technology. I was making my own webpages in high school, a time when I would set up pictures to upload and then go do something else for an hour—all the while leaving anyone calling my parents’ house to hear a busy signal. I spent a fortune on my first pocket-sized digital camera, I snapped up the Kobo right away, and I was on Facebook when it was still only for post-secondary students. But there are a few exceptions. I was still walking gingerly with my portable CD player (to avoid skipping, of course), carrying a fat case of CDs in my backpack, while others sported those now omnipresent white ear buds. As an aside, I must mention that my Grade 9 students just blinked at me uncomprehendingly when I told a story involving my Discman. And now, my friends, I am still apprehensive about what I affectionately call (thanks to Regis Philbin) “The Twitter.” I didn’t know what a hashtag was until the late (and great) Jack Layton used the word in the televised debate. Okay, I admit, I still don’t really know what it does. I did sign up for a Twitter account over March break, and I found lots of translation-related people and companies to follow, but since then, I haven’t been back. I’ve received a few email notifications telling me that such-and-such a person (related to translation) wants to follow me, but that’s just silly, I’m not doing anything worth following! And so, dear readers, I shall embark on a journey in which I attempt to figure out all things Twitter, and specifically, if Twitter is of any use for the translating community.

 

Do you guys tweet? Are there any translation-related feeds worth following? Do you have any thoughts about Twitter’s utility in our field? Let me know in the comments! (Please do not call me a techno-peasant, I am aware that I am behind the times when it comes to tweeting.)

 

On a more somber note, I found this article in the Vancouver Sun quite interesting on the eve of the 10-year anniversary of the September 11th attacks.

 

Myriam Legault-Beauregard
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10) Terminotix

 

Pour terminer cette série, parlons termino. Car le nom « Terminotix » évoque la terminologie, n’est-ce pas? Eh bien… Nous verrons dans ce billet que Terminotix propose des outils conçus expressément pour les terminologues, mais aussi (voire surtout, selon moi) des outils qui facilitent le travail terminologique des traducteurs.

 

Logo de Terminotix

 

Produits vedettes : Terminotix nous propose plusieurs types d’outils. Ceux-ci sont un peu différents de ceux que je vous ai présentés dans mes billets précédents. En voici quelques-uns.

 

Les outils d’alignement (AlignFactory et AlignRobot) sont conçus pour faciliter l’alignement de textes, une étape qui se révèle souvent longue et fastidieuse. Grâce à ces outils, il est possible de créer des bitextes de façon quasi automatique. Ceux qui ont déjà vécu une expérience d’alignement manuel comprendront l’utilité d’un tel logiciel. D’autant plus que la technologie d’alignement mise au point par Terminotix est généralement reconnue comme étant excellente… Enfin, mentionnons que cet outil est compatible avec d’autres logiciels de TAO. Par conséquent, il est possible de l’intégrer aux outils que l’on possède déjà!

 

LogiTerm : LogiTerm est, en quelque sorte, la solution tout-en-un de Terminotix. Il s’agit d’une interface grâce à laquelle il est facile de consulter nos bitextes, nos fiches terminologiques, etc. Avec le module LogiTrans, il est possible de procéder à la prétraduction de nos textes à partir de nos mémoires de traduction. Ce logiciel s’intègre dans la suite Office. D’ailleurs, pour créer des fiches terminologiques avec LogiTerm, on peut passer par MS Word,  tout simplement . Il est aussi possible de le faire directement dans l'interface Web.

 

Enfin, l’outil qui m’a le plus surprise est SynchroTerm, un logiciel de dépouillement automatique. Dépouillement automatique? Eh oui, le logiciel parcourt vos bitextes, repère les termes et crée des fiches « terminologiques » pour consigner ses trouvailles. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester cet outil, mais j’avoue qu’il pique ma curiosité. Je me demande jusqu’à quel point un outil informatique peut réussir à s’approcher du cerveau humain pour effectuer une tâche qui demande autant de jugement que le dépouillement terminologique! Par ailleurs, je serais bien curieuse de voir quels champs sont remplis lors de la création des fiches, car une  fiche terminologique en bonne et due forme nécessite souvent des recherches approfondies… Peut-être que certains traducteurs sauront se satisfaire des informations de base, mais pour les terminologues, je n'y vois qu'un point de départ.

 

Origine : Terminotix est une compagnie canadienne fondée en 1996. À l’origine, son siège social se trouvait à Ottawa. En 2009, la compagnie a ouvert une succursale à Montréal. Depuis juillet 2010, la compagnie est basée dans cette ville et ne possède plus de bureaux à Ottawa.

 

Caractéristiques particulières : voici quelques faits intéressants en vrac!

  • En 2007, Terminotix a annoncé qu'elle souscrivait aux principes de l'architecture ouverte et cherchait à favoriser l'interopérabilité entre les logiciels. Ainsi, Terminotix encourage les langagiers à utiliser les outils qu'elle propose pour compléter ceux qu'ils possèdent déjà.
  • Depuis 2010, Terminotix collabore avec Systran pour offrir des services de traduction automatique. Il est de plus en plus fréquent de voir des compagnies de TAO intégrer une dimension de TA aux outils qu’elles proposent.
  • Depuis avril 2011, c’est la technologie de Terminotix qui alimente le concordancier multilingue WeBiText.
  • Si jamais vous avez à travailler avec LogiTerm, sachez que la chaîne YouTube de Terminotix présente des vidéos explicatives très bien faites au sujet du fonctionnement de ses produits.

 

Quelques commentaires : J’ai travaillé avec LogiTerm cet été, dans le cadre de mon emploi. Personnellement, je trouve qu’il s’agit d’un outil efficace et convivial. Cela dit, à mon humble avis, les outils de la compagnie Terminotix, malgré ce que son nom suggère et le mandat qu'elle s'est donné, répondent avant tout aux besoins terminologiques des traducteurs, et, dans une moindre mesure, aux besoins spécialisés des terminologues. D’ailleurs, c’est à se demander si la compagnie ne cherche pas à remplacer ceux-ci par des logiciels de dépouillement automatique… Je plaisante, bien sûr! Comme les traducteurs, les terminologues sont là pour rester, et les avancées technologiques visent à les aider.

 

Mais bon...Vous aurez la chance d'en juger par vous-même, puisque LogiTerm Web fait partie de notre boîte à outils!

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